Haras h RE RATS PAR AU LU) ue Ar ANA RERS SE 4 "A 4 “ "#4 Ve * Fo LR pra rt on MATE 40 D CRE TE Er CE Le pet À Er Pr TN RUE LA cu + et à à GeRt Re, 2% 6 tte ed na à te 2 re LR À MAILS ne Pa! Re à : a We 7 one De 2e Te Mec D there Re a De er BR LUE 7 3 RARES NE en el ne PT RC AXE 293.562: NRC In ho 40 >. Lu c4 mortes COCA RCA : D AE AE re œ é a A Dan De entr 228 PL ARS + x EL TES D ae Me re ER CG À + DER RER Pen en Pa re EP DD Den he ou Lg un 2 Du BD Ben D ne 17 0 Qi PP on 0 Mn sert 4riÉ » EX LIBRIS William Healey Dall À Division of Mollusks Sectional Library wy TA A À 7 ÿ: \ e me + La 1} À MILLIAM H. DALL f SECTIONAL LIBRARY DIVISION OF MOLLUSKS k L [N à n Li, L | 1 Ÿ l | L 1h L | 4 | \ À : : HT L IA | DID HISTOIRE NATURELLE D ES ANIMAUX SANS VERTÉBRES. De L'IMPRIMERIE pnAÂgser LANOE, RUE DE LA HARPE, N.° 76. GENE ER SP RE CNP PS NE LENS. EE HISTOIRE NATURELLE DES ANIMAUX SANS VERTÉBRES, PRÉSENTANT LES CARACTÈRES GÉNÉRAUX ET PARTIGULIERS DE CES ANIMAUX, LEUR DISTRIBUTION, LEURS CLASSES. LEURS FAMILLES, LEURS GENRES , ET LA CITATION DES PRIN- CIPALES ESPÈCES QUI S'Y RAPPORTENT; PRÉCEDEEZ D'uxE Inrropucrion offrant la Détermination des caractères essentiels de l’Animaï , sa distinction du végétal et des utres corps naturels, enfin , l'Exposition des Principes fondamentaux de la Zoologie. Par M. ze Cuevarier DE LAMARCK, Membre de l’Académie Royale des sciences de Paris, de la Légion d'Honneur, et de plusieurs Sociétés savantes de l'Europe, Pro- fesseur de Zoologie au Muséum d'Histoire naturelle. Nihil extrà raturam observatione notun: TOME CINQUIÈME. Fe Q ao NMolusles Sechonai Library AB RES: Ge { DETERVILLE , Libraire, rue Hantefeuille, n.0 8. z e Ce VERDIERE, Libraire , Quai des Augustins, n.° 27. L144217 TOLEES ETS ES. mafte Sr ir ni 4 N 4 KES sers samesise ent st SAME Te np # «5 not [sb & ppt rte bts OUR À ; Bvh ce colons Sigtail's 26 ut SR à DORA 2 S “Us Del à A PT ï + Vu ! > Ge Sp RÉ OET ÉOES CEE A ; tt a EL RE Nr SUR eat ho à û N : ‘ P 1 L2 Le ni En She Moon ac” | : h \ g. . L < dot. : Le Æ- : on P Mr ï TN È Re “ 5 ’ # 1% l Dee | ri ’ * . L De | D RSS ÿ (eve A É " ; ; Ty re L i\? < pe re, it AAA HISTOIRE NATURELLE DES ANIMAUX SANS VERTÈBRES. AVI VER LAVE SAVE LAVE VAL LUVE ALARME VI VER VV IAE LAALR VAMANVS CLASSE SEPTIÈME. LES ARACHNIDES. (Arachnidæ.) Animaux ovipares, ayant en tout temps des pattes articulées , ne subissant point de métamorphose, et n’acquérant jamais de nouvelles sortes de parties. Respiration trachéale ou branchiale : les ouver- tures, pour l'entrée de l'air, stigmatiformes. Un cœur et la circulation ébauchés dans plusieurs. La plupart exécutent plusieurs accouplemens dans le cours de la vie. Animalia ovipara, pedibus articulatis in omni tempore instructa , ad metamorphoses non sub- jecta, nec nova partium genera acquirentia. Respiratio trachealis aut branchialis : orificiis pro aeris intromissione stigmatiformibus. Cor eir- culatioque in pluribus inchoatis. Copulationes plu res per vilam in plurimis. Tome F. 1 2 ANIMAUX OBSERVATIONS. Tous les naturalistes , tant anciens que modernes, con- fondaient les arachnides, les uns avec les crustacés, les autres avec les insectes ; et Zinnœus, dont la classi- fication des animaux fut suivie généralement , réunissait les arachnides et les crustacés dans le dernier ‘ordre de sa classe des insectes ; lorsqu'en 1500, j'établis, dans mon cours public au Muséum , la classe des-arachnides, comme embrassant des animaux qui ne pouvaient appar- tenir ni à celle des crustacés, ni à celle des insectes. Dans son Tableau de l’histoire naturelle des animaux, M. Cuvier rangeait encore les arachnides, ainsi que les crustacés , parmi les insectes : mais , au lieu de les pla- cer, comme Linnæus , à la fin de leur classe , il en for- mait sa troisième division des insectes, les crustacés oc- cupant la première ; nos myriapodes la seconde ; les araignées, etc. , la troisième ; les névroptères la quatrième ; et de suite le reste des insectes. Ainsi, l’on tenait encore tellement à la classification des animaüx de Linnæus , que ma classe des arachnides , dès-lors néanmoins suffisamment motivée , et qui fut pu- bliée dans la première édition de mon Système des ani- maux sans vertèbres , ne fut point admise. Cependant la nécessité de reconnaître cette classe par- ticulière se fit enfin ressentir ; et, en 1810 , M. Latreille admit la ciasse des arachnides dans son ouvrage intitulé : Considérations générales sur l’ordre naturel des ani- maux [p.105 |. Ce savant vient encore de la repro- duire, mais partiellement, dans la partie dont il s’est chargé, de l'ouvrage de M. Cuvier , intitulé : Le Règne animal distribué d'après son organisation. SANS VERTÈBRES. 3 Ce n’est cependant pas tont-à-fait comme résultat des observations anatomiques faites sur ces animaux , dans ces derniers temps, que les arachnides obtiennent le fon- dement de leur distinction particulière; car la diversité qu'on remarque dans certaines parties de l'organisation de ces animaux, même de ceux qui sont entre eux évi- demment liés par l'ensemble des rapports, et les grandes différences à cet égard qu’offrent leurs diverses familles, ne permettraient nullement d’assigner à leur classe, un caractère anatomique ayant la simplicité nécessaire , à moins de la réduire aux araignées et aux scorpions qui constituent sa dernière famille. Nous allons essayer de le prouver. On sait que, parmi les animaux vertébrés , ceux qui ont des pattes, n'en ont jamais plus de quatre, et que, parmi les invertébrés, ceux qui, étant tont-à-fait déve- loppés , sont munis de pattes , n'en ont pas moins de six. Parmi les invertébrés munis de pattes , les insectes en ont essentiellement le moindre nombre; ear ceux de tous les ordres et de toutes les familles, étant parvenus à l'état parfait, m'en ont jamais plus de six. Il m'en est pas de même des arachnides et des crusta- cés ; la plupart ont toujours plus de six pattes. Certains, parmi ces animaux , men Ont que six aa moment de leur naissance ; mais à mesure qu'ils se développent ; leurs autres pattes paraissent. Enfin, parmi eux encore, il s'en trouve un-peut nombre qui n’obtiennent que six pattes ; mais, outre leur caractère classique qui décide leur rang, l'ensemble de leurs rapports et l’analogie de leur famille avec celles qui les avoisinent, montrent qu'ils ne sont point dés insectes, À cette première considéraüon , qu'il importe de ne 4 ANIMAUX pas perdre de vue pour juger les diverses familles des arachuides , je joins la suivante, comme étant celle qui caractérise principalement la classe de ces différens ani- maux. L Parmi les animaux articulés qui ne possèdent point un système d'organes pour la circulation , il n’y a absolu- ment que les insectes qui acquièrent, soit de nouvelles formes , soit de nouvelles sortes de parties, qu'ils n’a- vaient pas en naissant; et aucune arachnide n’est nulle- ment dans ce cas. Or, comme toutes les arachnides sont essentiellement distinctes des crustacés, et qu'elles dif- fèrent des insectes par la considération que je viens de citer, il en résulte qu’elles constituent un ensemble d'êtres qu'on ne doit pas désunir, quoique ces êtres soient des animaux fort diversifiés en organisation. Sans doute, ces animaux sont singuliers en ce que, parmi eux, les uns jouissent d’une circulation évidente , tandis que les autres n'en offrent pas encore l’ébauche ; en ce que les premiers respirent par des poches bran- chiales , tandis que les seconds ne respirent que par des trachées; enfin , en ce qu’il yen a qui ont des antennes, et que beaucoup d’autres n’en ont jamais. Mais il paraît que ces singularités tiennent à ce que, dans l'étendue de leur classe , l’organisation de ces animaux subit des chan- gemens rapides. Après eux, l'on connaît encore beaucoup d'animaux articulés, à peau cornée ou crustatée ; mais ils sont tous de nature ou d’origine aquatique > aucun d'eux ne respire par des organes trachéaux ; et c'est avec ces ani- inaux aquatiques que la naturetermine le mode si remar- quable des articulations, à l'égard d'un grand nombre d'animaux qui n’ont point de squelette. » + &: SANS VERTÈBRES. 7 5. Ainsi, ce mode si particulier, parmi les animaux sans vertebres , a commencé avec des animaux qui ne peu- vent respirer que l'air libre, tels que tous les insectes , s'est étendu aux arachnides qui, toutes, le respirent encore nécessairement , et ne s’est ensuite montré que dans des animaux aquatiques avec lesquels il s’anéantit et disparaît entièrement. Au lieu de borner son attention à ne considérer que des différences de parties, tant extérieures qu'internes , si l’on eût ici étudié la nature , dans l’ordre de ses pro- ductions , l’on eût saisi cette marche , qui est la sienne, et l’on eût pressenti la cause qui à amené, dans les arachnides , une succession si rapide de grands chan- gemens d’organisation , même dans des animaux vérita- blement liés entre eux par un grand ensemble de rap- pôrts ; enfin , l’on n'eût pas regardé commé nécessaire de reporter dans une autre classe, celles des arachnides ? . : - « * A . ,. qui sont antennifères, parce que l’on eût senti alors qu'il était impossible de leur y assigner un rang convenable. La classe des arachnides, telle que je l'ai établie dans mes cours, embrasse cinq ou six petites familles qui semblent très-particulières , et cependant dont on ne sau- rait séparer aucune du cadre commun que je leur ai as- signé, sans un grand inconvénient pour celles des classes avoisinantes où on la reporterait. ; Si, par exemple, on reporte les arachnides antenni- fères parmi les insectes, on détruit alors la seule défini- tion simple et raisonnable que l’on puisse donner de ces derniers, et l’on se trouve forcé d’assigner aux animaux que l’on y réunit, un rang tout-à-fait inconveuable : il serait facile de le prouver et de montrer l'impossibilité 608 ANIMAUX de placer dans le voisinage des coléoptères ; des para- sites suceurs , tels que les poux et les ricins , etc. Si, de même, l’on reportait les arachnides trachéales parmi les insectes , afin de caractériser la classe de ceux- ci par cette particularité exclusive de ne respirer que par des trachées , tous les insectes ne seraient plus munis d'antennes , et les faucheurs, ainsi probablement que les galéodes, etc., seraient séparés classiquement des araignées. L’inconvenance du rang à assigner à ces singuliers insectes, resterait d’ailleurs la même. Le cadre qui embrasse nos arachnides, soit antenniferes , soit exantennées, doit done conserver son intégrité, Si fa ne veut tomber dans l’'in- convénient d'associer aux insectes des animaux que la nature en à distingués et ‘auxquels il n’est ‘pas possible d’assigner un rang dans leur classe, que les rapports ne désavouent. n Une classe peut être très-naturelle, convenablement limitée, et offrir, néanmoins, dans les animaux des diverses coupes ou familles qu’elle embrasse, des formes et des parties très-différentes. Dans tous les temps de sa vie, un papillon est fort différent d’un scarabé ; l'un et l’autre cependant ne sont-ils pas de véritables insectes ? Lorsqu'il y a de grandes analogies d'ensemble, les di- verses particularités d'organisation que l’on observe quel- quefois , ne permettent cependant pas de séparer classi- quement les objets qui les offrent. Qu'y a-t-il, en effet, de plus voisin dès araignées que les faucheurs , les ga- léodes , ete. ! Cependant les premières respirent par des poches évidemment branchiales, tandis que lés autres ne respirent que par des trachées. On sait que les arachnides non antennifères ônt, en général, huit pattes; on sait aussi que les acarides et Me? * ) 2 SANS VERTÈBRES.. , rm? les pyenogonides conduisent naturellement aux phalan- gides , c’est-à-dire, aux faucheurs, etc. Or, si ces aca- rides sont essentiellement des arachnides, reportera-t-on dans une autre classe les parasites suceurs , tels que les poux et les ricins qui y conduisent d’une manière évi- dente , quoiqu'ils aient des antennes. La transition, à cet égard, est tellement préparée ; que les acarides , munies la plupart de huit pattes, comme les antres arachnides exantennées , offrent cependant plusieurs genres dont les espèces n'ont toujours que six pattes [ astomes, leptes et caris |. Je persiste donc à penser qu’il est nécessaire de con- server la classe des arachmnides telle que je Fai établie ; parce que sa conservation débarrasse celle des insectes, d'animaux qu'on n'y pourrait réunir sans de grands in- convéniens , et qui, véritablement , n'y appartiennent “point. ; Sans citer de nouveau l'impossibilité d’assigner un rang convenable, parmi les insectes, à des animaux , tels que les parasites , les thysanoures et les myriapodes , le plus grand des inconvéniens que je trouve à la réunion de ces animaux aux insectes , est qu'ils en altéreraient le carac- tère général et vraiment naturel , savoir : D'offrir , après la naïssance , un état de larve très-par- üculier , lequel est singulièrement varié, selon les ordres, dans les formes et les parties de l’animal ; et de présen- ter , en dernier lieu, un état parfait, toujours très-dis- unct de celui de larve, et dans lequel les insectes , si di- versifiés dans leur premier état, ont tous généralement six pattes articulées, deux yeux à réseau ou à facettes , et deux antennes. Bien différentes, à cet égard, de tous les insectes, les “ee 8 % ANIMAUX ‘arachnides , méme celles qui ont des antennes, éprou- vent, comme tout être vivant, des développemens suc- cessifs après leur naissance ; mais aucune d'elles n'offre un état de larve clairement distinct d’un état parfait ; elles conservent , toute leur vie, non les dimensions , mais la forme et les parties qu’elles avaient en naissant; et si certaines d’entre elles acquièrent des parties de plus dans leurs développemens , ce n’en sont pas de nouvelles sor- tes, ce sont des pattes et quelquefois aussi des anneaux en tout semblables aux autres. Certes, ce n’est pas là le mode que nous offrent les insectes dans la succession de leurs développemens. Tous, après leur naissance , acquièrent, soit une forme , soit de nouvelles sortes de parties, qu’ils ne possédaient point après leur sortie de l’œuf; et leur état de larve , claire- ment distinct de leur état parfait, n’est jamais équivoque , sauf les avortemens. Ainsi, les arachnides, généralement distinguées des insectes par leur défaut de métamorphose , et cependant toutes respirant uniquement l'air libre, même celles en petit nombre qui vivent dans les eaux, sont remarquables par les changemens singuliers et rapides que leur organi- sation nous offre dans leurs différentes familles. En effet, ces animaux présentent , dans leur ensemble, différens groupes qui offrent entre eux de si grandes dissemblances d'organisation qu’on pourrait en former autant de classes particulières ; ce qui nuiraït à la simplicité de la mé- thode, et serait d'autant plus inconvenable que ces grou- pes peuvent étre liés ensemble par des caractères propres a les embrasser généralement, tels que ceux que j'ai assi- gnés à cette classe, Quoiqu'il y ait des arachnides qui possèdent un sys- SANS VERTÈBRES. 9 tème d'organes pour la circulation , aucune d'elles ne saurait appartenir à la classe des crustacés. Bien des mo- tifs s’y opposent , parmi lesquels on doit compter celui-ci, savoir : que les organes respiratoires, trachées ou bran- chies, sont toujours à l’intérieur du corps dans les arach- nides , tandis qu'ils sont au dehors dans les crustacés, Dans les premières , l'ouverture qui donne entrée au fluide à respirer est stigmatiforme, et elle ne l’est pas dans les seconds. La seule considération des yeux offre déjà l'indice d’un ordre de choses très-particulier dans les arachnides. En effet , tous les insectes ont deux yeux à facettes planes, offrant un réseau très-délicat ; dans les arachnides , au contraire , les yeux sont lisses, soit isolés, comme dans le plus grand nombre, soit groupés plusieurs ensemble, formant des amas dont la surface est granuleuse ou sub- granuleuse , et non à facettes planes. J'ai dû placer les arachnides après les insectes, parce que celles de leurs races qui sont plus avancées en orga- nisation exigent ce rang , et qu'elles avoisinent plus les crustacés que ne le font les insectes. Mais il ne s’ensuit pas que toutes les arachnides soient supérieures en orga- nisation aux insectes les plus perfectionnés; et surtout qu’elles aient recu leur existence par une transition de ces derhiers aux nouveaux animaux produits, c’est-à-dire, par une continuité des progrès de lorganisation dans son perfectionnement : ce serait nous altribuer une erreur que de croire que nous le supposions ainsi. Dans l’échelle animale , les arachnides commencent presqu'en même temps que les insectes; et, dès leur commencement, elles offrent deux branches séparées, qui néanmoins leur appartiennent. Cës deux branches sont 10 ANIMAUX presque en niveau avec celle qui amène tous les insectes. Il y a donc , en ce point de l'échelle animale, après les épizoaires , trois branches distinctes , savoir : 1.0 Celle des insectes aptères [ les puces | : elle amène successivement tous les autres insectes ; 2.9 Celle des arachnides antennées parasites [les poux, les ricins } : elle amène les acarides et toutes les autres arachnides exantennées ; 3.0 Celle des arachnides antennées vagabondes [les thysanoures, les myriapodes ] : elle fournit la source où les crustacés ont puisé leur existence. Ainsi, de ces trois branches qui paraissent partir presque d’un même point, la première est formée d’une suite immense d'animaux qui offrent tous un état de larve très-distinct de l’état parfait de l'animal. Les deux autres branches appartiennent aux arachnides, et embrassent des animaux qui n'offrent nullement cette distinction cons- tante d’un état de larve et d’un état parfait pour chaque animal, Or , si tout insecte acquiert , soit des formes qu'il n'a- Vait point à sa naissance, soit de nouvelles sortes de parties , qui sont au moins des ailes, on peut assurer que ce n’est jamais par des suites d’avortemens que les arach- nides sont toujours sans ailes, et conservent la même forme. En effet , aucune congénère n'offre d'exception à cet égard; et il est évident que cet ordre de choses, constant et général dans les arachnides , résulte d’un état particulier de l'organisation de ces animaux, qui n’a point lieu dans les insectes. . Dans les arachnides les plus perfectionnées , telles que SANS VERTÈBRES. 11 les araignées et les scorpions, M. Cuvier a récemment découvert un cœur musculaire et dorsal , qui éprouve des mouvemens très-sensibles de systole et de diastole ; et sous le ventre il a observé plusieurs ouvertures stigmati- formes [ denx ou huit ] qui conduisent à autant de cavi- tés particulières et en forme de bourse, dans chacune desquelles se trouve un grand nombre de petites lames très-déliées. Ces cavités isolées et les petites lames qu’elles renférment sônt sans doute l'organe respiratoire des ani- maux dont il s'agit. M. Cuvier les regarde comme au- tant de poumons , et moi je les considère comme des cavités branchiales analogues à celles qu’on observe dans les sang-sues , les lombrics , etc. ; le propre des bran- chies étant, premièrement, de pouvoir s’habituer à respirer l'air en nature , comme l’eau qu’elles respirent le plus ordinairement | tandis que le poumon ne saurait respirer que l'air ; et, deuxièmement , de n’exister , comme le poumon, que dans des animaux qui possèdent une circulation. ÆEafin, du cœur dorsal déjà cité, deux grands vaisseaux partent pour se rendre à chaque cavité respiratoire et se ramifier sur sa membrane. M. Cuvier les regarde, l’un comme une artère, l'autre comme une veine, et suppose que ce sont les vaisseaux pulmonaires. D’autres vaisseaux partent encore du même tronc dorsal pour se rendre à toutes les parties. Ce n’est pas tout : dans ces mêmes ani- maux, ce savant a vu le foie se composer de quatre paires de grappes glanduleuses qui versent leur liqueur dans quatre points différens de l'intestin (1). | oo mnt (1) Analyse des travaux de la classe des sciénces de Ynstitut, pendant l'année 1810, p. 44 et 45. EX) ANIMAUX Ainsi, c'est vers la fin des arachnides que la nature a commencé l'établissement d’un système d’organes parti- culier pour la circulation des fluides de l'animal; c’est aussi dans cette classe d'animaux qu’elle a terminé la res- piration trachéale par des trachées rameuses, pour y subs- tuer celle du système branchial, système respiratoire trés-varié , mais qui est toujours local; enfin , c’est en- core dans cette même classe qu’elle a commencé à éta- blir la principale des glandes conglomérées [ le foie |, la formant d’abord de portions séparées, mais rassemblées sous la forme de grappes, et les réunissant ensuite en masses moins divisées, plus solitaires et plus considé- rables. Les bourses respiratoires que M. Guvier a vues dans les araignées et les scorpions, M. Latreille les a obser- vées dans les phrynés ; en sorte que les deux derniè- res familles, savoir : les arachnides pédipalpes et les arach- nides fileuses , sont liées entre elles par ce grand trait d'organisation , tel qu'une circulation ébauchée et la respiration par des poches branchiales. Si, dans les phalangides , ces bourses n'existent pas encore , du moins les trachées aérifères y ont changé de mode , et ne sont plus bicordonnées avec une série de plexus, mais sont seulement rameuses. La même chose paraît avoir lieu dans les acarides ; et cela provient de ja réduction du nombre des stigmates et de leur position. Dans les arachnides antennées, où les stigmates sont plus nombreux et en général latéraux , les cordons trachéaux ont autant de plexus que de stigmates , comme dans les insectes ; et ces arachnides en sont effectivement plus voisines, sans être pour cela des insectes. Aïnsi la res- piration trachéale a changé peu-à-peu son mode, comme SANS VERTÈBRES. . 13 les stigmates ont changé dans leur nombre et leur situa- tion ; et, se trouvant de plus en plus réduite , ellea, en quelque sorte, préparé la respiration branchiale , qui se montre effectivement dès que la circulation se trouve établie. Il résulte de ces considérations que, malgré les diffé- rences d'organisation observées dans les arachnides de différentes familles , ces familles néanmoins sont liées en- tre elles par des rapports qu'on ne peut méconnaître, et qui ne permettent pas de les séparer ; enfin, qu’elles sont toutes assujéties à un ordre de choses qui les éloigne presque également des crustacés et des insectes. On trouve cependant dans l'aspect des arachnides , en général, quelque chose qui semble les rapprocher un peu plus des crustacés. En effet, quoique très-distinctes des crustacés , les arachnides ont, la plupart , dans leur forme générale, certains traits de ressemblance avec ceux-ci , qui en rap- pellent l’idée à leur aspect. Les cancérides , par leur corps court et leur tête con- fondue avec le corselet, nous rendent, en quelque sorte, la forme des araignées ; les écrevisses, la thalassine s nous rappellent , jusqu'a un certain point , la figure des scorpions ; il n'y a pas jusqu'aux crévettines qui ne sem- blent offrir une sorte de modèle des scutigères, etc. Les arachnides vivent les unes sur la terre , d’autres, mais en petit nombre, dans les eaux, et d’autres, enfin, sont parasites de différens animaux dont elles sucent la substance. En général , elles sont carnassières et vivent de proie ou de sang qu'elles sucent; il n’en existe qu’un petit nombre qui se nourrissent de matières végétales. Aussi plusieurs ont-elles des mandibules qui font les fonc- 14 ; ANIMAUX tions de sucoir, et d’autres ont-elles un suçoir isolé, quoique accompagné souvent de mandibules et de palpes. Cette classe d'animaux est très-suspecte : beaucoup d'entre eux sont venimeux ; en sorte que leur morsure ou leur piqûre est quelquefois très-dangereuse , et tou- jours malfaisante, même à l'égard de certaines des races qui sont antennifères | les scutigères , plusieurs scolo- pendres ]. La plupart des arachnides sont terrestres , solitaires et ont un aspect hideux; beaucoup d’entre elles fuient la lumière et vivent cachées. Je partage les animaux de cette classe en trois ordres, et les divise de la manière suivante. DIVISION DES ARACHNIDES. One L.er Ærachnides antennées-trachéales. Deux antennes à la tête. Des trachées bicordonnées et gan- glionnées pour la respiration. Lre Secr. Arachnides crustacéennes. Deux yeux composés, granuleux ou subgranuleux à leur « surface. Animaux vagabonds , à corps souvent écailleux, et ayant des mandibules propres à inciseret à diviser. Les thysanoures. Les myriapodes. IL.e Sect. Arachnides acaridiennes. Deux ou quatre yeux lisses. Animaux parasites, à corps jamais écailleux, et ayant à la bouche, soit nn sucoir rétractile, soit deux mandibules en crochet pour la fixer. Les parasites. SANS VERTÈBRES. I ct - OnDRE II. Arachnides exantennées-trachéales. Point d'antennes. Des £trachées rameuses non ganglionnées pour la respiration. Deux ou quatre yeux lisses. . Lere Secr. Corps , soit sans division, la tête, le tronc et l’ab- domen étant réunis en une seule masse, soit divisé eñ deux, au moins par un étranglement. Les acarides. Les phalangides. IL.e Sect. Corps partagé eu trois ou quatre segmens distincts. Les pycnogonides. Les faux scorpions. ORDRE IIL.e Ærachnides exantennées-branchiales. Point d'antennes. Des poches branchiales pour la respiration. Six à huit yeux lisses. J.ere Secr. Les pédipalpes ou les scorpionides. Palpes très-grands, eu forme de brasavancés , terminés en pince ou en griife. Abdomen à anneaux distincts, sans filière au bout. Scorpion. Théliphone. . Phryné. IL.e Secr. Les aranéides on Les fileuses. Palpes simples, en forme de petites pattes : ceux du mâle portant les organes sexuels. Mandibules terminées par un crochet mobile. Abdomen sans anneaux, et ayant quatre à six filières à l'anus. Araignée. Atype. Mygale. Aviculaire, ‘ 16 ANIMAUX eee ORDRE PREMIER. ARACHNIDES ANTENNÉES-TRACHÉALES. Elles ont deux antennes à la tête, et respirent par des trachées bicordonnées et ganglionnées ou plexi- fères. Cet ordre comprend des animaux que l’on a cru pou- voir réunir à la classe des insectes, qui en diffèrent néanmoins par un état de choses dans leur organisation qui amène constamment des résultats dont aucun insecte non altéré n'offre d'exemple , et qui, dans la classe dont il s’agit, ne peuvent trouver nulle part un rangconvenable. Ces animaux sont , à la vérité, plus voisins des in- sectes par leurs rapports généraux que les autres arach- nides , dont l’organisation est beaucoup plus avancée dans ses progrès ; et cependant la nature des uns et des autres n’est pas la même que celle des insectes. En effet, le produit de leur organisation donne lieu pour eux à un ordre de choses qui n’est plus le mème que celui auquel tous les insectes sont assujétis, et qu’en ne retrouvera plus dans les animaux des classes suivantes. Effectivement, aucune de ces arachnides ne subit de mé- tamorphose réelle; aucune n'offre, après sa naissance, un état de larve tout-à-fait distinct de l’état parfait qui ter- mine ses développemens; toutes conservent la forme et les parties qu'elles avaient en naissant, sans en acquérir aucune sorte nouvelle ; et si elles n’ont jamais d'ailes, SANS VERTÈBRES. 17 c'est que le propre de leur organisation est de ne leur en point donner , ce qui est opposé à ce qui a lieu à l'égard des insectes, | Les arachnides antennées-trachéales ont toutes la tête distincte , munie de deux antennes ; des yeux lisses , quelquefois isolés , d'autrefois groupés , formant des amas à surface subgranuleuse ; six pattes ou beaucoup davantage. Certaines, parmi elles , acquièrent , en se développant, plus d’anneaux et plus de pattes qu’elles n'en avaient d’abord, Toutes sont toujours sans ailes , et conservent pendant leur vie les mêmes habitudes. Je partage cet ordre en deux sections, formant çha- cune une branche particulière, savoir : 1.0 Les arachnides crustacéennes ; 2.0 Les arachnides acaridiennes. PREMIÈRE SECTION. ARACHNIDES CRUSTACÉENNES. { Branche qui conduit aux crustacés. 1 Elles sont vagabondes , à corps souvent écailleux , et ont des yeux composés , éranuleux ou subsranuleux. 5 Ces arachnides ne sont assurément point des crusta- cés, et encore moins des insertes. Je leur donne cepen- dant le nom de crustacéennes , parce qu’elles constituent une branche isolée qui paraît être la source où les crus- tacés ont puisé leur existence, Elles se lient effectivement aux crustacés par les cloportides, les asellotes ; etc. , sans Tome F, a 15 ANIMAUX cesser néanmoins d'appartenir à la classe’ où je les rap- porte. ; Les arachnides crustacéennes ne vivent point habituel- lement , comme parasites, sur certains animaux, ce que j'ai voulu exprimer en les disant vagabondes. Elles offrent deux famiiles distinctes , savoir : les tLysanoures et les myriapodes ; en voici l'exposition. FES ' FTHTSANQURES: Deux antennes ; des mandibules ; quelquefois des md- choires et des palpes distincts. Six pattes , et en outre des organes de mouvement , soit sur les côtés de l'ab- domen, soit à son extrémité. M. Latreille a nommé tysanoures [queue frangée] les arachnides de cette famille, parce qu’elles ont à l'extrémité de l'abdomen, soit des filets articulés, soit une queue four- chue. Ce sont , selon nous, ces animaux qui commen- cent la branche véritablement isolée des arachnides crustacéennes. Les premiers , parmi eux, étant des ani- maux très-petits, ont le corps plus mou qu'écailleux, et néanmoins le luisant où le brillant qu'il offre dans plu- sieurs , semble être un indice de sa tendance à le deve- nir. Dans les derniers animaux de cette famille, les pièces crustacées et luisantes qui couvrent le corps ne sont plus douteuses. Tous les thysanoures n’ont jamais que six pattes; mais, _ soit la queue fourchue des uns et qui leur sert à sauter, soit —/les appendices mobiles qu'ont les autres de chaque côté de l'abdomen en dessous, et qui semblent de fausses pattes , tout indique en eux des rapports qui les rap- SANS VERTÈBRES. 19 + prochent des Myriapodes qui appartiennent à la même branche. Les thysanoures se divisent de la manière sui- vante. (1) Antennes de quatre pièces. Point de palpes distincts. Abdomen terminé par une queuc fourchue, repliée sous le ventre dans l’inaction. Smynthure. Podure. (2) Antennes mnltiarticulées. Des palpes distincts; des appendices mobiles de chaque côté de l’abdomen en dessous, et des filets articulés à son extrémité. Machile. Forbicine. *‘SMYNTHURE.( Smynthurus. ) Antennes comme brisées, divisées en quatre parties, plus grêles vers leur sommet : à dernier article annelé ou composé. Deux mandibules dentelées au sommet. Palpes non distincts. Tête séparée. Corps court; abdomen subglobuleux. Queue fourchue, cachée sous le ventre dans l'inaction. Anternnæ subfractæ , in partes quatuor divisæ, ver- sus apicem graciliores : articulo ultimo annulato aut composito. Mandibulæ duæ apice denticulato. Palpi non distincti. Caput distinctum. Corpus .breve ; abdomine sub- globoso. Caudd furcatd, in quiete infra ventrem abs- condité. | OBSERVATIONS. Les smynthures ; que jé préférerais nommer podurelles, sont de très-petits animaux que Eimné et Fabricius n’ont 20 ANIMAUX pas distingués des podures, qui, en efféfh s'en rappro- chent beaucoup par leurs rapports, et qui, les uns et les autres, sautent comme des puces, à l’aide de leur quece, lorsqu'on en approche. Néanmoins, ceux dont il s’agit ici ont le corps court, le tronc et l'abdomen réunis en une masse ovale, renflée, subglobuleuse. On les rencontre souvent sur la terre, rassemblés en société nombreuse ; on les voit quelquefois marcher sur l’eau comme sur un corps sohde. ESPECES. 1. Smynthure brune. Smynthurus fuscus. S. globosus , fuscus, nitidus ; antennis capite longioribus. Smynthurus fuscus. Latr. gen: 1.p. 166. Podura atra. Lin. Degeer, ins. 9. pl. 3. f. 7—14. Habite en Europe , sur la terre. . 2. Smynthure verte. Smynthurus viridis. Latr. S.globosus , viridis ; capite flavescente. Podura viridis. Lin. Geoff. 2. p.607. n.c 2. Fab. ent. syst, 2. p.65. Habite en Europe, sur les plantes. 3. Smynthure marquée. Smynthurus signatus. Eatr. S$. subglobosus, fuscus ; abdominis lateribus fulvo-macu- Latis. Podura, n.° 1. Geoff. 2. p. 607. Podura signata. Fab. ent. Mabiteen Europe, aux lieux humides. Etcs PODURE. ( Podura. ) Antennes subfiliformes , quadriarticulées , plus longues que la tête. Deux mandibules. Palpes non distincts. Tête séparée. Corps allongé , subcylindrique. Queue fourchue , cachée sous le ventre dans l'inaction. SANS VERTÈBRES. 21 Antennæ subfiliformes , quadriarticulatæ , capite lonsiores. Mandibulæ duæ. Palpinon distineti. Caput distinctum. Corpus elongatum , subcylindri- cum. Caudu furcata , in quiete infra ventrem abscon- dita. OBSERVATIONS. Les podures sont sans doute très-voisines des smynthures par leurs rapports , et elles sautent de même en déployant leur queue lorsqu'on s'en approche. Cependant elles ont une forme plus allongée , plus grêle, et leur abdomen n’est pont renflé , mais étroit et oblong. Elles ont même le cor- selet distinctement articulé , et la quatrième pièce des an- tennes est sans anneaux. Ces animaux sont plus luisans que Jes smynthures ; quelques-uns mème ont de petites écailles que le frottement détache aisément. Ils marchent aussi sur l'eau sans s’y enfoncer, et y sautent aussi facilement que sur la terre. ESPÈCES. 1. Podure aquatique. Podura aquatica. P. nigra, aquatica ; antennis corports sublongitudine. Poduru aquatica. Lin. Fab. Geoff. 2. p. G1o.n.. 8. Degeer, ins 7. pl. 11. f. 11—17. Habite en Europe , près des eaux on sur les eaux tranquilles, 2. Podure velue. Podura villosa. P.oblonga, villosa, fusco nigroque varta. Podura villosa. Lin. Fab. Goff. 2. p. Go8. n° 4. pl. 20.f. 2. Habite en Europe. 2 3. Podure grise. Podura plumbea. P. fusco-cærulea , nitida ; capite pedibusque griscts. Podura plumbea. Lin. Fab. Latr. gen. 1. p. 166. Degeer , ins. 7. pl. 3. f. 1. Geoff. 2. p. 610. n.° 9. Habiteen Europe, sous les pierres. Elle a de petites écailles. sur le corps. Etc. 22 ANIMAUX MACHILE. ( Machilis ) Antennes filiformes-sétacées , multiarticulées > insé- rées sous les yeux. Deux mandibules ; deux mâchoires ; palpes maxillaires très-grands, saïllans. Les yeux com- posés, presque contigus postérieurement. Corps allougé, convexe , à dos arqué. Abdomen co- nique, terminé par plusieurs soies, dont celle du mi- lieu plus grande. Elles servent à sauter. ÆAntennæ filiformi-setaceæ , multiarticulatæ , sub oculis inserlæ. Mandibulæ maxillæque duæ, Palpi maxillares maximi exserti. Oculi composité, posticè subcOntigur. Corpus elongatum, convexum; dorso arcuato. Ab- domen conicum , setis terminatum : set& medid lon- giore. Setæ caules ad sulius idoneæ. OBSERVATIONS. Les machiles forment la transition des podures, aux forbicines, Plus grands que les podures, ils ont en- core, comme elles, la faculté de sauter , non en dé- ployant une queue fourchue, mais en frappant le plan qui les soutient , avec les soies inégales de leur queue. Leur corps est allongé, conique, convexe, comprimé sur Î 2 ? 2? les côtés , à dos voüté ou arqué. Il est couvert de petites écailles peu brillantes, et a en dessous , de chaque côté, une rangée d’appendices mobiles, qui paraissent être de fausses pales. ESPECE. x, Machile polypode. #achilis polypoda. 7. saltatrix ; corpore cylindracco-conico; selis caudæ inæ» qualissimts, SANS VERTÈBRES. 23 Lepisma polypoda. Lin. Fab. Forbicina teres sallatrir. Geoff.2.p.G14. Machilis polypoda. Latr. gen, 1.p. 165, tab. G. f. 4, Habite l’Europe tempérée et australe. Cette espèce est encore la sealeconnue; mais je crois qu’on en a observé d’autres qui sout inédites. FORBICINE. (Lepisma.) Antennes sétacées , longues , multiarticulées, à articles très-petits. Un labre |, deux mandibules , deux mâchoi- res , quatre palpes et une lèvre distincts. Corps allongé , aplati , écailleux, muni d'appendices en dessous. Six paites; trois filets principaux à la queue. | Antennœæ seltaceæ, longæ, multiarticulatæ ; arti- culis minimis. Labrium , mandibulæ , maxillæ, palpi quatuor , labiumque distincta. Corpus elongatum, depressum , squamosum ; sub- tus appendiculatum.. Pedes sex. Cauda setis tribus principalibus. OBSERVATIONS. De tous les thysanoures, les.plus écailleux sont les /o7- bicines. Ce sont elles qui montrent l'ordre de choses au- quel tendait la nature en commencant les smynthures, l’avançant davantage dans les podures et les machiles, enfin le terminant dans les forbicines qui indiquent, en quel- que sorte, le voisinage des zzyriapodes ; et; de suite , ce- lui des cloportes et autres crustacés qui y succèdent. Les forbicines n’ont plus la faculté de sauter, comme les thysanoures précédens. Leur corps est aplati, écailleux, brillant ; et l'espèce commune , que tout le monde connait de vue, est un petit animal très-remarquable par sa cou- leur argentine , par sa vivacité à courir, et par l'espèce de 24 l ANIMAUX ressemblance qu'il a avec un petit poisson. Ses palpes maxil- laires , quoique tres-distincts, ne font point de saillie hors de la bouche, comme dans le machile ; ses yeux sont granu- leux, et ne se joignent pas postérieurement; enfin, ses pattes ont des hanches trés-grandes. A lé = LU 4 ? De chaque côté, sous l'abdomen , la rangée d’appen- dices mobiles et articulés à leur base, indique assez que la nature de ces animaux est fort différente de celle des in- sectes, ESPÈCES. 1, Forbicine argentée. Lepisma saccharina. L. unicolor, argentea ; caudæ setis lateralibus divari- calis. Lepisma saccharina. Lin. Fab. Z'orbicina plana. Geoff. 2. pl. 20. f. 3. Lepisma saccharina. Lat, gen. 1. p. 164. Habite en Europe. Commune dans les maisons. 2. Forbicine rayée. Lepisma lineata. L. corpore fusco : viltis duabus albis. Lepisma lineata. Lin. Fab, Oliv. dict. n.° 3. Habite en Suisse. Etc. LES MYRIAPODES. Deux antennes ; deux mandibules propres à inciser ou à broyer des alimens; point de vraies mächoires ; quelquefois deux faux palpes labiaux. T'éte distincte ; corps allongé , articulé , sans dis- tinclion de corselet , et ayant, après sa naissance , toujours plus de six pattes, souvent un très - grand nombre. Les myriapodes constituent la seconde famille des arachnides crustaçéennes , et terminent cette branche SANS VERTÈBRES. 25 isolée de la classe. La plupart sont connus sous le nom de mille-pieds ; et tous ensemble forment une coupe particulière , très-distinguée de la précédente, en ce que leur corps n'offre point de corselet distinct de lab- domen, et que, dans beaucoup de races , ce corps, dans ses développemens , acquiert progressivement plus d’anneaux et de pattes, d'une manière presque indé- terminée. Aussi ces myriapodes, fort allongés, soit sous la forme de néréides , soit sous celle de petits ser- pens , offrent-ils souvent une suite d’anneaux et un nombre de pattes très - considérables. Leurs pattes sont terminées par un seul crochet. La tête de ces animaux présente : 1.° deux antennes courtes en général ; 2.0 deux yeux, qui sont une réunion d'yeux lisses, formant des amas subgranuleux , quel- quefois néanmoins presque à facettes ; 3.0 deux mandi- bules dentées , divisées transversalement par une suture ; 4.° une sorte de lèvre inférieure sans palpes , divisée et composée de plusieurs pièces soudées. M. Savigny con- sidère ces pièces réunies de cette lèvre inférieure, comme les analogues des quatre mâchoires supérieures des crus- tacés. Les deux pattes antérieures de plusieurs de ces ani- maux se joignent à la base de cette lèvre , s'appliquent ou se couchent sur elle, et concourent, avec les deux autres pattes suivantes, à la manducation, tantôt sans changer de forme , tantôt converties Ÿ les unes en deux palpes , les antres en une lèvre avec deux crochets articulés et mo- biles. Ces parties semblent répondre aux pieds - mà- choires des crustacés. Voyez, dans l'ouvrage de M. Cu- vier, intitulé le Règne animal distribué d'après son or- ganisation , vol. 3, pag. 148 ct suiv., de plus amples 5 détails sur ces animaux , donnés par M. Latreille 26. ANIMAUX Les myriapodes font leur habitation dans la terre, sous différens corps placés à sa surface , sous les écorces des arbres, etc. Ces arachnides vivent de rapine ; et se nourrissent de petits insectes ou d’autres petits animaux ; quelques-unes vivent de substances végétales ; beaucoup d’entre elles aiment l'obscurité. Les animaux de cette fa- mille se divisent de la manière suivante. DIVISION DES MYRIAPODES. (1) Antennes de quatorze articles ou au-delà, plus grèles vers leur extrémité. Lèvre inférieure double. (Les scolopendracées.) (a) Le dessus du corps recouvert de huit plaques , et le dessous divisé en quinze demi-segmens , portant chacun une paire de pattes. Scutigère. (b) Le corps divisé, tant en dessus qu'en dessous, en un pa- reil nombre de segmens. Lithobie. Scolopendre,. (2) Antennes de sept articles, soit égales dans leur longueur, soit plus grosses au bout. Eèvre inférieure unique. (Les tulacées. ) (2) Le corps membraneux, três-mou, et terminé pag des pin- ceaux d'écailles. Polyxène. (b) Le corps crustacé , cylindracé , sans appendices an bout. Iule. Gloméris. EE NOR RNIN VAL PT PA LES SCOLOPENDRACÉES. Antennes de quatorze artücles et au-delà , plus gréles vers leur extrémité. Lèvre inférieure double : l’une intérieure ; l’autre externe , fermant la bouche en dessous , et munie de deux crochets. Cette section comprend les scolopendres et quelques, SANS VERTÈBRES. 27 genres qui les avoisinent par leurs rapports. Ce sont des animaux à corps un peu aplati, en général fort allongé, submembraneux, recouvert de plaques subcoriaces , et ayant des pattes nombreuses. Chaque anneau de leur corps n’en porte qu’une seule paire. Ces animaux parais- sent avoir une double lèvre inférieure : lune, plus in- térieure , a postérieurement deux espèces de palpes grè- les , saillans, et que l’on croit résultans des deux pattes antérieures avancées dans la bouche; l'autre, externe, ferme la bouche en dessous , porte les deux crochets à venin , et paraît formée de la deuxième paire de pattes ainsi modifiée. Les scôlopendracées ont, en général, la morsure mal- faisante ; mais elle n’est dangereuse que de la part de certaines de leurs races, surtout parmi celles qui habitent des climats chauds. Leur vivacité à courir inquiète lors- qu'on les rencontre , parce qu’on sent qu'il n’est pas tou- jours facile de s'en rendre maître. Elles fuient la lumière, se cachent sous les pierres , les vieux boïs, les écorces, et dans les maisons, derrière les vieux meubles. On rap- porte à cette section les trois genres qui suivent. PCUTIGERE. ( Scütigera. ) Antennes sétacées, multiarticulées, beaucoup plas lon- gues que la tête. Deux mandibules. Deux palpes grèles, saillans | spinuleux , adhérens à la face postérieure de la lèvre interne. Lèvre postéricure armée de deux cro- chets forts, arqués, percés d'un petit trou sous leur pointe. Corps aïlongé, linéaire , déprimé , couvert en des 28 ANIMAUX d'environ huit plaques coriaces , subimbriquées, et divisé en dessous en quinze segmens. Trente pattes, à tarses longs, grêles ;- multiarticulés. Antennæ setaceæ, multiarticulatæ , capite multd longiores. Mandibulæ duæ: Palpi duo, graciles , ex- serti, spinulosi, ad faciem posticam lab inierni ad- hærentes. Labium posticum biungulatum : ungulis va- lidis arcuatis infra apicem poro foratis. Corpus elongatum , lineare , depressum , supernè scutis coriaceis , suboctonis imbricatum ; subtus seg- mentis quindenis divisum. Pedes trigenta : tarsis longis, gracilibus , multiarticulatis. OBSERVATIONS, . Le corps des scutigères étant couvert de plaques dor- sales en nombre beaucoup moindre que celui des anneaux inférieurs ou demi-anneaux qui divisent ce corps en des- sous , distingue fortement ces arachnides des scolopen- dres avec lesquelles on les avait confondues. Elles ont d’ail- leurs des pattes longues , quelquefois analogues, sous ce rap- port, à celles des faucheurs , et qui le sont surtout par le caractère de leurs tarses. Elles le sout en outre par cette particularité, savoir : que si on écrase l’anumal , elles exé- cutent encore des mouvemens long-temps de suite, comme celles des faucheurs. Les scutigeres sont fort agiles, moins longues, en génc- ral, que les scolopendres, et ont deux yeux composés, pres- que à facettes. ESPECES. 1. Scutigère à longues pattes. Scutisera longipes. S. grisea , fusco-fasciata; pedibus longis, gracilibus, fus- co albidoque annulatis : posteriortbus longiortbus. Scolopendre à vingt-huit pattes. Gcoff, 2. p.675. n.0 2. SANS VERTÈBRES. 29 An iulus araneoïdes ? Pall. Spicileg. z0ol. 9. p. 85. t. 4. f. 16. Habite à Paris, dans Les parties inhabitées des maisons, Je l’ai vue souvent ; la figure citée de Pallas la rend assez bien. 2. Scutigère longicorne. Scutigera longicornis. S. pedibus utrinque 15 elongatis; corpore scutellato ; an- tennis longissimis flavescentibus. F. Scolopendra longicornis. Fab. ent. 2. p. 390. H abite à Tranquebar. Est-elle vraiment distincte de la précé- dente ? 3. Scutigère à pattes courtes.* Scutigera coleoptrata. S. rufo-flavescens ; pedibus brevibus utrinque 15. Scolopendra coleoptrata. Panz. fase. 5o. t, 12. Habite en Europe. Elle est plus petite que les précédentes. LITHOBIE. (Lithobius.) Antennes sétacées , de sept articles et au-delà , un peu plus longues que la tête. Bouche des scolopendres. Corps allongé, déprimé, linéaire, également divisé en dessus et en dessous , à plaques dorsales alternative- ment plus grandes et plus petites. Antennæ setaceæ, capite pauld longiores ; artieulis septem et ultra. Os scolopendrarum. Corpus elongatum , lineare, depressum ; supernë infernèque æqualiter divisum ; scutis dorsalibus alternè majoribus et minoribus. OBSERVATIONS. Ce genre, établi par M. £each, sépare des scolopendres de Linné et de Fabricius, celles qui ont.des plaques dorsales fort inégales, c’est-à-dire , alternativement plus longues et plus courtes , les unes recouvrant en grande partie les au- 30 ANIMAUX tres ; ce qui paraît les distinguer suffisamment des vraies scolopendres , en qui ce caractère n'existe point. ESPECE. Lithobie fourchue. Lithobius forficatus. L. rufo-f:scus ; pedihus utrinque 15. Scolopendra forficata. Lin. Fab. ent. 2. p. 390. Pauz. fasc4/00. ter: Scolopendre à trente pattes. Geoff. api . pl. 22. f. 3. Habite en Europe, sous ies pierres. SCOLOPENDRE. ( Scolopendra. ) Antennes subulées , un peu plus longues que la tête ; à articles courts, au nombre de quatorze et au - delà. Deux yeux composés , subgranuleux. Deux mandibules. Lèvre inférieure double : l’intérieure subquadrifide; la postérieure armée de deux crochets forts et arqués en pince. Corps très-long , linéaire, déprimé , également divisé en dessus et en dessous; à articles nombreux, non im- briqués , portant chacun une paire de pattes. Antennœæ subulatæ , capite pauld longiores ; articu- lis brevibus, quatuordecim et ultra. Oculi duo compo- siti, subgranulosi. Mandibulæ duc. Labium duplex : internum subquadrifidum ; posticum uhgulis validis chelatim arcuatis armatum. Corpus prælongum , lineare , depressum , supra in- Jräque œqualiter divisum ; articulis numerosis, non imbricatis, pedum pari unico instructis. OBSERVATIONS. Les scolopendres constituent le principal genre de la section qui les comprend, et nous présentent des animaux SANS VERTÈBRES. 34 dont le mode d'existence et de développement est fort dif- férent de celui des insectes. Ce sont des arachnides , la plupart suspectes par leur morsure malfaisante , et fort re- marquables par la longueur de leur corps , leurs pattes nom- breuses et courtes, et leur vivacité à courir. On les dis= tingue des lithobies, parce que les segmens de leur corps sont à-peu-près égaux entre eux, et ne se recouvrent point ; elles different des scutigères en ce que leur corps est éga- lement divisé en dessus et en dessous. Les unes ont les deux pattes postérieures presque égales aux autres , et dans d’autres ces pattes sont plus longues ; il y a des espèces dont les yeux sont peu distincts; enfin , l’on prétend que quelques-unes répandent une lumière phosphorique. Ces animaux ont les stigmates latéraux, et leurs pattes sont terminées par un seul onglet. fls courent en serpentant. On les trouve sous les pierres, dans les trous des mu- railles, etc. La plupart se nourrissent de petits in- sectes. ESPECES, 1. Scolopendre des Indes. Scolopendra morsitans. S, marima ; pedibus utrinque viginti: posterioribus lone giorious subspinosis, Scolopendra morsitans. Tin. Fab. ent, 2. p. 390. Degeer , ins. 7. pl. 43. f. 1—5. Petiv. gaz. tab. 13. f. 3. Habite aux Antilles, dans l'Inde, etc. La scolopendre de Brown , Jam. tab. 42. f, 4. , n’en parait être qu’ane variété, à dix-huit paires de pattes. 2. Scolopendre ferrugineuse. Scolopendra ferruginea. S. pedibus utrinque viginti duo : posterioribus longioribus. Scolopendra ferruginea. Lin. Fab. ent. p. gr. Degeer, ins. 7. tab, 43. f. 6. Habite en Afrique. 3. Scolopendre ligulaire.. Scolopendra electrica. $, fusco-rubens ; corpore lineari perangusto; pedibus bre- vibus, pallidis utrinque sepluaginta. LA" 392 ANIMAUX Scolopendra electrica. Lin. Fab. ent. p. 391. Scolopendre n.0 4et n.0 5. Geoff. 2. p. 656. . Habite en Europe, sous les pierres. Elle estcommune, à corps étroit , ligulaire, rougeâtre. Etc. LES IULACÉES. Antennes de sept articles, soit égales dans leur lon- gueur, soit plus grosses au bout. Lèvre inférieure unique y Sans crochets ent pince. Les iulacées sont des myriapodes très-voisins des pré- cédens parleurs rapports, ayant aussi, comme eux, après leur naissance , plus de six pattes, et la plupart en ac- quérantun nombre très-considérable. Mais, outre qu’elles sont distinguées des scolopendracées par le caractère de leurs antennes, les pattes de ces iulacées sont très-courtes, en sorte que la locomotion de ces animaux se fait tou- jours avec lenteur et par des mouvemens ondulatoires. Parmi ceux de leurs segmens qui portent des pattes, on en voit beaucoup qui en ont chacun deux paires. Dans le repos, ces animaux se roulent, les uns en spirale, les autres en boule. Les deux ou quatre premières pattes des iulacées sont avancées sur la bouche, réunies à leur base, rappro- chées de la lèvre inférieure ; elles sont d’ailleurs sem- blables aux autres. Ces animaux se nourrissent de substances, soit végé- tales, soit animales. On n’en connaît aucun dont la mor- sure soit malfaisante. Quelques-uns ont le corps très- mou et membraneux, et tous les autres ont le corps vé- ritablement crustacé , convexe, presque cylindrique. Ce SANS VERTÈBRES. 33 sont ces derniers qi avoisinent le plus les crustacés , et qui terminent cette branche particulière des: arachnides qui paraît offrir une transition naturelle à la classe des crustacés. Nous ne rapporterons aux iulacées que les trois genres qui suivent. POLYXEÈNE. ( Polyxenus. } Antennes très-courtes , filiformes, moniliformes, in- sérées sous le bord antérieur de la tête. Point de palpes.' Corps mou, allongé, déprimé , ayant sur les côtés des faisceaux d’écailtes piliformes , et le ségment postérieur terminé par un pinceau d’écailles ciliées. Douze paires de pattes. Antennæ brevissimæ, filiformes , moniliformes , sub capius margine antico insertæ. Palpi null. Corpus molle , elongatum , depressum , squamu- lis pilifornuibus fasciculatis ad latera instructum : seg- mento postico penicillo squamularum ciliatarum termi- nato. Pedum pares duodecim. OBSERVATIONS. La polyxène,dont M. Latreille a fait letype d’un genre, fut d’abord rangée parmiles scolopendres ; mais elle en est très- distincte; elle l’est aussi desautresiulacées, et néanmoins elle s'en rapproche par les articles de ses antennes , qui sont seulement au nombre de sept: On ne connait que l'espèce suivante, ESPÈCE. 1. Polyxène à pinceau. Polyxenus lagurus. Scolopendra lagura. in. Fab. ent. 2. p. 380, Scolopendre, n.0 6. Geoff. 2. p. 679. pl 22. f. 4. 0 Tome F. 3 34 ANIMAUX Polyxenus lagurus. Latr gen. 1. p.77. Habite en Europe , sous les vieilles écorces: TÜ LE:"(luilus.) Antennes courtes, submoniliformes , un peu plus épaisses vers leur sommet ; à sept articles. Deux mandi- bules à sommet tronqué, muni de dents cornées. Point de palpes. Lèvre inférieure aplatie, à bord supérieur sub- crénelé par des tubercules. Corps allongé , cylindracé, crustacé ; à segmens trans- verses nombreux, étroits et lisses. La plupart des seg- mens portent chacun deux paires de pattes. Antennæ breves , submoniliformes, versus apicem paululd crassiores ; articulis septem. Mandibule duæ apice truncaio-dentatæ , corneæ. Palpi nulli. Labium planulatum , margine supero tuberculis subcrenatum." Corpus elongatum, cylindraceurt:, crustaceum ; seg- mentis transversis numerosis angustis, lœvibus. Seg- menta pleraque tetrapoda sunt. OBSERVATIONS. Les rapports des zules avec les scolopendres sont si mar- qués que de tout temps les naturälistes les en ont rapprochées en les plaçant dans la même famille. Elles y forment néanmoins, avec la polyxène et les gloméris, une divi- sion particulière tres-disfincte , les animaux de cette divi- sion n'ayant point leur lèvre inférieure armée de deux cro- chets en pince, comme les scolopendracées. Leurs antennes d’ailleurs n’ont que sept articles, et ne sont point sétacées ou en alène comme celles des scolopendres, Comme les iules n'offrent point de mächoires libres, on pense que ces parties sont réunies à la lèvre inférieure. SANS VERTÈPBRES. - 35 Les iules ont généralement le corps crustacé, et, dans leurs développemens, acquièrent plus d’anneaux et plus de pattes. Quoique assez agiles dans les mouvemens de leurs pattes , elles ne marchent qu'avec beaucoup de len- teur, parce que ces pattes sont très-courtes, Les premiers et les derniers segmens de leur corps ne portent chacun qu'une paire de pattes, et même, dans les mâles, le septième segment n'en a aussi qu'une paire ; parce que, selon les observations de M. Latreille, la place de la deuxième paire est occupée par l'organe sexuel. Lorsque ces animaux marchent, leurs pattes agissant successive ment, leur font exécuter une ondulation non interrom- pue, comme s'ils rampaient à la manière des serpens, La plupart des iules sont terrestres , vivent sous les pierres , sous les écorces , etc. Elles se nourrissent de pe- tits insectes , de substances végétales , de fruits , surtout les petites espèces. Toutes les iules ont le corps allongé, linéairé , et se roulent en spirale dans le répos ; mais, dans les unes , le corps est cylindracé et sans angles ; tandis que, dans d’au- tres, il est aplati sur les côtés inférieurs , offrant en dessus un rebord anguleux qui règne -de’ chaque côté dans la lon- gueur de ce corps. Ces dernières forment le genre po/ydème de M. Latreiïlle. ESPECES. Corps cylindracë, immarginé. 1. lule gigantesque. Julus maximus. 1. flavescens , maximus ; pedibus utrinque 134, Tulus maximus. Lin. Fab. ent. 2. p. 396. Margr. Bras. p. 255. Habite l’Amérique méridionale. Sept à huit pouces de lon- guear. Les anneaux sont bruns postérieurement, 2. Jule des sables. Zulus sabulosus. I. fusco-cinereus; lineis duabus longitudinalibus dorsalibus rufescentibus ; pedibus utrinque 120, 36 ANIMAUX Tulus sabulosus. Lin. Fab. Latr. gen. 1. p. 75. Jule, n.0 2. Geoff. 2, p. 679. pl. 22. f.5. Habite en Europe , aux lieux sablonneux. 3. lule terrestre. Zulus terrestris. 1. cinereo-cœrulescens; pedibus utrinque 100. Julus terrestris. Lin. Fab. Lat. gen. 1. p. 75. Iale, n.o 1. Geoff. 2. p. 679. Habite en Europe, aux lieux sablonneux. 4. Iule des fraisiers. Lulus fragariarum. I. albidus; corpore gracillimo : stigmatibus purpureis; pedum paribus circiter 50. Habite en France. Commune dans les fraises, Longueur, quinze lignés. Ete. Corps marginé, aplati sur les côtés inférieurs. 5, lule aplatie. Zulus complanatus. IL. corpore planiusculo ; caud& acut&; pedibus utrinque 30. Iulus complanatus. Fab. ent. 2. p. 393. Scolopendre, n.o 3. Geoff. 2. p. 675. Polydesmus complanatus. Lat. gen. 1. p. 56. Habite en Europe. Etc. De GLOMÉRIS. (Glomeris.) , Antennes très-courtes, submoniliformes , de sept ar- ticles : le sixième enveloppant le dernier. Corps allongé-ovale, convexe en dessus , concave en dessous , se contractant en boule, et ayant en dessous, de chaque côté , une rangée de petites écailles. Seg- mens du corps au nombre de onze ou douze, crustacés : le dernier étant plus grand, concave , semi-circulaire. Seize à vingt paires de pattes. Antennæ brevissimæ , submoniliformes ; septem-ar- ticulatæ : articulo sexto ultimum.obvolvente. SANS VERTÈBRES. 37 Corpus elongato-ovale , suprà convexum ; subtus Jornicatum , in globum contractile , squamularum se- rie subtus utroque latere instructum. Corporis segmen- ta undecim vel duodecim crustacea : ultimo majore Jornicato semi-circulari. Pedum pares sexdecim ad visent. OBSERVATIONS. Les gloméris paraissent véritablement distincts des iules, Leur corps ne se roule point en spirale, mais se contracte en boule comme celui des cloportes, et offre en dessous une rangée de petites écailles de chaque côté , qui recou- vrent la base des pattes. Les parties de leur bouche ne sont pas encore déterminées , mais il est probable qu’elles sont analogues à celles des iules. Ce genre, établi par M. Latreille , termine les myria- podes et la branche isolée des arachnides crustacéennes. Les animaux qu’il comprend sont, les uns, terrestres, et vi- vent sous les pierres , aux lieux montueux, et les autres vivent dans la mer. Ils semblent conduire aux cloportes dont ils différent au moins par leurs pattes plus nombreuses et par leur défaut de queue. Nous pensons, comme M. La- treille , que c’est près d’eux qu’il faudrait ranger les /75/0- bites, si leurs caractères essentiels élaient connus, ESPECES. 1. Gloméris ovale. Glomeris ovalis, GL. lutescens ; pedum viginti paribus. Zulus ovalis. Lin. Amon. acad. 4. p. 253. tab. 3, f. 4. Oniscus. Gronov. Zooph. n,0 995.t. 17 f. 4—5. Glomeris ovalis. Latr. gen. 1. p. 94. Iulus ovatus. Fab. Habite l'Océan. >. Gloméris bordé. Glomeris limbatus. GL. niger ; segmentis margine lutescentibus ; pedum sexde- cim paribus. 38 ANIMAUX Oniscus zonatus. Panz. fasc. 9. t. 23. Glomerts limbata. Lat. gen. 1. p. 94. Habite en France, sous les pierres. 3. Gloméris pustulé. Glomeris pustulatus. G1. ater, rubro-punctatus; pedum serdecim paribus. Oniscus pustulatus. Fab. ent. 2. p. 306. Panz. fase. 9. t. 22. Glomeris pustulata. Lat. gen, 1.p. 74. Habite la France, l’Allemagne , dans les régions australes, por pm ER DEUXIÈME SECTION. ARACHNIDES ACARIDIENNES, [ Branche qui conduit aux acarides. ] Elles sont parasites, à corps jamaïs crustacé, et ont un ou deux yeux lisses de chaque côté de latéte. Leur bou- che offre, soitun museau renfermant un suçoirrétrac- ile, soit deux mandibules en crochets et deux lèvres. Ces arachnides constituent la deuxième branche des antennées-trachéales , celle qui conduit évidemment aux acarides , et par suite à toutes les autres arachnides exantennées. En effet, par la pensée, qu'on raccour- cisse le corps de ces animaux, du'on resserre sur le corselet, d’une part, la tête, de l’autre l'abdomen , au point de confondre ces parties , on aura à-peu-près la forme générale des acarides | qui ont aussi des yeux lisses, et des habitudes presque toujours analogues à celles des parasites dont il s’agit. Outre que les animaux de cette section conservent toute leur vie la forme qu'ils avaient à leur naïssance, sans acquérir aucune partie nouvelle, la seule considé- ration de leurs yeux lisses, montre qu'ils ne sont pas des yusectes , quelque peu avancée que scit encore leur or- SANS VERTÈBRES. 39 ganisation. Dans les premiers, parmi eux, la bouche étant à l'extrémité antérieure ou très-près de cette ex- twémité , l'œsophage , pour s’y réunir, traverse une par- tie de la tête, ee qui n’a pas lieu ainsi dans les insectes où la bouche est plus sous la tête. En effet, quoique ces animaux parasites n’ayent que six pattes , et des traces bicordennées, ds offrent , dans leur organisation , un mode particulier qui , à mesure qu'il se développe, amène des résultats fort différens de ceux que nous mon- tre l’organisation de tous les insectes. La branche particulière que forment. les arachnides acaridiennes. paraît commencer à-peu-près dans le mème point de l’échelle-animale où eommence aussi celle qui amène tous les insectes. Mais, quelle est la véritable source de ces arachnides? succèdent-elles à d’autres ani- maux qui aient préparé leur formation? en un mot, d’où proviennent ces produits de la nature ? Ce sont des ques- tions que je n'ose faire , tant leur solution me paraît dif- ficile. Les faits que j'ai recueillis à leur égard, ceux même que j'ai observés etqui vont jusqu'à embrasser cer- taines acarides, telles que les rittes, me conduisent à une conséquence si étonnante, que je préfère suspendre mon jugement sur lé sujet dont il s’agit. Les arachnides acaridiennes sont parasites des mam- mifères et des oiseaux : elles terminent le premier or- dre do la classe, et. ne se divisent qu’en deux geures qui sont les suivans. POU. ( Pediculus: } Deux antennes filiformes, de la longueur du corselet. Deux yeux lisses, un seul de chaque côté. Bouche à museau terminal très-court , ayant un sucoir rétractile. V; 40 ANIMAUX Tête séparée. Corps ovale, un peu aplati, à abdo- men grand, nu, ayant des segmens distincts. Six pattes. Antennæ duæ , filiformes, longitudine thoracis. Oculi duo simplices : utroque latere unico. Os rostro terminali brevissimo : haustello retractili. Caput distinctum. Corpus ovatum, subdepressum ; abdomine magno nudo: segmentis distinctis. Pedes SEX, OBSERVATIONS. Les poux sont de petits animaux parasites, qui vivent sur différens mammifères , et principalement sur l'homme, surtout dans son enfance. Il paraît que les espèces en sont nombreuses , et que souvent l'individu sur lequel vivent ces parasites, en “nourrit plusieurs races différentes. Les générations de ces animaux se succèdent très-rapidement , et, dans certaines maladies, on est étonné de la maniere extraordinaire avec laquelle ils pullulent. On dit que les mêmes espèces se rencontrent constamment sur les mêmes animaux. Hors de son enfance, les soins, la propreté, ga- rantissent l’homme de cette vermine. Les poux ont le corps transparent, etse meuvent avec une sorte de lenteur. On les croit hermaphrodites ; leurs œufs sont connus sous le nom de Zentes. ESPECES. 1. Pou ducorps. Pediculus corporis. P. corpore ovali, lobato, albido , subimmaculalo; thorace segmentis tribus œqualibus. Pediculus humanus. Lin. Fab. Lat. gen. 1. p. 167. Degeer, ins. 5. pl.1.f. ”. Habite sur le corps de l’homme et dans ses vétemens. 2. Pon de la tête. Pediculus capitis. P. corpore ovali, lobato, cinereo: utrinque fascid nigr& interrupt&; thorace segmentis tribus œqualibus. * SANS VERTÈBRES. A Pediculus humanus capitis. Degeer , ins.7. pl. 1. f. 6. Le pou ordinaire. Geoff, 2. p. 597. Pediculus cervicalis. Lat. gen. 1. p. 168. Habite sur la tête de l’homme , surtout dans son enfance. 3. Pou du pubis. Pediculus pubis. P. thorace brevissimo, vir distincto; abdomine postice bi- cornulo ; pedibus validis. Pediculus pubis. Lin. Fab, Lat. gen, 1. p. 168. Redi, exp. t. 19. f. 1. Le morpion. Geoff. 2. p. 597. Habite sur le pubis de l’homme. Etc. Voyez les espèces connues, qui vivent sur des mammi- féres. RICIN. (Ricinus. ) Deux antennes très-petites, plus courtes que la tête, souvent écartées à leur insertion. Les yeux lisses : un seul ou deux de chaque côté. Deux mandibules en crochet. Bouche inférieure, tantôt sous le sommet de la tête, tantôt presque centrale : l'ouverture en fente , ayant deux lèvres. Tête séparée. Corps allongé-ovale ; six pattes. Aniennæ duæ , minimæ, capite breviores , sœpè in- sertioni remotæ. Oculi simplices : utrinque unico vel duobus. Mandibulæ duæ , unciniformes. Os in- ferum , modo capitis infra apicem, mod subcen- trale, rimosum ; labüs duobus. Caput distinctum ; corpus elongaio-ovatum ; pedes sex, OBSERVATIONS. Linné et Fabricius n’ont point distingué les 7?cins des poux , et c’est à Degeer et à M. Batreille qu'on doit l’éta- blissement de ce genre. Quelques rapports qu’aient les ricins 42 - ANIMAUX avec les poux , ils en sont très-distincts par les caractères de leur bouche. Ils en ont les parties plus composées; car, outre les deux mandibules en crochet déjà observées, ces animaux, suivant M. Savisny , ont des mâchoires avec un très-petit palpe sur chacune d’elles, etc. Dans les es- pèces que M. Latreille a examinée , il a vu, de chaque côté de la tête, deux yeux lisses, très-petitset rapprochés. L’abdomen des ricins, comme celui des parasites qui se nourrissent de sang, est plus grande que le reste du corps de l'animal. Sauf une espèce qui vit sur le chien, les au- tres ricins connus se trouvent sur le corps des oiseaux ; leurs espèces sont fort nombreuses. NEO ESPECES. [ Bouche sous l’extrémité antérieure de la téte .] x. Ricin du corbeau. Ricinus corvr. R. abdomine ovato : margine striato. Pediculus corvi. Lin. Fab. ent. 4. p. 420. Degeer, ins. 7. pl. 4. f.1r. Lat. hist. nat., etc. 8. p. 105. Habite sur le corbeau. 2. Ricin de la mouette, Ricinus sternæ. R. capite trigono ; abdomine ovato pallido : dorso longitu- dinaliter nigricante. Pediculus sternæ. Lin. Fab. ent. 4. p. 422. Degeer, ins. 7. p. 77- pl. 4. f. 12. Habite sur la mouette. 3. Ricin dela cresserelle. Ricinus tinnuncul. R. capite sagiltato, poslice utrinque mucronalo. Pediculus tinnunculi. Lin, Fab. 4. p. 420. Panz. Habite sur la cresserelle (fu/co tinnunculus ). Etc. [ Bouche subcentrale, sous la téte.] 4. Ricin dela poule, Ricinus gallinæ. E. capite lunato: angulis acuminatis ; thorace utrinque mu- cronalo. SANS VERTÈBRES. 43 Pediculus gallinæ. Lin Fab. ent. 4. p.423. Geoff, n.0 11. Habite en Europe, sur les poules, Les perdrix. 5. Ricin du paon. Ricinus pavonis. R. capite globoso mazximo ; corpore pallido fuscoque striato. Pediculus pavonis. Lin. Fab. 4. p. 423. Ricinus pavonts. Lat. hist. nat. des fourmis, p. 389. Habite en Europe, sur les paons. 6. Ricin du plongeon. Ricinus mergr. Æ. albidus ; capite flavescente ; corpore elongato. Ricinus mergi serrati. Degeer ins. 7. pl. 4. f£. 13.—14. Pediculus mergi Fab. ent. 4. p. 421. Habite en Europe, sur le plongeon. Etc. ORDRE SECOND. ARACHNIDES EXANTENNÉES - TRACHÉALES. Elles n’ont point d'antennes , et respirent par des tra- chées rameuses , non ganglionnées. Deux ou quatre Jeux lisses, Les arachnides qui appartiennent à cet ordre sont vé- ritablement moyennes ou intermédiaires entre celles du premier et celles du troisième ordre de la classe. Si les arachnides du premier ordre sont singulièrement distin- guées de toutes les autres par leur tète toujours antenni- fère, celles du troisième ordre sont pareillement fort distinguées de toutes les autres , étant les seules qui respi- rent par des poches branchiales et qui possèdent un sys- ème d'organes pour la circulation. Comme je l'ai dit, les progrès de l'organisation dans la composition de ses parties sont rapides dans les animaux de cette classe : en- 44 ANIMAUX sorte que d'une famille à l’autre , les différences, à cet égard, sont fort grandes. ; Ici, les arachnides n'ont point d'antennes, et cepen- dant, comme celles de l’ordre premier, elles respirent encore par des trachées ; mais les stigmates qui forment l'ouverture au dehors de ces trachées, étant peu nom- breux, et plutôt postérieurs ou inférieurs que latéraux, ne donnent plus lieu à ces deux trachées latérales gan- glionnées, qui sé trouvent encore dans les arachnides du premier ordre. Dans les arachnides, dont il s’agit mainte- nant , les trachées sont rayonnantes et ramifiées, selon les observations de M. Latreille , s'étendent encore partout, et ne viennent point, de chaque côté, s'ouvrir au dehors par des conduits latéraux. Dans toutes ou presque toutes les arachnides de cet or- dre , la tète est confondue avec le corselet ; dans un grand nombre même, la tête, le corselet et l'abdomen sont con- fondus dans la même masse. Leurs yeux sont lisses et au nombre de deux ou quatre. Quant aux pattes, on n’en voit que six dans les arachnides des trois premiers gen- res de cet ordre ; mais celles des autres genres en ont huit, et les femelles quelquefois ont deux fausses pattes en surplus. La bouche varie beaucoup selon les familles et les gen- res dans les animaux de cet ordre. Elle est quelquefois très-simple et n'offre qu'une cavité sans parties différentes ou distinctes ; d’autres fois elle présente un sucoir formé de lames réunies, et d’autres fois encore on y observe des mandibules , des mâchoires et des palpes. Ges animaux sont la plupart terrestres et, en général, des suceurs, malgré les diverses compositions de leur bouche. Je les divise en deux sections , de la manière suivante. SANS VERTÈBRES. 45 his ss | DIVISION DES ARACHNIDES EXANTENNÉES TRACHÉALES. Lere Secr. Corps, soit sans division , la téte , le tronc et l'abdomen étant réunis en une seule masse , soit divisé en deux, au moins par un étrangle: ment. (a) Bouche tantôt en sucoïr , sans mandibules distinctes, et tan- tôt ayant des mandibules d’une seule pièce, en pince ouen griffe, Le corps en une masse sans division et sans anneaux distincts. Les acarides. (b) Bouche munie de mandibules très-apparentes, et coudées ou composées de deux ou trois pièces : la dernière toujours en pince. Le corps, soit divisé en deux, soit offrant des apparences d’anneaux. Les phalangides. e ; "OÙ, ILe Seer. Corps partagé en trois ou quatre segmens distincts. (a) Corps allongé, sublinéaire , partagé en quatre segmens , sous forme d’srticulations. Les pycnogonides. (B) Corps ovale ou oblong , partagé en trois segmens, dont l'an- térieur , plus grand , est en forme de corselet. Les faux-seorpions. LES ,AGARID,ES: Bouche tantôt.en suçoir , sans mandibules distinètes . et tantôt ayant des mandibules d'une seule pièce, soit en pince , soit en griffe. Téte ; corselet et abdé- men confondus en une seule masse: Point «dan- neaux distincts. Les acarides , selon nous, ne sont que des poux mo- 46 ANIMAUX difiés et raccourcis. Toutes ont perdu les antennes, et la plupart ont acquis une paire de paites de plus. Dans les poux et les ricing, l'abdomen, déjà fort grand , formait la principale partie du corps, et, dans les acarides, l’ab- domen lui seul forme presque le corps entier. En effet , leur corselet, très-réduit, semble avoir disparu, et leur tête, qui s'y lrouve réunie, paraît située à l'extrémité an- térieure de l'abdomen. Comme ceux des poux , les yeux sont lisses , très-petits, quelquefois même nuls ou avor- tés , et de chaque côté, au nombre d’un ou deux seule- ment , ou rapprochés en dessus. Les animaux de ceite famille sont, en général , très- petits, et souvent ne paraissent que comme des points mouvans. Les uns, comme les poux , sont des parasites de différens animaux, de l’homme même, dans certaines ma- ladies , et pullulent aussi d’une manière extraordinaire ; tandis que les autres sont errans, et vivent, soit sur la terre, de matières animales ou végétales putréfiées , soit dans le sein des eaux. Le corps de ces arachnidesest ovale ou globuleux, très- mou en général ; et comme il est habitué à se gonfler du sang on, des fluides que l'animal pompe pour sa nourri- ture , il est souvent moins aplati que celui des poux. La bouche , à l'extrémité antérieure et un peu en dessous de ce corps, varie beaucoup selon les races, à raison des progrès rapides de leur organisation , mais plus ou moins avancés dans ces races. Dans les unes, elle n'offre qu'un sucoir formé de lames étroites et réunies, et quelquefois qu'une ouverture sans aucune pièce particulière appa- rente. Dans les autres, elle est munie de mandibules ca- chées ou peu saillantes, d’une seule pièce, soit en pince, soit en griffe. SANS VERTÈBRES. 47 Si, comme il nous le paraît, ces arachnides ont une origine fort analogue à celle des poux, et viennent natu- rellement à leur suite, elles conduisent évidemment aux phalangides par les trogules, les sirons, et de là aux fau- cheurs, etc. Les acarides, dont Linné n’a formé qu’un seul genre, sous le nom d’acarus , sont très-nombreuses, fort diver- sifiées dans leurs races, et constituent une famille sur la- quelle M. Latreille a répandu beaucoup de jour par ses observations délicates : nous,les divisons de la manière suivante. DIVISION DES ACARIDES. $. Six pattes, en tout temps, à l'animal. Astome. Lepte. Caris. 66. Auit pattes , dans l’entier développement de l'a- rimal. (1) Pattes simplement ambulatoires (acarides non aquatiques ). (a) Un sucçoir , avec ou sans palpes. Point de mandibules ap- parentes. Ixode. Argas. Üropode. Smaris. Bdelle. {b) Des mandibules distinctes , et toujours des palpes. “ Palpes sans appendices sons leur extrémité, Les Mmandi- bulesen pince (ou didactyles }, Mitte, 48 ANIMAUX Cheylète. Gamase. Oribate. ** Palpessubchélifères ; ayant un appendice mobile sous leur extrémité. Mandibules en griffe. Erythrée. Trombidion. (2) Pattes ciliées on frangées , et propres à nager (acarides aqua- tiques ). Hydrachne. Elays. Limnôcare. AS TOME. ( Astoma. ) Bouche inférieure , pectorale, très-petite : le suçoir et les palpes non apparens. Corps ovale, arrondi aux extrémités , mou. Six pattes très-courtes. Os inferum , pectorale, perparvum : haustello pal- pisque inconspicuis. Corpus ovale , ad extremitates rotundatum , molle. Pedes sex brévissimi. OBSERVATIONS. Les astomes nous paraissent les plus imparfaits des aca- rides; sans yeux, n'ayant que six pattes courtes, et la bou- che n’offrant qu’une petite ouverture pectorale, ils n'ont encore qu’une organisation peu avancée. Ce sont des para- sites d’insectes. ESPECE. x. Astome parasite. Æstoma parasiticum. Latr. gen. 1. p.162.et hist, nat., etc., 8. p. 55, pl. 7. £ 10, SANS VERTÈBRES. 49 Mitte parasite. Degeer . ins. 7. pl. 7. f, 7. Habite sur les mouches et autres insectes. Il est d’an rouge de sang. Voyez le trombidium parasilicum. Hermann , apte p- 48. LEPTE. (Leptus. ) Bouche ayant un bec avancé antérieurement et des palpes courts. Deux yeux dans plusieurs. Corps mou, ovale-arrondi. Six pattes. Os rostro anticè porrecto ; palpis conspicuis brevi- bus. Ocul: duo in pluribus. Corpus molle , ovato-rotundatum. Pedes sex, OBSERVATIONS, Les Zeptes, plus avancés en organisation qué les astomes, y tiennent néanmoins par leur corps mou. Leurs pattes sont plus longues , et leur bec est un sucoir avancé, accompa- gné de palpes. Ces acarides sont errantes , mais se jettent sur les animaux et souvent sur differens irisectes qu’elles sucent, ESPECES. r. Lepte automnal. Leptus autumnalis. L. globoso-ovatus , ruber ; abdomiine posticè setoso. Acarus autumnalis. Shaw. Miscell. zool. 2. pl. 42. Habite en Europe , sur les plantes, les graminées, etc.; com- mune en automne, grimpant aux jambes, s’insinuant dans la peau, et causant des démangeaisons insupportables. 2. Lepte des insectes. Leptus insectorum. L. corpore ovali coccineo ; rostro subconico; pedibus sub. œqualibus. Acarus phalangii. Degeer , ins. 7. p. 117. pl. 7. f. 56. Trombidium insectorum. Hermann , apt. p. 46. pl. x. f, 164 Leptus phalangüi. Latr. gen. 1. p. 161. Habite en Europe ; sur des faucheurs, des tipules , etc. Tome F. 5a ANIMAUX 3. Lepte cornu. Leptus cornutus. L. cinnabarinus ; pedibus subæqualibus pallidis ; rostrë basi apophysi utrinque truncaté setifer&.* Trombidium cornutum. Herm.apt. p. 47. pl. 2. f. tr. Habite en Europe , entre les mousses. Espèce errante. 4. Leptelatirostre. Leptus latirostris. L. pallidë rubens ; pedibus posticis longioribus. Trombidium latirostre. Herm.apt. p. 47. pl 1. f. 15. Habite en Europe, dans les débris , les ordures. Etc. ; CARIS. ( Caris. ) Bouche ayant un bec conique avancé , formé de deux mâchoires réunies. Deux palpes subconiques , avancés, quadriarticulés, de la longueur du bec. Corps arrondi, très-plat, à peau écailleuse. Six pattes. Os rostro conico , porrecto , è maxillis duabus coa- litis composito. Palpi duo subconici, porrecti, qua- driarticulati, rostri longitudine. Corpus suborbiculatum , depressum ; cute coriaced. Pedes sex. OBSERVATIONS. Le caris qui semble n'avoir été observé, jusqu’à présent, que par M. Latreille , se distingue des acarides précédentes , par son corps aplati et coriace. Il diffère des tiques ou ixo- des, par le nombre de ses pattes, ESPECE. £. Caris de la chauve-souris. Caris vespertilionis, Caris corpore fusco. Latr. gen. 1. p. 161. La tique de la chauve-souris ? Goff, 2, p.627. Habite sur les chanves-souris, [y 4 re SANS VERTÈBRES. TXODE. ( Ixodes.) Bouche ayant un bec court, terminal, avancé, trila- mellé, tronqué, un peu dilaté au sommet. Deux palpes oblongs, planes, avancés, engaînant le bec. Point d'yeux distincts. Corps ovale-arrondi, plus étroit antérieurement, co- riace. Huit pattes. Os rostro brest , terminal , porrecto , trilamellato, truncato , apice subdilatato. Palpi duo oblongi, plani, porrecti, haustellum vaginantes. Oculi nulli distincti. Corpus ovato-orbiculatum, anticè angustius , sub- coriaceum. Pedes octo. OBSERVATIONS. Les zxodés, vulgairement appelés siques, et auxquels d'anciens naturalistes donnaient le nom de ricin, sont des acarides plus ou moins coriaces , qui se tiennent habituelle- ment dans les bois , les taillis, sur des plantes peu élevées, et qui s’accrochent aux animaux qu’elles rencontrent pour en sucer le sang. Elles attaquent ordinairement les chiens, les bœufs, les chevaux, etc., et engagent tellement leur su- çoir dans leur chair, qu'il est difficile de les en arracher. La lame intermédiaire de leur sucçoir est dentée en scie , selon les observations de M. Latreille. ESPECES. 1. Ixodericin. Zxodes ricinus. Latr, I. flavo-sanguineus; abdominis lateribus marginatis , sub- villosis; palpis liberis. Acarus ricinus. Lin. Fab. 4. p. 425: Acarus reduvius. Degeer , ins. 7. pl. 6. f, 1—2. 52 ANIMAUX La tique des chiens. Geoff. 2. p. 621. Habite en Europe, dans les bois; sur les chiens, les bœufs, etes a. Ixode réticulé. {xodes reticulatus. Latr. I. suprà cinereus ; maculis lineolisque fusco-rubris varie- gatus; palpis subovalibus. Acarus reticulatus. Fab. ent, 4. p. 428. Acarus reduvius. Schrank, ins. austr. no 1043. t. 3. f. 1—2. Cynorhæstes pictus. Herm. apt. p. 67. Habite en France, sur les bœufs. Etc. Ajoutez acarus ægyptius, Lin. Herm, apt. pl. 4. f. 9. Acarus americanus , Lin. etc. A RGAS. (Argas.) Bouche inférieure ; sucoir à découvert ; deux palpes coniques, courts, quadriarticulés. Point d’yeux dis- tincts. Corps ovale -elliptique , déprimé , coriace, Huit pales. Os inferum ; haustello disincto ; palpis duobus bre- vibus conicis quadriarticulatis. Oculi nulli conspicui. Corpus ovato - ellipticum, depressum , coriaceum, Pedes octo. OBSERVATIONS, L'argas diffère éminemment des ixodes par sa bouche inférieure, et parce que ses palpes, qui n’engainent point le suçoir , ont quatre articles. La seule espèce que l’on con- naisse vit sur les pigeons, et souvent en très - grande quantité. ÉSPECE. 1. Argas bordé. Ærgas marginatus. Latr. gen. 1.p. 155. tab. 6. fi 3: Fhyncoprion columbaæ. Herm. apt. p.69. pl. 4. f. 10—1r. SANS VERTÈDRES. 53 Acarus marginatus. Fab. 4. p. 427. Habite en Europe, dans les colombiers. 11 suce le sang des. pigeons. UROPODE. ( Uropoda.) Bouche s'ouvrant sous le bord antérieur du corps, dans le milieu. Le sucoir et les palpes n'étant point apparens. Point d’yeux distincts, Corps ovale , arrondi postérieurement ; à dos coriace, un peu convexe. Un long filament fixé à l'anus. Huit pat- tes courtes, Os infra corporis marginem anticum medio ape- riens : haustello palpisque in conspicuis. Oculi nulli dis- tinctr. Corpus ovale , posticè rotundatum , dorso coriaceo convexiusculo. F'ilamentum longum ano infixum. Pe- des octo breves., OBSERVATIONS. Peut-être Le long filet, fixé à l'anus de l'animal, ne de- vrait-il être considéré que comme une particularité d’es- pèces, et, dans ce cas, peut-être encore, devrait-on réu- nir à ce genre l’acarus spinilarsus d'Hermann (apt., p. 85, pl. 6. f. 5.) qui est aussi parasite d'insectes. L’uropode se fixe sur le corps de différens coléoptères par son filet caudiforme. ESPECE: 1. Uropode végétante. Uropoda vegetans. Latr. gen. 1. p. 198. et hist. nat., etc., vol. 7. p. 351. et vol. 8. pe 67. f. 8. Mitte végétative. Degecr , ins. 7. p. 123. pl. ". f. 15. Habite en Europe , sur différens coléoptères. M. Latreille pré- sume qu’elle a des mandibules, quoique pou aperques, ANIMAUX Cr Ee SMARIS. (Smaris.) Bouche terminale, ayant un bec avancé, cylindrique, plus grêle vers son sommet. Deux palpes avancés, droits, de la longueur du bec, sans soie au bout. Deux yeux, Corps ovale, presque rhomboïde, écailleux ou velu. Huit pattes : les antérieures plus longues, Os terminale : rostro porrecto , cylindrico , versus apicem graciliore. Palpi duo porrecti, recti, rostri longitudine; set& terminali null. Oculi duo. Corpus ovatum , subrhumbeum , squamosum aut vil- losum. Pedes octo : anticis longioribus. OBSERVATIONS. Les smaris sont des acarides errantes, qui ont des rap- ports avec les bdelles, mais s'en distinguent principalement par leurs palpes plus courts et sans soies au bout. ESPECES. 1, Smaris du sureau., Smaris sambuct. $, subvillosus ; antice acutiusculo , postice reluso® Latr. gen. 1. p. 153. ÆAcarus sambuci. Schranck , austr. n.0 1085. Herm. apter. p. 30. pl. 2. f.8. Habite en France . en Autriche, sur les arbres, et par terresur les feuilles, 2. Smaris miniacé. Smaris miniatus. S. villosus , pallidè miniatus; corpore uträque extremitate subaculo. Trombidium miniatum. Herm. apterol. p. 28. pl. 1. f. 7. Habue par terre , entre les débris, les ordures. ®. omaris papilleux. Smaris papillosus. S.miniatus, papillis brevibus obsitus ; anticë latiore de- préssoe SANS VERTÈBRES. 55 Trombidium papillosum. Herm. apterol. p. 29. pl. 2. f. 6. Habite en Europe, sur les troncs d’arbres et entre les mousses: te. Ajoutez le tr. squamatum. Herm. pl. 2. f. 7. BDELLE. (Bdella.) Bouche ayant un bec terminal, avancé, subulé, com- posé de trois lames. Deux palpes longs, filiformes , di- vergens , coudés, terminés par deux soies. Quatre yeux. Corps ovale, arrondi postérieurement. Huit pattes; les postérieures plus longues. Os rostro terminal , porrecto , subulato , trilamel- lato. Palpi duo longt, filiformes , divaricati, fraeti, setis duabus terminati. Oculi quatuor. Corpus ovatum, posticè rotundaium. Pedes octo : posticis longioribus. OBSERVATIONS. Les deux grands palpes des 2delles ressemblen: à des bras, et ont porté Geoffroy à former avec la bdelle commune, une deuxième espèce du genre pince. Mais les bdelles n’ont point de mandibules, et constituent un genre particulier établi par M. Latreille. Leur corps est mou, rétréci en pointe antérieurement. ESPECES-. 1. Bdelle commune. PBdella rubra. B. coccinea; pedibus pallidis ; palpis quadriarticulalis, bi- selis. Acurus longicornis. Täin.-Fab.ent. p. 433. La pince - rouge. Geoff. 2. p. 6:8.pl. 20. {.5. Scirus vulgaris. Hexm. apt..p. 61. pl, 3. f.g.et pl. 9- fig. S. Habite en Europe, sous les pierres. 56 ANIMAUX 2. Bdelle longirostre. Bdella longirostris. B. miniata; rostro thorace longiore ; corpore ovaki. Scirus longirostris., Herm. apt. p. 62. pl. 6. f. 12. Habite en Europe, entre les mousses. é Etc. Ajoutez les scirus latirostris et setirostris. Term. api. p: 62. pl. 3. f. 2. etf. 12. MITTE. (Acarus.) Bouche ayant un bec court, terminal; deux mandi- bules en pince; deux palpes de la longueur du bec ou plus courts. Deux yeux apparens. Corps mou, ovale ou suborbiculé, souvent hérissé de soies, Huit pattes, Os rostro brevi terminal. Mandibulæ duæ chelateæ. Palpt duo, longitudine rostri vel breviores. Oculi duo conspicut. Corpus molle , ovatum aut suborbiculatum, sæpè setis hispidum. Pedes octo. OBSERVATIONS. 1 s’agitici, non du genre acarus de Linné et de Fa- bricius , mais d’un genre établi par M. Latreille, sous le nom de sarcopte , et qui embrasse la mitte de la gale, ainsi que beaucoup d’autres qui sont pour nous les nistes proprement dites, Ces animaux ont une pelotte vésiculeuse à l'extrémité de leurs tarses. Les mittes sont les plus petites acarides connues ; la plu- part sont trop petites pour être aperçues à la vue simple. Leur sucçoir est un bec court, trés-fin , qui se compose de deux ou trois lames. Les unes, parasites, vivent dans les ul- cères de la gale de l’homme et de quelques animaux ; d’au- SANS VERTÈBRES. 57 tres, parasites encore, vivent sur des oiseaux , et d’autres se nourrissent de diverses substances alimentaires de l'homme. Celle de la gale donne lieu, soit à l’égard de son origine, soit à celui de sa pullulation extraordinaire, à des considérations étonnantes. Celle du fromage est à-peu-près dans le même cas. LEA) ESPÈCES. x, Mitte de la gale. Æcarus scabier. A. subrotundus ; ‘pedibus brevibus rufescentibus : posticis quatuor sel& longissimd. Acarus scabiet. Fab. ent. 4. p. 430. Degeer, ins. 7. p. 94. pl. 5. f. 12-15. Ciron de la gale. Geoff. 2. p. 622. Sarcoptes scabiet. Lat. gen. 1. p. 152. Habite dans les ulcères de la gale. Selon des observations du doc- teur Gallée; on trouve dans ies ulcères de la gale, une mitte d’une forme différente. Y en aurait-il de diverses espèces ? a. Mitte domestique. Æcarus domesticus. A. albus : maculis binis fuscis ; corpore ovato , medio coarc- tato : ptlis longissimis ; pedibus œqualibus. j Degeer , ins. 7. p. 89. pl. 5. f. 1—4. © Lac. hist. nat. , etc., vol. 7. pl. 66. f. 2—3. Habite en Europe, dans les maisons , dans les collections d’in- sectes , d'oiseaux. 3: Mitte du fromage. Acarus siro, A. albidus; femoribus capiteque ferrugineis ; abdomine se- Loso. ; Acarus siro. Lin. Fab. ent. 4. p. 430. Habite dans le fromage trop long-temps gardé. On se la pro= cure, à volonté, avec cette substance, ainsi que la mitte de la farine, qu'il en faut distinguer. Voyez Degeer, ins. 7. p. 97. pl. 5. f. 15. Etc. Ajoutez l’acarus passerinus de Fab, (Sarcoptes passe- rinus , Lat.), l’acarus dimidiatus d'Herm. apterol. p. 85. pl. 6, f, 4 » elc. 58 = ANIMAUX CHEYLÈTE. (Cheyletus. ) Bouche terminale : deux mandibules en pince. Deux palpes épais, en faulx à l'extrémité, saillans, en forme de bras. Les yeux apparens. Corps mou, ovale. Os terminale : mandibulæ duæ chelatæ. Palpi duo, crassi, apice falcati, exserti, brachüformes. Ocule conspicut. Corpus molle, ovatum. OBSERVATIONS. Parmi les acarides qui ont des mandibules, M. Latreille distingue comme genre le cheylète, à cause de ses deux gros palpes avancés en forme de bras. C’est une acaride er- rante, extrémement petite. ESPECE. 1. Cheylète des livres. Cheyletus eruditus. Acarus eruditus. Schrank. austr. n. 1058. tab. 2. fie. x. Ejusd. pediculus musculi, ïbid., n.01024. t. 1.f. 5. Acarus eruditus. Oliv. encycl: n.0 13. Cheyletus eruditus. Lat.gen. 1. p. 153. Habite dans les collections d’hist. naturelle, dans les livres ex- posés à l'humidité. GAMAS EE. (Gamasus. } Bouche terminale : deux mandibules en pince. Deux palpes filiformes, soit saïllans, soit très-distincts, sans appendice mobile sous leur extrémité. SANS VERTÈBRES. Ég Corps ovale, soit entièrement mou, soit coriace en dessous. Os ierminale. Mandibulæ duæ chelatæ. Palpi duo Jiliformes , exserti aut distinctissimi ; appendice mo- bili infra extremitatem nulld. Corpus ovatum , modd penitus molle, modo suprà coriaceum. Pedes octo. O0 BSERVATIONS,. \ Les gamases diffèrent des cheylètes par leurs palpes fili- formes ; des érythrées et des trombidions , parce que ces palpes n’ont pas un appendice mobile sous leur extrémité ; etse rapprochent des oribates par celles de leurs espèces qui ont le dessus du corps coriace, ESPÈCES. x. Gamase tisserand. Gamasus telarius. G. rubicundo-hyalinus ; abdomine utrinque macula fusca, Acarus telarius. Lin. Fab.ent. 4. p. 430. Le tisserand d’automne, Geoff. 2, p. 626. n.o 13. Habite sur les feuilles de différens arbres, et y forme des toiles très. fines. 2. Gamase des coléoptères. Gamasus coleoptratorum. G.ovatus , rufus ; ano albicante. ÆAcarus coleoptratorum. Lin. Fab.ent. 4. p. 432. La mitte des coléoptères. Geoff. 2. p.623. n.0 4. Gamasus coleoptratorum. Latr. gen. 1. p. 147. Habite sur les excrémens des bœufs, des chevaux, et s'attache en grand nombre sur les coléoptères qui s’y rendent. 3. Gamase bordé. Gamasus marginatus . G. ovatus, brunneus , coriaceus ; abdominis marginibus membranaceis, albidis ; pedibus anticis longioribus. Acarus marginatus. Herm. apterol.p. 56. pl. 6.f. G. Go ANIMAUX Gamasus marginatus. Lat. gen, 1. p. 148. Habite sur des fumiers de végétanx ; trouvé par Hermann, sus le corps calleux du cerveau d’un homme. Etc. ORIBATE. (Oribata.) Bouche en bec conique. Mandibules en pince. Palpes ires-courts, non saillans. Corps ovale, rétréci en pointe antérieurement ; à peau du dos coriace, dure , presqu'en bouclier. Huit pattes un peu longues. Os rostro conico; mandibulis chelatis ; palpis bre- wissimis | nON CXSertis. Corpus ovatum, anticè angustato-acutum ; cute dor- sali coriaced&, dur&, subclypeiforme. Pedes octo lon- gtuscul. OBSERVATIONS, Les oribates, qu Hermann désigna sous le nom de 20- taspes , sont des acarides très-petites , à dos couvert d’une peau dure, qui ressemble à une écaille clypéacée , ou , en quelque sorte, à des élytres réunies. Ces acarides sont er- rantes, marchent lentement , et se trouvent entre les mous- ses , sur les pierres et sur l’écorce des arbres, ESPECES. x. Oribate géniculé. Oribata geniculata. O. fusco-castanea , nitida, pilosa ; femoribus subclavatis. Acarus genteulatus. Lin. Acarus corticalis. Degeer, ins. 7. p.131. pl.8.f. r. Acarus , n.0 11. Geoff. 2. p.626. : Oribata geniculata. Latx. gen. 1. p. 149. IVotapsis clavipes. Herm. apt. p. 88. pl. 4. f. 7. Habite en Europe , sur les mousses , les pierres, etc. SANS VERTÈBRES. 6x 2 Oribate théléprocte. Oribata theleproctus. O. nigra ; dorso clypealo, per circulos concentricos striato. INotapsis theleproctus. Herm. apt. p. 91. pl. 7.f. 5. Oribala theleproctus. Lat. gen. 1. p. 149 Oliv. Encyc: n.0 6. Habite en Europe ; entre les mousses. Etc. Ajoutez les autres espèces indiquées par MM. Latreïlle et Olivier dans l'Encyclopédie. ERYTHRÉE. (Erythræus. ) Bouche en bec conique. Mandibules en griffe. Deux palpes allongés, saillans, subchélifères : leur dernier ar- ticle ayant à sa base, un appendice mobile et digitiforme, Deux yeux sessiles. Corps ovale, non divisé. Huit pattes. Os rostro conico. Mandibulæ ungulatæ. Palpi duo elongati, exserti, subcheliferi : articulo ultimo ap- pendice mobili disitiformi ad basim instructo. Ocul duo sessiles. Corpus ovatum , indivisum. Pedes octo. OBSERVATIONS. Les érythrées avoisinent les trombidions par leurs rap- ports; elles leur ressemblent par les mandibules et les palpes ; mais leurs yeux sessiles et leur corps non divisé les en distinguent. Ce sont aussi des acarides errantes. ESPECES. &. Erythrée faucheur. Erythrœus phalangioides. E. corpore obscurë rubro : fascié dorsali flavo-aurantid; pedibus longis : posticis duobus longioribus. Mitte faacheur. Degeer, ins. 7. p. 134. pl. 8. f. 7—8. Trombidium phalangioides. Herm. apterol. p. 33. pl. 1. £. 10. 62 ANIMAUX Erythrœus phalangioïides. Lat. gen. 1. p. 146: Habite en Europe, entre les mousses. Elle court assez vite! 2. Erythrée neigeuse. Erythrœus nivosus. E. ruber ,‘depressus ; pilis albis brevissimis sparsim punc: tulatus. Trombidium quisquiliarum. Herm. apt. p. 32, pl. 1. f. 9. Habite par terre , parmi les ordures amassées. Etc. Ajoutez le £rombidium parietinum d'Herm. pl. 1. f. 12, etc. TROMBIDION. ( Trombidium. ) Bouche ayant deux mandibules courtes, plates, ter« minées par un ongle crochu. Deux palpes saillans, cour- bés en dessous, munis d’un appendice mobile sous leur sommet. Quatre yeux pédiculés : deux sur chaque pédi- cule. Corps ovale, presque carré, comme divisé en deux par un étranglement au milieu. Huit pattes. Os mandibulis duabus , brevibus , compressis , un- gue uncinato terminatis. Palpi duo exsertt, incurvi, appendice mobili infra apicem instructi. Oculi qua- tuor, pedunculati : duo utrinque in eodem pedunculo. Corpus ovatum, subquadratum, medio coarctatum , in duas partes veluti divisum. Pedes octo. OBSERVATIONS, Les trombidions sont des acarides terrestres, vagabon- des , fort agiles dans leurs mouvemens, la plupart d’un rouge éclatant, etles moins petites de cette famille. Quoi- que souvent assez difficiles à distinguer des érythrées, et que leur corps Soi sans segment réel, l’étranglement de ce corps le partageant transvérsalement en deux parties : SANS VERTÈBRES. 63 l’une , antérieure , plus élevée et plus ferme ; l’autre, posté- rieure, plus molle et moins large, offre un moyen de les re- connaitre au premier aspect. Le corps de ces acarides est velu dans la plupart et un peu déprimé. Les deux pre- mières paires de pattes sont fort écartées des deux paires postérieures. ESPÈCES. 1. Trombidion colorant. 7rombidium tinctorium. T7. ovalum; hirsutum, rubrum , postice obtusum; Hbüs anterioribus pallidioribus. F. Acarus tinctorius. Lin. Trombidium tinctorium. Fab. 2. p. 308. | Acarus araneoïdes. Pall. Spicil. zool. fasc. g. p. 42. t. 3, 1 EN 0 Trombidium tinctorium. Lat. gen. 1. p. 145. Habite en Guinée, etc. ; ses poils sont barbus sur les côtés. 2, Trombidion satiné. Zrombidium holosericeum. TZ. subquadratum , depressum, coccineum, Lomentosum ; pilis dorsalibus papillaribus. Acarus helosericeus. Lin. Geoff. 2, p.624. n. n. Trombidium holosericeum. Fab. syst. 2. p. 398. Lat. gen. 1. p. 146. Herm. apt, p. 21. pl. 1. f. 2. et pl.2:f. 1. Habite en Europe, dans les jardins, les prés, parmi les her- bes , sur les arbres. Il est commun au printemps. Etc. Ajoutez le rombidium fuliginosum , Herm. apt. pl. 1. £.3; le tr. bicolor du même, pl. 2. f. 2;et le tr. assimile, pl. 2. f.3 ; letr. curtipes, pl. 2. f. 4, etc. AGARIDES AQUATIQUES. Îluit pattes ciliées et propres à la natation. Deux ou quatre yeux. Les acarides aquatiques semblent ne différer des au- tres acarides, que par le milieu qu’elles habitent ; car on 6% . ANIMAUX ne leur connaît point de caractère général bien tranché qui les en distingue. Elles pourraient donc rentrer , soit dans les genres déja établis pour celles qui vivent dans l'air, soit dans le voisinage de ces genres, où elles en for- meraient de particuliers. Cependant, comment respi- rent-elles? viennent-elles de temps en temps à la surfacé de l’eau reprendre de l'air ? Il paraît que, comme les autres, ces acarides sont fort nombreuses et très - diversifiées. Muller en a fait connaître une cinquantaine, auxquelles il a donné le nom d’Aydrachne ou araignée d’eau ; mais il ne nous à point donné de détails suffisans sur les caractères de leur bou- che. Ces arachnides ont le corps très-mou, en général subglobuleux , elliptique ou ovale, et, paraissent toutes errantes dans les eaux. Voici les trois coupes génériques formées , parmi elles, par M. Latreille. HYDRACHNE. (Hydrachna. ) Bonche ou sucoir avancé en bec conique, composé de trois lames étroites réunies , dont les deux latérales sont recues dans l'inférieure. Point de mandibule. Deux palpes avancés, arqués, subcylindriques, articulés, ayant un appendice mobile sous le dernier article. Corps mou, globuleux. Huit pattes natatoires. Os vel haustellum in rostrum conicum porrectum ; lamellis tribus angustis coalitis : duabus lateralibus in infimd receptis. Mandibulæ nullæ. Palpi duo por- recti, inflexo-arcuati, subeylindrici , articulati ; ap- pendice mobil infra articulum ultimum inserto. Corpus molle , globulosum. Pedes octo natatoru. SANS VERTÈBRES, : 69 OBSERVATIONS, La bouche des Aydrachnes offre un sucoir en bec sail- lant , et n’a point de mandibules , car les trois lames du su- çoir paraissent plutôt le résultat d’une lèvre inférieure mo- difiée, qui reçoit deux mâchoires qui le sont aussi. Les deux palpes de ces acarides sont analogues à ceux des érythrées et des trombidions , et semblent chéliféres. Les hydrachnes sont fort petites, difficiles à observer et à étudier. Il y a lieu de croire que plusieurs de celles de Muller pourront se rapporter à ce genre. ESPECES. s. Hydrachne géographique. Jydrachna geographica. H. nigra ; maculis punctisque coccineis. Lat. Hydrachna geographica. Mall. p. 50. t. 8. f. 3—5. Latr. gen. 1. p. 159. et hist, mat. etc. 8. p. 33. pl. 67. f. 2—3. Trombidium geographicum. Fab. syst. 2, p. 405. Habite dans les eaux douces. Elle est plus grande que les autres. U 2. Hydrachne ensanglantée. ydrachna vruenta. H. sanguinea; pedibus œqualibus. Lat. Hydrachna cruenta. Mull. p. 63. tab. 9. f. 1. Latr. gen. #. p. 159. Trombidium globator. Fab. syst. 2. p. 403, Habite les eaux des fossés, les terrains inondés, € 5 ELAIS. (Elais.) Bouche ayant deux mandibules aplaties , terminées par un ongle erochu et mobile, Deux palpes allongés-coni- ques , subtriarticulés , arqués et pointus au sommet. Qua- tre yeux. Corps arrondi-globuleux, Huit pattes. Tome F. "or a 66. ANIMAUX Os mandibuls duabus depressis, apice ungue unci- nato mobilique instructis. Palpi duo elongato-conici , subtriarticulati, apice arcuati, acuti. Oculi quatuor. Corpus rotundato-globosum. Pedes octo. OBSERVATIONS. Les elaïs ont les mandibules des trombidions; mais leurs palpes sont sans appendice sous leur extrémité, et leur corps , presque globuleux , n'est point divisé par un étran- gleunent. Comme les autres acarides , ellesont la tête,.le cor- selet et l'abdomen confondus, sans distinction d’anneaux. Leur bouche n'offre point de suçoir comme dans les gen- res hydrachne et linnochare. ESPÈCE. 1. Elais étendue. Ælais extendens. Hydrachna extendens. Mall. hydr. p.62. n.e 31. t. 9, f. 4. Oliv. dict. n.° 11. T'rombidium extendens. Fab. syst. 2. p.409. Elais extendens. Lat. gen. 1. p. 158. Habite en Europe, dans les eaux stagnantes. Elle est rouge, à le corps glabre, et ses pattes postérieures restent étendues pendant la natation. LIMNOCHAR E. ( Limnochares. ) Bouche à suçoir court, à peine saillant. Point de man- dibules. Deux palpes courbés, pointus au Sommet ; dé- pourvus d'appendice. Corps ovale , déprimé. Huit pattes; les quatre posté- rieures écartées. Os rostro brevi, vix prominulo. Mandibulæ nulle. Palpi duo incurvati, apice acuti : appendice nullo. Corpus ovale, depressum, Pedes octo : posticis qualuor remous. SANS VERTÈDRES. G7 OBSERVATIONS. Les limnochares, ayant la bouche plus imparfaite ou moins avancée en développemens que celle des hydrachnes : emblent rentrer dans le voisinage des smaris. Ils sont , comme ces derniers, sans mandibules et munis de palpes ke ee mais ils sont aquatiques. ESPECES. æ. Limnochare satiné. ZLimnochares holosericea. L. corpore ovato rugoso molli; oculis duobus nigris. Lat. - ÆAcarus aquaticus. Lin. Trombidium aquaticum. Fab. Tique rouge satinée aquatique. Geoff. 2. p. 625.,n.o 8, Limnochares holosericea. Latr. gen. 1. p. 160. Hydrachna impressa ejusd. hist, nat., etc. , 8. p. 36, pl. 6r; M: Habite en Europe, dans les eaux stagnantes des marais. Il a les pattes courtes , et des points enfoncés sur le corps. a. Limnochare mollasse. Limnochares flaccida. L. corpore sanguineo flaccido mutabili ; pedibus longis : posleriortbus longioribus. Trombidium aquaticum. Herm. apterol. p. 35. pl. 1. f. 11, Habite en Europe, dans les eaux stagnantes, LES PHALANGIDES. Bouche munie de mandibules très-apparentes et cou dées ou composées de deux ou trois pièces : la der= nière étant toujours didactyle ou en pince. Comme les acarides , les phalangides ont le tronc et l'abdomen confondus en une seule masse, et leur tête y est intimement réunie, Mais toutes les phalangides ont des mandibules , et ces parties de Jeur bouche, au lieu d’être L 68 ANIMAUX sans articulations ou d’une seule pièce comme celles de certaines acarides, sont coudées ou composées de deux ou trois pièces, dont la dernière est toujours didactyle ou en pince. Ces mêmes mandibules sont, tantôt saillantes au devant du tronc , et tantôt ne forment point de saillie. à | Les phalangides ont deux palpes filiformes, de cinq articles, doni le dernier se termine par un petit onglet; deux mâchoires formées par un prolongement de l'article infé- - rieur des palpes ; souvent aussi quatre mâchoires de plus, qui sont le produit d'une dilatation de la hanche des deux premières paires de pattes ; une lèvre inférieure avec un double pharinx. Ces arachnides ont deux yeux distincts ; le corps ar- rondi ou cvale avec des apparences d’anneaux ou de plis sur l'abdomen, au moins en dessous; leurs organes sexuels placés sous la bouche ; et toujours huit pattes souvent très-longues. La plupart de ces animaux sont agi- les, vivent à terre sur les plantes ou au bas des arbres, etquelques-uns se cachent sous les pierres. On les divise de la manière suivante. (1) Mandibules non saillantes. Trogule. (2) Mandibules saillantes. Ciron. Faucheur. TROGULE. (Trogulus. ) Bouche cachée sous un capuchon en saillie antérieure- ment. Deux mandibules coudées, biarticulées , courtes , SANS VERTÈBRES. (6e) chélifères an sommet. Palpes filiformes. Deux yeux pres- que sessiles , dorsaux, un peu écartés. Corps ovale-elliptique , aplati. Huit pattes. Os sub cucullo anticè prominente textum. Mandibulæ duæ breves , geniculatæ, biarticulatæ, apice chelatæ. Palpi fiiformes. Oculi duo subsessiles, dorsales , re- motiusculi. Corpus ovato-ellipticum , depressum. Pedes octo. OBSERVATIONS. Le srogule , type d’un genre établi par M. Latreille et dont on ne connaît encore qu’une espèce , est remarquable par l'extrémité antérieure du corps qui s’'avance sous la forme d’un capuchon, et recouvre ou reçoit dans sa cavité les différentes parties de la bouche. Ce capuchon , un peu étroit , s’avance comme un bec obtus ou tronqué. ESPECE. 1. Trogule népiforme. Trogulus nepæformis. Lat. gen. r. p. 141. tab.6.f.1. Phalangium tricarinatum. Lin. : Phalangium carinatum. Fab. syst. 2.p.43r. Habite le midi de la France, l'Espagne, sous les picrres. CIRON. (Siro.) Bouche à découvert. Deux mandibules gréles, biar- ticulées, saillantes, presque de la longueur du corps, en pince au sommet. Deux palpes très-grèles, saillans , à cinq articles. Deux yeux écartés , tantôt pédonculés, tan- tt sessiles. Corps ovale. Huit pattes. Os detectum. Mandibulæ duæ graciles , biarticu- 70 ANIMAUX latæ , exsertæ , longitudine ferè corporis, apice che- latæ. Palpi duo gracillimi , exserti, quinquearticulati. Oculi duo inter se distantes , modd pedunculo impo- sitt , mod sessiles. À Corpus ovatum. Pedes octo. OBSERVATIONS. Les cirons, comme les trogules, appartiennent sans doute aux phalangides, puisque leurs mandibules sont biar- ticulées ; néanmoins par la forme de leur corps et par leur petite taille, en général, même par leurs pattes de longueur médiocre , ils semblent tenir encore aux acarides. Les man- dibules et les palpes très-longs des cirons les distinguent facilement des trogules. Ils ont deux mâchoires étroites, ESPÈCES. 1. Ciron rougeître. Siro rubens. S. pallidë ruber ; pedibus dilutioribus breviusculise Siro rubens. Latr. gen. r. p. 143. tab. 6. f. 2. Ejusd, hist. nat., etc., vol. 7. p. 329. Habite en France, au pied des arbres, entre les mousses. ÆCiron crassipède. Siro crassipes. S. castaneus ; pedibus secundi paris crassioribus. Acarus crassipes. Herm. apterol. p. So. pl. 3. f. G. et pl. 9. fie | Habite en Europe, entre les mousses. ë. Ciron testudinaire. $Siro testudinarius. S. castaneus , depressus ; pedibus primi paris longissimis. ÆAcarus testudinarius. Herm.apter. p. 80.pl.g.f.r. Habite en Allemagne, sous le lichen d’Islande. |: FAUCGHEUR. (Phalangium) Deux mandibules grêles, coudées, saillantes, plus cour- tes quele corps, en pince au sommet. Deux palpes fili- SANS VERTÈBRES. 71 formes, simples , de cinq articles : le dernier en cro- chet. Plusieurs paires de mâchoires. Deux yeux posés sur un tubercule commun. Corps suborbiculaire, à tête, corselet et abdomen réunis, à peine distincts. Huit pattes grêles et fort longues. Mandibulæ duæ graciles, fractæ , exsertæ, cor- pore breviores , apice chelatæ. Palpi duo filiformes , simplices, quinque articulati : articulo ultimo UCI nato. Maxillæ pluribus paribus. Oculi duo dorsales tuberculo communi impositi. Corpus suborbiculare : capite thorace abdomine- que coadunatis , vix distinctis. Pedes octo graciles , prælongr. OBSERVATIONS, Par leur aspect, les faucheurs rappellent l'idée des arai- gnces, et en ont toujours été rapprochés ; mais on les en distingue facilement, d’abord par leur corps subglobuleux ou orbiculaire, et parce que leur corselet n’est point séparé de l'abdomen d'une manière distincte. Ils n’ont d’ailleurs que deux yeux qui sont fort rapprochés et élevés sur un tu- bercule qui semble dorsal. Leurs pattes , longues et greles, donnent encore des signes d'irritabilité quelque temps apres qu'on les a arrachées, Ils ont, en général, leurs tarses grêles et multiarticulés. Les faucheuys ne filent point, vivent de proie, et se rencontrent par terre , sur les plantes et sur les murs. ESPÈCES. 1. Faucheur des murailles. Phalangium opilio. Ph. corpore ovalo , griseo-rufescente, subtüs albo; tuber- culo oculifero spinulis coronato. 72 : ANIMAUX Plhalangium cornutum. Lin. Fab. syst. 2. p. 430, ( mas. ) Phalangium opilio. Lin. Fab. syst.2. p. 429 (/emina.). Phalangium opilio. Lat. gen. 1 p.13. Le faucheur. Geoff. 2. p. G27. pl. 20. f. 6. n. o. mas, p. femina. Habite en Europe. Fort commun. 2. Faucheur rond, Phalangium rotundum. Ph. corpore orbiculato-ovali, suprà rufescente ; tuberculo ocultfero lœvt. Phalangium rotundum. Lat. gen. 1. p. 139. Phalangium rufum. Herm. aptérol. p. 109. pl. 8. f. r. Habite en France, dans les bois , les lieux coaverts. 3. Faucheur à quatre dents. Phalangium quadriden- talum. Ph. corpore ovali, depresso, obscurè cinereo; tuberculo oculifero bast tantüm spinoso. Phalangium quadridentatum. Fab. suppl. p: 293. Phalangium quadridentatum. Lai. gen. 1. p. 140. Habite en France, sous les pierres. Etc, LES PYGNOGONIDES. c@ Corps allongé, partagé en quatre segmens distincts, Huit pattes pour la locomotion dans les deux sexes ; en outre, dans les femelles, deux fausses pattes pour porter les œufs. Quatre yeux lisses, situés sur ur tubercule. Les pycnogonides forment, parmi les arachnides exantennées trachéales , une petite famille très-singulière, qui tient d’une part aux faucheurs avec lesquels Linné l'avait réunie, et de l'autre, qui semble se rapprocher, par es rapports, de certains crustacés, tels que les cyames et les chevroles. Effectivement, au lieu d’être intermédiaires entre les faucheurs et les faux-scorpions, . SANS VERTÈBRES. 73 les pycnogonides nous paraissént présenter un rameau la- téral, avoisinant les faucheurs , ‘et qui se dirige vers les crustacés qui viennent d’être cités; mais il ne s'ensuit pas que ce soit de ce rameau que les crustacés tirent leur origine. ‘ Ges singulières arachnides vivent dans la mer. Leur corps est allongé, linéaire, divisé en quatre segmens distincts | dont le premier, qui tient lieu de tête, se ter- mine par une bouche tubulaire avancée , ayant au moins des palpes et souvent aussi des mandibules. Ce premier segment offre sur le dos un tubercule portant, de cha- que côté, deux yeux lisses. Le dernier segment du corps est petit, et se termine en cylindre percé d’un petit trou à son extrémité. Comme ces animaux n'offrent point de stigmates particuliers , c'est probablement par l'extré- mité postérieure du corps qu'ils respirent. Les pycnogonides se trouvent parmi les plantes ma- rines, quelquefois sous les pierres près des rivages, quelquefois aussi sur des cétacés. On n’en connaît encore ue les trois genres suivans. q $ NYMPHON. ( Nymphum.) Bouche ayant un tube avancé, cylindracé - conique, wonqué, à ouverture triangulaire. Deux mandibules biar- ticulées , terminées en pince. Deux palpes à cinq articles, Quatre yeux. Corps étroit, linéaire , divisé en quatre segmens. Huit pattes très-longues, dans les mâles; dix pattes dans les femelles, dont deux fausses et ovifères. 74. ANIMAUX Os tubo porrecto, cylirndraceo - conico , truncato ; aperturd tringulari. Mandibulæ duæ biarticulatæ , apice chelatæ , ad basim tubi. Palpi duo, quinquear- - ticulati. Oculi quatuor. Corpus angustum , lineare , segmentis quatuor. divi- sum. Pedes longissimi : octo in masculis, decem in Jeminis, quorum duo spurü, oviferti. OBSERVATIONS. Quelque singulière que soit la forme des zymphons, ce sont de véritables arachnides, ayant de l’analogie avec les faucheurs , ce qu’indiquent leurs yeux lisses, posés sur . . un tubercule commun. Comme ces animaux ont des pattes trés-longues et sont aquatiques, leurs mouvemens ne peu- vent être que fort lents. : ' es ESPECE. 1. Nymphon grossipède. Nymphum grossipes. IN. corpore glabro ; pedibus longissimis. Lat. Phalangium grossipes. Lin.* INymphum grossipes. Fab. syst. ent. 4. p. 417. Pycnogonum grossipes. Mull. zool. dan. tab. 119. f. 5—g. Oh. Fab. F'auna groënl. p. 229. Nymphon grossipède. Lat. hist. nat., etc., 7. p. 333. pl. 65. EE R Habite la mer de Norwége. Ozserv. Le nymphum gracile, Leach. arach. cephalost. pl. 23, et sôn ammothea caroliniensis, ibid. paraissent deux espèces de notre genre. cl PHOXICHLE. ( Phoxichilus. ) Bouche ayant un tube avancé , subeonique, et à deux wmandibules, soit en griffes, soit didactyles. Point de palpes. Quatre veux lisses. SANS VERTÈBRES. 75 Corps sublinéaire , divisé en quatre segmens. Huit pat- tes très-longues dans les deux sexes. Dans les femelles » deux petites pattes de plus, repliées en dessous. Os tubo porrecio, subconico, mandibulisque dua- bus vel uniungulatis, vel chelatis. Palpi null. Ocule quatuor simplices. Corpus sublineare , segmentis quatuor divisum. Pe- des octo longissimi in utroque sexu; duo prœtereù parvuli spuri subtùs inflexi in feminis. OBSERVATIONS. Les phoxichles ne paraissent différer des nymphons que parce qu’ils n'ont point de palpes. Ils ont aussi leurs pattes locomotrices fort longues ; mais dans les espèces observées, ces patles sont hérissées de poils ou de spinules. Dans une espèce, peut-être ce qu’on nomme des mandibules ne sont que des palpes ; dans ce cas, les phoxichles offriraient , soit des palpes sans mandibules, soit des mandibules sans palpes, et leur genre serait toujours distinct. ESPECES. 1. Phoxichle spinipède., Phoxichilus spinipes. ee Ph. corpore glabro ; manduhulis biarticulatis cheliferis ; pe dibus longissimis spinosis. à Pycnogonum spinipes. Oth. Fab. Z'auna groënl. p. 232. Phalangium aculeatum. Montag. act. soc. Linn. 9. p. 100. tab. 5. f.8. j An nymphum hirtum ? Fab. syst. ent. 4. p. 417, Habite la mer de Norwège , près des rivages. Cette espèce pa- rait avoir de véritables mandibules sans palpes, 2. Phoxichle monodactyle. Phoxichilus monodacty. Ph. corpore glabro ; mandibulis articulatis ungulo unico lerminatis ; pedibus longis spinosis. 76 ANIMAUX Phalangium spinosum. Mont. act. soc. Linn. 9. p. 1or. tab. ° 9. fur Habite l'Océan boréal. Les mandibulesici ont plus de deux ar- ticles, ne sont point en pince, et semblent palpiformes. , Cene peut être un des nymphum de Fabricius , d'aprés son caractère générique. PYCNOGONON. (Pycnogonum.) Bouche à tube simple, conique, tronqué, avancé ; n'ayant ni mandibules, ni palpes distincts. Quatre yeux lisses, rapprochés. Corps allongé, un peu épais, rétréei postérieurement, divisé en quatre segmens : le dernier plus allongé. Huit pattes pour la locomotion, à peine plus longues que le corps. Os tubulo simplici conico truncato porrecto ; man- dibulis palpisque nullis distinctis. Oculi quatuor sim- plices congesti. Corpus elongatum , crassiusculum ; posticè angus- tatum , segmentis quatuor divisum : ultimo longiore. Pedes octo gressorü , corpore vix longiores. OBSERVATIONS. Le pycrogonon, qu'on a d'abord regarde comme un pou, que Linné ensuite a rangé parmi ses phelangium ; ressemble au cyame par son aspect et apparlient néanmoins aux pycnogonides parmi lesquelles il constitue up genre très- distinct. ESPECE. 1. Pycnogonon des baleines. Pycrogonum balænarum. Fab. ent. syst. 4. p. 416. Latr. gen. 1. p. 144. Mull. zocl. dan, 119. 10—12. féeminæ SANS VERTÈBRES. 77 Leach. arachn. cephalost. pl. 23. Phalangium balænarum. Lin. | Habite l'Océan Européen, près des côtes, sous les pierres; et se trouve sur les baleines, ' LES FAUX-SCORPIONS. «Le dessus du corps partagé en trois segmens , dont l’antérieur est plus grand et en forme de corselet. Abdomen très-distinct et annelé. Deux mandibules en pince. Deux palpes très-grands , en forme, soit de pattes, soit de bras chélifères. Les faux-scorpions tiennent autant aux phalangides que les pycnogonides ; mais ils continuent la série, et semblent, par leurs grands palpes, annoncer le voisi- nage des pédipalpes dont les scorpions font partie. Les arachnides, dont il s’agit, se distinguent facilement des phalangides , parce qu'elles ont l'abdomen bien dis- tinct du corselet. Elles n’ont point, comme les pycnogo- nides , le corps linéaire, partagé en quatre segmens, et deux fausses pattes dans les femelles. Leurs yeux sont au nombre de deux ou de quatre. Ces animaux sont terrestres, courent avec agilité, et ont la morsure venimeuse, ou au moins malfaisante. On n’en connaît que les deux genres suivans. GALÉODE. ( Galeodes.) + Deux mandibules très - grandes, avancées, droites, terminées par de grandes pinces. Deux palpes filiformes, pédiformes, plus longs que les mandibules , obtus et sans 78 ANIMAUX crochets à leur extrémité. Deux mâchoires. Lévre infé- rieure ou langue sternale un peu saïllante entre les mà- choires. Deux yeux sur un tubercule da corselet. Corps oblong, mou, velu. Abdomen distinct. Huit pattes : les deux antérieures sans crochets. Mandibulæ duæ maximæ , porrectæ , subparalle- læ , chelis validissimis terminatæ. Palpi duo. filifor-. mes , pediformes , mandibulis longiores , apice obtust exungulati. Maxille due. Labium ( lingua sternalis,, Sav.) inter maxillas subexsertum. Oculi duo thoracis tubercula impositi. À Corpus oblongum , molle , villosum; abdomine dis- üncto. Pedes octo : duobus anticis apice muticis. OBSERVATIONS. ": Le genre des galéodes , établi par Olivier , embrasse des arachnides fort remarquables par les deux mandibules grandes et épaisses qui s'avancent antérieurement , ét par leurs palpes qui ressemblent à des pattes antérieures.@A l'aspect de ces animaux, on leur attribuerait dix pattes ;, dont les quatre antérieures seraient sans crochets; mais les deux prétendues pattes antérieures sont de véritables palpes, La pince qui termine chaque mandibule est formée de deux doigts corniés, dentés au côté interne. Les pattes de ces animaux sont longues , un peu grèles, et, sauf la première paire , leur tarse est terminé par deux crochets. On observe un stigmate de chaque côté du corps, près de la seconde paire de pattes. Les galéodes effrayent par leur figure hideuse ét surtout par leur vivacité à courir ; il est probable que leur morsure est très-venimeuse. On les trouve dans les lieux sablonneux des pays chauds de l'ancien continent, SANS VERTÈBRES: 79 ESPECES. 1, Galéode aranéoïde. Galeodes araneoides. G villosus , cinereo-flavescens ; abdomine glabro: Phalangium araneoides. Pall. Spicil. zool. fasc. 9. p. 37.tab. 3. f. 7 —0. ! Galéode aranéoïde. Oliv. Encyel. n.0 1. Latr. gen. 1. p. 135.et hist nat, etc., vol. 7. p. 313. pl. 65, LT. Solpuga araneoïdes. Fab. syst. ent. suppl, p. 294. Habite le Cap de Bonne-Espérance, et dans le Levant. On la dit très-venimeuse. ; 2. Galéode fatale. Galeodes fatalis. G. helis horisontalibus ; abdomine depresso villoso. Solpuga fatalis. Fab. syst. ent. suppl. p. 293. Herbst. monogr. solpstab. 1. f. 1. Habite au Bengale. 3, Galéode chélicorne. Galeodes chelicornis. G. chelis verticalibus cirrhiferis ; abdomine lanceolato vil. losissimo. Solpuga chelicornis. Fab. syst. ent. p. 294. Herbst. monogr. solp. tab. 2. f. 1. An galeodes setigera ? Oliv. Encycl. n.o 2. Habite l’île d'Amboine. PINCE. ( Chelifer. Mandibules courtes , didactyles au sommet. Deux pal- pes très-longs, à cinq articles, coudés, en forme de bras, chélifères à leur extrémité. Deux mâchoires conni- ventes. Deux ou quatre yeux placés sur les côtés du cor- selet. Corps ovale, rétréci en pointe antérieurement , aplati, ayant l'abdomen annelé. Huit pattes, à tarses terminés par deux crochets, 80 ANIMAUX Mandibulæ breves, apice didactylæ. Palpi duo lon- gissimi, quinque articulati, fracti, brachüformes , apice cheliferi. Maxille duæ conniventes. Oculi duo aut quatuor thoracis lateribus inserti. Corpus obatum , anticè angustato-acutum , depres- sum; abdomine annulato. Pedes octo , tarsis biung latis. OBSERVATIONS. Les pinces sont de petites arachnides que l’on placerait parmi les pédipalpes , si elles respiraient par des branchies. On les prendrait pour de petits scorpions sans queue, ayant, comme les scorpions , deux grands bras avancés , terminés en pince. Ces pelites arachnides courent assez vite, et souvent vont de côté ou.à reculons comme les crabes. On les trouve sur les pierres, les ecorces d’arbres et dans les maisons, entre les vieux papiers, les vieux meu- bles où elles se nourrissent d'insectes. ESPECES. 1. Pince cancroïde. Chelifer cancroides. Ch. thorace lined transvers& impressd bipartito ; abdomine glabro. Phalangium cancroïides. Lin. Chelifer. Geoff. 2. p. 618. n.0 1. Lat. gen. 1. p. 132. Lat. hist. nat., etc. 9. p.141. pl. 6r. f. 2. Scorpio cancroides. Fab. syst.ent. 2. p. 436. Habite en Europe, dans les maisons, etc. Espèce commune. 2. Pince fasciée. Chelfer fasciatus. Ch. thorace lined transversé subdiviso; abdomine pilis spa- tulatis transversè fasciato ; chelis basi turgidis. Chelifer fasciatus. Leach. arachn. :cephalost. pl. 23 . Scorpio hispidus. Natur. hist. 5. tab. 5. /9. F. Habite en Europe. . Pince cimicoïde. Chelfer a rodes. Ch. thorace line transversé diviso; brachiis mediocribus chelis ovatis. SANS VERTÈPBRES. PR: : Scorpio cimicoides. Fab. syst. ent. 2. p. 4364 Herm. apterol. pl. 7. f.0. Chelifer cimicoides. Latr. gen. 1. p. 133. Habite en Europe, sous les pierres , les écorces. Etc. Voyez l’obisium trombidioïdes. TLeach. arach. ceplia= lost. pl 23. Voyez aussi le chelifer trombidioides. Latr. gen. 1. p. 133. ORDRE TROISIÈME. ARACHNIDES EXANTENNÉES-BRANCHIALES. Point d'antennes. Des poches branchiales pour la res- piration. Six à huit yeux lisses. Dans les arachnides de cet ordre, l’organisation a obtenu un avancement bien plus grand encore que dans celles des ordres précédens , et la différence est si grande que l’on pourrait être tenté d'en former une classe. En effet, non-seulement ces animaux respirent par de vérita- bles branchies , et n’offrent plus de trachées sous quelque forme que ce soit ; mais ils possèdent un système de cir« culation déja éminemment ébauché , puisqu'on leur ob« serve un cœur allongé , dorsal et contractile, d’où partent, de chaque côté , des vaisseaux divers. Deux à huit ouvertures stigmatiformes, situées sous le ventre de l'animal, donnent entrée au fluide réspira- toire, qui pénètre dans autant de petites poches particua lières ; et comme les parois intérieures de ces poches sont munies de petites lames saillantes et vasculifères, le sang y vient recevoir l'influence de la respiration, Ce sont-là les branchies de ces arachnides, et l’on sait que le propre de cet organe respiratoire , partout si diversifié dans sas Tom. F. 6 82 ANIMAUX forme, est de pouvoir s’accommoder à respirer, soit l’eau, soit l'air même. La bouche des arachnides exantennées - branchiales offre toujours deux mandibules, deux mâchoires, deux palpes ét une lèvre. Leur tête se confond avec la partie antérieure du tronc , et leurs pattes sont au nombre de huit. Ces animaux vivent de proie , ont un aspect hideux, et leur morsure ou leur piqüre, toujours plus ou moins malfaisante, est, dans certaines espèces, surtout dans les pays chauds, susceptible de produire des accidens graves. On divise cet ordre en deux sections, qui constituent deux familles particulières, savoir: J.ere Secr. Les pédipalpes ou les scorpionides. Ile Secr. Les fileuses ou les aranéides. PREMIÈRE SECTION. LES PÉDIPALPES ov SCORPIONIDES. Deux palpes très-grands , en forme de bras avancés , terminés en pince ou en griffe. Abdomen à anneaux distincts , dépourvu de filière. Organes sexuels situés à la base du ventre. Les pédipalpes ont été aussi nommés scorpionides , parce qu'ils comprennent le genre des scorpions et qu’ils y tiennent par plusieurs rapports. Ces arachnides, fort remarquables par leurs grands palpes qui s'avancent < SANS VERTÈBRES, 83 en forme de bras, paraissent avoisiner les aranéides par leurs rapports ; mais elles s'en distinguent toutes parce que leurs palpes ne portent jamais les organes sexuels mâles , qu’elles ne filent point, qu’elles manquent effec- tivement de filière; enfin , parce que leur abdomen est distinctement annelé. Comme elles ont plus de quatre yeux, on ne les confondra point avec les faux-scorpions qui ont, comme elles , des palpes grands et avancés. Ces arachnides sont très-suspectes, et l’on a lieu de craindre leur morsure ou leur piqüre. Parmi elles, on distingue les genres scorpion , théliphone et phryné : en voici l'exposition. e SCORPIO N. (Scorpio. ) Deux palpes grands, épais, en forme de bras; à dera nier article plus épais et en pince. Mandibules courtes, droites et aussi en pince. Mäâchoires courtes, arrondies. Six ou huit yeux. Corps oblong , divisé en plusieurs segmens, et muni postérieurement d’une queue allongée , noueuse, termi- née par un aiguillon arqué. Deux lames pectinées et mo- biles, insérées sous le ventre à la base de l'abdomen, Huit stigmates : quatre de chaque côté. Huit pattes. Palpi duo magni ,; Crassi, brachia æmulantes = articulo ultimo crassiore, chelato. Mandibulæ breves , rectæ, chelatæ. Maxillæ breves , rotundatæ. Oculi sex aut octo. Corpus oblongum , segmentis pluribus divisum , pos- ticè caudatum : caud& elongat&, nodosd , aculeo ar- cuato terminatd. Laminæ duæ pectinatæ , mobiles , in= 84 ANIMAUX fra basim abdominis insertæ. Stigmata octo: utrinque quatuor. Pedes octo. OBSERVATIONS. Aucun genre n’est plus remarquable que celui des scor: pions ; les espèces qu’il comprend, sont aux autres arach- nides branchiales, ce que les écrevisses sont par leur figure aux crustacés brachiures. Aussi, de même que les aranéides ou les arachnides fileuses rappellent la figure des crabes, de même les scorpions rappellent, en quelque sorte, celle des écrevisses. Néanmoins, les scorpions sont des animaux hi- deux , toujours à craindre, dangereux, surtout dans les climats très-hauds, par la piqûre qu’ils peuvent faire avec l'aiguillon dont leur queue est armée. En effet, on observe sous l'extrémité de cet aiguillon deux petits trous servant d’issue à une liqueur venimeuse. Les scorpions ont le corps allongé ; le corselet composé de quelques plaques dont l’antérieure , plus grande , estéchan- crée antérieurement ; l'abdomen annelé; la queue plus longue et plus étroite que l’abdomen. Leurs yeux sont si- tués de manière qu'il y en a deux ou trois de chaque côté surle bord antérieur du corselet, et deux plus gros que les autres, rapprochés et placés sur le milieu de ce corselet. Les deux peignes , situés près de la naissance du ventre, varient dans le nombre de leurs dents, selon les espèces. Ces animaux sont très-carnassiers, saisissent avec leurs serres les cloportes et les insectes qu'ils rencontrent, les piquent avec l’aiguillon de leur queue, et les font passer entre leurs mandibules pour les dévorer. On les trouve à terre, sous les pierres ou d'autres corps et dans l’intérieur des maisons, se cachant sous des meubles, et fuyant la lumière. On n’en voit point dans les pays froids de l'Eu- rope, mais seulement dans ses régions australes, et en Afrique , etc. SANS VERTÈBRES. 85 ESRECES. #. Scorpion d'Afrique. Scorpio afer. S. nigricans ; pectinibus tredecimdentatis ; manibus subà. cordatis scabris pilosis ; ocults octo. ( Scorpio afer. Lin. Fab. syst. ent. 2. p. 434. Roes. ins. 3. tab. 6ÿ, Séba , mus. 1.1. 70. f. 1. 4. Latr. hist, nat., etc. , vol. 7. p. 120. pl. 6o. f. 1. Habite en Afrique et dansles Grandes Indes. C’est la plus grande des espèces. 2. Scorpion d'Europe. np Europæus. 5. fuscus ; pectinibus novem dentatis ; manibus angulalis; oculis sex. Scorpio europœus. Lin. Fab, syst. 2. p. 435. Latr. gen. 1. p. 130. Herbst. naturg. skorp. tab. 3. f. 1—2. Habiie l’Europe australe. 3. Scorpion jaunâtre. Scorpio occitanus. S. flavescens ; peclinibus viginti octo dentibus; caudé cor: porelongiore , lineis elevatis instructa. Scor ccitanus. Amor. Latr. gen. 1. p. 132. é:" tunetanus. Herbst. nat. skorp. t. 3. f. 3. abite l’Europe australe, Espagne, la Barbarie. Il n’a que six yeux. 4. Scorpion à bandes. Scorpio fasciatus. S. abbreviatus ; dorso fasciis albis fuscisque variegato; pec- tinibus octodentatis ; oculis septem; caudaà gracili, ab- domine breviore. Habite aux environs de Cette, en Languedoc. Cette espèce, bien distincte du Scorpion d'Europe, semble avoir des rapports avec le $, maurus de Fabricius. L'animal a trois petits yeuxen ligne transverse sur le milieu du corselet, et deux de chaqne côté. Son dos présenta quatorze Bândes. transver : ses, les unes très - brunes , etles autres blanches ; celles- ci sont un peu moins larges. Le corps est blanchätre en des» sous ; chaque peigne a huit dents, L£ Etc. 86 < ANIMAUX THÉLYPHONE. (Thelyphonus. ) Deux palpes en forme de bras, plus courts que les pattes, terminés en pince. Mandibulesécailleuses, en pince. Deux mächoires couniventes. Huit yeux. Corps oblong ; corselet ovale; #bdomen annelé, ter- miné postérieurement par une soje articulée, et caudi- forme. Huit pattes. Palpi duo brachia œmulantes , pedibus breviores , apice chelati. Mandibulæ corneæ, didaetylæ. Maxillæ duæ conniventes. Oculi octo. is Corpus oblongum; thorax ovatus ; abdomen annu- datum , posticè set& caudiformi articulat& terminatum. Pedes octo. OBSERVATIONS. Quelques rapports qu’aient les s4é/yphones ayec les scor= pions, ce sont des arachnides fort différentes: lles n’ont point de lames pectinées sous le ventre, point d’aigüllon à l'extrémité de leur filet caudiforme. Ces animaux semblent former une transition des scorpions aux phrynés. Leurs yeux sont disposés en trois paquets ; leurs pattes antérieures sont longues, menues, tentaculaires. ESPECE. 1. Thélyphone proscorpion. 7 RER RRONES proscorpio. Phalangium caudatum. Lin. Pall, spi@il. zool. fase. 9. p. 30. tab. 3. £. 1 —2. T'arantula caudata. Fab. syst. 2. p. 433. Thelyphonus proscorpio. Latx. gen. 1. p. 130. Ejusd. hist. nat., etc. , 7, p. 132. pl, 60. f. 4. Habite aux Indes orientales. SANS VERTÈBRES. 87 AVota. M. Latreille pense que le thélyphone des Antilles, et que l’on nomme le vinaïgrier à la Martinique, parce qu’il répand une odeur acide, est une espèce particulière Voyez le journal de Physique, juin 1577. PHRYNÉ. (Phrynus.) Deux palpes fort longs , épineux, onguiculés à leur sommet. Mandibules courtes , droites, didactyles. Deux mâchoires divergentes. Lèvre inférieure avancée, four- chue au sommet. Huit yeux. Corps oblong, déprimé. Corselet réniforme. Abdo- men presque pédiculé. Huit pattes : les deux antérieures filiformes. Palpi duo prœlongi , spinulosi, apice unguiculatr. Mandibulæ breves , rectæ, didactylæ. Maxille duœæ divaricatæ. Labium porrectum , apice fureato. Oculi octo. Corpus oblongum , depressum. Thorax reniformis. Abdomen subpediculatum. Pedes octo : duobus anti- cis fihformibus. OBSERVATIONS. On sent que les phrynés avoisinent de très-près les ara- néides. Elles ont, comme ces dernières , l’abdomen bien séparé du corselet et même presque pédiculé; enfin elles n’ont plus les palpes chélifères. Néanmoins elles ont encore les mandibules didactyles, et leur abdomen est annelé trans- versalement. Leur défaut de queue et leurs palpes les distin- guent des scorpions et des thélyphones, Ces arachnides ont la tête confondue avec le corselet, le corps glabre, les palpes coudés, les yeux disposés en trois paquets; elles sont probablement très-venimeuses. 88 ANIMAUX ESPÈCES. :. Phryné réniforme. Phrynus reniformus. Ph. palpis spinoso-serratis, corporis longitudine; pedibus anticis longissimis , filiformibus. Phalangium reniforme. Lin. Pall. Spicil. zool, fasc. 9. p. 33. ab F3 4 Tarantula reniformis. Fab. syst. 2. p. 432. Phrynus reniformis. Lat. gen. 1.p+ 129. Habite l'Amérique méridionale, les Antilles: 2. Phryné lunulée. Phrynus lunatus. Ph. palpis corpore subtriplo longioribus , apice spinosis ; thorace lunato. Phalangium lunatum. Pallas, Spicil. zool. fase. 9. p. 35. tab. 3. f. 5—6. Tarantula lunata. Fab. p. 433. Phrynus lunatus. Latr. gen. 1. p. 128. ÆEjusd. hist. nat. etc., 7. p. 136, pl.6r.f.r. Habite Les Indes orientales, et peut-être aussi l'Amérique. Etc. DEUXIÈME SECTION. LES ARANÉIDES ou ARACHNIDES FILEUSES. Palpes simples, en forme de petites pattes : ceux du ‘ mdle portant les organes fécondateurs. Mandibules terminées par un crochet mobile. Abdomen sans an- neaux , ayant quatre à six filières à l'anus. 3: 4Y Les aranéides , fort nombreuses et diversifiées, cons- tituent la dernière famille de la classe des arachnides. Elles nous paraissent les plus perfectionnées de cette classe, les plus éminemment distinctes; et quoiqu’elles se terminent en cul-de-sae , n'cffrant aucune transition SANS VERTÈBRES. 89 à d’autres classes, elles ont un rapport remarquable avec les crustacés , dans leurs organes sexuels toujours doubles sur les individus, quoique, néanmoins, ceux-ci ne soient munis que d’un seul sexe. Leurs organesfespiratoires ré- duits à un petit nombre de poches branchiales [ deux seulement | montrent en cela un perfectionnement qui ne peut être le propre de ceux qui sont plus nombreux. Ces arachnides sont distinguées des scorpionides ou pédipalpes, parce qu’elles n’ont ni palpes ni mandibules chélifères ; que leurs palpes , quoique saillans , sont plus courts que les pattes , et qu’ils sont filiformes, ressem- blant à deux petites pattes antérieures ; que leurs man- dibules sont terminées chacune par un crochet mobile que l'animal replie, soit transversalement sur le bord an- térieur et souvent denté de la mandibule, soit au-dessous ; enfin, parce que, sous l'extrémité supérieure de ce cro- chet, on aperçoit une petite ouverture pour la sortie du venin. Ce qui , en outre, caractérise singulièrement les ara- néides, c’est d’avoir près de l'anus en dessous, quatre à six mamelons qui sont autant de filières par où l'animal fait sortir des fils d'une ténuité extraordinaire et qui lui servent, soit à envelopper ses œufs , Soit à tapisser sa de- meure, soit à former des toiles pour tendre des piéges aux insectes , etsouvent pour se suspendre, Les aranéides ont le corps divisé en deux parties : 1.° en tronc ou corselet qui est inarticulé , porte six à huit yeux lisses, et avec lequel la tête est confondue ; 2.0 en un abdomen fixé à la partie postérieure du tronc par un petit pédicule. Cet abdomen est, en général, mou , tandis que le tronc est plus ferme et presque crus- tacé ; il est ordinairement sans anneaux, ou n'offre que 90 ANIMAUX des plis. La disposition des yeux, selon les races, varie beaucoup et peut servir avantageusement pour établir des divisions dans cette famille. On a employé cette considé- ration , ainsi quéféelle des diverses sortes de toiles que font un grand nombre de ces animaux. Il n'est pas vrai, comme on l'a cru, que ce soit à des aranéides que soient dues ces masses toujours tom- bantes de fils très-blancs, nommés vulgairement coton de la vierge, qu'on aperçoit dans l'atmosphère unique- ment dans les beaux jours, où un ciel très-elair succède à un brouillard. J'en ai établi les preuves, dans mes ouvrages, par des observations et des faits qui ne peuvent laisser de doute à cet égard. Nous avons dit que les organes sexuels étaient doubles dans chaque sexe. Effectivement, ceux du mâle sont si- tués à l'extrémité des palpes, y formentun bouton ou un renflement en massue, etsont renfermés dans uné ca- vité du dernier article de chaque palpe. Ceux de la fe- melle sont pareillement doubles, maïs rapprochés ; ils sont placés près de la base du ventre, entre . :s organes respiratoires , et y offrent, pour ouverture au dehors, deux conduits tubuleux, cachés dans une fente trans- verse. Quant aux organes respiratoires des aranéides, ils con- sistent en deux poches branchiales situées de chaque cdté près de la base du ventre, et dans lesquelles sont de pe- tites lames en saillie et adhérentes aux parois de ces po- ches. Leur ouverture forme en dessous deux stigmates recouverts, la membrane qui les recouvre laissant une fente transverse pour le passage de Fair. Ces poches ne peuvent être considérées comme des poumons : leur ca- ractère ne le permet pas. Elles sont analogues à la poche SANS VERTÈBRES. (SES unique et respiratoire de certains mollusques trachélipo- des qui ne respirent que l’eau. Les aranéides sont toutes très-carnassières, sucent avec leur bouche et à l’aide de leurs mâchoires, les insectes qu’elles peuvent saisir, les retiennent et les tuent avec les crochets de leurs mandibules. Elles sont presque toutes terrestres, courent, la plupart, avec agilité, ont une phy- sionomie repoussante , et sont plus ou moins venimeuses. Comme cette famille est extrêmement nombreuse en races diverses, qu’elle offre des caractères assez multipliés et de différens ordres , on a beaucoup varié dans la ma- nière d'y former des divisions. On n’en formait d’abord qu'un seul genre sous le nom d’aruignée, et tout le mon- de effectivement reconnaît et désigne ces animaux sous cette dénomination; mais, maintenant, on les partage en un grand nombre de genres différens. Pour cet objet, il faut consulter les intéressans ouvrages de MM. Warcx- narr et LATREILLE. Quoique profitant toujours des obser- vations de M. Latreille, et de la méthode très-naturelle qu'il a établie en dernier lieu, je ne partagerai, néan- moins, les aranéides qu'en quatre genres , et les diviserai de la manière suivante. DIVISION DES ARANÉIDES. (1) Mandibules ayant leur crochet replié en travers sur le bord supé- rieur interne. 7.1 . . ET . . Filières, soit formant toutes peu de saillie, soit saillantes au nombre de quatre, Araignée. (2) Mandibules ayant leur crochet fléchi en bas ou en dessous. > 02 ANIMAUX Deux filières plus grandes et plus longues que les autres : celles ci très-petites. (a} Palpes insérés à la base des mâchoires , sur une dilatation ex- térieure et inférieure de ces parties. Atype. () Palpes insérés à l'extrémité des mâchoires, Mygale. Aviculaire. ARAIGNÉE. (Aranea.) Deux palpessaillans, pédiformes , filiformes, articulés, arqués, terminés en massue ou par un bouton, dans les, mäles. Mandibules horizontales, ayant à leur sommet exierné un ongle ou crochet mobile, subulé, replié trans- versalement sur le bord interne. Deux mâchoires ; une lèvre inférieure. Six ou huit yeux simples , diversement disposés sur le corselet. Corps ovale, partagé en deux parties. Abdomen sub- pédiculé. Quatre ou six mamelons à l'anus. Huit pattes on-. guiculées. Palpiduo exserti, pediformes , filiformes , articu- lati , arcuati, in masculis clavé aut capitulo terminati. Mandibulæ horisontales ; apice externo ungulo mobil, subulato, suprà marginem internam transversim flexo. Maxillæ duæ ; labium. Oculi sex vel octo simplices, suprä thoracem varie disposiu. Corpus ovatum , bipartitum : abdomine subpedicu- lato. Anus papillis quatuor aut sex textorüs. Pedes oc- Lo unguicu latr. SANS VERTÈBRES. 95 OBSERVATIONS: Ce genre, comprenant la presque totalité des aranéides , semble devoir être divisé en plusieurs autres, comme l'ont fait MM. Zarreille et Waicknaer. Néanmoins, l'arai- gnée, de quelque espèce qu’elle soit, est si généralement connue sous cette dénomination , et presque toutes les es- pèces se rapprochent tellement par leur forme générale, que j'ai cru, pour opérer moins de changement dans la nomenclature, devoir conserver le nom d’araignée à toutes les aranéides dont l'onglet des mandibules se replie en tra- vers sur le bord interne de ces mandibules. Les araignées sont des animaux très-communs , très-ré- pandus, très-multipliés et diversifiés dans leurs espèces , et la plupart fort remarquables par leurs travaux , leurs habi- tudes, ainsi que par les manœuvres particulières dont ils fontusage. | Comme toutes les autrés aranéides, ces animaux ont la iête confondue avec le corselet, en sorte que leur corps n'offre que deux parties distinctes; savoir : un corselet sans division, et postérieurement un abdomen quis’y attache par un pédicule court. Le corselet est presque toujours dur ou ferme , rarement déprimé. Il porte les yeux, et c’est à sa partie inférieure (en dessous) que s’attachent les huit pattes de l’animal. L’abdomen est plus ordinairement mou , sans segmens distincts : il contient presque tous les viscères, On sait que les yeux des araignées sont simples , séparés , presque toujours au nombre de huit, rarement de six, et qu’ils varient beaucoup dans leur disposition selon les es- peces. On a choisi la considération de la disposition des yeux, pour diviser le genre et faciliter l'étude des espèces. Olivier , à cet égard, a perfectionné la division de De- geer , et a partagé le genre des araignées en huit sections ou familles. Ici, nous suivrons les six divisions ou tribus de 94. ANIMAUX M. Latreille, comme plus simples encore, et naturelles: Les mâles des araignées sont très-faciles à distinguer des femelles : 1.° parce que leur abdomen est beaucoup plus pe- tit, et qu'il l’est même quelquefois plus que le corselet; 2.° parce que le dernier article de leurs palpes est renflé en massue ou en bouton, et qu'il contient les organes de la fe- condation. Ainsi, les femellesayant leur double partie sexuelle située sous l'abdomen près de sa base, etles mäles ayant la leur à l’extrémité de leurs palpes, l’accouplement de ces animaux ne consiste qu'en plusieurs contacts alternatifs de chacun des palpes du mâle contre la partie du sexe de la fe- melle, qui est alors dilatée. Les filières des araignées sont à l’extrémité de l'abdomen, près de l'anus. Elles consistent en quatre ou six mamelons percés de petits trous par où elles rendent la liqueur singu- lière qui, en se séchant, constitue le fil avec lequel les unes forment leur toile ouse suspendent, les autres tapissent leur retraite, et toutes enveloppent leurs œufs. Comme les autres aranéides, toutes sont effectivement des fileuses ; mais toutes ne forment point de toiles pour tendre des piéges. Les araignées sont carnassières , très-voraces , dévorent ou sucent les insectes qu’elles peuvent saisir, les autres arachnides plus faibles qu'elles, et même les individus de leur espèce, lorsqu'elles en trouvent l'occasion, Elles ont la faculté de repousser les pattes qu'on leur a arrachées ou qu’elles ont perdues par accident. Dansla citation du petit nombre d’espèces que les bornes de cet ouvrage me permettent , j'indiquerai les principales divisions que l’on doit faire dans ce genre , ainsi que leurs caractères généraux. Quant aux dernières coupes formées parmi les araignées, et présentées comme genres, ces coupes ne me paraissant pas offrir, dans les caracteres qui leur sont assignés, des différences partout comparatives SANS VERTÈBRES. 0 et suffisantes pour les limiter avec précision, je me contente de les indiquer par leur nom , et ici je renvoie aux ouvra- ges de M. Latreille, où l’on en trouvera les détails. Voici le tableau des principales divisions qui partagent ce genre. L D'I VE SEON ” DES ARAIGNÉES EN SIX TRIBUS, $. Ararcnées sépenraires. Les yeux rapprochés dans la largeur de l'extrémité antérieure du corselet , soit au nombre de six, soit au nombre de huit, et dont quatre ou deux au milieu, et deux ou trois de chaque cûté. Elles font des toiles, ou jettent au moins quelques fils pour sar- prendre leur proie, et se tiennent immobiles dans leur piége ou auprès. I.ere Trieu. Araignées tapissières {les subitèles. Lat. ) Elles font des toiles serrées , soit tubulaires, soit en nasse ou en trémie. Quatre filières saillantes, en faisceau. La plupart sont noctarnes. IL.e Trieu. Araignces filandiéres ( les 2réquitèles. Lat.) Elles font des toiles à réseau irrégulier, à fils se croisant eu tout sens et sur plusieurs plans. Filières peu saillantes, convergentes et en roselte. IIL.e Trisu. Araignces tendeuses (les orbitèles. Lat, ) Elles font des toiles à réseau régulier, composées de cercles concentriques , coupés par des rayons partant du centre où l'animal se tient le plus souvent. Filières comme dans les filandières, Pattes grêles. IV.e Trisu. Araignées crabes (les /atérigrades.Lat.) Elles ne font point de toiles, jettent seulement quelqnes fils pour arrèter leur proie et se tiennent tranquilles en l’at- tendant. Les quatre pattes antérieures toajours plas lon- gues que les autres, 96 ANIMAUX $$. ArAIGNÉES vAGABoN DES. Les yeux, toujours au nom: bre de huit , s'étendant presque autant , ou plus , dans le sens de la longueur du corselet que dans celui de sa largeur. il Elles ne font point de toiles, courent ou sautent après leur ‘proie, et ne tendent point de piége fixe. V.e Trisu. Araignées loups (les citigrades. Lat. ) Elles attrapent leur proie à la course, et ne sautent presque point. VI.e Trieu: Araignées sauteuses ( les sa/sigrades. Lat. ) Elles courent et sautent sur leur proie, se tenant on se sus= pendant par un fil. Elles ont souvent les cuisses des deux pattes antérieures plus grandes. xs ESPECES. [ARAIGNÉES SÉDENTAIÏIRES. Lire Trreu. — Les tapissières ou tubiteles. (a) Segestria. Lat. 5. Araignée séñoculée. {ranea senoculata. Æ. thorace nigricanti-brunneo ; abdomine oblongo griseo : fascié longitudinali ë maculis nigricantibus. Aranea senoculata. Lin. Fab. syst. 2. p. 426. Degeer, ins. 7. p. 258. pl. 15. f. 5. Segestria senoculata. Lat. gen. 1. p.80. Habite en Europe, dans les trous des murailles, ete. , dans des tubes de soie, 2. Araignée des caves. Æranea cellaria. A. fusco-nigra , obscurè cineree-séricea ; mandibulis viré: dibus ; pectore pedumque origine brunnets. Aranea florentina. Ross. faun. etr.2. p. 133, t. 9. f, 3. Segestria cellaria. Lat. gen. 1, p. 88. . SANS VERTÈBRES. 1 QU Habite en Europe, dans les fentes de vieux murs, dans les câves. (b) Dysdera. Lat. 3. Araignée érythrine. {ranea erythrina. A. mandibulis thoraceque sanguineo-rubris ; . pets dilu= tioribus. Aranea rufipes. Fab. syst. 2. p. 426. Dysdera erythrina, Lae. gen. 1. p. go. tab. 5. f. 3. Habite en France, sous les pierres. Elle est rouge et n’a que six yeux comme les précédentes. (c) Clotho. Walck. et Lat. 4. Araignée de Durand. Æranea Durandü. A. thorace fusco-brunneo , flavo marginato; abdomine nt- gro : maculis quinque rufis; oculis octo. Clotho Durandit. Latr. gen. 4. p. 371. Habite à Montpellier, et fait son nid entre les pierres, (d) “ranea domestica. Lat. Tegenaria. Walck. 5. Araignée domestique. Aranea domestica. A: griseo-fusca ; abdomine nigricante : fascid dorsi longr- tudinali maculosa; pedibus elongatis. Aranea domestica: Lin. Fab. syst. 2. p.412. Lat. gen. 1.p. 96. Habiteen Europe. Commune dans les maisons, faisant son nid et ses toiles horizontalement, dans les angles des fenêtres et des murs. Flle a huit yeux. (e) Drassus. Walck. et Lat. 6. Araignée lucifuge. Æranèa lucifuga. A. mandibulis nigricantibus ; thorace pedibusque obscure- brunnets ; abdomine murino nigro sériceo. Drasse lucifuge. Walck. Tableau des ar. p. 45. Drassuüs melanogaster.Lat. gen. 1. p. 87. Schæff. ic. ins. pl. 1or. f 5. Habite en France, sousles pierres. Elle se renferme dans des cellules de soie. Huit yeux sur deux rangs. (F) Clubiona. Lat. 7. Araignée lapidicole. Aranea lapidicola. A. thorace mandibulisque pallide rufescentibus ; pedibus dé - lutior.bus ; abdoméne cinerascente. T'ome F. | 7 98 ANIMAUX Clubiona lapidicola. Lat. gen. 1. p. 91. Clubione lapidicole. Walck. Tableau des ar. p. 44. Habite aux environs de Paris, sous les pierres. 8. Araignée soyeuse. Æranea holosericea. 4. elongata , cinereo-murina; thorace pallido -virescente; abdomine rubro-nigricante : vellere murino. Aranea holosericea. Lin. Degcer, 7. pl. 15. f. 13. Clubiona holosericea. Lat. gen. 1. p. gr. Habite en Europe, sous, l’écerce des arbres. (g) Argyroneta. Lai. 9. Araignée aquatique. Æranea aquatica. A. nigricanle-brunnea ; abdomine nigro velutino : punctis aliquot impressis dorsalibus. Aranea aquatica. Lin. Fab. syst. 2. p. 418. Degeer, ins. 7.p. 303. pl. 19. f. 5. Geoff. 2. p.644 n.o . Argyroneta aquatica. Lat. gen. 1. p: 94. Habite en Europe, dans les eaux douces. Son abdorñen est en- veloppé dans une balle d’air. Elle forme dans l’eau, une coque ovale, tapissée de soie et remplie d’air. {1 en part des fils dirigés en tous sens et qui s’attachent aux herbes. {lime Trieu: — Les filandières ou inéquitèles. (a) Scytodes. Lat. 10. Araignée thoracique. Æranea thoracica. A. pallido-rufescenti-albida, nigro-maculataz thorace ma- gno gibboso ; abdomine subgloboso. Scytodes thoracica. Lat. gen. 1. p. 99. Scytode thoracique. Walck. Tableau des ar. p. 70. Habite aux environs de Paris, dans les maisons. (b) Theridium. Lat. 11. Araignée sisyphe. {ranea sisy phia. A. rufa ; abdomine globoso :vertice variegato, lineolis al- bis radiato. Araignée sisyphe. Lat. hist. nat., etc, vol. 7. p. 229. Theridium sisyphum. Lat. gen. 1. p. 97. SANS VERTÈBRES. 99 Walck. Tableau des ar. p. 74. Habite en Europe, sous les corniches et antres saillies des baui- mens, 12. Araignée couronnée. Aranea redimita. A. flavescente-albida ; abdomine ovato; annulo dorsali roseo: Aranea redimita. Lin. Degeer , ins. 7. pl. 14. f. 4. ; Theridium redimitum. Lat. gen. 1. p.97. Habite en Europe, sur les arbres. Êlle fait son nid dans une feuille qu’elle plie en rapprochant et retenant les bords avec des fils, ] Etc. Ajoutez l’aranea 13-guttata de Fabricius, Sa morsure est très-dangereuse. (c) Episinus. Lat. 13. Araignée tronquée. Aranea truncata. A. oculis octo , suprä eminentiam impositis; thorace an- gusto. Episinus truncatus. Lat, gen. 4. p. 351. Habite dans le Piémont, (d) Pholcus. Lat. 14. Araignée phalangiste. Æranea phalangioides. A. pallido-livida; abdomine elongato, mollissimo , obs- curè cinereo ; pedibus longissimis. Araignée domestique à longues pattes. Geoff. 2. p.65r. Æranea phalangioïdes. Fourc. entom. Paris. 2. p. 213% Pholcus phalangioides. Lat. gen. 1. p.97. Habiteen France, dans les lieux inhabités des maisons, aux . angles des murs. Elle fait vibrer son corps, comme les ti- pules. {lime Trisu. — Les tendeuses ou orbitèles. (a) Linyphia. Lat, 15. Araïgnée triangulaire. Æranea triangularis. A. pallido - rufescenti- flavescens ; thorace lined dorsali nigrd, antiée bifida ; abdomine maculis fascisque angu- Tatis, fuscis et albis. 100 ANIMAUX Araignée renversée sauvage. Degeer , 7 pl. 14. f. 13. Araignée triangulaire. Lat. hist. nat. , etc. 7. p.242. Linyphia triangularis. Lat. gen. 1. p. oo. Habite en Europe, dans les haies, les buissons, sur les ge» nets, où elle fait une toile horizontale, et tend des fils au- dessus. (b) Uloborus. Lat. 16. Araignée de Walcknaer. Æranea Walcknæria. A. elongata , flavo-rufescens ; thorace*abdomineque seri- ceis , dorso albis ; abdominis villis fasciculatis. Uloborus Walcknærius. Latr. gen. 1.p. 110. Habite près de Bordeaux, dans les bois, où elle fait sur les pins des toiles horizontales. (cY Tetragnatha. Lat. 17. Araignéé patte-étendue. Æranea.extensa. 4. abdomine longo, argenteo fuscoque virescente ; pedibus longitudinaliter extensis. Aranea extensa. Lin. Fab. syst. 2. p. 40. Aranea. Geoff. 2. p.642.n.03. - Degeer , ins. 7. p.236. n.0 10. . T'etragnatha extensa. Lat. gen. 1.p. 101. Habite en Europe, dans les bois , les lieux humides. Ses pattes antérieures sont étendues en ayant. Elle fait des toilesverti- cales. (d) Epeira. Walck. Lat. 18. Âraignée diadème. Æ{ranea diadema. #1. griseo - rufescens ; abdomine globoso-ovato , rubro-fus- ° co : cruce albo punctaté. Aranea diadema. Lin. Fab. syst. 2. p. 415. Rœsel. ins. 4. pl. 35—4o. Geoff. 2. p. 647. Degeer, ins. 7. p.218. pl. r1.f.3. Epeira diadema. Lat. gen. 1. p. 106. Habite en Europe, dans les jardins. Très-commune en .au- tomne. Elle fait des toiles verticales. IV.me Trigu.— Araignées crabes ou latérigrades. (a) Micrommaia. Lat. 19. Araignée éméraudine. Æranea smaragdula. A. lætë viridis ; gbdomine fascid dorsal longitudinalique intensiort. SANS VERTÈDRES. 101 Aranea smaragdula. Fab. syst. 2. p. 412. Lac. hist. nat , etc. vol. 7. p. 278. Araignée toute-verte, Degeer , ins. 7. p. 252. pl. 18. f. 6. Sparasse. Walckn. Tableau des ar. p. 39. Micrommata smaragdina. Lat. gen. 1.p. 115. Habite en France , dans les bois. Elle se vient sur les feuilles, guette sa proie, et court aprés. IVota. Aprés ses micrommates, M. Latreille place le genre selenopa (de Dufour ) quiest encore inédit. Ici , ily a six yeux de front sur une ligne » et deux aatres , situés, un de chaque côté , derrière les extrêmes de la ligne précédente. Une es- pèce se trouve en Espagne, et une autre à l'Isle de France. (b) Zomisus. Walek. et Lat. 20. Araiguée tigrée. Aranea tigrinu. A. corpore griseo , nigro maculato ; abdomine plano, rhom- boidali; pedibus tertiis posticis longioribus. Araignée tigrée. Degeer, ins. 7. p. 302. pl. 18. f, 25. Aranea levipes. Lin, Fab. syst. 2. p. 413. Tomisustigrinus. Waïck. Latr. gen. 1. p. 114. Häbite en Europe , sur les arbres, Elle court très-vite. e n # € “ e 4 Araignée à crète. {ranea cristata. A. corpore pall'do-griseo-rufescente ; abdomine suborbicu- lato , suprà brunneo : fascid dorsali pallidiore , lateribus dentatä. Aranea cristata. Lat. hist. nat., etc. 7. p. 266. Clerck , aran. pl. 6. tub. 6. Tomisus cristatus. Lat. gen. 1. p. 111. Habite en Europe. Commune en France, Go les jardins, et se trouve souvent à terre. 22. Araignée citron. {ranea citrea. A. citrino-lutea; abdomine magno , suborbiculato, utrin_ que fascid ferrugined. Araignée citron. Geoff. 2. p. 642.n.0 2:pl. a1. f,1 Schoœff. ins. ic. tab. 19. f. 13. 4 Tomisus citreus. Lat. gen. 1.p. 111. Habite en Éurope , sur les plautes. Et autres , soit indigènes de l’Europe, soit exotiques. 102 ANIMAUX [(ARAIGNÉES VAGABONDES.) Vime TriBu. — Araignées loups ou citigrades. (a) Ctenus. Walck. Lat, 23. Araïgnée umicolore. Æranéa unicolor. A. rufescens , griseo-sericea ; lineæ tertiæ oculis laterali- bus minortbus ; thoracis dorso medio postico lineolé al- bidi nigro-marginatd. Clenus unicolor. Lat. catal. ms. ; Habite le Brésil. Dela Lande, fils. Pattes longues, garnies de petites épines noires. (b) Oxyopes. Lat. 24. Araignée bigarrée. Aranea variegata. A. corpore villoso, griseo, rufo nigroque vario ; pedibus pallido-rufescentibus ; füsco maculatis. Sphasus hetérophthalmus. Waïlck.'Fableau des ar, p. 19. ejusd. hist. des ar: fase, 3. 1. 8. Oxyopes variegatus. Lat, gen. 1. P: 116. et Encycl. n.0 1. Habite la France méridionale. Sés pattes ent des piquans très- - longs. Etc. Ajoutez l'oxyope rayé. et l’oxyope indien. Latr. Encycl. (c) Dolomedes. Lat. Araignée admirable. Æraneèa mirabilis. A. cinereo-rufescens , Lomentosa ; abdomine ovato, apiçe acuto , dorso fusco. Aranea mirabilis. Lat. hist. nat. , etc. 9. p. 296. Clerck. aran. suec. pl. 5. tab. 10. Ra Aranea obscura, Fab. syst. 2. p. ho. Dolomedes mirabilis. Lat. gen. 1. p.115. Walck. Tableau des ar. p. 16:n, 4. Habite en Europe , dans les bois. (d) Lycosa. Eat. Les lycoses sont presque toûtes terricoles, $e retirant dans des trous, ou sous des pierres, d’où elles sortent pour chasser et attraper leur proie. 26. Araïignée tarentule. Æranea farantula, A. suprà cinereo-fusca, subtüs atra ; abdominis dorso ma- culis trigonis nigris ; pedibusnigro -maculalis. SANS VERTÈBRES. 103 Aranea tarantula. Lin. Fab.'syst, 2. p. 423. *« Araignée tarentule. Lat. hist. nat,, etc. t. 7. P: 289. pL 62. f. 3, Lycosa tarantula. Lat. gen. 1. D. 119. Lycose tarentule. Walck. Tableau des ar. p.11, Habite l’Europe australe. Cette araignée, l’une des plas grosses de l’Europe, est célèbre par l’opinion répandue , que la mu- sique peut arrêter ou anéamgir les effets de sa morsure Quoi- qu'on ne puisse nier l'influence rée le de l’imagination sur notre physiques il est néanmoins probable que la médecine peut offrir des moyens curatifs plus assnrés, pour les maux que cause le venin de cette araignée. 27. Araignée à sac. Æranea saccata. , A. fusca , fuliginosa, villosa ; pedibus livido-rufis, fusco- annulatis. ; #ranea saccata. Lin. Fab, syst. 2. p. [ET Araignée loup. Geoff. 2. p. 649. n.0 14. Aranea littoralis. Dégeer, 7. pl. 15. f. 25. Lycosa saccata. Latr. gen. 1.p. 120. : Habiteen Europe , dans les jardins , les champs , par terre. VIime TriBu. — Araignées sauteuses ou saltigrades. (a) Eresus. Walck. Lat. 28. Araignée rouge. Æranea cinnabarina. A. nigra ; abdomine suprà cinnabarino : punctis quatuor aut sex nigris. Aranea 4-guttala. Ross. faun. etr. 2. p. 135. pl. 1. f. 8—9. Coqueb. illustr. ic. dec. 3. tab. 27. f. 12. Eresus cinnabarinus. Walck. Tableau des ar. p.21. Lat. gen. 1.p. 121. Habite en France , en Italie , etc. (b) Salticus. Lat. 29. Araignée à chevrons. Æranea scenica. A. saliens, nigra; abdomine utrinque dineis tribus albis, ad angulum acutum coeuntibus, G. : Aranea , n.° 16. Geoff. 2. p.650. Aranea scenica. Lin. Fab. syst. 2. p. 422. Salticus scenicus. Lat. gen. 1. p. 123. Habite en Europe. Commune sur les mars, et à la cam pagne, , 10/4 ANIMAUX D] . à . " . * 30. Araignée fourmi. Aranea formicaria. A. elongata ; thorace anticè nigro , posticé ru/o; abdomine fusco : maculd utringque alb&. Âraignée fourmi. Degeer , ins. 7. pl. 18. f. 1—2. Salticus formicarius. Lat. gen. 1. p. 194. Habite en Europe , sur les plantes et les murs. Etc: SAGE MPE: (Ar) Palpes saillans, plus courts que les pattes, et insérés sur uue dilatation externe de la base des mâchoires. Man- dibules fortes , saillantes, sans rateau, à crochet subulé, fléchi en dessous. Deux mâchoires. Lèvre inférieure : tantôt très-petite , tantôt linéaire et saillante entre les mi- choires. Huit veux. Corps oblong, divisé en deux parties, comme dans les araignées. Huit pattes. . Palpi exserti, pedibus breviores, maxillarum dila- éationis externæ basi inserti. Mandibulæ validæ, ex- sertæ , rastello destitutæ: ungulé subulaté, subis in- flexä. Maxille duæ. Labium modd minimum , modàù lineare , inter maxillas exsertum. Oculi octo. Corpus oblongum , ut in araneis bipartitum. Pedes 2Cto. OBSERVATIONS. Les atypes , dont il s’agitici, ont les crochets des man- dibules fléchis en dessous, comme dans les mygales et les avi- culaires; mats leurs palpesne s'insérent point à l'extrémité des mâchoires, considération qui les rapproche plus des araignées. ; L'atype de M. Latreille etsonériodon offrant également ces caracteres, je les réunis ici pour plus de simplicité. SANS VERTÈPRES. 10 Dans le premier, néanmoins, la lèvre inférieure est trés- petite , comme dans les aviculaires; tandis que dans le second, cette lèvre s’avance entre lesmächoires. En outre, il y a entre eux quelques autres différences notables. Nos atypes sont terricoles et mineuses ; au moins l’espèce des environsde Paris se trouve dans ce cas. E SPÆCES: 1. Atype de Sulzer. Atypus Sulzeri. +4, niger, nitidus ; mandibulis validissimis; thorace subqua- drato , anticè elevato , postice plano. Atypus Sulzert. Lat. gen. 1. p. 85. tab 5.f. 2. Et hist, nat., etc. vol. y. p. 168. Aranea picea. Sulz. abg. gesch. tab. 30. f.2. Olétère difforme. Walck. Tableau des ar. p. 7. pl. 1. f. 8—10. Habiteen France, près de Paris , etc. Elle sé creuse, dans la terre, un nid cylindrique, profond. 2. Atype herseur. Ætypus occatorius. A. mandibularum articulo primo infrà apicem dentibus as- peralo ; labio exserto. Eriodon occatorius. Lat. gen. 1. p. 86. Missalène herseuse. Walck. Tableau des ar. p. 8. pl. 2. f. 11— 14. Fe Habite la Nouvelle-Hollande. Péron. MY GALE.(Mygale.) Palpes saillans , allongés , pédiformes , insérés à l’ex- trémité des mâchoires. Mandibules ayant leur crochet fléchi en dessous ou sur le côté inférieur , et munies d’un rateau à leur sommet. Deux mâchoires allongées. -Lèvre inférieure très-petite. Huit yeux. Port des araignées. Huit pattes. Point de brosses à l'extrémité des tarses et des palpes. Elles construisent 106 ANIMAUX dans la terre un nid cylindrique fermé par un oper- culé. Palpi exserti, elongati , pediformes , ad apicem mazxillarum inserti. Mandibulæ margine supero in rastellum dentato : unguld terminali subtus aut infero latere inflexd. Maxillæ duæ elongatæ. Labium mu- rnimum. Ocul octo. Habitus aranearum. Pedes octo. Tarsorum palpo- rumque apices scopulis nullis. Sub terr& nidum cyln « dricum operculo clausum struent. ‘OBSERVATIONS. Je partage l'opinion d'Olivier, et je pense que les myga- les , qui sont des aranéides mineuses ou cuniculaires, doi- vent constituer un genre particulier ; le caractère et les ha- bitudes de ces aranéides autorisant cette distinction. Leurs palpes sont plus longs, plus pédiformes que ceux des avi- culaires. La première pièce de leurs mandibules à son som- met denté en forme de rateau, ce que les aviculaires n’of- frent point. Enfin, les #ygales se creusent dans la terre, des galeries ou des nids cylindriques, qu’elles tapissent d’une couche de soie , et en ferment l'entrée par un oper- cule qui adhère d’un côté, comme par une charnière. Elles en sortent pour chasser et attraper leur proie. ESPÈCES. r. Mygale maçonne. Mygale cæmentaria. M. obscure ferruginea ; mandibulis nigricantibus : dentibus, quinque elongatis validis. Oliv. Mygale cœmentaria. Lat. gen. 1. p.84. ( Oculi, 1 3.1. 2.) Ejusd. Hist. nat. , etc. vol. 7.p. 164. pl. 63.f.1—6. , | Walck. Tableau des ar. p. 5. Oliv. Encyel. vol. 0. p. 86. Habite le midi de la France. ; SANS VERTÈBRES. + Ton 2. Mygale pionnière. Mygale fodiens. M, obscurè brunnea ; mandibulis dentibus quatuor brevi- bus inœqualibus. Oliv. Mygale Sauvagesii. Lat. gen. 1. p. 84. Ejusd. Hist. nat. , ete. 7. p.165. pl 63.f. 7. 10. Mygale pionnière. Walck. Tableau des ar. p. 5. Oliv. Encycl. n.0 2. Habite en Italieet.en Corse. ” Etc. Voyez Olivier et M. Waléknaer pour trois autres cspécess AVICULAIRE. (Avicularia.) Palpes saïllans, plus courts que les pattes, insérés à l'extrémité des mâchoires. Mandibules sans rateau, ayant leur crochet fléchi en dessous ou sur le côté infé- rieur. Deux mâchoires. Lèvre inférieure presque nulle. Huit yeux, disposés en croix de Saint-André. Corps très-grand ; ayant le port des araïgnées. Huit pattes fortes : le dernier article de leurs tarses ayant une brosse tomenteuse sous son sommet. Elles se retirent dans diverses cavités qu'elles rencontrent, w Palpi exserti, pedibus breviores, ad apicem maæxil- larum insert. Mandibulæ rastello nullo : unguld ter- minali subius aut infero latere inflexd. Maxillæ duæ. Labium subnullum. Oculi octo situ crucem Andræœam simulantes. | Corpus maximum, aranearum habitu. Pedes oc- 10, validi; tarsorum articulo ultimo scopula tomen- tosa infra apicem instructo. În cavitates varias sece- durnt. OBSERVATIONS. Sous plusieurs rapports, les aviculaires se rapprochent des mygales, et néanmoins nous croyons qu'il est conve- 108 ANIMAUX able de les en séparer. En effet, une taille énorme , des habitudes particulières, et plusieurs caractères tranchés les en distinguent éminemment. Ces grandes aranéides sont très-velues , et ont des brosses de poils à l'extrémité de leurs pattes et de leurs palpes, qui rendent cette extrémité ob- tuse ; elles n’ont point la première pièce de leurs mandi- bules terminée par des dents en rateau. Ce sont des chas- seuses, presque vagabondes, quise retirent dans des trous, des fentes à terre , ou dans les cavités des arbres, et qui ne se construisent point de nids particuliers comme les mygales. Elles dévorent les fourmis, et sucent quelquefois les petits oiseaux dans leur nid. ESPECES. 1. Aviculaire crabe. Avicularia canceridea. A. hirsulissima, nigro-fusca ; pilis elongatis ; palpis pe- dibusque apice ferruginets. | Aranea avicularia. Lin. Fab. syst. 2, p. 424. Mygale aviculaire. Lat. hist. nat. etc. ”. p. 152. pl. 62; f. 1. Ejusd. gen. 1.p.83. ( Oculi, pl. 3. f.1.) Walck. Tableau des ar. p. 4. Habite l’A mérique méridionale, lesAntilles. Vulgairement arai- . gnée-crabe. 2. Aviculaire de le Blond. Ævicularia Blondi. A. oblonga, hirsuto-ferruginea ; pedum unguiculis viæ pro- minulls. : Mygale de le Blond. Lat. hist. nat., etc. 7. p. 159. Etgen. 1. p.83. tab. 5, f, 1. Habite à Cayenne. 3. Aviculaire fasciée. Avicularia fasciata. A. abdomine fascid lat&, longitudinali : marginibus st- nualis. Mygale fasciée, Lat.hist. nat., etc. 7. p. 160. Etgen. 1. p.83. Séba, mus, 1. pl. 69. f. 1. Habite Pile de Ceylan. SANS VERTÉBRES. 109 VRAI LR RE ERA AE AE ARR UV ER LL LR LAAALR LAVE URLS CLASSE HUITIÈME. LES CRUSTACÉS. :( Crustacea.) Animaux ovipares, articulés, aptères ; à peau crusta- cée , plus ou moins solide ; ayant des pattes articulées, des yeux, soit pédiculés, soit sessiles, et des antennes le plus souvent au nombre de quatre ; à bouche maxillifère, ra- rement en forme de bec ; les mâchoires en plusieurs pai- res superposées ; la lèvre inférieure presque nulle. Point d'ouvertures stigmatiformes pour la respiration. Cinq ou sept paires de pattes. | Une moelle longitudinale ganglionnée, terminée anté- rieurement par un petit cerveau. Un cœur et des vaisseaux pour la circulation. Respiration branchiale : à branchies externes , tantô4 cachées sous les côtés de l’écaille du cor- selet ou enfermées dans des parties saillantes, tantôt à découvert au dehors, et en général adhérentes à certaines pattes ou à laque. Chaque sexe le plus souvent double. Animalia ovipara, articulata, aptera ; tegumento crus- taceo , plus minüsve solido ; pedibus articulatis; oculis vel pediculatis vel sessilibus ; antennis sæpius quater- narüs ; ore maxilloso, rariùs rostrato: maxillis pluri- bus paribus, superpositis; labio inferiore subnullo : aperturis Stigmatiformibus pro respiratione | Pedum paribus quinque vel septem. Medulla longitudinalis ganglis nodosa , encephalo parvo anticè,terminata. Cor vasculaque circulationt in- servientia. Respiratio branchialis : branchis externis . 110 ANIMAUX x modà sub tesid thoractis ad latera opertis, vel in parti- Bus prominentibus inclusis, modd nudis, et universè pe- dibus certis vel caud& adhærentibus. Sexus quisque- sæpius duplex. OBSERVATIONS. Les crustacés sont les derniers animaux qui aient le corps et les membres articulés, et dont la peau offre par- tout une indurescence ou une solidification propre à four= nir des points d'appui aux attaches musculaires. Ils vien- nent donc nécessairement ; dans la marche que nous sui- vons, et même dans l’ordre de leur production par la nature, après les arachnides. En effet, ces animaux articulés et essentiellement aptè- res, paraissent prendre leur source dans les derniers gen- res de la première branche des arachnides antennifères, auxquelles j'ai donné le nom d’arachnides crustacéennes, parce qu’elles seraient des crustacés , si leur organe res- piratoire n’était intérieur et trachéal, et si elles possédaient un système de circulation. : Plus éloignés encore des insectes que les arachnides, sous le rapport du mouvement de. leurs fluides et sous ce- Jui de leur respiration, les crustacés offrent, dans leur organisation intérieure, de grands perfectionnemens ob- tenus, puisque les deux modes nouveaux , commencés seulement vers la fin des arachnides, savoir : la circula- es fluides et la respiration par des branchies , sont cidevenns généraux pour toutes les races , et de plus en plus développés. Effectivement, le système d’organes spé- cial pour la circulation des fluides, se montre dans les crustacés de tous les ordres où il a été possible de lob- SANS VERTÈBRES. TIT server , et présente, dans les crustacés décapodes, des perfectionnemens remarquables. Il en est de mème des branchies , qu'on ne trouve que dans des deux dernières familles des arachnides , où elles ne sont encore qu’ébau- chées. On les retrouve ici partout, sous des formes et dans des lieux très- variés, et elles reçoivent de grands développemens dans les crustacés des derniers ordres. Enfin, dans ces animaux, on ne voit plus de véritables sigmates pour l'entrée du flide respiratoire. La considération des articulations du corps et des pattes des crustacés a; depuis Linné, fait regarder ces animaux comme de véritables insectes par presque tous les natura- listes ; et, dans ce cas, on les rangeait dans l’ordre des aptères , ainsi que les arachnides. Or, d’après la distribu- tion alors généralement admise des animaux , les arach- nides et les crustacés se trouvaient à la fin de Ja classe des insectes, c’est-à-dire, après dés animaux dont l’organisation est moins composée que la leur ; ce qui était déjà très- connu. Enfin , les zoologistes reconnaissant qu'a l'égard des animaux , la considération de l’organisation intérieure est la plus importante pour la détermination des rapports et des rangs, on fut obligé de reporter les arachnides en avant des insectes, et les crustacés en avant des arachni- des ; mais on tenait toujoûrs à regarder les animaux de ces deux divisions comme de véritables insectes. En effet, M. Cuvier , dans son tableau élémentaire des animaux , placa les crustacés et les arachnides à la tête de la elasse des insectes , et en forma la première division de cette classe. Je ne partageai point l'opinion de ce savant; et attri- buant plus d'importance aux motifs qui lui faisaient re- porter les crustacés'en avant des insectes, je crus de- 112 j ANIMAUX voir les en séparer entièrement ; et dans mon cours de l'année 1799, j'en formai une classe particulière. Ce ne fut que l’année suivante que j'établis celle des arachnides, avant même de savoir que le nouvel ordre de choses ob- servé , depuis long-temps, dans l’organisation des crusta- cés, était déja commencé en elles. Ainsi le rang des ani- maux de ces deux classes est maintenant fixé, et est bien supérieur à celui que l’on doit accorder aux insectes. Quoique très - distincts entr'eux, les arachnides et les crustacés se rapprochent tellement par quantité de rap- ports, que probablement l’on sentira toujours que les deux classes qu'ils constituent, doivent s’avoisiner. Il ÿ en a même un grand nombre, parmi eux , qui ont des rapports très-marqués dans leur forme générale et dans leur as- pect ; tels, par exemple, que la plupart des crustacés décapodes , qui semblent être des araignées marines. Quelques citations pourront suflire pour montrer le fondement des rapports dont je viens de parler. Indépendamment de plusieurs traits de ressemblance observés dans la forme générale de différens animaux de ces deux classes , on voit, dans presque toutes les arach- nides exantennées , la tête immobile et tout à fait confon- due-avec le corselet ; or, la même chose s’observe dans la plupart des crustacés , surtout dans les décapodes. On voit de même, dans un grand nombre des arach- nides exantennées, soit des palpes, soit des mandibules chélifères ; or, dans un grand nombre de crustacés, on trouve non-seulement des pattes chélifères , mais souvent des palpes qui le sont au$si. Qui ne croirait voir , effec- tivement , dans les palpes chélifères des scorpions, de véritables pattes d’écrevisse ou de crabe! On a vu aussi, dans plusieurs de’ces arachnides exan- SANS VERTÈBRES. 113 tennées, les yeux soutenus par des tubercules et même portés sur des pédicules quoïqu’immobiles; or, dans un grand nombre de crustacés , les yeux sont élevés sur des pédicales, mais mobiles. Enfin, on a vu, dans les scorpions et les araignées , les organes sexuels évidemment doubles; or, il est très-connu qu'ils le sont aussi dans la plupart des crustacés. On ne saurait donc méconnaître les rapports nombreux qui existent entre les crustacés et les arachnides , quoique ces animaux appartiennent à deux classes très-distinctes. Si l’on considère les animaux articulés , en général, et si l'on examine ce qu'ils sont les uns par rapport aux autres , On pourra penser que , pour leur donner succes- sivement l'existence, la nature n’a suivi Gu’un seul plan, tant ils tiennent les uns aux autres par des analogies nom- breuses. Bientôt, malgré cela , on remarquera que ce plan a recu, presque dès son origine , des déviations dans la direction de son exécution, par l'influence de certaines circonstances ; car soû produit a donné lieu à plusieurs branches bien distinctes, et non à une succession suivie d'objets formantune série simple. Comme nous l'avons dit, à l'entrée de la classe des arachnides , la branche qui embrasse tous les insectes, nous a paru commencer par ceux qui sont essentiellement aptères [les puces ]; une direction particulière du plan cité ci-dessus a amené les nombreux animaux dont il s’agit. Mais le méme plan, ayant recu une autre direction presqu'en même temps, a dû donner lieu à une autre branche, à celle des arachnides ; et celle-ci s’est elle- même immédiatement partagée en deux branches partiou- lières; savoir : 1.0 celle des arachnides antennées para- Tome F. 8 t1À ANIMAUX sites [ les poux et les ricins | qui ont amené les acarides et ensuite les autres arachnides exantennées; 2.0 celle des arachnides antennées crustacéennes qui ont fourni la source où tous les crustacés ont puisé leur existence. Si ces considérations sont fondées, il ne serait pas vrai que les arachnides fussent une continuation naturelle des derniers insectes produits [ des coléoptères ], ni que les crustacés en fussent une des dernières arachnides [ des aranéides |, comme les rangs, justement .assignés à ces trois classes, semblent Paca Ayant déterminé la source des crustacés, dans notre manière de juger ce qui les concerne, disons maintenant un mot de leurs généralités. | Les crustacés ; un peu plus nombreux que Ne actes nides, mais béndop moins que les insectes, sont en gé- néral remarquables par‘leurstégumens solides, quelquefois même très-durs, comme lorsque les molécules calcaires, dont ils sontempreints | dominent la matière cornée qu'ils ‘contiennent ; mais, selon les fantilles et les genres, les ‘molécules calcaires diminuant en quantité, la matière cor- née de leurs tégumens devient dominante, et ces tégumens à la fin ne sont plus que simplement membraneux, comme dans beaucoup de crustacés branchiopodes. ‘Ces animaux sont presque tous munis d'antennes qui sont articulées, sétacées, et presque toujours au nombre de quatre. Dans plusieurs, la tête est intimement unïe au corselet et tout à fait confondue avec lui. Cé corselet qui couvre le thorax, forme alors une grande pièce , assez -dure, à laquelle on donne le nom de test. Dans lesautres, la tête est distincte , mais le thorax ou le corps est ordi- nairement partagé en septsegmens qui, en dessous, donnent SANS VERTÈERES. 115 attache aux pattes. Ce corps est souvent termiñé posté- rieurement par une queue, composée elle-même de plu- sicurs anneaux. Les pattes, en général au nombre de dix à quatorze , sont composées de six articulations. Souvent les deux pattes antérieures , et quelquefois les deux ou les quatre suivantes, sont terminées en pince; d’autres fois elles: sont ; soit toutes, soit certaines d’entr’elles , terminées par de simples crochets ; etil s'en trouve qui sont uniquement propres à la natation; Les crustacés ont deux yeux , tantôt élevés sur des pédi- cules mobiles, et tantôt tout à fait sessiles, Ces yeux sont ordinairement composés ou à rézeau. Dans plusieurs bran- chiopodés, les deux yeux sont réunis en un seul. La bouche de ces animaux offre; en général, deux mandibules , une languette au dessous ; et trois à cinq pai- res de mâchoires. On à donné à la première paire ou aux trois premières; le nom de pieds-mdchoires ; parce que l'on suppose, d'après les observations de M. Saviony , que ces mächoires sont formées par les deux ou les six pattes antérièures de l'animal qui, devenues très-petites et rapprochées de l’intérieur de la bouche, ont été modifiées, et ont cessé d’être propres à la locomotion. il résulterait de cette considération très-ingénieuse de M. Savigny, que le nombre total ou naturel des pattes des crustacés serait de seize ; ceux:qui ont quätorze pattes propres à la loco- motion, n'ayant que deux pieds- mächoires, et ceux qui n'ont que dix pattes, ayant six pieds-mächoires. Les branchies des crustacés sont extérieures, quoique souvent cachées, et en général sont adhérentes à certaines pattes. Quelquefois néanmoins elles sont placées au des- .sous de la queue. Le fluide à respirer , soit l'eau, soit l’aix 4116 ANIMAUX Libre, n’y parvient point par des ouvertures en forme de stigmates , comme dans les arachnides et les insectes ; ca- ractère dont je me suis servi dans mes cours, pour faci- liter la distinction des animaux de cette classe. Le perfectionnement des crustacés , surtout de ceux du -second ordre , est si peu hypothétique , que ces animaux, dans notre marche, sont les premiers en qui l'organe de l’ouie ait été apercu , et sont les derniers dans une mar- ‘che contraire. Ainsi, quoique les insectes et les arachni- des soient clairement doués des sens de la vue et du tact, aucun d’eux n’a encore offert le sens de l’ouie d’une ma- mière distincte. Les crustacés ne se nourrissent que de matières ani- males. La plupart vivent dans les eaux, soit marines, soit fluviatiles; mais quelques races vivent habituellement sur la terre, et respirent l'air libre avec leurs branchies. Relativement à l’ordre et à la division des crustacés, je tiens beaucoup à ce qu'il y a d’essentiel dans la distri- bution de ces animaux ,-telle que je l'ai publiée, d'après mes cayers, dans le petit Extrait de mon Cours , p. 89 à 93; mais jy vois un renversement à faire dans la distri- bution générale , afin :de commencer par les plus impar- faits de ces animaux, et plusieurs redressemens «et addi- tions à opérer, d’après les savans ouvrages que M. La- treille a publiés en dernier licu sur cette classe d'ani- maux. En conséquence, je divise, comme auparavant, les crustacés en deux ordres ro me paraissent très-naturels et très-distincts, savoir : 1.0 En crustacés hétérobranches, dont les branchies, sous lé corps, sont très-diversifiées dans léur forme SANS VERTÈBRES. 117 et leur situation, n’adhèrent point à des pieds-mà- choïres, et ne sont jamais cachées sous les bords la- téraux d’une carapace qui couvre tout le corps; 2,9 En crustacés homobranches, dont les branchies, en pyramides et composées de lames empilées, adhè- . rent aux derniers pieds-mâchoires , etsonttoujours. cachées sous les bords latéraux d’une carapace ou d’un test qui couvre tout le corps, excepté la queue. ORDRE PREMIER. CRUSTACÉS HÉTÉROBRANCHES. PBranchies externes, diversement situées, mais placées ailleurs que sous les bords latéraux d'une carapace. Ælles sont, soit sous le ventre ou sous la queue , soit adhérentes aux pattes ou confondues avec elles. Les Jeux de plus souvent sessiles et immobiles. Comme, dans notre marche, nous nous élevons tou- jours du plus imparfait vers ce qui nous paraît plus per- fectionné sous tous les rapports, nos crustacés. hétéro- branches embrassent les quatre derniers ordres des crus- tacés de M. Latreille, et comprennent effectivement les crustacés les moins parfaits, les plus petits, les’ plus diver- sifiés dans leurs formes et leurs caractères , ceux qui ont en général les tégumens les moins solides, en un mot, presque tous ceux que j'avais déjà réunis comme formant un ordre distinct, dans l'extrait de mon Cours ( p. 91), publié en 1852. ; Ces crustacés si diversifiés entr'eux , quelquefois même si singuliers, comme ceux qui appartiennent à la première 118 ANIMAUX section (les branchiopodes ou entomostracés), forment un contraste très-remarquable avec les crustacés du second ordre qui sont si perfectionnés sous tous les rapports, qui ont tant d’analogie entr’eux , et qui offrent une si grande ressemblance dans la nature et la situation de leurs bran- chies. Aussi sentira-t-on probablement que ces deux cou-, pes, principales et naturelles, doivent être conservées pour l'intérêt de la science, F Les crustacés hétérobranches ont les branchies tantôt attachées seulement aux pattes qui servent à la locomotion, ou réunies à ces pattes; lantôt situées sous la queue, soit dans des,écailles, soit à nu; et tantôt placées sous le ven- tre, et fixées à la base des pattes ou de certaines pattes, et renfermées dans des corps vésiculaires. Jamais ces bran- chies ne sont adhérentes à des pieds-mâchoires. Leur bouche varie beaucoup dans sa forme et ses ca- racières : tantôt elle présente une espèce de bec et n’est propre qu’à sucer, et tantôt elle offre des mâchoires ; mais ces mâchoires , en y comprenant les auxiliaires , ne sont jamais au nombre de six paires, comme dans les crusta- cés du second ordre. Les femelles de ces animaux portent leurs œufs après la ponte, enfermés , soit dans des boursessuspendues der- rière l'abdomen ou sous cet abdomen, soit dans des sacs sous le ventre, soîtenfin dans des écailles aussi sousle ventre. DIVISIONS PRIMAIRES DES CRUSTACÉS HÉTÉROBRANCHES. 1.re Secr. Les branchiopodes. Mandibules sans palpeson nulles. Veux le plus souvent sessiles, quel- quefois réunis, Des pattes branchiales qui ne seuvent qu'à nager 1 SANS VERTÈBRES. 119 et auxquelles ou à certaines desquelles les branchies sontattachées. Un bec dans les uns et des màchoires dans les autres, mais dont les deux inférieures sont sans articulatious et en feuillets simples. 2.e Secr. Les 1s5opodes. Mandibules sans palpes. Yeux sessiles. Des pattes uniquement pro= pres à la locomotion ou à la préhension. Des mâchoires dans tous, et dont les deux inférieures, en forme de lèvre, recouvrent la bouche. Les branchies situées sous le ventre ou sous la queue. La tête souvent distincte du tronc. 3. Secr. Les amphipodes. Mandibules palpigères. Veux sessiles. La tête distincte du tronc. Branchies vésiculeuses situées à la base intérieure des pattes ou de. certaines paîtes, en partant de la deuxième paire, 4.e Secr. Les Siomapodes. Mandibales palpigères. Les yeux pédiculés. La tête en grande partie reculée sous un corselet antérieur non pédifère, Branchies à nu et en panache sous le ventre au-delà des pattes. PREMIÈRE SEC TION. CRUSTACÉS BRAN CHIOPODES. Mandibules sans palpes ou nulles. Des pattes bran- chiales qui ne servent qu'à nager et à respirer , les branchies y étant attachées ou à certaines d’entre elles. Un bec dans Les uns et des mächoires dans les autres, mais dont les deux inférieures, sans articu- lations , sont en feuillets simples. M. Latreille, dans le travail qu’il a fait pour le dernier ouvrage de M. Cuvier sur les animaux, donne le nom de BRANGHIOPODES aux entomostracés de Muller, c'est-à-dire, à un assemblage de crustacés singulièrement diversifiés par leur forme, leurs caractères et leur taille. Ip est en effet fort difficile d assigner aux animaux dont il s'agit, un 120 , ANIMAUX | caractère général moins composé que celui que nous pré- sentons ici, d'après M. Latreille. Les uns , effectivement, ont des antennes, et c’est le plus grand nombre ; tandis que quelques autres en sont dépourvus. Il ÿ en a qui ont les deux yeux bien séparés , sessiles dans la plupart, quelquefois pédiculés; beaucoup d’autres ont ces deux yeux très-rapprochés, souvent même réunis ou confondus en un seul œil sessile. Enfin, pres- que tous ont la tête soudée où réunie au corselet , et néan- moins la tête est distincte ou séparée dans quelques autres. Si l’on en excepte quelques-uns , comme les cyelopes, les branchipes, etc. , les autres ont une sorte de test cly- péacé, corné, souvent membraneux, soit univalve, soit bivalve, recouvrant ou renfermant le corps. Les mâles ont les organes sexuels doubles, situés tan- tôt à l'extrémité postérieure de la poitrine ou à l’origine de la queue , et tantôt aux antennes, comme dans les arai- gnées. C’est toujours à l’origine de la queue, en dessous , que sont placés les organes sexuels de la femelle, et ses œufs sont renfermés dans une ou deux enveloppes qui, comme deux petits sacs, pendent postérieurement. La bouche des branchiopodes est tantôt composée de deux mandibules , qui n’ont point de palpes, et de deux paires de mâchoires, en feuillets inarticulés, et tantôt elle est en forme de bec et n’est propre qu'a sucer. Les pattes de ces animaux , ou au moins certaines d'en- tr'elles, sont en nageoires , et portent les branchies. ? Les branchiopodes sont des animaux aquatiques , vi- vant les uns dans la mer, et beaucoup d’autres dans les eaux douces. Ils nagent très-bien , et la plupart sont extré- mement petits, microscopiques même et transparens. SANS VERTÈBRES. 121 Cependant plusieurs sont d’une assez grande taille ; il s'en trouve même qui sont des géans à l'égard des autres. IL y en a qui subissent une sorté de métamorphose , plusieurs de leurs organes ne paraissant que successivement et à me- sure que les divers changemens de peau s’exécutent. Cela n'empêche pas que, parmi les animaux dépourvus de circulation et qui ne respirent que par des trachées, les insectes ne soient les seuls qui subissent de véritables mé- tamorphoses. Ces animaux, quoique véritables crustacés, ont des rapports avec les arachnides. Ils nous paraissent former dans la classe, un rameau latéral, isolé, qui semble naître du voisinage des stomapodes. Tous les Dranchiopodes sont -carnassiers : plu- sicurs sont des suceurs et vivent en parasites, se fixant sur d’autres animaux aquatiques qu'ils suéent. Comme ils nous semblent les moins perfectionnés des crustacés , c'est-à- dire, les moins avancés en développement, nous les plaçons en tête de leur classe, quoique nous pensions que tous les crustacés tirent réellement leur source, par les isopo- des, de la branche des arachnides antennées qui amène les myriapodes, Nous diviserons les branchiopodesdela manière suivante: DIVISION DES BRANCHIOPODES. K Pattes natatoires , mutiques , NCNnUES , SO simples, soit branchues, la plupart sétifères, jamais dila- tées en lames , et ne servant ni à la préhension , ni à marcher.| Branchiopodes frangés]. (1) Test bivalve, enveloppant tout le corps. Cypris. 122. . "ANIMAUX Cythérine, Daphnie. Lyncée. (2) Test, soit nul , soit d’une seule pièce et fort court. | Cyclope. Céphalocle. QE ZLoë. ($. Paites, soit lamelleuses et ciliées , soit distinguées. en deux sortes pour les usages : les unes, antérieures, à crochets simples ou doubles, servant à la préhen- sion ou à marcher ; et les autres, postérieures, étant seulement natatoires. (1) Les yeux pédiculés ; toutes les pattes lamelleuses, (Branchiopodes lamellipèdes.) Branchipe. ÂArtémis. (2) Les yeux sessiles (pattes de deux sortes ). (a) Bouche en forme de bec plus on moins distinct, FOHÉENRARE un sucoir. (Branchiopodes parasites ), Dichélestion. Cécrops. Argule. Calige. (b) Bouche non en forme de bec. Des mandibules sans palpes ou aucune; des mächoires ou des pieds-màächoires, (Branchi-- podes géans ). Limule. Polyphème. SANS VERTÈBRES. 123 2 7 BRANCHIOPODES FRANGÉS. Pattes natatoires, au nombre de six à douze , mu- tiques , menues , simples ou branchues , jamais di- latées en lames , la plupart sétifères , et ne servant ni à la préhension , ni à. marcher. Les branchiopodes frangés ou les lophyropes de M. Latreille , sont les plus petits des crustacés connus ; la plupart sont des animaux presque mieroscopiques. Leur tète est presque toujours confondue avec l'extrémité an- térieure da tronc , et davs le plus grand nombre les deux yeux sont réunis en un seul œil. Les uns sont sans test où n’en ont qu'un fort court et d’une seule pièce ; les autres ont un test comme bivalve qui enveloppe leur corps. Ces petits crustacés sont transparens ou demi-transparens ainsi que leur test. Ils vivent dans les eaux douces ettranquilles, et néanmoins quelques-uns habitent les eaux marines. On rapporte à cette division les genres eypris, cythérine, daphnie, lyncée, cyclope, céphalocle et zoë, qui suivent. “ CNY PAEIS. ris. COypns ee, Deux antennes droites, simples , en pinceau au sommet. Un seul œil. Tête cachée, Test bivalve, renfermant le corps. Quatre pattes. Antennæ duæ , rectæ , simplices, apice penicillatæ. Oculus unicus. Caput conditum. Testa bivalvis corpus recondens. Pedes quatuor. 124 ANIMAUX ait +. ; "OBSERVATIONS: Les-cypris ont beaucoup de rapports avec les cythérines > mais leurs antennes sont terminées en pinceau, c’est-à-dire, par un faisceau de poils assez longs, et on ne leur voit que quatre pattes. Leur test s'ouvre et se ferme longitudinale- ment d’un côté, comme les deux valves d’une conchifere. Ces entomostracés microscopiques changent de peau et 4 la fois de test, ce qui prouve que ce test n’est qu’une dépen- dance de leur péau. Ils‘habitent les eaux douces et stagnantes des marais, des fossés aquatiques, et nagent avec vitesse. Ils ont une queue qui. se renferme dans le test avec le corps. De très-petits filets articulés et à pointes crochues, ont été ob- servés entre les deux paires de pattes. ESPECES. 3. Cypris pubère. Cypris conchacea. C. ovala , tomentosa. Lat. Cypris pubera. Mall. entomostr. p. 56. tab. 5. f. 1—5. Monoculus conchaceus. Line Fab. syst. 2. p. 49f. Encyclop. pl. 266. f. 27—30./Monoculus n.° 4. Geoff. 2. p. 657. Crypris conchacea. Latr. gen. 1. p. 18. Habite en Europe, dans les eaux pures ou claires des fos: sés , etc. 2. Cypris ornée. Cypris ornata. C. ovata, antice subtùs sinuata , albo viridi fulvoque varie- Sata. Cypris ornatus. Mall. entomost. 51. p. 10. t. 3. f. 4—6, Monoculus ornatus. Fab. syst. 2. p. 495. Encycl. pl. 266. f. 18—21. Habite en Danemarck, dans les eaux stagnantes. 3. Cypris lisse. Cypris lœvis. C. ovato-globosa, glabra, virescens. Cypris lœvis. Mull. entomost. p. 52. tab. 3, f. 5—9, Monoculus. Geoff. 2. p.658. n.° 5. Monoculus levigatus, Fab.2. p. 495. SANS’ VÉRTÈBRES. 125 Habite en Europe, dans les eaux des marais , des fossés. Etc. Voyez 1e@ypris nephroïdes de ns Leach, crust. angul, pl. 20. * 87 'CYTHÉRINÉ. ( _—. Deux antennes velues dans leur longueur. Un seul œil]. Tête cachée. Test bivalve , renfermant le corps, Huit pattes. Antennæ düæ per longitudinem pilosæ. Ocului. unicus. Caput conditum. Testa bivalvis corpus recon- dens.. Pedes octo... 1 "OBSERVATIONS. Ayant donné le nom de cythérée à un genre de conchii fères, je suis obligé de changer la terminaison du nom de celui-ci. Les cythérines. ont des rapports avec les cypris ; mais le nombre de leurs pattes et leurs antenne$ simplement pileuses les en bis ou Elles n’ont point. de queue, et vivent dans la mers - 59, ESPECES. 1. Cythérine verte. Cytherina viridis,. C Lest& ciridi reni/ormi, Lomentosd. -Crythere viridis. Mull. ent. p-64.t. 9.f. 1—2, Latr. gen. 1. p. 19:et hist. nat. 4. p. 252. “Monoculus viridis. Fab. syst. 2, Pe 494: Encyel. PE 266. CE 4 5, Habite les mers da nord ,parmi les fucus: “2. Cythérine jaime. Cytherina lutéa. C. lutea ; test4 reniformi, glabr& Crthere lutea. Mu, entomost. p:65, tab, 7. f.3. 4, Monoculus luteus. Fab. p. 494. Encycl. pl. 266. f. 6. 7- Habite les mers du dord, entre les plantes farines. LL JE Etc. DENT R LES ANIMAUX DAPHNIE. (Darnia.) Deux antennes rameuses , à rameaux sétifères. Un seul œil. Tête saillante. Test subunivalve, s’ouvrant longitudi- nalement d’un côté. Huit à douze pattes. Antennæ duæ ramosæ ; ramus setiferis. Oculus uni- eus. Caput exsertum. Testa subunivalvis, uno latere longitudinaliter dehiscens. Pedes octo ad duodecim. OBSERVATIONS. Parmi les entomostracés presque microscopiques, les dph: nies sont ceux qui ont été le plus observés et qui sont les mieux connus. Ils sont fort remarquables par la forme de leurs antennes , et leur test, quoique bivalve, semble. d’une seule pièce qui s'ouvre du côté du ventre par la seule flexi- bilité de ce test au dos de l'animal. Leur tête est saillante, et s'avance un#peu d’un côté, souvent en forme de museau, Mais la bouche, au lieu d'offrir un suçoir, à, dit-on, deux mandibules sans dentelures et une soupape qui fait:passer les alimensentre ces pièces et deux pälpes articulés. La trans: parence des tégumens permet de voir les mouvemens du cœur , qui se contracte deux cents fois par minute. Les sexes sont séparés; un seul accouplement suffit pour la fécondation de six générations successives , ce qui, je crois signifié pour la fécondation des œufs de six pontes différentes. Les daphnies vivent dans les eaux douces, nagent avec célérité , et se servent de leurs.pattesiet de leurs antennes pour exécuter leurs mouvemens dans les eaux. On en con naît neuf ou dix nt 4291 | ESPÈCES. ze Daphnie puce. Daphnia pulex. D. caudé inflexd; testé posticè mucronatä. Lat. SANS VERTÈDRES: 127 Daphnia pennata. Mall. entomost. p. 82. t. 12. f. 4—7. Monoculus pulex. Lin. Fab.S. 2 p.491. Encycl. pl. 265. f, . 1—4. Geoff. à. p. 655. no tr: Daphnia pulez. Lat. gen, 1.p: 18. et hist. nat. 4. p. 223. pl. 33. fs 2.0: Habite en Europe, dans les eaux douces, Elle est d’un rouge de sang. 2. Meetic er. rie FA longispina. Ps; caudé inflexrd; testé postice aculeatd : aculeo serrato. Daphnia longispina: Mull. entom: p. 88. tab. 124 f, 8—10. J'onoculus longispinus. Fab. p. 492. Encyel. pl. 265. f. 5—". Daphnia longispina. Lat. hist. nat. 4. p: 16. “Habite en Europe, dans les eaux claires. Elle nage sur le dos. Etc. LYNCÉE (Lynceis) Deux ou quatre antennes simples, velues ou terminées en pinceau. Deux yeux distincts. | Tête exsertile, souvent saillante. Corps ovale, renflé, enfermé dans un test bivalve. Huit pattes sétifères. Antennæ duæ vel quatuor simplices , villosæ aut apice pericillatæ. Oculi duo distinctr. Caputexsertile, sæpè prominulum. Corpus ovatüm, BARRE test bivalvi inclusum. Pedes octo ser OBSERVATIONS, Les /yncées ressemblent beaucoup aux daphnies; mais ile ‘ont deux yèux distincts, quoiqué rapprochés, et leurs añtèn- -nessont plutôt simples que branchues. Leur test est transpa- rent, et a une échancrure ‘antérieure ‘par où la tête sort ‘et rentre au gré de l'animal, Des écailles barbues ou branchiales accompagnent souvent les pattes de ces crustacés. Ontrouye 128 ANIMAUX + les Jyncées dans les eaux stagnantes où ils nagent avec beaucoup de vitesse. Leur tête est un peu-conformée en bec. ESPECES. r. Lyncée queue-courte. Lynceus brachyurus. ” L. antennis quatuor; testä globosd; caudé deflexd. Lat. Lynceus brachyurus. Mull. entom, p.‘69. tab. 8. f. 1—12, Lat.gen. 1..p. 19:et hist. nat. 4. p. 204. pl. 32, f. 1—12. Monoculus brächyurus. Fab. syst. 54p499. Habite en Europe; dans les marais, au printemps. 2. Lyncée trigonelle. Lynceus trigonellus. L: antennis quatuor; testé anticè gibbd'; cauddinflexé, ser- ral. Lynceus trigonellus. Mull. entom. p. 74. tab. 10. f. 5. G. Latr. Hist. nat. , etc., 4. p. 205. pl. 33. f. 1. Monoculus trigonellus. Fab. S:2. p. 498: Habite en Danemarck, dans les fossés aquatiques, 3. Lyncée sphérique. Lynceus sphæricus. L. antennis duabus; testé globos&; caud&infler 4... : Lynceus sphæricus. Mall. entom. p.71.t.9.f.7—g. Latr. gen. 1. p. 17. et hist. nat. 4. p. 207. ? Monoculus sphæricus. Fab. S. 2. p. 497- ACTE Habite en Europe, dans les eaux stagnantes. Etc. CYCLOPE. (Cyclops.) Deux ou quatre antennes simples, sétifères. Un seul œil sur le dos du premiér segment. … Corps allongé, insensiblement rétréci vers la partie postérieure, divisé en segmenstransverses dont le premier est le plus grand. Queue terminée par deux pointes séta- cées. Six à douze pattes sétifères. Antennæ duæ vel quatuor , simplices , setigeræ. Oculus unicus in dorso primi segment. SANS VERTÈBRES, | 129 Corpus elongatum , sensim posticè angustatum , seg- mentis pluribus transversis divisum : segmento primo majore. Cauda biseta. Pedes sex ad duodecim , setiferi. OBSERVATIONS. Les cyclopes sont de très-petits crustacés presque micros- copiques, qui font partie du genre monoculus de Linné, Ils n’ont point de test, à moins qu’on ne prenne leur premier segment pour un test court. Leur corps est allongé , atténué postérieurement et terminé par deux soies. Le mâle, dit on, a ses parties sexuelles cachées vers le milieu de l’une de ses antennes. Ce fait, observé dans quelques espèces, est sin- gulier , si toutefois l’on n'a pas pris pour antennes, deux pattes antérieures , dirigées en avant. Les femelles portent leurs œufs renfermés dans un sac membraneux, en forme de grappe avale , et pendant sous le ventre, à l’origine de la queue, : La plupart des cyclopes vivent dans les eaux douces. Leur taille est si petite, qu’on prétend que nous sommes souvent exposés à en avaler lorsque nous buvons. bi: Les genres anymome et naïplie de Muller , ne sont que des larves de cyclope, selon M. de Jurine. ESPECES. 1. Cyclope quadricorne. Cyclops quadricornis. C. antennis qualuor ; caud& recté, bifidé. Monoculus quadricornis. Lin. Fab. syst. 2. p. 500. Monocle à queue fourchue. Geoff. 2. p. 656. pl. 21.f.5, Cryclops quadricornis. Mull. entom. p. 109. tab. 18 f 1—14. Latr. gen. 1. p. 19. Habite en Europe, dans les eaux douces. Il est blanchâtre. É 4 L 2. Cyclope nain. Cyclops minutus. C. albidus; caudé bisetd', longitudine corporis. Cyclops minutus. Mull. entom. p. 101. &. 19. f. 1—7., Eneycl. pl. 263. Tome F, 9 130 ANIMAUX Monoculus minutus. Fab. syst, 2. p. 409. . Habite en Europe, dans les eaux stagnantes. 3. Cyclope longicorne. Cycelops longicornis. C. antennis duabus longissimis ; caudd bifidd. Cyclops longicornis. Mull. entom. p. 115. t. 19. f. 5 —9g. Lat. gen. 1. p. 20.et hist. nat. 4 p.266. Monoculus longicornis. Fab. syst. 2. p. 5ot. "Habite la mer de Norwège. Etc. a —_—————— CÉPHALOCLE. ( Cephaloculus. ) Point d'antennes connues. Bouche... Un œil grand, globuleux , ressemblant à une tête distincte du corselet. Corps transparent, presque crustacé. Corselet ovale ; abdomen sessile , ovale, déprimé. Queue formée par un filet términé par deux soies , se repliant sous l'abdomen. Dix pattes, dont deux antérieures sont beaucoup plus grandes , divergentes , fourchues au sommet et ressem- blant à des rames, Antennæ nullæ cognitæ. Os... Oculus unicus ma- gnus , globosus , caput à thorace distinctum œmulans. Corpus pellucidum, subcrustaceum. Thorax ovatus. Abdomen sessile, ovatum , depressum. Filamentum terminale, apice bisetosum , caudam abdomini in- flexam efformans. Pedes decem : duobus anticis multo majoribus , apice furcatis, ad latera divaricatis , re- miformibus, OBSERVATIONS. Le nom detpolyphème que l’on donne maintenant à l’ani- inal singulier de ce genre, parce qu'il n'a qu'un œil, me pa- rut, dans le temps, appartenir plutôt au genre qui renferme les géans des entomostracés, et que Linné désignait aussi SANS VERTÈBRES, 131 sous le nom spécifique de polyphème, n’en distinguant qu'une espèce. Il en résulte que mes polypheines sont ac- tuellement des limules pour différens auteurs. Au reste, quel- que dénomination que l’on donne à l'animal dont il s’agit ici , il n'en est pas moins très-singulier par ses caractères. A la place où se trouve ordinairement la tête, le cépha- locle présente une sphère noirâtre, brillante, laquelle est un œil, résultant peut-être de la réunion de deux yeux, et qui est propre à recevoir de toute part l'impression de la lu- mière et la vue des objets. Ce petit animal, qu’on a pris d’abord pour une larve, mais qui ne change jamais de forme, habite dans l’eau des étangs et des marais, où on le rencontre en grande troupe. I] nage sur le dos, et se sert de ses deux pattes antérieures en place derames. Sa queue , qui se réfléchit sous l'abdomen, est alors en dessus. ESPECE. a 1. Céphalocle des étangs. Cephaloculus stagnorum. Monoculus pediculus. Lin. Fab, Polyphemus oculus. Mall. entom. p. 119. pl. 20. f. 1—5, Latr. gen. 1. p.20. et hist. nat. vol. 4. p. 287. pl. 30.f. 35, Habite en Europe, dans les étangs, les eaux des marais. ZOÉ. ( Zoea. ) Quatre antennes insérées au dessous des yeux : les in- térieures simples , les externes bifides. Bouche inconnue, Tête sessile , à peine distincte , ou se terminant en un long bec subulé, perpendiculaire. Deux yeux grands, sessiles, latéraux, situés à la base du bec. Le premier segment du corps formant un grand corselet , à dos chargé d'une longue épine, courbée.en arrière. Queue aussi lon- 192 ANIMAUX gue que le corselet, divisée en cinq segmens : le dernier étant épineux ou en forme de nageoires. Plusieurs pattes trés-courtes, cachées sous le corselet, mais les deux der- nières plus longues et natatoires. Antennæ quatuor infrà oculos insertæ : interioribus simplicibus ; externis bifidis. Os ignotum. Caput sessile, vix distinctum, aut in rostrum longum subulatum perpendiculare desinens. Oculi duo magni, sessiles , laterales, ad basim rostri. Corporis segmen- tum primum thoracem magnum effornians : dorso in spinam longam retrd-curvatam producto. Cauda tho- racis longitudine, quinque articulata : articulo ultimo spinoso vel pinniforme. Pedes plures brevissimi : duo- bus posticis longioribus , natatorits. OBSERVATIONS. LES zoës sont des crustacés marins, trés-pelits, transparens, fort singuliers par leur conformation et surtout par les chan- gemens qu'ils paraissent éprouver en se développant ou à me- sure qu’ils changent de peau. Leurs caractères sdnt encore peu connus, et surtout ceux des parties de leur bouche ne le sont nullement. Nous avons suivi ceux indiqués par MM. Bosc | et Latreille , le premier en ayant observé une espèce dans la mer Atlantique, loin des côtes. Lorsqu'on voit cet animal dans l'eau , sa transparence fait que l'on n'en apercoit que les yeux qui sont d’un bleu très-brillant, et qu'une tache quise trouve à la base de l’épine dorsale. [parait qu'il existe plusieurs espèces de ce genre, et que le #1070cuus taurus de Slaber doit y être rapporté. ESPÈCE. 1. Loë pélagique. Zoe pelagica. Zoe pelagica. Bosc, list. ua des crust. 2. p. 135. pl. :5. {. 3, 4. SANS VERTÈBRES. 133 Latr. gen. 1. p. a1.et hist. nat. 4. p. 208. pl. 35. f. 1. Habite l'Océan Atlantique, Bosc. BRANCHIOPODES LAMELLIPÈDES. Ces branchiopodes sont singuliers en ce qu'ils sont les seuls de cette section qui aient les yeux pédiculés. Toutes leurs pattes sont natatoires , branchiales et dilatées en la- mes ciliées. On ne distingue parmi eux que les deux gen- res qui suivent : BRANCHIPE. ( Branchipus.) Antennes sétacées, au nombre de deux ou de quatre. Deux yeux composés, pédiculés, mobiles. Deux cornes mobiles, situées sur le front, unidentées au côté externe, fourchues au sommet. Bouche offrant une papille en bec crochu , accompagné de quatre petites pièces. Tête distincte du trone. Corps allongé, mou, transpe- rent, divisé en onze segmens. Queue subcylindrique, lorigue, articulée, diminuant insensiblement , et terminée par deux nageoires ciliées. Pattes lamelleuses, ciliées, na- tatoires , et au nombre de onze paires. Antennæ setaceæ , duæ aut quatuor. Oculé duo, sti- pitati, compositt, mobiles. Frons corniculis duobus, mobilibus , latere externo unidentatis, apice furcatis. Os papillé rostriformi hamulatt , corpusculisque qua- {tuor suffult& instructum. Caput à trunco distinctum. Corpus elongatum, molle, hyalinum , segmentis undecim divisum. Cauda sub- cylindrica , longa , articulata, sensim angustata , pin- 134 ANIMAUX nis duabus ciliatis terminata. Pedes lamellosi, ciliati, natatorü , branchiales; undecim paribus. OBSERVATIONS, D'accord avec M. Latreille , je donne maintenant le nom de &ranchipes aux singuliers crustacés dont il s’agit, que j'avais nommés #ranchiopodes auparavant, afin de conser- ver cette dernière dénomination à la section des crustacés dont ils font partie. Les branchives sont véritablement singuliers dans leur forme et leurs caractères, et il est fort remarquable de leur trouver des yeux latéraux, pédiculés et mobiles. Leurs sexes sont séparés, doubles, et situés sous le second anneau de l'ab- domen. Le nombre des antennes, tantôt de deux, tantôt de quatre , distingue probablement les sexes. Ces crustacés n’ont point de test, point de pattes à crochets, et ont le corps allongé , assez étroit, tres-mou. Les œufs, après leur sortie du corps, restent suspendus dans un sac situé près des deux ouvertures sexuelles de la femelle ; la transparence de ce sac permet d’apercevoir la belle couleur bleue de ces œufs. Il parait que les branchipes prennent, pendant leurs déve- loppemens successifs, des figures différentes ; ce qui est peut-être cause qu’on en a distingué de diverses espèces. On trouve ces crustacés dans les fossés remplis d'eau. Je ne ci- terai que l'espèce qui suit : ESPECE. - 1. Branchipe stagnal. Branchipus stagnalis. Branchiopoda stagnalis. syst. des anim. sans vert. p. 161. Latr. gen. 1. p. 22. et hist. nat. des crust. 4. p. 319. pl. 36 Cancerstagnalis. Lin. Gaminarus stagnalis. Fab. syst. 2. p. 518. Habite en Europe, dans Îles fossés aquatiques. D SANS ‘VERTÈBRES. 139 ARTÉMIS. ( Artemisus. ) Deux antennes courtes, subulées. Deux yeux subpé- donculés. Bouche... sous le bord antérieur. Corps ovale, à tête non séparée, et postérieurement caudifère. Queue longue, terminée en pointe. Dix paires de pattes lamelleuses, natatoires , ciliées , terminées par une soie. Antennæ duæ , breves , subulatæ. Oculi duo , sub- pedonculati. Os... infrà marginem anticum. Corpus ovale , posticè caudatum ; capite non dis- tincto. Cauda longa, apice acuta. Pédum paria decem ; pedibus lamellosis, natatorüs, eiliatis, set& termi- nalis. | L OBSERVATIONS. Je nomme Ærtémis un branchiopode dont on prétend que M. Zeach a fait un genre sous le nom d’Arternisia, déno- mination que l’on sait être consacrée à un beau genre de plante. L’artémis paraitavoir des rapportsavec le branchipe, mais il en est très-distinct génériquement. Je n’ai en vue que d’en faire une simple mention, en attendant que ses carac- tères soient bien connus. ESPEC E. ? ce . Ps AL] 1. Artémis des eaux salines, Ærtemisus salinus. Cancer salinus. Lin. Gammarus salinus. Fab. syst. ent. 2. p. 518. Cancer salinus. trans. soc. Linn. vol. XI. p. 205. tab, 14, f. 8. 9. 10. Habite les eaux salines, en Angleterre, etc. Animal très-petit. 136 ANIMAUX BRANCHIOPODES PARASITES. Ceux-ci sont fort remarquables par leur bouche en forme de bec et qui n’est propre qu’à sucer , et par leurs habitudes de se fixer sur les branchies, les lèvres ou d’autres parties du corps des poissons où ils vivent en pa- rasites. [ls ont deux sortes de pattes : les unes antérieures et à crochets pour se fixer; les autres postérieures et na- tatoires. On distingue parmi eux les genres dichélestion, cécrops, argule et calige, dont voici l'exposition : DICHÉLESTION. ( Dichelestium. ) Deux antennes sétacées. Bouche en forme de bec. Deux palpes [ ou bras ] avancés, chélifères. Corps subcylindrique, insensiblement plus grèle vers son extrémité postérieure , divisé en sept anneaux ; sans test. Deux pattes antérieures à crochets, et quatre autres crochues et dentées au premier segment ; quatre pattes terminées par des doigts dentelés au second segment; le troisième portant de chaqne côté un corps ovale. Deux tubercules à l'extrémité du dernier, portant souvent deux filets articulés, Antennæ duæ setaceæ. Os rostriforme. Palpi | vel brachia | duo porrecti, apice chelau. Corpus subcylindricum , versus extremitatem posti- cam sensim gracilius, segmentis septem divisum ; testé nulld. Pedes antici duo unguiculati et alii quatuor unçcinati, dentati, in segmento primo ; pedes quatuor SANS VERTÈBRES. 137 ali digitis denticulatis terminati in segmento secundo ; corpus ovale, inutroque latere, ad segmentum tertium ; ultimo apice bituberculato sæpeque filamentis duobus articulatis instructo. OBSERVATIONS. Le dichélestion, observé par Hermann, est peut-être plus dansle cas d’être rapporté aux épizoaires que le cécrops. Des observations ultérieures décideront à cet égard, surtout n'étantpas certain qu'ilne puisse y avoir des animaux a pattes articulées et propres à la locomotion, dont l’organisation in- térieure soit inférieure même à celle des insectes. On ne nous dit point si cet animal a des yeux. ESPECE. 1, Dichélestion de l’esturgeon. Dichelestium sturionis. Herm. apterol. p. 125. pl. 5. f. 7. 8. Habite sur les branchies de l’esturgeon, CÉCROPS. ( Cecrops. ) Deux antennes très-petites. Bouche en bec court, sub- pectoral. Corps ovale, obtus aux extrémités, couvert de quatre écailles inégales, échancrées postérieurement, Point de queue saillante. Pattes très-courtes, de deux sortes : les antérieures terminées en alêne et comme onguiculées ; les postérieures dilatées-membraneuses , natatoires, ÆAntennæ duæ minimæ. Os rostriforme, breve , sub- pectorale. | Corpys ovatum, extremitatibus obtusum , squamis quatuor inæqualibus posticè emarginatis obtectum. 138 ANIMAUX Cauda nulla exserta. Pedes brevissimi, à duobus ge- neribus : antici subulato-unguiculati ; postici dilatato- membranacei , natatori. OBSER VATIONS. Le cécrops, dont je ne connais encore que des figures pu- bliées par M. Zeach, est-il bien un crustacé ? A la vérité, il paraît avoir des rapports avec les crustacés à bec, dont il s’agit ici; mais peut-être découvrira-t-on, par l'étude de son organisation intérieure , qu'il confirme, ainsi que quel- ques autres que l'on rapporte aussi aux crustacés, le groupe des épizoaïres que j'ai établi entre les vers et les insectes. Ses trois paires de pattes antérieures, que M. Latreille ap- pelle des pieds-mâchoires , et dont la seconde paire parait très-courte, ne me paraissent avoir rien de commun avec les parties de la bouche, quoique la première paire soit tres- voisine du bec; elles servent à fixer l’animal, On dit que la derniere paire des membraneuses sert à recouvrir les œufs. ESPECE. 1. Cécrops de Latreille. Cecrops Latreilli. Cecrops Latreillit. Leach, erust. angal. pl. 20. f. 1—8. Habite sur les branchies du thon. ARGULE. (Argulus.) Quatre antennes très-petites. Deux yeux séparés. Un bec conique , dirigé en bas , a angle droit. Corps oblong, recouvert par un bouclier large , arron- di-ovale, membraneux, un peu aplati, demi-transpa- rent, échancré postérieurement. Douze pattes # de trois genres : les deux antérieures tubuleuses, subhémisphé- SANS VERTÈBRES. 139 riques , propres à se fixer sur les corps; celles de la deuxième paire bionguiculées ; les autres natatoires, ayant à leur sommet deux lobes ciliés sur les côtés. Queue courte , terminée par deux lobes. Antennæ quatuor minimæ. Oculi duo, distincti. Os haustello rostriformi conico , ad angulum rectum infrä porrecto. Corpus oblongumtestd clypeiformi obtectum : clypeo oyato-rotundato, planulato, membranaceo, semi-pellu- cido , posticè emarginato. Pedes duodecim , è tribus generibus : duo antict tubulosi, subhemisphærici , cor- poribus affigendis idonei ; pedes secundi paris biungui- culati ; ali natatort , apice lobis duobus utrinque ci- liatis. Cauda brevis , apice biloba. OBSERVATIONS. L'argule, qu'auparavant nous nommions ozole, avec M. Latreille, est un parasite qui vit dansles eaux douces, sur les tétards des grenouilles , sur les épinocles et sur d'autres poissons. C’est un petit animal aplati, arrondi-ovale , demi- transparent, d’un vert jaunâtre et qui n’a qu'environ deux lignes et demie de longueur. Ses antennes, au nombre de quatre , sont très-petites et insérées au-dessus des yeux : les deux antérieures sont plus courtes, triarticulées; les deux au- tres ont quatre articles. Dans les unes et les autres , le pre- mier article a une épine crochue ou au moins une petite dent. Le bec est un fourreau qui renferme un suçoir exser- tile. L’anus est situé à la naissance de la queue. Dans la fe- nelle il reçoit l'organe du mâle et sert de passage aux œufs. Cet animal subit diverses variations de forme , à mesure qu'il se développe et change de peau. On ne connait encore qu’une seule espèce de ce genre. 1/0 . ANIMAUX ESPECE. 3. Argule foliacée. Argulus foliaceus. Monoculus argulus. Fab. syst. à. p. 480. Binoculus gasterostei. Lat. gen. 1. p. 14. Le binocle du gastéroste. Geoff. 2, p. 661. Ozole du gastéroste. Latr. hist. nat. etc. 4. p. 128. pl. 29. f.3—5. Argulus foliaceus. Jurine, Annales du mus. vol. 7. p. 431. pl. 26. Habite dans les ruisseaux des environs de Paris. CALIGE. (Cahgus.) Deux antennes très-pelites , sétacées. Deux yeux écar- tés , situés sur le bord antérieur du bouclier. Bouche for- mant un sucoir en bec conique, fléchi en dessous, pec- toral. Corps allongé, déprimé , comme divisé en deux par- ties ; l’antérieure recouverte par un bouclier d’une seule pièce; la postérieure ovale ou oblongue, abdominale, se terminant par deux filets longs, et souvent ayant à son extrémité des appendices lamelliformes. Dix à quatorze pattes de deux sortes : les antérieures étant munies de cro- chets, et les postérieures étant en lames natatoires , divi- sées , pectinées et branchifères. Antennæ duæ, minime , setaceæ. Oculi duo distan- tes, in margine antico clypei. Os haustello rostriforme conico deflexo pectoral. Corpus oblongum, depressum , in duas partes sub- divisum : anticd parte clypeo monophyllo tecté ; pos- cd ovatd vel oblongd, filamentis duobus longis ter- minatd , prœtereäque ad extremitatem appendicibus lamellifornubus sœpè instruct4. Pedes decem ad qua- SANS VERTÈBRES. 14i tuordecim , ex duobus genertbus : anticis unguiculatis ; posticis lamellosis , divisis, pectinatis, natatorüs et branchialibus. OBSERVATIONS. Les caliges ne sont pas sans rapports avec nos limules ; ils paraissent en avoir aussi avec nos polyphèmes; mais ce sont des suceurs et de véritables parasites. Ils ont un suçoir en forme de bec , que l’on dit formé de deux lèvres et de deux petites mandibules réunies. Ces crustacés s’attachent, au moyen de leurs pattes à crochets, sur des cétacés, des pois- sons, des tétards de grenouilles, dont ils sucent le sang. Ces habitudes leur ont fait attribuer des rapports avec les lernées , rapports néanmoins qui nous paraissent assez éloi- gnés. Leur bouclier est aplati, ne recouvre que la partie antérieure du corps, et forme le corselet de l’animal. L'au- tre partie de leur corps est moins large, allongée, et parait en constituer l'abdomen. Elle offre à sou extrémité deux longs filets articulés , que l’on a regardés comme deux ovai- res , mais qui ont toujours paru vuides. M. Risso dit que les femelles du calige prolongé paraissent renfermer quelques œufs dans un sac qui est placé au bas du ventre. Ainsi, les filets de la queue ne sont point des ovaires, ESPECES. [ Bouclier court, orbiculaire. | 1. Calige des poissons. Caligus piscinus. C: corpore brevi; caudé bifidd monophy lé. Lan. .. Monoculus piscinus. Lin. Fab. syst..2, p.489. Caligus curtus. Mull. entom. tab 21.f. 1. 2. Caligus piscinus. Lat. gen. 1. p. 12. et hist. nat. etc. 4. pl. 31. Ro T: TI Habite l'Océan , sur les poissons. 2. Calige prolongé. Caligus productus. C. corpore elongato ; caudé imbricat& tetraphy ll. Lat. 142 ANIMAUX Caligus productus. Mull. entom. tab. ar. f. 3. 4. Latr. gen. 1 p.13. et hist. nat. etc. 4. p. 31. f. 2. Monoculus salmoneus. Fab. syst. 2. p. 489. Habite, comme le précédent, sur les poissons marins. [ Bouclier oblong, plus large postérieurement. ] 3. Calige bicolor. Caligus bicolor. C. oblongo-ovatus, maculosus; caudé non imbricatd; clypeo cunealo , posticè truncato. Pandarus bicolor. Leach, crust. angulosa. tab. 20. 2. Var? Pandarus Boscir. Leach ibid. Habite... 4. Calige de Smith. Caligus Smithu. C. anticè attenuatus ; caudd squamis imbricatis obvoluti ; clypeo elliptico. Anthosoma Smithii. Leach. crust. angulosa. tub. 20. Habite.... 5. Calige imbriqué. Caligus imbricatus. C. oblongus , luteo-virescens; abdomine utrinque squamis imbricalo; clypeo conico ; filamentis caudæ brevissimis. Caligus imbricatus: Risso, hist. nat. des crust. p. 162. pl. 3. f33 Habite sur les branchies ou sur les lèvres du requin. BRANCHIOPODES GÉANS. Ces branchiopodes terminent la section , et sont en gé- néral les plus grands de ceux qu’elle embrasse. Ils sont assez remarquables par le grand bouclier qui couvre tout leur corps, et par la queue qui le termine posté- rieurement. J’y rapporte les deux genres qui suivent: LIMULE. ( Limulus.) Deux antennes courtes, simples. Troïs yeux sessiles , simples : deux plus grands rapprochés etle troisième pos- SANS VERTÈBRES. 143 érieur plus petit. Un labre distinct. Deux mandibules fortes, sans palpes. Deux paires de mâchoires. Une lan- guette bifide. Tête confondue avec le corselet. Corps mou, couvert d’un bouclier subcrustacé, mince, arrondi, ovale, échan- cré postérieurement. Pattes très-nombreuses ( cinquante à soixante paires), branchiales , foliacées : les deux an- térieures plus grandes , rameuses , à soies articulées. Queue articulée , courte , terminée par deux filets longs. Antennæ duæ , breves. Oculi tres , sessiles , simpli- ces: duobus majoribus approximatis, tertio postico minore. Labrum distinctum. Mandibulæ duæ , validæ, nudæ. Maxillæ quatuor, per paria dispositæ. Lingula bifida. Caput a thorace non distinctum. Corpus molle, ely- peo subcrustaceo tenui rotundato subovale posticèque emarginato tectum. Pedes numerosissimi, quinqua- ginta ad sexaginta circiter paria , branchiales , folia- cet; duobus anticis majoribus , ramoso-setosis ; setis articulatis. Cauda brevis, articulata, setis duabus longis instructa. OBSERVATIONS. Comme Muller, j'ai donné le nom de Zimule à des ento- mostracés ou branchiopodes que les entomologistes désignent actuellement sous le nom d’apus, et que Linné confondait parmi ses monoculus. Ce sont, après nos polyphèmes, les plus grands branchiopodes connus. , Les /imules constituent un genre presqu'isolé parmi les branchiopodes. Leur corps est couvert d’un grand bouclier corné , très-mince, débordant, d'une seule pièce, arrondi- ovale, ayantune échancrure profonde postérieurement. Leur 144 ANIMAUX tête est confondue avec le tronc, et leurs antennes sont très- courtes, Leurs yeux sont lisses , sessiles, rapprochés : on en compte trois : deux en devant, et un plus petit, situé derrière. Leurs pattes sont tres-nombreuses : les deux antérieures, beaucoup plus grandes, sont branchues , en forme de rames, et terminées par des soies articulées qui ressemblent à des an- tennes. Les autres pattes sont beaucoup plus courtes, dumi- nuant progressivement de taille de devant en arrière ; elles sont foliacées , .natatoires , branchifères, ciliées d’un côté à leur base, et toutes rapprochées à leur naissance. On leur ob- serve, sur un côté, une lame branchiale, avec un sac ova- laire et vésiculeux en dessous. Toutes ces pâttes et leurs la- mes sont presque continuellement agitées par un mouve- ment assez rapide. Ces crustacés vivent dans les eaux douces, les fossés pleins d’eau , les mares, les eaux tranquilles. On les y trouve en grand nombre et comme en société ; ils se nourrissent prin- cipalement de tétards. On n'en connaît encore que deux es- pèces. ESPECES. 1. Limule cancriforme. Limulus cancriformis. L. cariné dorsali posticè non mucronata ; lamina nulla inter setas caudales. Limulus palustris. Mull. entomostr. p. 127 Binoculus. Geoff. 2. p. 660. pl. 21. f. 4. Monoculus apus. Fab. suppl. p. 305. Apus cancriformis. Latr.gen. 1. p. 15. Ejusd. hist. nat, etc. vol. 4. p. 193. pl. 19 et 20. Habite en France, en Allemagne, dans les fossés remplis d’eau. 2. Limule prolongée. Limulus productus. L..carin& dorsali in spinam productd: lamina inter setas » caudales. Monoculus apus. Linn. Limole serricaude. Herm. apterol p. 130. pl. VE. SANS VERTÈBRES. 1/ Apus pr'oductus. Latr. gen. 1. p. 16. Ejusd. hist. nat. etc. vol. 4. p. 195. pl. 8. Habite en Europe, dans les fossés aquatiques. Îl est plus petit que le précédent. La lame qui est placée entre les deux filets, à l'extrémité de la queue, est dentelée. POLYPHÈME. (Polyphemus. ) Antennesnulles. Bouclier très-grand, crustacé , arrondi antériéurement, un peuconvexe en dessus, concave en des- sous, divisé en deux parties inégales par une suture trans- verse : la partie postérieure moins large , plus aplatie, en scie sur les côtés, et échancrée à l'extrémité. Deux yeux composés , sessiles , écartés, en demi-lune. La bou- che, les palpes, les pattes maxillaires, et des lames bran- chiales disposés sous le bouclier. Deux palpes rapprochés à leur insertion, biarticulés, didactyles au sommet. Dix pattes maxillaires , disposées par paires , articulées, chélifères, ayant à leur base in- terne des appendices comprimés, ou crêtes très-épi- neuses au bord interne. La bouche entre les pattes maxil- laires et cachée. Cinq ou six lames transverses, cornées, un peu divisées, subnatatoires, recouvrant alternativement les branchies, et disposées dans la cavité postérieure du bouclier. Queue longue , subulée , trigone. Antennæ nullæ. Scutum maximum , crustaceum , antice rotundatum , suprà convexiusculum , subtüs concavum , sutur& transvers& inæqualier bipartitum : parte posicriore minore , planiore , lateribus serratt , extremitate emarginatd. Os, palpi, mazxilli - pedes laminæque beanchiales infra scutum dispositi. Oculi T'ome F. 10 146 ANIMAUX duo , compositi, sessilés, distantes, lunatt suprä scutum. Palpi duo, insertione approximatt, biarticulati , apice didactyli. Pedes maxillosi decem, per paria digesti, articulati, apice chelati ; basi internd appen- dicibus compressis, cristatis margine interno spinosis- sümis. Os intra pedes maxillares occultatum. Laminæ quinque vel sex, iransvers®æ, corneæ, sub- divisæ, natatoriæ, branchias alternatim tegentes , in scuti postici cavitate receptæ. Cauda longa , subulata , trigona. OBSERVATIONS. Parmi des animaux aussi petits que la plupart des entomos- tracés ou branchiopodes, lés polyÿphèmes sont extraordinai- res par leur taille, et ce sont véritablement les géans de cette division. Aussi Linné , en donnant à la seule espèce qu'il ait connue le nom de M. polyphemus, a-t-il convenablement désigné la taille gigantesque de cet animal. Depuis on a donné le nom de polyphème à un animalcule de nos ma- rais [notre céphalocle |, et l’on a préféré, pour les grands entomostracés dont il s’agit ici, le nom de /zrmulus que Mul- ler donna à un genre Vaguement déterminé, qui embras- sait dés entomostracés de genres différens. Les polyphèmes sont des crustacés marins qui ont quel- quefois deux pieds de longueur. Ils sont larges.et arrondis antérieurement , et n’offrent en dessus qu’un grand bouclier crustacé , divisé en deux segmens inégaux par une suture transverse, et muni postérieurement d’une queue en stylet trigone. C’est seulement sous ce bouclier que l’on distingue : 1.° Deux palpes en avant, plus petits que les pattes maxil- laires , et insérés sur un tubercule qui tient lieu de lèvre supérieure ; is remplacent les mandibules , si l'on ne veut SANS VERTÈBRES. 147 leur en donner le nom ; 2.° Cinq paires de pattes maxillai- res , didactyles , mais dont celles de la première paire, dans les mâles , n’ont qu'un doigt; 3.9 Cinq ou six laines transver- ses, subincisées , et entre lesquelles sont situées les branchies sous la forme de feuillets empilés. Les sexes sont séparés ; leurs organes sont placés derrière la dernière paire des pattes maxillaires , à la base d’une lame transversale , en sa face pos- térieure. L’anus est à la racine de la queue qui termine le corps. Ces crustacés vivent dans les mers des pays chauds. On n’en connait encore que très-peu d'espèces, qui sont même médiocrement distinctes. ESPECES. Let Pelyphème des Moluques. Polyphemus gigas. P.marimus; carind medïä scuti antici medi inermi; caud& supérnèe per totam longiludinem serratd. Monoculus polyphemus. Lin. Limulus polyphemus. Fab, syst. 2. p. 483. Limulus moluccanus. Lat. gen. 1. p.11. ethist. nat. 4. pl.16.17. Polyphemus gigus. Lam. syst. des anim. sans vert. p. 168. Cancer perversus. Rumph. mus. tab. 12. f. a. b. Habite l’Océan des grandes Indes. On le nomme vulgairement le crabe des Moluqnes. Ses épines caudales sont petites et fréquentes. 2. Polyphème occidental. Polyphemus occidentalis. P. scutotenutusculo ; cariné medid scuti antici spinulis tré= bus ; caudé supernèé rard denticulaté. Polyphemus occidentalis. Lam. syst. desanim. sans vert. P- 168: Limulus polyphemus. Latr.gen..1.p,11. Limulus cyclops. Fab, syst. 2. p. 488. et suppl. p. 37r. Habite l'Océan américain , les mers de la Caroline méridionale, 1] devientmoins grand que celui desMoluques et a sa queue presqu’inerme. Etc. Sousle nom de Z//mulus helerodactylus, M. Latreille en indique une espèce, qui yit dans les mers de la Chine, 148 ANIMAUX D om mm DEUXIÈME SECTION. CRUSTACÉS ISOPODES. Mandibules sans palpes. Deux paires de mdchoires et des pieds-mdchoires réunis ou rapprochés en forme de lèvre inférieure, recouvrant la bouche. Les yeux sessiles. Pattes uniquement propres à la locomotion ou à la préhension. Les branchies situées sous l’ab- domen, soit antérieurement, soit à son extrémité pos- térieure , au delà des pattes. La téte le plus souvent distincte du tronc. 4 Les isopodes , selon nous, sont réellement les pre- miers crustacés produits par la nature ; ils viennent ea effet très-naturellement à la suite de la première branche des arachnides antennées , qui se termine par les myria- podes, et en sont probablement originaires. Nous avons néanmoins été forcés de présenter avañt eux, et comme première section, les branchiopodes ; parce que ces crustacés, hors de rang et formant un rameau latéral, ne pouvaient être placés ailleurs. Le corps des crustacés isopodes est ovale ou oblong, souvent déprimé , annelé ou divisé en segmens transver- ses, et a presque généralement Ja tête distincte du tronc. Ce corps offre un tronc divisé en sept anneaux crustacés , ayant chacun une paire de pattes. Il se termine par une queue formée d’un nombre variable d’anneaux , et garnie en dessous de lames ou de feuillets servant à la natation, et dans plusieurs portant ou recouvrant les branchies. SANS VERTÈBRES. 149 Dans les uns, en effet, les branchies sont postérieures, situées sous la queue ; tandis que dans les autres , elles sont placées sous l'abdomen antérieurement, dans des corps vésiculaires qui adhèrent aux paites ou à certaines d’en- ir'elles, ou qui sont à la place de celles qui manquent. Les organes sexuels de ces crustacés sont séparés : ils sont doubles dans les mäles où on a pu les découvrir , et sont placés sous les premiers feuillets de la queue, s'y an- noncçant par des filets ou des crochets. Les femelles por- tent leurs œufs sous la poitrine , soit entre des écailles, soit dans une poche, Les crustacés isopodes sont, lesuns, terrestres, se tenant sous les pierres ou sous les écorces, ou dans les fentes des murs, et toujours dans des lieux sombres et humides, où ils rongent différentes matières; tandis que les autres sont aquatiques, vivant, soit dans Feau douce, soit dans les eaux marines. Tous ceux qui sont aquatiques se nourrissent de substances animales, et plusieurs d’entr’eux s'attachent aux cétacés ou à divers poissons pour en sucer le sang. Nous diviserons les isopodes en deux coupes principa- les, qui embrassent quatre petites familles, savoir : les ctoportides, les asellides, les ionelles, les caprellines. ————— …—…’…—.… - … … …—…… DIVISION DES ISOPODES. 1.ere Couvre. Branchies situées sous la queue. * Branchies non à nu, ni dendroïdes. Elles sont, soit entre des écail= les , soit sur des écailles vasculaires, soit dans l’épaisseur de cer- taines écailles, comme dans des bourses aplaties, (Ptérygibran- ches. Latr.) {a) Deux antennes apparentes. Les cloportides. Armadille. 190 ANIMAUX Cloporte. . Philoscie. Ligie. (b) Quatre antennes apparentes. Les aseliides. Aselle. RE Idotée. Sphérome. Cymothoa. Bopyre. ** Branchies à nu, et dendroïdes on en forme de tiges plus ou moins divisées. (Phytibranches. Latr. ) Les ionelles. Typhis. Ancée. Pranize. Apseude. Tone. f 2eme Courr. Branchies situées sous la partie antérieure de l'abdomen , entre les pattes. Elles sont présamées dans des corps ovoides, vésiculairés, placés de chaque côté sur les second, troisième et quatrième anneaux, ou seulement sur le deuxième et le troisième. ( Cystibranches. Latr.) Les caprellines. Leptomère. Chevrolle. Cyame. LES CLOPORTIDES. Deux antennes apparentes. Les deux intermédiaires étant plus petites, cachées, presqu'imperceptibles. Les cloportides nous paraissent les premiers crustacés formés par la nature ; ils font en quelque sorte suite aux SANS VERTÈBRES. 19I gloméris et aux iules qui terminent les arachnides myria- podes, et ensuite amènent successivement tous les autres crustacés. Ces premiers crustacés ont le corps ovale, aplati en dessous, convexe en dessus , divisé en segmens transverses dont les sept premiers portent chacun une paire de pattes, et les six autres forment une espèce de queue. C’est sous cette queue et dans certaines des écailles dont elle est gar- nie, que se trouvent les organes respiratoires de ces ani- maux, et c'est M. Latreille qui les a découverts et qui a vu qu'ils étaient renfermés dans l’intérieur de ces écailles. Les cloportides ont deux yeux sessiles et composés. Leur bouche offre un labre, une sorte d’épiglotte, deux mandibules, deux paires de mâchoires, et deux pièces in- férieures subarticulées, formant une lèvre inférieure, et qui sont des pieds-mâchoires ou des mâchoires auxiliaires, selon M. Savigny. Ces animaux sont la plupart terrestres, et plusieurs d’entr’eux se roulent en boule dans le danger. Is sont divisés en quatre genres. ARMADILLE. ( Armadillo. } Deux antennes extérieures très-apparentes, de sept ar- ticles et insérées sous le bord antérieur de la tête : les in- termédiaires non distinctes. Deux yeux sessiles. Corps ovale , convexe en dessus, couvert de segmens crustacés transverses, se mettant en boule. Les appendi- ces de la queue non saillans. Quatorze pattes. Antennæ externæ duæ disunctissimæ , septem-artr- culatæ , sub margine antico capitis insertæ : interne dis non conspicuis. Oeuli duo sessiles. 152 ANIMAUX Corpus ovatum , supernè convexum , segmentis crus- taceis transversis tectum, in globum contractile. Appen- dices caudæ non prominulæ. Pedes quatuordecim. OBSERVATIONS. Les armadilles tiennent de très-près aux cloportes, ne s’en distinguent même , au premier aspect, que parce que les appendices de leur queue ne sont point saïllans, et se rou- lent plus facilement ou plus ordinairement en boule lorsqu'ils craignent quelque danger. Leurs anneaux sont plus con- vexes en dessus que ceux des cloportes. Selon les observa- tions de M. Latreille, les écailles branchiales et supérieures du dessous de leur queue ont une rangée de petits trous, donnant passage à l’air. ESPECES. 1. Armadille commune. Ærmadillo vulgaris. A. griseo-plumbeus; segmentis margine postico albicantibus. Lat. Oniscus armadillo.Lin. Cuv. journ. d’hist. nat. 2. p. 23. pl. 26. f. 14. 15. Armadillo vulgaris. Late gen. 1. p.91. (B) var. ontscus cinereus. Panz. fasc. 62. tab. 22. Habite en Europe, sous les pierres, sur les murs, etc. 2. Armadille mélangée. Ærmadillo variegatus. A. segmentis nigris, albo marginatis ; dorso vartegatoi Lat. Oniscus variegalus. Vill. entom. 4. p. 185. tab. 11, £. 16, Oniscus pulchellus. Panz. fase. Go. tv. ar. /Armadillo variegatus. Latr. gen, 1: p. 72. Habite en Europe. CL OPORMBETOmMSEns.) Quatre antennes , insérées sous le bord antérieur de la tête ; deux extérieures très-apparentes , sétacées , coudées, SANS VERTÈBRES. 153 de sept ou huit articles ; deux intermédiaires très-petites, non distinctes. Deux yeux sessiles. Corps ovale, couvert de segmens crustacés, transver- ses, subimbriqués. Deux appendices saillans à l'extrémité de la queue. Quatorze pattes. Antennæ quatuor , basi capitis margine antico in- sertæ : externis duabus distinctissimis , Selaceis , frac- tis , septem vel octo articulatis ; intermedüs mininus , vix aut non conspicuis. Oculi duo sessiles. Corpus ovatum , segmentis crustaceis transversis sub- imbricatis tectum. Caud& appendicibus duabus promi- nulis ad apicem. Pedes quatuordecim. OBSERVATIONS. Les cloportes sont de petits crustacés bien connus et assez communs dans nos maisons, qui courent avec célérité lors- qu'on veut les saisir. Ils sont un peu convexes en dessus, aplatis en dessous, et ont sept paires de pattes courtes qui tiennent aux sept premiers anneaux de leur corps. On n’aperçoit que deux de leurs antennes, qui sont assez gran- des et coudées,. Ces crustacés, surtout les armadilles, avoisinent par di- vers rapports les g/oméris qui terminent les arachnides my- riapodes, et paraissent réellement en provenir et commencer la classe à laquelle ils appartiennent. Ceux parini eux qui n’ont que sept articles aux antennes apparentes, sont les porcellions de M. Latreille. Les cloportes femelles ont sous le ventre une poche for- mée par une pellicule mince, dans laquelle l'animal fait passer ses œufs lorsqu'il les pond. Quant aux organes respi- raloires de ces animaux, c’est dans les quatre premières écailles qui sont sous la queue, que M. Latreille les a décou- 154 ANIMAUX verts. Ce sont de petites poches branchiales situées dans l’é- paisseur des lames que je viens de citer. Ces animaux se tiennent dans les lieux frais et un peu hu- mides, recherchent l'obscurité, etise nourrissent de différen- tes matières , soit animales, soit végétales, qu’ils rongent. ESPECES. 1. Cloporte commun. Oniscus asellus. O. suprà obscurë cinereus, scaber ; maculYs seriatis lateri- busque flavescentibus. Oniscus asellus. Lin. Latr, gen. 1. p. 70. Oniscus murartus. Fab. suppl. p. 300. Cuv. journal d’hist. nat. 2. p.22, pl. 26. f, 11—13. Cloporte ordinaire. Geoff. 2. p. 630. pl. 22. f, 1. Habite en Europe, sous les pierres, le bois pourri, sur les murs , elc. 2. Cloporte granulé. Oniscus granulatus. O. antennis septem-articulatis; corpore suprà scabro granu3 lato. . Porcellio scaber. Latr. gen, 1. p. 70. Oniscus asellus. Fab. suppl. p. 300. Panz. fasc. 9. t. 21. Habite en Europe, sur les murs, etc. 3. Cloporte lisse. Oniscus lœvis. O. antennis septem-articulatis ; corpore lævi. Porcelljo lœvis. Latr. gen. 1. p. 71. Cloporte ordinaire , var. B. Geoff. Habite eu Europe, sur les murs, sous les pigrres , etc. Etc. PHILOSCIE. (Philoscia.) Deux antennes externes très - apparentes, de huit arti- cles, nues à leur base ; les intermédiaires non distinctes. Deux veux sessiies. Corps ovale , à segmens crustacés transverses, rétréci SANS VERTÈBRES. 155 vers la queue. Quatre appendices styliformes, presque égaux et saillans à la queue. Quatorze pattes. Antennæ externæ duæ distinctissimæ , octo-articu- latæ , basi nudæ : intermedüs non conspicuis. Oculi duo sessiles. Corpus ovatum , ad caudam angustatum , segmentis crustaceis transversis : cauda appendicibus quatuor styliformibus subæqualibus , prominulis. Pedes qua- tuordecim. OBSERVATIONS, Les philoscies ne différent des cloportes que parce que les anténnes externes sont découvertes à leur insertion , et que les appendices saillans qui terminent leur queue sont au nombre de quatre et presqu'égaux. Néanmoins les deux appendices extérieurs sont un peu plus longs. ESPÈCE. 1. Philoscie des mousses. Philoscia muscorum. Latr. gen. 1. p. 60. et hist. nat. 7, p. 43. Oniscus sylvestris. Fab. syst. 2. p. 397. Coqueb. illustr. ic. dec. 1. p. 25. tab. 6. f. 12. Oniscus muscorum. Cuv. journal d’hist. nat. 2. p. 21. pl. 16, f. 6—8. Habite en France , sous les feuilles tombées et pourries. LIGIÉ. (Ligia.) Deux antennes externes très-apparentes, ayant leur dernière pièce composée d'un grand nombre de petits articles; les intermédiaires non distinctes. Deux yeux sessiles. Corps ovale, à segmens transverses. Deux appendices bifides à l’extrémité de la queue. Quatorze pattes. 156 ANIMAUX Antennœæ externæ duæ distinctissimæ , articulo ul- timo ë pluribus als minoribus compostto ; interme- dis occultatis. Oculi duo sessiles, Corpus ovatum; segmentis dorsalibus transversis. Æppendices duæ bifidæ ad extremitatem caudæ. Pedes quatuordecim. O BSERVATIONS. Les Zigies ressemblent aux cloportes par leur aspect; mais elles sont ordinairement un peu plus grandes, plus aplaties et en sont distinguées par leurs antennes, qui semblent composées d’un grand nombre d’articles. Les deux appen- dices qui forment une saillie à l'extrémité de leur queue sont courts et bifides. Ces crustacés sont agiles, et la plupart vivent dans les eaux aux bords de la mer. ; ESPECES. 1. Ligie océanique. Ligia oceanica. L. appendicibus caudæ brevibus latiusculis bifidis : stylis selaceis. Oniscus oceanicus. Lin. Oliv. encyel. vol. 6. n.o 15. Ligia oceanica. Lair. gen. 1. p.68. et hist. nas. 7. p. 59. £ 1. Ligia oceanica. Fab. suppl. p. 301. Habite en Europe, aux bords de la mer. >, Ligieitalique. Zigia italica. L. antennis corporis ferë longitudine ; caud& elongaté bi- fid&: stylis bifidis. Ligia italica. Fab. suppl. p. 302. Latr. gen. 1 p. 67. Habite la Méditerranée, au bord de la mer. 3. Ligie des hypnes. Ligia hypnorum. L.antennarumarticulo secundo appendiculifero ; setis caudæ inæqualibus : duabus internis longioribus. Oniscus hyÿpnorum. Cuv. journal d’hist. nat. 2. p. 19. pl. 26, 4.3. 4. 5, Fab. suppl. p. 300. i SANS VERTÈBRES. F7 Ligia hypnorum. Latr. gen. 1, p. 68. Habite en France, sous les mousses, et sur les côtes de l’'Oxéan. Etc. LES ASELLIDES. k Quatre antennes apparentes; les deux intermédiaires plus courtes. Dans l’ordre de la nature, les asellides suivent immé- diatement les cloportides ; aussi plusieurs parmi elles fu- rent confondues avec les cloportes mêmes par différens naturalistes. On les en distingue par leurs quatre antennes apparentes , sauf le singulier genre du bopyre qui n’en offre point , et par le dernier segment de la queue qui est souvent plus grand que ceux qui le précèdent. C’est encore sur des écailles ou dans l'intérieur de certaines écailles qui sont sous celte queue, que se trouvent les branchies de ces animaux. Toutes les asellides sont aquatiques, ont quatorze pat- tes et les yeux sessiles lorsqu'ils existent. Plusieurs parmi elles sont parasites des poissons. ASELLE. (Asellus.) Quatre antennes apparentes , sétacées, inégales, pluriar- ticulées : deux supérieures plus courtes , quadriarticulées ; deux inférieures beaucoup plus longues, à cinq articles. Plusieurs paires de mâchoires. Deux yeux sessiles, sim- ples. Corps oblong, déprimé ; à tête distincte; à segmens crustacés , transverses. Queue d'un seul segment, ayant deux appendices au bout. Quatorze pattes. 158 ANIMAUX Antennæ quatuor , conspicuæ , sétaceæ , inœquales, pluriarticulatæ : duabus superis quadriarticulatis bre: vioribus; duabus inferis mulid longioribus quinque articulatis. Maxillæ pluribus paribus. Oculi duo sessiles , simplices. Corpus oblongum , depressum ; Ce distincto ; seg- mentis crustaceis transversis. Caudd segmento unico ; appendicibus duabus ad'apicem. Pedes quatuordecim. OBSERVATIONS. Les aselles sont des crustacés aquatiques que Linneé con- fondait avec les cloportes , que Geoffroy a le premier dis- tingués, et qui diffèrent principalement des quatre genres qui précèdent, parce que leurs quatre antennes sont appa- rentes. Elles n’ont point de nageoires sur les côtés de la queue, mais le dessous offre deux grandes écailles qui recouvrent les branchies , et au bout il y a deux appendices quelquefois fourchus ou qui portent deux styles. Leurs pattes sont ter- minées par un crochet. Les femelles portent leurs‘œwfs-ren- fermés dans une poche membraneuse quioccupe une grande partie du dessous de leur corps. Ces crustacésse nourrissent d’animalcules qu'ils Chen Dont à saisir. Une espèce commune vit dans les eaux douces ; iais il parait qu’il en existe dans la mer, -qui offrent des par- ticularités dont on pourrait se servir pour les distinguer si -cela devenait ‘utile. Voyez les genres janire et jæra de M, Leucu. ESPEÈCE. Aselle ordinaîire. Æsellus vulgaris. Aselle d’eau douce. Geoff. 2; p. 672..pl. 22. f. 2. Asellus vulgaris. Latr. gen. r.p. 63. Oniscus aquaticus. Lin. Squilla asellus. Degeer ins. 7..p.496.pl. 31. f. 1. SANS VERTÈBRES. 19 Tdotea aquatica. Fab. suppl. p. 303. Habite en Europe, dans les eaux douces , les mares, etc. IDOTÉE.(Idotea. ) Quatre antennes. apparentes , inégales : les deux exter- nes beaucoup plus grandes, pluriarticulées. Deux yeux sessiles. Corps oblong où allongé ; à seégmens crustacés trans- verses ; à tête distincte. Queue à deux ou trois segmens , nue, n'ayant aucun appendice au bout. Quatorze pattes. Antennæ quatuor , conspicuæ , inæquales : duabus externis mulid majoribus, pluriarticulatis. Oculi due sessiles. l ; Corpus oblongum vel elongatum ; segmentis crusta- ceis transversis ; capite distincto. Cauda nuda ; segmen- tis duobus veltribus ; apice appendicibus nullis. Pedes quatuordecim. ” OBSERVATIONS. Les idotées sont des crustacés marins dont la queue n’a point de nageoires latérales, ni d’appendices au bout. Par ce dermer caractere, elles diffère des'aselles. Elles ne se mettent point en-boule comime les sphéromes qui d’ailleurs ont à la queue des nageoires latérales. Sous la queue des idotées, deux grandes écailles allongées, étroites.et parallèles, en recouvrent d’autres ainsi que les branchies. | Ces trustacés.se nourrissent de petits animaux marins ; on soupçonne qu'ils sucent aussi des poissons. ESPECES. 1. Idotée entomon. /dotea entomon. I. ovata; $egmentis ad latera prominulis ; caud4 elongal# conicé. 100 ANIMAUX Oniscusentomon. Lin. Pallas spicil. 2001. fase. 9. p.64. tab. 5, f. 16. Cymothoa entomon. Fab. S. 2. p. 505. Idotea entomon. Lat. gen. 1. p. 64. Ejusd, hist. nat. vol. 6. p. 36. pl. 58. f. 2. 3. Habite l'Océan d'Europe. 2. Idotée tridentée. Zdotea tridentata. I. linearis ; caudé apice tridentatt; antennis externis cor- poris longitudine. Idotea tridentata. Latr. gen. 1. p. 64. Oniscus tridens. Scop. entom. carn. n.0 1 it. ® Cloporie tridenté. Oliv. encycl. 6. p. 26. Habite l'Océan d’Europe. Cette espèce entre daus la division des sténosomes de M, Leach, 3. Idotée marine. Zdotea marina. I. sublinearis, res caudd obtuso-aculä, sub emarginaté. Oniscus balthicus. Pall. 7. zool. fasc. g. p. 66. tab. 4: f 6; Idotea marina. Fab. suppl. p. 308. Habite la mer Baltique. 4. Idotée étique. Zdotea hectica. I. lineari- depressa; antennis externis corporis sublongi= tudine. Oniscus hecticus. Pall. spicil. zool. fase, 9. p. Gr. tab, 4. f. 10. Aselle étique. Oliv. Encyel. vol, 4. n.0 13. Habite l'Océan Atlantique. 5. Idotée ongulée. Zdotea ungulata. I. sublinearis ; caudé oblong&, apice truncato-bidentatd ; antennis externis corpore brevioribus. Oniscus ungulatus. Pall. spicil. zool, fasc. 9. p. 62, tab. 4. f. 11 An idotea iéats 2 Fab. suppl. p. 304. Habite la mer de l'Inde. Etc. Voyez les idotées de M. Aisso, Hist. nat. des crustacés , p- 134 Voyez aussi les sténvsomes de M. Zeach. SANS VERTÈBRES. 16& l SPHÉROME. (Sphæroma.) [ Quatre antennes apparentes, petites , inégales ; les deux externes un peu plus longues. Deux yeux sessiles. Corps oblong, convexe , à segmens transverses subim- briqués, se contractant en boule. Queue à deux segmens, munie de chaque côté, sur le dernier, d'une nageoire pé- diculée , formée de deux écailles. Quatorze pattes. Antennæ quatuor , conspicuæ, exiles , inœquales : externis longioribus. Oculi duo sessiles. Corpus oblongum, convexum, in globum contractile : segmentis transversis subimbricatis. Cauda segmentis duobus : ultimo utroque latere squamis duabus nata- toris pedunculo communi insidentibus instructo. Pédes quatuordecim. OBSERVATIONS, Les sphéromes sont en quelque sorte des armadilles ma rines , et se contractent aussi en boule; mais ces sphéromes ont quatre antennes apparentes et leur queue est munie de nageoires latérales, ce que les armadilles n’offrent point. Leurs antennes sont menues , sétacées, multiarticulées. M. Latreille associe aux sphéromes les genres campeco- pea, næsa, cymodoce et dynamene de M. Leach. ESPÈCES. 1. Sphérome cendré. Sphæroma cinerea. S. lœvis; segmento ultimo rotundato : Mrs laminis aculis , margine denticulatrs, Sphæroma cinerea. Latr. geugn. p. 65. Er nat. vol. 7. p. 16. Sphérome cendré. Bosc, Hist. uat. des crustacés. vol. 2, p- 156. Oniscus globator. Pall. spicil. zool. fasc. 9. p. so: t. 4. f. 18, Tome il 162 ANIMAUX Cymothoa serrata. Fab. Syst. 2. p. 5ro. Habite l'Océan d'Europe, sous les pierres des rivages. 2. Sphérome épineux. Sphæroma spinosa. S. segmento ullimo spinoso pilealo; appendicibus acutis ciliatis. $Sphæroma spinosa. Risso, Hist. nat. des crust. p. 147. pl. 3. f. 14. Habite... la Méditerranée ? entre les zostères auxqnellesil se cramponne. Etc. Voyez-en quelques autres espèces dans l'ouvrage de M Risso. CYMOTHO A. (Cymothoa. ) Quatre antennes apparentes, sétacées, pluriarticulées, un peu courtes : les externes plus longues. Deux yeux sessiles. Corps ovale-oblong, un peu convexe , à plusieurs des segmens transverses comme appendiculés aux extrémités latérales. Queue à six segmens, dont le dernier plus grand porte de chaque côté une nageoïre de deux écailles. Qua- torze pattes à crochets forts. Antennœæ quatuor, conspicuæ , setaceæ , pluriarti- culatæ , breviusculæ : externis pauld longioribus. Oculi duo sessiles. Corpus ovato-oblongum , subconvexum ; segme nto- rum transversorum pluribus ad extremitates laterales subappendiculatis. Cauda segmentis sex : uliimo ma- jore, utrinque pinn& diphyll& instructo. Pedes quatuor- decim : unguibus validis. OBSERVATIONS. Parmi les crustacés isopodes, les cymotoas sont remar- quables par des habitudes qui paraissent leur ètre particu- SANS VERTÈPRES. 163 lières : ce sont des parasites des poissons sur lesquels ils se cramponnent et dont ils sucent le sang. On les a désignés sous les noms de poux de mer, d'asile, d'oëstre de pois- son. Leurs branchies sont des espèces de bourses ou de ves- sies situées , sur deux rangées, le long du dessous de la queue. On en connait déja un assez grand nombre d'espèces. M. La- treille réunit à ce genre les Zmnoria, eurydice et æga de M. Leacu. ESPECES. 1. Cymothoa asile. Cymothoa asilus. C. capite postice trilobo ; segmentis posticis, ultimo excep3 10, relrorshm arcuatis ; islo semt-elliplico. Cymothoa asilus. Fab. sappl. p. 305. Latr. gen. 1. p. 66. et Hist, nat. 7. p. 23. pl. 58. £. 9. 10. Oniscus asilus. Lin. Pall. spicil. zool. fase. 9. t. 4. f. 12. Habite l'Océan de l’Europe. 2. Cymothoa oëstre. Cymothoa oestrum. C. ovato-oblonga ; ultimo segmento Lransverso. Cymothoa oestrum ? Fab. syst. 2. p. 505. Latr. gen. 1. p. 66. Oniscus oestrum. Lin. Pall. spicil. zool. fasc. 9. t. 4. f. 13. Habite l'Océan de l’Europe. 3. Cymothoa rosacé. Cymothoa rosacea. C. ovata, rosacea; caudd semi-lunat& ; pedibus posteriori- bus spinosts. Cymothoa rosacea. Risso , Hist. nat. des crust. p. 140. pl. 3. f. 9. Habite Ja Méditerranée , sur l’apogon rouge. L'œga emargl- nata de M. Leach, Crust. annul. malacostraca, pl. 21, pa- raît avoir des rapports avec celte espèce. Etc. BOPYRE. ( Bopyrus.) Point d'antennes. Point d’yeux distincts. Bouche comme 164 ANIMAUX bilabiée , située sous le bord du segment antérieur; à suçoir qui paraît sortir entre les lèvres. Corps ovale, rétréci postérieurement, aplati, pres- que membraneux, à queue petite et très-courte. Sept paltes fausses, très-petites, contournées, inarticulées de chaque côté, insérées sous les bords latéraux du corps. Antennæ nullæ. Oculi nulli distincti. Os subbilabia- tum, sub margine segmenti antici dispositum ; haus- tello intra labia emergente. Corpus ovatum , posticè attenuatum , planum , sub- imembranaceum; caudé& parvé, brévissimd. Pedes spu- ri, nunimi, contorti, inarliculati, utrinque septem , infra marginem corporis insert. OBSERVATIONS. J'avais placé le 2opyre parmi les épizoaires, et depuis j'ai déféré au sentiment de M. Latreïlle qui le regarde comme un crustacé. Malgré le misérable état où le réduit l’imperfec- tion deses parties , ce savant lui trouve de l’analogie avec les cymothoas. Le bopyre est un petit animal fort plat, presque mem- braneux, et qui vit en parasite sur les alphées, les palémons, en s’introduisant sous l’écaille de leur corselet et les sugant. Sa forme est celle d’une petite sole. Il n’a qu'environ quatre lignes et demie de longueur. Il a de petites lames membra- neuses au-dessus des pattes, et deux rangées de petites écailles sous la queue. ESPÈCES. . Bopyre des chevrettes. Bopyrus squillarum. B. pallidè lutescens ; caudé subacut&. Bopyrus squillarum. Latr. gen. 1. p. 67. et Hist, nat., etc., 7. p- 50. pl. 59. f. 2—4. \ SANS VERTÈBRES 16 Monoculus crangorum. Fab. syst. suppl. p. 306, Habite sous l’écaille du palémon squille. 2. Bopyre des palémons. Bopyrus palemonis. B. luteo-virescens , varius ; caudé rotundatà. Bopyrus palemonis. Risso , Hist. nat. des crust. p. 148. HabiteJa Méditerranée, sous l’écaille thoracique des palémons, LES'IO NE LLES. Deux ou quatre antennes. Deux yeux sessiles. Dix ou quatorze pattes. Les branchies à nu sous la queue, et en forme de tiges plus ou moins divisées. Les zonelles constituent une petite famille nouvellement établie par M. Latreille sous le nom de phytibranches. Elle est fort remarquable par le caractère des branchies qui sont à nu sous la queue ; et c'est principalement par ce caractère que ces crustacés isopodes se distinguent des asellides. Il est très-curieux de voir que, dans les crusta- cés, les branchies commencent par être situées sous la queue de l'animal, qu’ensuite elles se trouvent transportées sous la partie antérieure de l'abdomen, adhérant à cer- taines pattes, ou toujours sous l'abdomen, variant dans leur situation, selon les familles, et qu'elles finissent, dans les décapodes, par être cachées sous les bords latéraux de l’écaille du corselet, ayant de adhérence avec la base extérieure des pieds-mächoires. Toutes les zonelles sont aquatiques et marines; certaines d’entr’elles ont toutes leurs pattes natatoires ; d’autres n’ont pour la natation que leurs pattes postérieures. Ces ani- maux, probablement nombreux, sont encore peu con nus. 166 # ANIMAUX ù TYPHIS. (Typhis.) Deux antennes très-petites, Deux yeux petits, sessiles, Corps oblong, convexe , courbé, divisé en segmens transverses, et muni de chaque côté, de deux lames mo- biles, oblongues , pointues au sommet. De petites écailles à l'extrémité de la queue. Dix paites, dont les quatre. an- térieures sont didactyles, Antennœ duæ , minimæ, Oculi duo , parvi, sessiles, Corpus oblongum , convexum , incurvum , segmen- tis transversis divisum , utroque latere laminis duabus mobilibus oblongis apice acuminatis instructum. Squa- mæ parvæ ad apicem caudæ. Pedes decem : quatuor anticis didacty lis. " , OBSERVATIONS: Les #yphis sont de petits crustacés marins, assez singuliers par leurs caractères, et par leurs habitudes de se courber en bas et même de se contracter presqu’en boule en inclinant leur tête, courbant leur queue sous leur corps, et cachant toutes leurs parties inférieures , à l’aide de leurs quatre la- mes foliacées qui se ferment comme des valves. Ils se tien- nent ordinairement sur des fonds sablonneux, et viennent de temps.en temps nager à la surface de l'eau pour saisir de petites équorées dont ils font leur nourriture, ESPECE. 1, Typhis ovoide. 7'>phis ovoides. Risso , Hist. nat. des crnst. p422. pl'2.£ 0, Hubite la Méditerranée , dans le golfe de Nice. SANS VERTÈBRES. 167 ANGÉE. ( Anceus.) Quatre antennes sétacées. Deux yeux sessiles , compo- sés. Deux cornes avancées, arquées en fanx, pointues, mandibuliformes , sur le front des mâles. Corps oblong, déprimé. Queue à plusieurs segmens transverses , terminée par des lames natatoires. Cinq pai- res de pattes monodactyles. Antennœæ quatuor, setacec. Oculi duc, sessiles , compositi. Frons masculorum cornubus duobus porrec- tis falcatis, acutis, mandibuliformibus instructa. Corpus oblongum , depressum. Cauda segments pluribus transversis divisa, lamellisque natatoris ter- minata. Pedes decem , omnes monodactyü. -OBSERVATIO NS. Le genre ancée, établi par M. Risso, et rapporté par M. Latreille à la division des crustacés isopodes qui ont des branchies à nu sous la queue, est remarquable par les deux grandes saillies en forme de mandibules avancées que les mâles ont au devant de la tête. Aucune de leurs pattes n’est terminée en pince. Ces crustacés sont marins, Vivent entre les plantes marines ou se cachent dans les interstices des co- raux , des madrépores. ESPECES, 1. Ancée forficulaire. Anceus forficularius. A. pedum paribus tribus ahticis antrorshm versis ; caud# lununis tribus terminata. ÆAnceus forficularius. Risso , Hist. nat. des crast. p. 52. pl. 2 { ro. 168 ANIMAUX Habite la Méditerranée, entre les coraux. 2. Ancée maxillaire. Ænceus maxillaris. , A. pedibus æqualiter patentibus, monodactylis; caudé subciliat&, apice laminis destiluté. Cancer maxillaris. Montag. trans. soc. Linn. 7. p. 65. &. 6. f. 2. Habite l Océan britannique. PRANEZE. (-Praniÿa.) Quatre antennes inégales. Deux yeux sessiles. Corps allongé, divisé en trois segmens, dont les deux premiers fort étroits, et le troisième très-grand. Dix pat- tes : les quatre antérieures attachées aux deux premiers segmens ; les six autres au segment postérieur. Des appen- - dices en feuillets à la queue. Antennæ quatuor, inœquales. Oculi duo , sessiles. Corpus elongatum , segmentis tribus divisum : duo- bus primis per angustis ; tertio posteriore maximo. Pe- des decem : antici quatuor segmentis angustis affixi : ali sex segmento posteriore. Appendices foliaceæ ad caudanm. OBSERVATIONS. Les pranizes , établies comme genre par M. ZLeach, sont remarquables par la grandeur du troisième segment de leur corps. Elles n’ont que dix pattes, dont aucune n'est termi- née en pince. Leur queue est divisée en cinq ou six segmens, dont le dernier est garni latéralement d’écailles natatoires. ESPEC E. 1. Pranize bleuâtre. Praniza cœrulata. Oniscus cœrulatus. Montag. trans. soc. Linn. vol. XI. p. 15. RARE: Habite l'Océan Européen. SANS VERTÈBRES. ï Go APSEUDE. (Apseudes. ) Quatre antennes : les deux externes plus longues , séta- cées, muluarticulées. Deux yeux sessiles. Corps allongé, terminé postérieurement par deux soies. Quatorze pattes : les deux antérieures chélifères ; les deux ou quatre dernières natatoires. Antennœæ quatuor : duabus externis longioribus , se- taceis, multiarticulatis. Oculi duo sessiles. Corpus elongatum , posticè setis duabus terminatum. Pedes quatuordecim : duobus anticis cheliferis; duobus aut quatuor ultimis natatorus. OBSERVATIONS. | Le genre des apseudes , établi par M. Lracu, comprend des crustacés isopodes qui sont nageurs et ambulateurs, puis- qu'ils ont des pattes à crochets et d’autres qui sont natatoires. Les deux pattes antérièures sont terminées en pince ; et la queue est munie de deux longues soies. Ces crustacés vivent entre les plantes marines. ESPÈCES. 1, Apseude taupe. Æpseudes talpa. A. anlennis articulo ullimo plumosis ; pedibus secundi pa- ris apice dilatatis | compressis dentatis. Cancer gammarus talpa. Montag. trans. soc. Linn. vol, 9. p: 98. tab. 4.f. 6. # Apseudes. Latr. Habite l'Océan Européen. 2. Apseude ligioïde. Æpseudes ligioides. A. antennis inferioribus brevissimis ; selis caudæ nudis. 170 ANIMAUX Eupheus ligioides. Risso, Hist. nat. des crust. p.124. tab. 3, LTÉE Habite la Méditerranée , entre des fucus. La deuxième paire de pattes n’est point dilatée à son extrémité. . IONE. (Ione.) Antennes courtes, subulées. Corps ovoïde, plus large et obtus antérieurement , entièrement formé d'un grand corselet. Queue courte, à quatre segmens transverses, terminée par deux languettes spatulées. Quatorze pattes sans onglets, en languettes spatulées , natatoires, dimi- nuant insensiblement de longueur postérieurement. Antennæ breves , subulatæ. Corpus obovatum , an- ice latius et obtusum , thorace maximo penitus compo- situm. Cauda brevis , segmentis quatuor transversim divisa , appendicibus binis lingulato - spatulatis termi- nata. Pedes quatuordecim , natatort , ingulato-spatu- latt , posticè sensim breviores ; unguicules nullis. OBSERVATIONS. < L'ioze forme un genre remarquable , dont les caractères sont bien tranchés. C'est un crustacé nageur, d’une forme assez particulière, son corps, comme sans anneaux, parais- sant n'offrir qu'un grand corselet. La figure qui le représente ne montre que deux antennes ; apparemment parce que les deux antérieures sont fort courtes. Sous la queue de cet ani- mal, des branchies à nu, pédiculées, et rameuses ou den- droides, sont bien apparentes. ESPECE. 1. Tone thoracique. Îone thoracica. Oniscus thoracicus. Montag. trans. soc. Linn. vol: 9. p. 103. tab. 3. f. 3. SANS VERTÈBRES. 173 lone, Latr. Cav. Règne anim. 3. p. 54. Habite l'Océan Européen. LES CAPRELLINES. Quatre antennes inégales. Deux yeux sessiles, compo- sés. Corps le plus souvent linéaire. Branchies dans des corps vésiculaires , situées sous la partie anté- rieure de l'abdomen , adhérentes à la base externe de certaines pattes ou occupant leur place. Nos caprellines, réduites, d'après les caractères ci- dessus , sont les cystibranches de M. Latreille, et cons- titüent la dernière famille des isopodes, Ce sont dés crus- tacés marins, de petite taille, et en général d’une forme singulière. Leur corps est ordinairement linéaire, avec des pattes grèêles et longues, au nombre de dix ou de quatorze. Ce qui les rend très-remarquables, ce sont les corps vésiculaires, ovoïdes, et très-mous, que l'on pré- sume renfermer leurs branchies, et qui sont placés sur les second, troisième et quatrième segmens , quelquefois seu- lement sur le second ei le‘troisième , en adhérant aux pat- tes qui s'y trouvent. Ces animaux se trouvent parmi les plantes marimes, et certains d’entre eux sont parasites des baleines ou de quelques poissons, LEPTOMERE. ( Leptomera. ) Quatre antennes sétacées; les sapérieures ou postérieures plus longues. Deux yeux sessiles, Corps liuéaire, à arücles longitudmaux, le premier se t 172 ANIMAUX confondant avec la tête. Queue très-courte. Dix ou qua- iorze pattes disposées en série continue, et toutes ongui- culées. Antennœæ quatuor, setaceæ : duabus superioribus vel posterioribus longioribus. Oculi duo sessiles. Corpus lineare ; articulis longitudinalibus : primo a capite non distincto. Cauda brevissima. Pedes decem aut quatuordecim in serie continu& dispositt, omnes unguiculati. ” OBSERVATIONS. Sous cette dénomination générique , je réunis les lepto- mères et les protons de M. Latreille; né connaissant pour proton que le gammarus pedatus de Muller que M. Latreille indique comme synonyme et qui a évidemment quatorze pattes. Nos Zepromères ne paraissent différer des chevrolles que parce que la deuxième et la troisième paire de pattes n’avor- tent point. Au reste, ces crustacés sont encore très-peu connus, et leurs espèces surtout attendent de nouvelles observations pour être convenablement déterminées. ESPECES. 1. Leptomère rouge. Leptomera rubra. L. pedibus quatuordecim setaceis : secundi paris tibiis cla- - valis. Squilla ventricosa. Mall. zool. dan. p. 20. tab. 56. f. 1—3 fem. Leptomera ex D. Latr. Herbst, canc. t. 36. f. xr. Habite l'Océan boréal , entre les fucus, les conferxes, 2. Leptomère pédiaire. Leptomera pedata. L. pedibus quatuordecim; quatuor -primis subchelatrs ; ulti- mis qualuor aliis longioribus. Gammarus pedatus, Mall. zool, dan. p. 33, tab. 101. f. 1.2. SANS VERTÈBRES. 173 An proton? Latr. Leach. Habite. ..... l'Océan boréal ? CHEVROLLE. (Caprella. ) Quatre antennes : les deux supérieures plus longues ; leur dernière pièce composée de très-petits articles nom- breux. Deux yeux sessiles , composés. Corps allongé, linéaire ou filiforme, divisé en articles inégaux. Queue très-courte. Dix pattes onguiculées ; à pai- res disposées en une série interrompue. Antennæ quatuor : superioribus duabus longioribus : ultimo articulo aliis minimis numerosisque composilo. Oculi duo sessiles, compositr. Corpus elongatum, lineare , subfiliforme , articulis inœqualibus divisum. Cauda brevissima. Pedes decem unguiculati: paribus serie interruptd dispositis. OBSERVATIONS. Le genre chevrolle, maintenant réduit, se rapproche beaucoup des leptomères, et semble annoncer le voisinage des crévettes, etc. Ces crustacés isopodes sont singuliers et remarquables par leur corps grèle, presque filiforme, à segmens inégaux, plutôt longitudinaux que transverses, et à paires de pattes inégalement disposées, formant une série interrompue. Le second et le troisième anneau du corps n'ont que de fausses pattes; mais ils soutiennent quatre ap- pendices subovales, susceptibles de gonflement, qui contien- nent probablement les organes de la respiration. Les femel- les portent leurs œufs renfermés dans un sac attaché sous Je troisième anneau du corps. 174 ANIMAUX Les chevrolles se tiennent parmi les plantes marines, marchent à la manière des chenilles arpenteuses, se redres- sent en faisant vibrer leurs antennes, et nagent en cour- bant en bas les extrémités de leur corps. ESPECES. 1. Chevrolle scolopendroïde. Caprella scolop-ndroi- des. C. manäibus secundi tertiique paris didactylis : uno maximo falcato ; altero minimo , subrecto. Gammarus quadrilobatus. Muil. zool. dan. t. 114. f. 1. 2. fem. | Bast. op. subs. 1. tab. 4.f.2.a b c. Oniscus scolopendroides. Pall. Spicil. zool. fase. 9 t. 4. f. 15. An cancer linearis ? Linn. Squilla quadrilobata ? Mall, zool. dau. t. 56. f. 4. 5. 6. mas. Habite l'Océan d'Europe boréal. 2. Chevrolle phasme. Caprella phasma. C.pedibus secundi paris manu subdidactyl; corporis seg- mentis primis dorso mucronatis. Cancer phasma. Montag. trans. soc. Linn. 7. p. 66. cv. 6. f. 3. Habite l'Océan d'Europe. Etc. Voyez les cancer atomus et filiformis de Linné. Dans ce genre , les distinctions spécifiques laissent encore beaucoup à désirer. CYAME. (Cyamus.) Quatre antennes inégales : les denx supérieures plus longues, sétacées, de quatre articles. Un labre échancré ; deux mandibules à sommet bifide; quatre mâchoires réu- nies en deux pièces transverses ; une lèvre inférieure for- mée de deux palpes articulés, onguiculés, réunis par leur base. SANS VERTÈBRES. 155 Tête en cône obtus, petite, non distincte du premier segment. Corps ovale, déprimé , à six segmens transver- ‘ses, celui de la tête excepté. Un tubercule à l'extrémité postérieure , formant une queue très-courte. Deux yeux composés , sessiles , sur les bords latéraux et antérieurs de la tête; deux petits yeux lisses, sur son vertex. Huit pattes onguiculées et articulées. Deux paires de fausses pattes , sur le second et le troisième segment, auxquelles adhèrent des vésicules branchiales. Antennæ quatuor , inæquales : duabus superioribus longioribus setaceis, quadriarticulatis. Labrumemar- ginatum. Mandibulæ duc , apice bifidæ. Maxillæ qua- tuor, in duas partes aut laminas transversas connatce. Labium è palpis duobus articulatis et unguiculatis basi connatis compositum. Caput obtusè conicum , parvum, a segmento primo non distinctum. Oculi duo compositi, sessiles, ad latera antica capitis. Ocelli duo in vertice. Corpus ova- tum , depressum , segments sex transversis divisum [ segmento capitis excluso |. Pedes octo articulati un- guiculatr : pedes spurit quatuor , in segmento secundo tertioque, quibus vesiculas branchialesadhærent. Cauda tuberculo rinimo terminal. OBSÆERVATIONS. Le cyame , que Linné rangeait parmi les cloportes, est effectivement un véritable crustacé; mais , quoique parasite, il appartient à la famille des caprellines [ des cystibranches de M. Latreille ]. Il a moins de rapports qu’on ne pense avec le pycnogonon, qui est une arachnide, quoiqu'il en ait un peu l’aspect et presque les habitudes. Des quatorze pattes du cyame , les deux premières fort pe- L 176 ANIMAUX tites, ne servent point à la marche, et sont transformées en palpes qui, par l'union de leur base, forment une lèvre in- férieure à la bouche. Les quatre fausses pattes sont mutiques, inarticulées , et ont à leur base les vésicules respiratoires. Dans les femelles, quatre écailles arrondies, concaves, pla- cées sous le deuxième et le troisième segment, servent à renfermer les œufs. à On trouve les cyames cramponnés en grand nombre sur le corps des baleines , ce qui les a fait nommer poux de ba- leine par le vulgaire. ESPECE. 1. Cyame de la baleine. Cyamus ceti. Oniscus ceti. Linn. Pall. Spicil. zool. fase. 9. t. 4. f, 14. Mul. zool. dan. tab. 110. f. 13—17. Cyamus celi. Latr. gen. 1. p. 60. Larunda ceti. Lieach, crust. annulos. pl. 21. Habite l'Océan de l’Europe, sur les baleines, etc. IVota. Une autre espèce , três-petite, des Indes orientaies , et encore inédite, est connue de M, Latreille. TROISIÈME SECTION. CRUSTACÉS AMPHIPODES. Mandibules palpigères ; deux ou quatre antennes ; la téte distincte du tronc ; les yeux sessiles ; des bran- chies vésiculeuses , situées à la base intérieure des paites , sauf celles de la paire antérieure. Les amphipodes sont les premiers crustacés dont Îles mandibules soient palpifères, celles des précédens en étant généralement dépourvues. Maislears yeux sont ses- s SANS VERTÈBRES. 277 siles et immobiles, et leur tête est, distincte du tronc. Leur troisième et dernière paire de mâchoires représente une lèvre inférieure, à l’aide de deux palpes ou deux petites pattes réunies à leur base. Le corps de ces animaux est plus membraneux que crustacé ; oblong , le plus souvent arqué et comprimé sur les côtés. Il est divisé en sept anneaux portant chacun une paire de pattes dont les quatre premières sont crdinaire- ment dirigées en avant. À la base intérieure de chaque patte , en commencant à la seconde paire, on apercoit un corps ovale et vésiculeux qui paraît être une branchie. Postérieurement , le tronc se termine par une queue de six à sept articles, offrant en dessous cinq paires de fi- lets divisés en deux branches articulées. Ces filets, très- mobiles, sont regardés comme des pattes natatoires , et semblent néanmoins analogues aux pattes branchiales des stomapodes. | Les antennes des amphipodes sont quelquefois au nom- bre de deux, mais plus souvent il s'en trouve quatre. Leur bouche offre un labre ; deux mandibules portant cha- cuné un palpe filiforme ; une languette; deux paires de màchoires ; et an dessous deux pieds - mâchoires, formant une lèvre inférieure , avec deux palpes. Les amphipodes nagent et sautent avec agilité ; c’est toujoars sur le côté qu'ils se posent. Les uns habitent les eaux douces des ruisseaux et des fontaines , les autres vi- vent dans les eaux salées. Les femelles portent leurs œufs rassemblés sous leur poitrine, et recouverts par de petites écailles. Tome F. 12 E5S | ANIMAUX I DIVISION DES AMPHIPODES. € Deux antennes. Phronime. ## Quatre antennes. (1) Les quatre antennes presque semblables pour la forme, les in- férieures n’imitant pas des espèces de pattes. (a) Antennes supérieures plus longues que les autres, Crevette. (b) Antennes supérieures plus courtes queles autres. Talitre. (2) Antennes inférieures subonguiculées au bout, etimitant des pattes, Corophie. PHRONIME. ( Phronima.) Deux antennes courtes, de trois articles. Deux yeux sessiles. Tête grosse, sessile, ayant antérieurement une saillie conique , en forme de bec, inclinée en bas. Corps mou, allongé ; le tronc demi-cylindrique , diviséen six anneaux ; la queue étroite, partagée en cinqsegmens : le dernier ter- miné par quelques appendices styliformes. Dix pattes ; la troisième paire fort longue, à mains didactyles. Antennæ duæ breves , triarticulatæ. Oculi duo, sessiles. Caput magnum , sessile, anticè eminentid conicä SANS VERTÈBRES. 179 rostriforimi subtus inflexd terminatum. Corpus molle, elongatum : trunco semi-cylindrico, segmentis sex diviso ; cauda angusta , segmentis quénis : ultimo appen- dicibus aliquot sty liformibus instructo. Pedes decem : tertio pari longissimo , manibus didacty lis. OBSERVATIONS. Les phronimes, dont le genre futreconnuet déterminé par M. Latreille, semblent les amphipodes les plus rapprochés des chevrollesqui paraissent leur servir de transition. Ces sin- guliers crustacés ont l'habitude de s'emparer de certaines radiaires mollasses, telles que des beroës ou certaines médu- saires, et de se faire un domicile de leur corps, avec lequel ils nagent. Ils viennent quelquefois à lasurface de l’eau, et se nourrissent des animalcules qu'ils peuvent saisir. ESPÈCES. É Phronige sédentaire. Phronima sedentaria. Ph. corpore margaritaceo, cum punctis rubris. Ex D. Risso. Phronima sedentaria. Latr. gen. 1. p. 56. tab. 2. f, 2. 3. et hist. nat. vol. 6. p. 280. Cancer sedentartius. Forsk. Faun. arab, p. 95. Herbst. canc. tab. 36. f, 8. Risso. Hist. des crust. p. 120. Habite la Méditerranée. 2. Phronime sentinelle. Phronima custos. Ph. corpore lineari albissimo. Phronima custos. Risso. hist. nat. des erust. p. 121. pl. 2, £..5; Habite la Méditerranée. Cette phronime est-elle bien distincte de la précédente ? CR EVETTE. (Gammarus. ) Quatre antennes inégales, sétacées, articulées , dispo- sées sur deux rangs ; les supérieures étant plus longues. 1850 ANIMAUX Deux yeux sessiles, composés. Un labre ; deux mandi- bules palpigères ; quatre mâchoires libres; deux fausses mâchoires réunies en lèvre inférieure , ayant deux palpes onguiculés. Corps allongé, un peu arqué, souvent aplati sur les côtés, à segmens crustacés transverses. Quatorze pattes. Des appendices bifides à la queue, Antennæ quatuor , inæquales , setacéæ , articulatæ , ordinibus duobus dispositæ : superioribus longioribus. Oculi duo , sessiles, compositi. Labrum ; mandibulæ duæ palpigeræ ; maxillæ quatuor liberæ ; alteræ ducæ spuriæ , in labium connatæ : palpis duvbus unguicu- latis. Corpus elongatum , subarcuatum , lateribus sæœpè depressum; segmentis crustaceis transversis. Pedes guatuordecim. Appendices bifidæ ad caudam. . OBSERVATIONS. Parmi les amphipodes, les crevettes constituent un genre très-naturel et assez nombreux en espèces ; mais comme ces espècesoffrent nécessairement des diversités dans leurs parties externes, quoique non essentielles, on s'empresse maintenant de saisir tous les moyens de distinction, pour démembrer ce genre et en formerune multitude de petits. Cette marche est loin d’être utile à la science ; et mème si nous distinguons les talitres , c’est par l'intérêt qu’inspirent les observations de M. Latreille. Les crevettes sont des crustacés aquatiques, qui vive nt, les uns dans les eaux salées de la mer, les autres dans les eaux douces des fontaines, des rivières et des marais. Leurs pattes antérieures sont dirigées en avant , tandis que les autres ont une autre direction. Elles sont accompagnées de lames min- SANS VERTÈBRES, I81I ces et perpendiculaires qui leur servent à nager et à sauter. En effet, ces petits crustacés sont fort agïles , et la plupart sautent comme des puces lorsqu'on les met à sec sur la ESPECES. Antennes à trois articles dont le dernier est une soie articulée. 1. Crevette des ruisseaux. Gammarus pulex. G. pedibus quatuor anticis breviusculis, manu unguicuë- fero terminatts. Gammarus pulez, Fab. Syst. 2. p. 516 Cancer puler. Lin. Crevette des ruisseaux. Geoff, 2. p.66. pl. 21. f. 6. Gammarus putex. bat. gen. 1. p. 58, et hist. nat. 6: pl. 57. TS à Habite en Europe, dans les eaux des fontaines et des ruisseaux, 2. Crevette épineuse. Gammarus spinosus. G. pedibus anticis manu destitutis ; dorsi segmentis poste- rioribus acurminalo-spinosis. Cancer gammarus spinosus, Montag. Trans. Soc. Lin. vol. XI: p. 3- tab. 2. f. 1e Dexamine spinosa. Leach. Trans. Soc. Linn. vol XL. p. 358. Habite l'Océan britannique. 3. Crevette crochue. Gammarus articulosus. G. pedibus anticis duobus chelatis, secundi paris manu majusculo : dactylo reflexo; caudé apice incurv&. Cancer articulosus. Montag. Trans, Soc. Linn. vol. 5. p. 31. tab: 6: f:6: s Leucothoe articulosa. Leach. Trans. Scc. Lion. XI. p. 398. Habite l'Océan britannique. Antennes de quatre articles, le dernier articulé. 4. Crevette palmée. Gammarus palmatus, G.: corpore nigricante ; pedum pari secundo manu dilatato compresso. 182 ANIMAUX Cancer palmatus. Montag. Trans. Soc, Linn. 7. p. 69. Melita palmata. Leach. Crust. annaul. pl. 21. Habite l'Océan britannique, sous les pierres des rivages. 5. Crevette grosse-main. Gammarus grossimanus. G. pedum paribus duobus anticis manuferis; caud& apice nudd. Cancer gammarus grossimanus. Montag. Trans. Soc. Linn. 9. P- 97: tab. 4. f. 5. Maæra grossimana. Leach, Trans. Soc. Linn. XI. p. 359. Habite les rivages de l’Océan britannique. 6. Crevette fucicole. Gammarus pherusa. G. cireneus , rubro varius; pedibus anticis manu oblongo Lerminalts. Pherusa fucicola. Leach , Trans. Soc. Linn, XI. p. 360. Ejusd. crnst. annual. pl. 21. Habite les rivages de l'Océan britannique, entre les fucus. Elle n’a point d’appendice à la base du quatrième article des antennes. Etc. Le gammarus rubricatus. Montag. Trans. Soc. Linn. 9. P: 99. tab. 5. f. 1, est encore de ce genre. Amphithoë Leach. PALETTE: (Tahtrus) Quatre antennes inégales , sétacées, articulées ; les su- périeures étant plus courtes ; deux yeux sessiles ; bouche comme dans les crevettes. Corps allongé , semi-cylindracé; à segmens crustacés transverses. Quatorze pattes. Port des crevettes. Æntennæ quatuor, inœquales , setaceæ , articulatæ : superioribus brevioribus. Oculi duo sessiles. Os ut in gammarellis. Corpus elongatum , semi cylindraceum ; segmentis crustaceis transversis. Pedes quatuordecin. Habitus SaTnmaroOTuL. SANS VERTÈBRES. 183 OBSERVATIONS. Les {alitres ressemblant aux crevettes par leur aspect et leurs habitudes , on pourrait ne les en point séparer ; cepen- dant le caractère des antennes inférieures qui sont plus lon- gues que les supérieures est si remarquable, que nous avons suivi M, Latreille qui les a distingués. On peut néanmoins les diviser encore, comme l’a fait M. Zeach. En effet, dans les uns, la tête ne forme point de saillie en devant , et avec ceux-là, M. Leach forme ses talitres et ses orcheslies ; tandis que dans les autres le devant de la tête se prolonge en forme de bec; comme dans les phronimes; et ces derniers cons- tuent les atyles du zoologiste anglais. ESPECES. 1. Talitre santerelle. Z'alitrus locusta. T. pedibus omnibus monodactylis; antlennis superioribus brevissimis.. Cancer locusta. Lin. Gammarus locusta. Fab. Oniscus locusta. Pall. Spicil. zool. fase. 9. tab. 4.f, 7. Talitrus locusta. Lat. gen. 1. p. 58. Cancer gammarus saltator. Montag. Soc. Linn. trans, 9. p.94. tab. 4. f. 3. Habite l'Océan d'Europe. 2. Talitre gammarelle. Zalitrus gammarellus. T. pedibus omnibus monodactylis : secundi paris manu ma- gnd sub compressd. Oniscus gammarellus. Pall. Spicil. zool. fasc. 9. t. 4. f. 8. T'alitrus gammarellus. Latr. gen. 1.p. 5%. Cancer gammarus locusta? Montag. Trans. Soc. Linn. 9° p.92. tab 4.f. 1. Orchestia , Leach. Habite l'Océan d'Europe, près des rivages. 3. Talitre cariné. Z'alitrus carinatus. T. capite rostro descendente ; abdomine segmentis quin- que ullimis carinatis, poslice aculë productis. 184 ANIMAUX Atylus carinatus. Leach, Trans. Soc. Linn. XI. P- 357. Gammarus carinatus. Fab. Syst. 2. P- 515. Habite....., Etc. GOROPMIE. (Corophium) Quatre antennes inégales : les deux inférieures plus longues, plus épaisses, pédiformes, articulées, subongui- culées au bout. Le reste comme dans les crevettes, Antenncæ quatuor , inœquales : : inféris duabus lon- gioribus, crassioribus , pediformibus , apice subunguiculatis. Cœtera ut in gammaribus. OBSERVATIONS, Les corophies ayantles antennes inférieures plus longues, plus épaisses et comme onguiculées au bout, sont en cela très-remarquables, et se servent probablement de ces par- ües , comme de bras ou de“pattes, pour saisir leur proie. D'après ces habitudes particulières, M. Latreille a eu raison de les distinguer. ; ESPECE. 1. Corophie longicorne. Corophium longicorne. C. corpore lateribus depresso ; antennis inferis quadriarti- culatis corpore longioribus. Cancer grossipes. Lin. Gammarus longicornis. Fab. Oniscus volutator. Pall. Spicil. zool. fasc. 9. t. 4. f. 9. Corophium longicorne. Lat. gen. 1. p. 59. Habite l'Océan d'Europe. Etc. Rapportez aux corophies les genres podocera et jassa de M. Leach. SANS VERTÈBRES. 189 em men eme À SECTION QUATRIÈME. CRUSTACÉS STOMAPODES. Mandibules palpigères. Les yeux pédiculés. La téte en grande partie reculée sous un corselet antérieur non pédigère. Branchies à nueten panache sous le ventre, au delà des pieds. Les stomapodes connus sont encore peu nombreux ; on n’en a même fait qu'un seul genre sous le nom de squilla; maïs maintenant M. Latreille en forme deux. Ces crustacés sont les derniers des hétérobranches , et sem- blent, par leur forme allongée et leurs yeux portés sur des pédicules mobiles, former une transition aux crustacés homobranches, par les macroures ; leur caractère est particulier et fort éminent. En effet , parmi les crustacés à mandibules palpigères, les stomapôdes sont les seuls qui aient les branchies à nu et en panache sous le ventre. Ces branchies sont suspendues à la base d’écailles ou de lames articulées qui sont des pattes natatoires. La tête, loin d’être distincte, me paraïîtici en grande par- tie reculée sous un corseletantérieur non pédifère. La bou- che, occupant le dessous de ce corselet antérieur, a reculé l’attache des pattes sous une partie postérieure , comme aux dépens, de l'abdomen. Ainsi, je distingue le corselet en partie antérieure eten partie postérieure. La première,sous la forme d’un corselet ordinaire , est avancée au delà des pattes , et se divise en deux portions ; l’une, antérieure, très-petite, porte les yeux et les antennes intermédiaires, 186 ANIMAUX tandis que l’autre, fort grande et déprimée, soutient les antennes extérieures. La seconde partie du corselet est pédifère , et souvent se compose de trois segmens étroits, assez semblables anx autres segmens de la queue. : La bouche des stomapodes a un labre; deux mandibu« les dentées et pourvues d’un palpe filiforme ; une languette double ; deux paires de mâchoires portant des palpes , et deux paires de pieds-mâchoires, dont la dernière est très- grande , en forme de bras , qui se terminent chacun par une grande griffe mcbile, dentée ou pectinée d'un côté. Les pattes ambulatoires sont seulement au nombre de irois paires ; mais sous la queue l’on compte cinq paires de pattes lamelleuses ou natatoires , ce qui ferait les seize pattes naturelles aux crustacés. Cependant, à cause des deux derniers pieds-mâchoires qui forment les deux bras, on ne devraittrouver que quatre paires de pattes natatoires. Les stomapodes sont allongés comme les crustacés ma- croures ; leur queue se termine par des appendices qui accompagnent une pièce moyenne, à bord denté. Ils ont le test peu épais et peu solide, et se tiennent dans la mer à une certaine profondeur , dans les endroits à fond sablonneux ou fangeux; ils nagent plus qu’ils ne se traînent avec leurs trois paires de pattes. On les divise en squilles et en erichths. SQUILLE. (Squilla.) Quatre antennes triarticulées : deux intermédiaires un peu plus longues, terminées par trois soies ; deux externes simples, ayant à leur base externe une écaille foliacée oblongue. . SANS VERTÈBRES. 187 Corselet postérieur, divisé en trois segmens étroits et pédigères, Antennæ quatuor, triarticulatæ : duabus interme- düs sublongioribus , apice trisetis ; externis simplicibus . P”" 4 . squamd foliaced oblongd ad basim externam annexd. Thorax posticus segmentis tribus pedigeris. OBSERVATIONS. Les squilles ou mantes de mer constituent un genre fort remarquable par leur singulière conformation , et par la si- tuation de leurs branchies. Les deux derniers pieds-mächoi- res forment comme deux grands bras avancés, terminés chacun par une griffe mobile, dentée ou pectinée en son côté interne, ce qui leur donne l'aspect des insectes du genre des mantes. Leur corselet antérieur ne s’avance point pos- térieurement jusqu'au dessus des trois paires de pattes am- bulatoires, comme dans le genre des erichths , en sorte que les trois segmens qui portent ces pattes ne semblent plus appartenir au corselet. Ils lui appartiennent cependant, puisqu'ils portent des pattes. La queue est grande, longue, composée de six segmens, dont le dernier est garni d'ap- pendices en éventail; les trois segmens pédifères ne sont point comptés. “ ESPECES. 1. Squille marie. Squilla mantis. S. corpore suprà lineis octo longitudinalibus elevalis ; pollicibus falcatis, semi-pectinatis quinque ad octo den- talis. Cancer mantis. Lin. Squilla mantis. Fab. Latr. gen. 1. p. 55. Herbs', canc. tab, 33.f. 1. (B) Far. major; pollicibus octo-dentatis. Squilla raphidea. Fab, suppl. p. 416. 188 ANIMAUX Squilla arenaria. Seba, mus. 3. tab. 20. f. 2, Habite la Méditerranée et l'Océan Indien. 2. Squille tachetée. Squilla maculata. S, grandis ; corpore suprä lævi; brachiorum pollice falcata hinc peclinato; segmento postico ultimo rotundato, sub- mulico. | Squilla maculata. Fab. Syst. 2. p.511. Cancer arenarius. Rumph. mus. tab. 3. f. E. Habite l'Océan des grandes Indes. Hus. 3, Squille queue-rude. Squilla scabricauda. S. thorace brevi, subcordato quadrisulcato ; corpore lævius: culo ; caudé punctis numerosis scabré ; brachiorum polli- cibus octo-dentatis. Mus. n.° Habite l'Océan Indien. Quatre des pieds-mächoires ont les mains arrondies, comprimées , ciliées. 4. Squille glabriuscule. Squilla glabriuscula. S, corpore supra lœviusculo ; caud& glabr4; brachiorum pollicibus quinque dentatis; maxilli-pedum manibus sez roltundalo-compressis. Mus. n.° Habite l'Océan Indien ? Espèce voisine de la précédente, mais distincte. 5. Squile de Desmarets, Squilla Desmaresti. R. S. corpore dorso lævi; lineis utrinque duabus lateralibus longitudinalibus elevatis ; pollicibus quinque-dentatis. Squilla acanthura. Lam. mus. Sauilla Desmaresti. Risso, Hist. nat. des cxust. p. 114. pl. 2. f10: Habite la Méditerranée. Taille petite. 6. Squille scyllare. Squilla scyllarus. S. corpore suprà lœvi; caudé segmento penullimo sexpli- cato; pollicibus basi ventricosis subbidentatis. Cancer scyllarus, Lin. SANS VERTÈPRES. 189 Squilla scyllarus. Fab. Squilla chiragra ejasd. Rumph. mus. tab. 3. fig. F. Habite l'Océan Indien et près de l’Ile-de-France. Mus. 7. Squille stylifère. Squilla stylifera. S. minor j corpore suprà lævi; pollicibus angustis compres- sis bidentatis ; pedibus styliferis. Mus. n.o Habite. ..... Le doigt des bras n’est nullement ventru, Etc. ERICHTH. ( Erichthus.) Antennes, yeux et bouche comme dans les squilles. Corselet postérieur et pédifère non distinct de l’anté- rieur , et point divisé en anneaux. Antenneæ , oculi, os ut in squillis. Thorax posticus et pedifer à thorace antico non distinctus segmentisque non divisus. OBSERVATIONS. Jci le corselet antérieur s'avance postérieurement jusqu’au dessus des trois paires de pattes ambulatoires ; ainsi ces pat- tes ne sont plus attachées à trois anneaux parüculiers ; ce qui montre que, dans les squilles , lés trois anneaux pédife- res sont un corselet postérieur. ESPECE. 1. Erichth vitré. Erichthus vitreus. Squilla vitrea. Fab. Syst, ent. 2. p. 513. | Habite l'Océan Atlantique. La griffe des bras n’est point dentée au côté interne. Ce genre a été établi par M. Zatreille, dans l'ouvrage qu'il a fait pour M. Cuvier, 109 ANIMAUX a ———_—_—_Z_—EZEZEE ORDRE SECO ND. CRUSTACÉS HOMOBRANCHES. Pranchies cachées sous les bords latéraux d'une cara- pace couvrant le corps de l'animal, à l'exception de la queue. Mandibules toujours palpigères ; les yeux pédiculés ; la téte confondue avec le tronc ; dix pattes propres à la locomotion. Les crustacés homobranches , que j'appelais crypto- branches | Extrait du Cours, etc.p. 89.], embrassentles dé- capodes de M. Latreille , et sont les plus nombreux et les plus connus de la classe, Ils comprennent les plus grands des crustacés, ceux qui sont les plus cuirassés, c’est-à-dire, qui ont la peau la plus dure, la plus solide, ceux enfin qui ont l’organisation la plus perfectionnée ; car c’est parmi eux seulement que l'organe de l’ouie a pu être apercu. Leur corps ne parait composé que de deux parties principales, le tronc et la queue ; car la tête estintimement üunie au tronc; et se confond avec lui, ou ne se montre qu'en partie et sans mouvement propre. Ce tronc, qui embrasse la poitrine et l'abdomen réunis, est recouvert par une carapace ou une sorte de cuirasse, à laquelle on donne le nom de test. Or la carapace dont il s’agit, est ordinairement très-dure , d'une seule pièce, non divisée en segmens transverses, et paraît composée d’un mélange de matière cornée ou animale, et de molécules calcaires plus on moins abondantes ; c’est une pièce particulière aux SANS VERTÈBRES. 191 animaux de cet ordre. Cette même carapace a ses bords repliés eu dessous, surtout en devant , pour former avec les hanches des pattes, qui sont réunies et soudées, l’en- veloppe commune du corps, à l'exception de la queue. Aussi sait-on que le système musculaire de ces crustacés, se borne aux mouvemens de la queue, des pattes, des organes de la manducation , des antennes, et des pédi- cules qui portent les yeux. A l'extrémité antérieure du test, on aperçoit effective- ment deux yeux, situés chacun sur un pédicule mobile, qui s'insère en général dans une cavité particulière. L'espace supérieur compris entre les yeux s’avance tantôt en forme de chaperon , et tantôt en forme de bec, mais qui est immobile. Les antennes, presque toujours au nombre de quatre, se montrent aussi à cette extrémité antérieure du tronc. Elles sont insérées au dessous des pédicules des yeux, tantôt sur une seule ligne , et tantôt sur deux. Les latérales sont ordinairement plus grandes que les intermé- diaires ; quelquefois celles-ci sont repliées et cachées dans des cavités propres à cet objet. En général, les antennes sont d'autant plus longues que le corps de l'animal est plus étroit et plus allongé. Les branchies sont pyramidales, feuilletées ou en plume, et disposées sous les bords latéraux de la carapace ou du test. Elles ont de l’adhérence avec les derniers pieds- mächoires et avec les autres pattes. Ainsi chacun de ces pieds-mâchoires et chacune des vraies pattes adhèrent, par leur base externe , à une branchie cachée. La bouche est composée : 1.0 d’un labre représenté par une pièce charnue, saillante entre les mandibules; 2.° de deux mandibules osseuses , transverses, élargies triangu- 192 ANIMAUX lairement ou en cuiller, plus ou moins dentées à leur extrémité antérieure, et portant un palpe inséré sur leur côté supérieur ; 3.° d’une languette entre laquelle et les mandibules , le pharinx se trouve placé; 4.° de deux paires de mâchoires qui ressemblent à des feuillets, et qui sont divisées ou ciliées à leurs bords ; 5:° de trois paires de pieds-mâchoires dont les deux antérieurs sont encore en feuillets divisés , leur lobe supérieur ayant la forme d’un palpe sétacé, et les quatre postérieurs adhérant chacun, par leur base externe ; à une branchie. Il y a donc en tout, pour former la bouche de ces crustacés , six paires de mâchoires, ou d'espèces de mà- choires ; car les deux mandibules portant chacune un palpe flagelliforme , peuvent être considérées comme deux mâchoires antérieures, plus fortes que les autres. Enfin, les trois paires postérieures, qui ne sont que des mâchoires auxiliaires et qu’on a nommées pieds méchoi- res , ne paraissent, comme l’a dit M. Savigny , que les six pattes antérieures de l’animal, qui se trouvant avancées sur la bouche, ont été modifiées, et ne servent plus à la locomotion. En les ajoutant aux dix pattes vraies de l’ani- mal , on retrouve les seize pattes qui sont propres aux crustacés. Les crustacés homobranches ont généralement dix pattes propres à la locomotion, indépendamment des fausses pattes que l’on trouve à la queue de certains de ces animaux. Dans la pluparts les deux pattes antérieures sont grandes et terminées en pince ; quelquefois celles de la deuxième et de la troisième paire, quoique moins grandes , sont aussi terminées en pince. La pince dont il s’agit, se compose de deux doigts en opposition, dont l’ua SANS VERTÈBRES. 193 est toujours fixe et sans mouvement propre ; tandis que l'autre , auquel on donne le nom de pouce, est mobile. Parmi ces crustacés, les uns ont les pattes antérieures en pince et propres à la préhension , tandis que leurs autrés pattes nesont qu'ambulatoires, et se terminent par un ongle pointu. D’autres ont aussi des pattes à pince, et des pattes ambulatoires, mais en outre leurs pattes postérieures sont natatoires et terminées par une pince applatie en lame, Enfin il y én a dont toutes les pattes sont natatoires. La queue ce ces animaux est a deuxième partie distincte de leur corps ; c’est celle qui n’est pas recouverte par la carapace. Elle ne contient point les viscères , mais seule- ment la partie postérieure du canal intestinal, et offre des segmens transverses, qui sont ordinairement au nom- bre de sept. Tantôt cette queue est au‘moins aussi longue que le tronc , étendue dans tous les temps, mais plus ou moins courbée à son extrémité ; et tantôt elle est plus courte que le tronc, et on la voit ordinairement replice et appliquée sous cette partie du corps, ne paraissant point postérieurement. Dans ceux en qui elle est grande, éten- due ou découverte, la queue est presque toujours garnie au bout d’appendices ou de lames natatoires ; maïs dans les autres , elle est nue ou presque mue , et moins épaisse. Les femelles portent leurs œufs à nu, sous leur queue , atta- chés à des filets! Ainsi, les crustacés homobranches sont très-distingués de ceux du premier ordre, en ce que leur tronc em- brasse la poitrine et l'abdomen réunis, contient tous les viscères, ‘et qu'il'est recouvert par üne carapace d’une seule pièce , sous les bords latéraux de laquelle , les bran- chies sont cachéés. Quoique fort fémbreux et diversifiés Tome F. 13 194. ANIMAUX entr'eux ; leur plän d'organisation est dans toüs évidem- ment analogue. Je partage cet ordre en deux grandes sections qui, chacune , embrassent plusieurs familles ; savoir : 1.9 Les homobranches macroures ; 2. Les homobranches brachyures. PREMIÈRE SECTION. HOMOBRANCHES MACROURES. Queue , en général , aussi longue ou plus longue que le tronc , n'étant jamais entièrement repliée et cachée au-dessous dans l’état de repos, mais en partie ou totalement à découvert. Tantôt elle offre au bout une nageoire lamelleuse, en éventail , tantôt elle n’a que quelques appendices particuliers rejetés sur les côtés, et tantôt elle est nue, simplement ciliée. Parmi les crustacés dont les branchies sont cachées sous les bords latéraux du test; ceux de cette première section sont très-faciles à distinguer des crustacés brachyures qui composent notre seconde section, et l'ont toujours été effectivement. Ces crustacés macroures ; ou à grande queue, sont en général plus allongés que les Prachyures, et n’ont jamais, comme ces derniers , le corps transverse, c’est-à-dire , plus large que long. Leur test est presque toujours moins dur, moins calcaire, quoique véritablem ent crustacé; et, dans le plus grand nombre, leur queue, fort grande et termimée en nageoire, est toujours plus ou moins étendue, en partie ou tout-à-fait à découvert, SANS VÉRTÈPRES. 195 même dans l’état de repos, et ne s'applique point exac- tement dans une cavité éous le trône de l'animal. La plupart de ces macroures sont remarquables par des antennes fort longues , surtout les extérieures ; et le plus souvent ces antennes sont multiarticulées. Celles qui sont intermédiaires , quoique plus courtes que les autres ; sont presque toujours saillantes, et rarement cachées, comme dans beaucoup de brachyures. Leurs pieds-mà- choires extérieurs ou inférieurs sont généralement étroits et allongés. Enfin, leurs branchies sont des pyramides, comme celles des brachyures, mais imitant des brosses .ou des barbes de plumes. Comme, parmi les productions de la nature, convena- blement rangées, tout se nuance , au moins dans les classes ou les familles naturelles, les s‘omapodes qui forment notre dernière section des hétérobranches, présententune transition évidente, par leur grande queue, aux Aomo- branches macroures , dont il s’agit ici. De même notre dernière famille de ceux-ci [les paguriens ] en offre une aussi aux brachyures ; car ces crustacés singuliers ; ayant leur queue plus courte que les autres macroures, et munie seulement de quelques appendices, sans véritable nageoire, avoisinent de plus en plus les brachyures, et sont effective- ment les derniers macroures. Les homobranches macroures sont fort nombreux en races diverses, ressemblent plus où moins aux écrevisses par leur aspect général, et sont quelquefois d’une taille énorme. Dans la plüpart ; le dessous de la queue est muni de fausses pattes , que nous ne citons point dans l'exposi- tion des caractères des genres. Nous les diviserons en quatre familles, de la manière suivante. 106: ANIMAUX nn DIVISION DES HOMOBRANCHES MACROURES. # Les pattes plus ou moins profondément bifides. (Les fissipes.) N ébalie. Mysis. #* Aucune patte véritablement bifide. (a) Des lames natatoires accompagnant le bout de la queue, et s’ouvrant en éventail pendant la natation. (b) Les quatre antennes insérées comme sur deux rangs, les la- térales étant placées au-dessous des intermédiaires et ayant à leur base une grande écaille. (Les salicoques.) Crangon. | Nika. Pandale. Alphée. Pénée. Palémon. * (bb) Les quatre antennes presquesur un seul rang. Point d'é- çaille à la base des latérales. (Les as£aciens.) Langouste, Scyllare.. Galathée. Écrevisse. Thalassine. (aa) Point de lames natatoires formant un éventail avec le bouc de la quene, celle-c1 étant , soit nue, svit ciliée, soit garnie de quelques appendices rejetés sur les côtés. (Les pagu- riens.) à Hermites SANS VERTÈBRES. 197 * Hippe. Rémipède. ? Albunée. Ranine. LES FISSIPES. Les fissipes , ou les schizopodés de M. Latreille, for. ment la première division des macroures; ce sont de pe- tits crustacés nageurs, à corps mou, allongé , et d’une forme analogue à celle des salicoques. Ils offrent cette particularité remarquable d’avoir toutes les pattes , ou plu- sieurs pattes plus ou moins profondément bifides. Ces pattes sont uniquement propres à la natation. Les femel- les portent leurs œufs dans une capsule bivalve , à l'extré- mité postérieure de la poitrine. On y rapporte les deux genres qui suivent, NÉBALIE. ( Ncbalia.) Quatre antennes : les deux latérales beaucoup plus lon- gues, situées au dessous des intermédiaires, abaissées et pédiformes. Deux yeux très - rapprochés , sessiles, mais mobilés. Un test couvrant le tronc ; son extrémité antérieure offrantun bec avancé, pointu. Queue étendue, fourchue au bout; ses deux appendices terminés chacun par une soie. Quelques fausses pattes courtes, insérées sous la poi- trine. Dix autres pattes parfaités , presque semi-bifides. Antennæ quatuor : latcralibus duabus multù long'o- 198 ANIMAUX ribus , infra intermedias insertis, inflexis , pedifor- mibus. Oculi duo , valdè approximati, sessiles, mo- biles. Testa truncum obtegens : extremiate anticä rosiro acuto porrecto terminatd. Cauda extensa , apice fur- cata ; appendicibus seté terminatis.» d! OBSERVATIONS. Le genre webalia, établi par M. Leach, porte sur un crustacé qui a tout-à-fait l'aspect d'un branchiopode, qui semblerait même avoisiner nos Jimules [les apus pour d’au- tres |; nous fondons le même genre d’ après les caractères de l'espèce que Oth. Fabricius a décrite. Ses yeux mobiles, quoique paraissant sessiles, et n'étant point posés sur le test, nous semblent autoriser le rang de ces crustacés parmi les homobranches. L’animal a quelques pattes natatoires sous la queue. Il retient ses œufs à nu sous la poitrine, entre ses fausses pattes. ESPECES. L. Nébalie glabre. Nebalia glabra. IN. antennis pedibus caudéque glabris. Cancer bipes. Oth. Fabr. Fauna groenland. P- 246. t. Jo F2 : Habite les rives de l’Océan boréal, à l'embouchure des fleuves. . Nébalie ciliée. Nebalia ciliata. IV. antlennis pedibus caudäque ciliatis. Monoculus rostratus. Montag. Trans. Soc. Lin. vol. XI. p. 14. t2.1f IVebalia Haba Leach. Trans. Linn. vol. XI. p.351. Habite l'Océan Européen. SANS VERTÈBRES. 199 MYSIS. (Mysis. ) Quatre antennes sétacées ; les latérales plus longues, insérées au-dessous des intermédiaires , ayant une grande _écaille à leur base; les intermédiaires bifides. Deux yeux pédiculés. | Corps allongé ,\mou ; un test presque membraneux cou- vrant le tronc. Queue étendue, ayant à son extrémité des lames natatoires. Quatorze pattes, profondément bifides, paraissant former quatre rangées. Antennæ quatuor setaceæ : lateralibus longioribus infrà intermedias insertæ; intermedüs bifidis. Oculi duo pedunculati. Corpus elongatum , molle. Testa submembranacea , truncum obtegens. Cauda extensa ; extremitate lamel- lis aliquot natatorüs. Pedum paria sepiem : pedibus profundè bifidis , seriebus quatuor simulantibus. OBSERVATIONS. Le genre mysts, établi par M. Latreille, est bien tranché et fort remarquable par la conformation des pattes des crus- tacés qui y appartiennent. Ces petits crustacés , à corps mou et allongé , n’ont que deux rangées de pattes, et semblent en avoir quatre, chaque patte étant profondément divisée en deux. Aucune de ces pattes n’est terminée en pince. Ils tiennent aux crangons et à quelques autres crustacés ma- croures, par l'écaille oblongue et ciliée qui est à la base de leurs antennes latérales. ESPÈCES. 1. Mysis santeur. A/ysis saltatorius. M. caudi spinis duabus brevibus Lerminat& foliolisque duo= bus longioribus ciliatis incumbentibus. 200 ANIMAUX Cancer pedatus. O. Fabr. Fauna groenl. p. 243. Mysis saltatorius. Latr. gen. 1. p. 56. An mysis spinulosus ? Leach, Frans. Soc. Linn. XI. p. D: Habite la mer du Groenland. Mysis oculé. Mysis occlatus. M. caudä flexuosé muticé tetraphyllé : lamellis duabus ma- jortbus rotundatis ciliatis. Le | Cancer oculatus. O. Fabr. F. groenl. p. 245. tab. 1.f. 1. A. B. Habite la mer du Groenland. 3. Mysis ondulé. Mysis flexuosus. i M. caudd flezuosé& muticd apice hexaphyllé; antennis lon- gissimise , Cancer flexuosus. Mull, z0ol. Dan. p. 34. tab. 66. Habite la mer du Nord. Muller ne dit point quil ait des pattes bifides. LES SALICOQUES. Ces crustacés macroures tiennent beaucoup aux asta- ciens par leur aspect; mais ils en sont très-distincts et cons- tituent une famille naturelle, dont le caractère est d’avoir les quatre antennes disposées comme sur deux rangs, les latérales ou extérieures étant situées au dessous des inter- médiaires, et ayant à leur base une écaille grande et oblon- gue, qui recouvre ou dépasse leur pédoncule. Ces antennes sont toujours avancées , les intermédiaires sont terminées par deux ou trois filets, et les latérales , toujours sétacées, sont fort longues. Û Le corps des salicoques est ordinairement arqué , comme bossu. Leur iest a en général moins de solidité que celui des astaciens , offre souvent , comme eux, an- térieurement, un bec immobile, comprimé, cariné, plus ou moins long. Ceux des salicoques qui ont des pinces, ne les ont jamais larges. On rapporte à cette famille les six genres qui suivent. SANS VERTÉEBRES. 201 CRANGON. (Crangon.) 4 Quatre antennes : deux' intermédiaires supérieures, courtes, bifides ; deux latérales inférieures, longues , sé- tacées , ayant une écaille oblongue adhérente à leur bas& Saillie antérieure du test fort courte. Corps et queue des écrevisses. Dix pattes onguiculées ; les deux antérieures à pince snbmonodactyle : le doist immobile étant très-court, Antennæ quatuor : intermedüs duabus superioribus drevibus bifidis ; lateralibus inferis longis setaceïs : squamé oblongd pedunculo annexé. Processus anticus testæ brevissimus. Corpus caudaque astacorum. Pedes decem ungui- culati. Antici duo chel& submonodacty lé ; digito im- mobili brevissimo. ‘OBSERVATIONS, Les crangons ont le,corps subcylindrique, atténué en cône postérieurement, et sont remarquables tant par leur rostre fort court, que par les pinces presque monodactyles de la première paire de leurs pattes. On n’en connaît encore qu'un petit nombre. ESPÈCES. 1. Crangon boréal. Crangor boreas. C. thoracis lauteribus dorsique cariné aculeatis. Cancer boregs. Phipps, it. bor. p. 194. pl. XE. f. 1. Herbst. canc. tab, 90, f, 2. Crangon boreas. Fab. suppl. p. 409. Habite l'Océan boréal. 202 ANIMAUX 2. Crangon vulgaire. Crangon vulgaris. C. testa lœvt; rostro brevi edentulo. Lat. Crangon vulgaris. Fab. suppl. p. 410. Latr. gen. 1. p. 54. et hist. nat., etc., 6. p. 267. pi. 55. EN EAU DA 14 Herbst. canc. tab. 29, f. 3. 4. Habite l'Océan européen , près des côtes. 3. Crangon épineux. Crangon spinosus. C. thorace tricarinato : carinis trispinosis. . Leach, Trans. Soc. Linn. XI. p. 346. Habite les côtes méridionales de l'Angleterre. NIK A. (Nika.) Quatre anteñines : deux intermédiaires supérieures bi- fides ; deux latérales inférieures simples , très - longues, ayant une écaille étroite à leur base. Saillie antérieure du test courte , à trois pointes. | | Corps et queue comme dans les écrevisses. Dix pattes : une seule de la première paire didactyle. | Antennœæ quatuor : intermediüs duabus superis bift- dis ; lateralibus inferis simplicibus longissimis : squamd angustd basi annexd. Processüs anticus 1estæ brevis tricuspidatus. is Corpus et cauda ut in astacis, Pedes decen ; prümx paris unico didacty lo. | OBSERVATIONS. Les zikas , publiés par M. Risso, sont singuliers en ce qu'ils n'ont qu’une seule des deux pattes antérieures qui soit terminée en pince, M. Leach donne au mème genre le nom de processe, et cependant ne la point inséré dans sa distri- bu tion des crustacés publiée dans le XI.e volume des Tran- SANS YERTÈBRES. n 203 sactions de la Société Linnéenne. 11 paraît que l’anomalie des deux pattes antérieures des z2kas est constante ,'etappartient à des habitudes particulières de ces crustaces. ESPEC E. 1. Nika comestible. Nika edulrs. AN. glaberrima , rubro carnea , luteo punctata; manibus brevibus compressis : unicd didactyl&. IVika edulis. Rissa, hist. nat. des crast. p. 85. pl. BEN GE Habite la Méditerranée, près des rivages. Etc. Voyez les Ma variegala et ZV. sinuolata du même au- teur. PANDALE.( Pandalus. ) Antennes et corps comme dans les alphées. Dix pattes : la deuxième paire seulement didactyle. Antennæ , corpus ut in d'hote Pedes decem; pari secundo chelato. O BSERVATIONS. Il paraït que les pandales avoisinent beaucoup les alphées par leurs rapports, et que, pour les pattes qui sont chélife- res, l’article qui précède la pince est aussi muni de lignes transverses et composé de plusieurs autres petits articles, ESPÈCE. 1 Pandale annulicorne. Pandalus annulicornis. P. rostro multidentato ascendente apice emarginalo; an- tennis inferis rubro annulatis , internè spinulosis. Pandalus annulicornis. Leach, Trans. Soc. Linn. XI. | p- 346. Habite la mer Britannique, Etc. Voyez cancer narval, Herbst., canc, pl. 28 fe 2, 204 % ANIMAUX ALPHÉE. ( Alpheus.) Quatre antennes : deux intermédiaires supérieures bi- fides; deux latérales inférieures sétacées, ayant une grande écaille annexée à leur base. Saillie antérieure du test avancée en bec. | Corps et queue des écrevisses. Dix pattes ; les quatre antérieures terminées en pince. Antennæ quatuor : intermedüs duabus superioribus bifidis, lateralibus inferis setaceis : squamä magn à basi annexd. Processus anticus testæ in rostrum porrectus. Corpus caudaque astacorum. Pedes decem : quatuor anticis chelaïts. OBSERVATIONS. Les alphées ont le corps cylindracé-conique et un rostré comme les palémons. Ce qui les distingue des pénées, c'est principalement parce qu'ils n’ont que les quatre pattes an- térieures qui soient munies de pinces. Le carpe ou l’article qui précède immédiatement la pince, est, dit M. Latreille, strié transversalement et comme divisé en plusieurs petits articles. | ESPECES. 1. Alphée avare. Ælpheus avarus. A. chelis inæqualibus, difformibus ; rostro brevi subu- lato. F: Alpheus avarus. Fab. suppl.p. 404. Lat. gen. 1.p. 53. Habite aux Indes orientales, dans les mers. 2. Alphée monopode. Ælpheus monopodium. A. testa lœvi; primi paris pedibus inœqualissimis : manu dextra marimd. À SANS VERTÈBRES. 205 . Crangon monopodium. Bose , Hist. nat. des crust, 2. p. 96. pl. 13. f. 2. LR Habite la mer des Indes. Cet animal parait avoir Ddhetnp de rapports avec l’alphée avare. 3. Alphée marbré. Ælpheus marmoratus. A. rostro ascendente , apice fisso, suprà serdentato, sub- iùs quadridentato , hirto ; palpis posticis porrectis, chelis longioribus. | Palæmon marmoralus. Oliv. Encycl. n.o 22. Habite les mers de la N' mvelle- Hollande. Peron. Mus. no Etc. Voyez d’autres espèces dans Fabricius. M. Latreille rap- porté à ce genre, {Hippolyte de M. Leach. PÉNÉE. ( Penœus. ) Quatre antennes : deux intermédiaires supérieures bi- fides; deux latérales inférieures -simples, ayant une écaille annexée à leur base. Saillie antérieure du test avancée en bec. Corps et queue des écrevisses. Dix pattes : les six an- térienres terminées en pince. . Antennæ quatuor : intermediüs duabus superioribus difidis ; lateralibus inferis simplicibus : squamd basi annexd. Processus anticus testæ rostriformis. Corpus caudaque astacorum. Pedes decem : anticis sex didactylis. OBSERVATIONS. Les pénées ressemblent aux alphées et aux palémons par la forme de leur corps, par la saillie de leur rostre , etc. ; ais 1ls ont les six pattes antérieures terminées en pince, etleurs antennes intermédiaires n’ont que deux filets. ESPECES. Pénée monodon. Penæus monodon. P. rostro porrecto ascendente , supr à serrato, sublüs tri- deritato. 306 ANIMAU & Pénœus monodon. Fab. suppl. p. 408. Lat. gen. L. Ps 54. Habite l'Océan indien. 2. Pénée sillonné. Penœus sulcatus. P. thorace trisulcato ; rostro serrato , subtùs subtridentato ; antennarum squamis breviore. Palæmon sulcatus. Oliv. Encycl. no 7 Squilla. Rond. de pisc. lib. 18. cap. 8. p. 547. Habite la Méditerranée. Etc. à À PALÉ MO N.( Palemon.) Quatre antennes : deux intermédiaires supérieures, à trois filets ; deux latérales inférieures ; simples, plus lon- gues , ayant une écaille oblongue attachée à leuf base. Port des écrevisses. Corps subeylindrique , courbé. Test terminé antérieurement par un bec cariné , denté, très-saillant. Des lames natatoires à la queue. Dix pattes onguiculées ; les quatre antérieures terminées en pince. Antennæ quatuor : intermedirs duabuüs superis , tri- $etis; lateralibus inferis, longioribus , simplicibus ; .carum basi squamd oblongé affixd. Habitus astacorum. Corpus subcylindricum , inCUT- vum. Testa anticè rostro carinato serrato productoque terminata. Lamellæ natatoriæ ad caudam. Pedes decem unguiculati ; anticis quatuor apice chelatis. OBSERVATIONS. … Les palémons avoisinent les alphées ét sont assez nom- breux en espéces. Onles distingue facilement des autres sali- coques, en ce que leurs antennes intermédiaires sont termi- nées par trois filets. Ils ont antérieurement un bec très-sail- lant, cariné , en crête, denté eu scie, décurrent sur le dos du test. SANS. VERTÈERES. 207 ESPECES. t. Palémon carcin. Palæmon carcinus. P. rostro ascendente, suprà subtüsque serralo , antennarunt squamis longiore. x Cancer carcinus. Lin. Palæmon carcinus. Fab. suppl. p- 402. Rumph. mus. tab. 1. fig. B. Herbst. canc. t. 28. f. 1. Palæmon carcinus. Oliv. Encycl, n.0 Habite la mer des Indes. >. Palémon de ff Jamaïque. Palæmon Jamaicensis. P. rostro supra serrato, sublùs tridentato, antennarum ‘squamas æquante. L Palæmon jamaicensis. Oliv. Encycl. ne 2. Sloan. jam. 2. tab. 245. f. 2. Seba , mus. 3. t. 21. f. 4. Herbst. canc. tab. 25. fig. 2. Habite l'Amérique méridionale, les Antilles, dans les fleuves. 3. Palémon squille. Palæmon squilla. P. rostro suprà serralo, sublùs -tridentato, antennarum squamis longiore. Cancer squilla. Lin. Palæmon squilla. Fab. suppl. p. 403. Squilla fusca. Bast. op. subs. 2. tab. 3.f. 5. Habite l'Océan européen , sur les côtes. Espèce commune, vul- gairement appelée la salicoque. 4. Palémon hirüimane. Palæmon hirtimanus. P. rostro porrecto, brevi, suprà serralo , subtùs bidentato ; chelis muricatis : sinisträ majore. Oliv. Palæmon hirtimanus. Oliv. Encyel. n.0 14. Habite Ja mer des Indes. Péron. Etc. Voyez le palémon orné. Oliv. Encyel. n.o 5. Il a beaucoup de rapport avec le palémon de la Jamaïque. LES ASTACIENS. ‘Les astaciens , ainsi nommés parce qu'ils émbrassent le genre des écrevisses, ont effectivement avec elles des rapports très-marqués ; ce sont les plus éminens des ma: : 208 ANIMAUX croures, et c'est parmi eux que se trouvérit les crustacés de plus grande taille. nie Is sont bien distingaés des salicoques en ce que leurs quatre antennes sont insérées presque sur nn seul et même rang , que les latérales sont réellement extérieures et non situées sous les intermédiaires, et qu’elles n’ ont point à leur base une grande écaille ‘llohgté: qui couvre ou dépasse leur pédoncule. Le corps des astaciens est allongé, à test en général solide , quelquefois même fort ras _— ou raboteux ; à queue grande, plus longue que le test, articulée, tou- jours découverte, ayant à l'extrémité une nageoire en éventail, formée par des lames latérales qui accompa- gnent le bout. On divise ces crustacés en deux sections , savoir : 1.0 Ceux dont les pattes, presque semblables, n'ont point de bras avancés, point de véritables pinces : les langoustes, les scyllares; 2.° ceux qui ont deux grands bras avancés , terminés chacun par de grandes pinces : les ga- lathées, Les écrevisses , les thalassines. LANGOUSTE. ( Palinurus. ) Quatre antennes inégales : deux intermédiaires plus courtes, à dernier article bifide; les externes très - lon- gues, subulées;, hérissées inférieurement. Les yeux dispo- sés sur une éminence commune , transverse. Corps grand, oblong, subcylindrique ; à test muriqué. Queue des écrevisses. Dix pattes, presque semblables, onguiculées, sans pinces parfaites ; la fausse main des pattes antérieures à doigt mobile, très-péiit. SANS VERTÈBRES. 209 Antennæ quatuor, inæquales : intermediis duabus brevioribus , articulo ultimo bifidis ; externis longissi- mis subulatis, infernè hirtis. Oculi in eminenti& com- muni transversé& dispostti. Corpus magnum, oblongum , subcylindricum ; testé muricaté. Cauda astacorum. Pedes decem , subsimi- Les , unguiculatr ; chelis perfectis nullis ; manu spurid pedum anticorum digito mobili minimo. OBSERVATIONS. Le genre des langoustes est naturel, très-beau, bien di- versifié en espèces,comprend de grands crustacés, dont quel- ques-uns acquiérent une taille énorme , et qui, en général, ressemblent assez aux écrevisses par leur aspect ; mais leurs pattes sont dépourvues de pinces, quoique, dans quelques- uns , les antérieures soient terminées par une fausse main, ayant, outre l’ongle terminal, un doigt mobile, écarté, fort court, et comme avorte. Dans quelques espèces, le der- nier article des pattes est muni de poils serrés qui imitent des brosses. Le test des Zangoustes est plus ou moins hérissé de tuber- cules épineux. Il # en a surtout deux constamment placés derrière les yeux et au-dessus, ayant leur pointe arquée et dirigée en devant. # Ces beaux crustacés ont la plupart des couleurs brillantes, assez vives, habitent dans la mer, entre les rochers, et sont assez recherchés sur nos tables : citons-en quelques espèces. ESPECES. Segmens de la queue divisés par un sillon transversal. 1. Langouste commune. Palinurus vulgaris. P. rufus ; testé aculeatd ; caudä alho-maculaté; spinis ocus . laribus subtüs dentatis. Lont. V: 14 210 ANIMAUX Palinurus vulgar's. Lat.gen. 1. p.48. Palinurus quadricornis. Fab. Cancer astacus elephas. Merbst, canc. tab. 29.f. r. Palinurus locusta. Oliv. Encycl. Penn. zool. brit. 4.t. 11.f.22. Habite la Méd terranée et l'Océan européen. Sa chair est esti- : mée. Le sillon qui divise chaque segment de la queue, est interrompu au milieu par une saillie quelquefois incom- plète. #. Langouste mouchetée, Palinurus guttatus. P. viridis; testé muricaté; caud4 maculis albis rotundis sparsis ornatd; spinis frontalibus binis. Palinurus homarus. Fab. suppl. p. 4oo. Palinurus guttatus. Latr. Annal. 5 mus. 3. p. He Oliv. Encycl. Palinure, n.° à Habite les mers de l'Ile de Frauce, l'Océan Le Ses taches sont petites. 3. Langouste argus. Palinurus argus. P. rubescens aut cærulescens; thorace aculeato; spinis frontalibus quaternis ; caudd maculis ocellaribus albis raris sertalibus. Palinurus argus. Latr. Annal. du mus, 3. p: 393. Palinurus argus. Oliv. Encycl. n.0 5. Habite l'Oréan du Brésil. Lalande. $Segmens de la queue non divisés ou sans sillon trans- versal, . 4. Langouste ornée. Palinurus ornatus. P. viridis ; testé granulat& aculeatdque ; caudæ segmentis dævibus macula fuscé transversd notalis ; pedibus viridt et albo vurtis. Palinurus ornatus. Fab. suppl. p. 400. Palinurus ornatus. Oliv. Encycl. n o 3. Habite l'Océan indien e: près de l’Ile-de France. M. Mas thieu. L'individu da Muséum est d’une taille énorme. 5. Lanconste versicolore. Palinurus versicolor. P. viridis, albido-maculatus ; testé granulatd, subaculeatd; segmentis caudæ lœvibus immaculatis ; pedibus longi- tudinaliter lineatés, 2 ? SANS VERTÈBRES. 211 Palinurus versicolor. Mus. n.o (b) Var? Æstacus penicillatus. Oliv. Encycl. n., 3. Habite les mers del’Ile- de-France. M. Mathieu. Voyez la palinurus penicillatus. Oliv. Encycl. u.oy. La variété B. que je possédais, est passée dans la collection de M. Leach. Sa taille est trés-grande , et ses pattes sont remarquables par les brosses de leur sommet. 6. Langouste rubanée. Palinurus tœniatus. P. subfulvus ; test fusco-maculatd, tuberculaté et muricatd; segmentorum caudæ margine postico tœniato. Palinurus versicolor. Lat. Annal. du mus. 3. p.304. Habite les mers de la Nouvelle-Hollande. Mus. n.° Les indivia dus sont de petite taille, mais probablement il en existe de plus grands. Ecc. SCYLLARE..( Scyilarus. ) Quatre antennes, très-dissemblables. Les deux intermé- diaires filiformes, à dernier article bifide. Les latérales sans filament ; leur pédoncule ayant ses articles dilatés, aplatis, en crête. Les yeux très - écartés. Corps oblong. Test grand, large , un peu convexe. Queue étendue , demi-cylindrique ,un peu courbée vers le bout, terminée par une nageoire lamelleuse , en éven- tail. Dix pattes onguiculées, presque semblables, sans pince. Antennæ quatuor, dissimilimæ. Intermediæ duc filiformes ; articulo ultimo bifido. Laterales filamento nullo; pedunculo articulis dilatatis, planis , cristatis. Oculi remotissimi. Corpus oblongum. Testa magna , lata , convexius- cula. Cauda extensa , semi-cylindrica, versus extre- mitatem subincurva ; pinnd natatorid lamellosé flabel- 212 ANIMAUX liformi terminali. Pedes decem, ferè consimiles, un- ? ? guiculati ; chelis nullis. OBSERVATIONS. Les scyllares , parmi les crustacés macroures, constituent un genre des plus remarquables, surtout par la singula- rité des antennes extérieures de ces animaux. On croirait que ces crustacés n’ont que deux antennes, savoir : les deux in- termédiaires. En effet, les deux latérales ou extérieures, manquant de filament , m'ont plus que leur pédoncule dont Jes articulations forment des lames foliacées , en crête, et ne ressemblent nullement à des antennes. Leur corps est gros , peu allongé, plus ou moins scabre ; leurs pattes sont sans pinces. On les appelle vulgairemert cigales de mer. ESPECES. 1. Scyllare ours. Scyllarus arctus. S. testé anticè trifarie dentaté; antennarum externarum squamis crenatis ciliatis. Cancer arctus. Lin. Scyllarus arctus. Fab. suppl. p. 398. Lat. gen. 1. p. 47. Herbst, canc. t. 30. f. 3. Habite l'Océan de l'Europe , la Méditerranée. Cigale de mer. Rondelet. 2. Scyllare orchette. Scyllarus latus. S. antennarum exlernarum squamis superioribus rotunda- tis : margine subinlegro. Scyllarus latus. Latr.gen. 1. p. 47. L'orchetta. Round. Hist. des poissons, liv. 18. chap. 5. Gésn. Hist. anim. 3. p. 1097. Habite la Méditerranée. Il est peu scabre, et devient assez grand. 3. Scyllare antarctique. Scyllarus antarcticus. S. pilosus ; thorace antennarumque squamis serrato-ciliatis. F. Scyllarus antarclicus. Fab. suppl. p. 399. SANS VERTÈBRES. 213 Seba, mus. 3. tab. 20. f, m Romph. mus. tab. 2. f. C, Habite l'Océan Indien. 4. Scyllare incisé. Scyllarus incisus. $. abbreviatus, subglaber; testA laid, depressä, margine serrald, utroque Latere profunde incisd. Scyllarus éncisus. Péron. Habite les mers de la Nouvelle - Hollande. Espèce remarquable et très-distincte. Ses yeux sont médiocrement écartés. Etc. Ajoutez le S. ortentalis, et quelques autres, » GALATHÉE. (Galathea.) Quatre antennes : les deux intermédiaires courtes, à dernier article bifide; les latérales longues, sétacées, simples. Rostre court , épineux ou denté. Corps oblong. Queue étendue”, quelquefois courbée, ayant à son extrémité une nageoire lamelleuse. Dix pattes : les deux antérieures très-grandes, chélifères ; les autres graduellement plus courtes. ÆAntennæ quatuor : intermedis duabus brevibus , articulo ultimo bifidis ; lateralibus longis setaceis sim- plicibus. Rostrum breve , spinosum aut dentatum. Corpus oblongum. Cauda extensa, interdüm curva ; pinné lamellos& natatorid ad apicem. Pedes decem F anticis duobus maximis chelatis ; alüis gradatim bre. vioribus. OBSERVATIONS, Comme dans les écrevisses, les antennes des galathées sont presque sur le même rang, et les laiérales ne sont pas munies d'une lame à leur base.Mais les galathées n’ont qu’une paire de pattes didactyles; ce sont les antérieures, et elles 214 ANIMAUX sont tres-grandes, Ces crustacés sont souvent chargés d’une multitude de petites écailles, principalement sur leurs pattes antérieures. ESPECES. 1. Galathée striée. Galathea strigosa. G. testé antrorsüm rugosd, spinis ciliaté ; rostro acuto sep- lem dentato. Cancer strigosus. Lin. Galathea strigosa. Fab. suppl. p. 414. Galathea strigosa. Lat. gen. «.p. 50. Penn. Zooi. brit. 4. tab. 14. f. 26. Habite l’Océan de l'Europe, 2. Galathée longipède. Galathea rugosa. G. pedibus anticis longissimis , squamulosis ; rostro spi- noso. Galathea rugosa. Fab. sappl. p. 415. Galathea longipeda. Syst. des anim, sans vert. p. 158. Cancer bamfius. Penn. Zool. brit. 4. te 13. f. 25. Habite l'Océan d'Europe et la Méditerranée. Etc. ECRE VISSE. ( Astacus. ) Quatre antennes inégales, disposées presque sur une même ligne transverse : deux intermédiaires plus courtes, profondément bifides, multiarticulées ; les latérales sim- ples; plus longues , à pédoncule muni de quelques dents squamiformes. Corps oblong, subcylindrique ; le test ayant antérieu- rement un bec saillant. Queue un peu grande, terminée par une nageoiïre en éventail ; les lames latérales divisées en deux. Dix pattes; les six antérieures chélifères : les pinces de la première paire fort grandes. Antennœæ quatuor , inœquales , in eädem fert lined SANS VERTÈBRES. 15 transversd insertæ : intermedits duabus brevioribus , profundè bifidis , multiarticulatis ; lateralibus longio- ribus , simplicibus : pedunculo dentibus aliquot squami- formibus instructo. Corpus oblongum , subcylindricum ; test anticè ros- tro porrectlo terminatd. Cauda majuscula : pinnd nata- torid flabelliformi ad apicem. Pinnæ lamellæ laterales bipartitæ. Pedes decem ; anticis sex didacty lis ; chelis primi paris magnis. OBSERVATIONS. Ce genre intéresse, parce que deux de ses prineipales es- pèces sont très-connues, et recherchées sur nos tables. Les écrevisses sont distinguées de tous les crustacés macroures de la famille des salicoques , par la disposition de leurs an- tennes presque sur un même rang, et parce que les anten- nes latérales ou extérieures n’ont plus à leur base une grande lame allongée, attachée à leur pédoncule, Sous cette consi- dération , ces crustacés appartiennent à une famille particu- lière que nous nommons astaciens. On divise cette famille en deux sections, savoir: 1.® celle dont les races ont les deux pattes antérieures plus fortes et terminées par une grande pince [les écrevisses sont de ce nombre]; 2.9 celle qui com- prend des astaciens dont toutes les pattes sont presque sem- blables, et point véritablement chéliferes. Tout ce qui concerne les écrevisses, comme leurs carac- téres, leurs habitudes, les faits d'organisation qu'elles pré- sentent, a sans doute beaucoup d'intérét; mais se trouvant exposé dans différens ouvrages de zoologie, nous sommes obligés , par notre plan, d’y renvoyer le lecteur. Nous di- rons seulement que ce sont des animaux carnassiers et vora- ces ; que les uns vivent dans les eaux douces, se cachant 210 ANIMAUX dans des trous, sous les rives; et que les autres vivent dans la mer. ESPECES. Ecrevisse homard. Æstacus marinus. A. rostro utroque latere CAC E manibus interno la- Lere dentibus crassis. Cancer gammarus. Lin. Astacus rmarinus. Fab, suppl. p. 406. Herbst. canc. tab. 25. Astacus marinus. Lat. gen. 1. p.51. Penn. zool. brit. vol, 4. tab. 10. fig. 21. Habite l'Océan Européen. Espèce fort grande , non rare, et que l’on sert fréquemment sur nos tables. Ecrevisse de rivière. Astacus fluviatilis. A. rostro utroque latere subunidentato ; mantbus inlerno latere muticis, obsoletè granulatis. Cancer astacus. Linn. ÆAstacus fluviatilis. Fabr. suppl. p: 406. L’écrevisse. Geoff. 2. p. 666. n.° 1. Penn. Zooi. brit. 4. t. 15. f. 27. ÆAStacus fluviatilis. Latr. gene. 1.p. 51. Habite les rivières de l’Europe. Commune. On Ja sert suuvent sur nos tables. L'Astacus Bartonit, Fab. p. 4o7, vit dans les eaux douces de l’Amérique septentrionale , et parait se rapprocher beau- J coup de la nôtre. » 3. Ecrevisse de Norwège. 4stacus Norwesgicus, À. thorace antrorsm aculeato ; manibus prismalicis : an- gulis spinosis. Cancer norwegicus. Lin. Æslacus norwegicus. Fab. suppl. for. Herbst. cane. tab. 26. f. 3. Penn. Zool. brit. 4. t. 13. f. 24. Séba, Mus. 3. tab. ar. f. 3. ZVephrops norwegicus. Leach. Habite la mer de Norwège, Etc. SANS VERTÈBRES. 217 THALASSINE. (Thalassina. ) Antennes comme dans les écrevisses ; mais le pédon- cule des latérales mutique. Bec du test fort court. Corps allongé. Queue longue , étroite, subcylindrique, presque nue; à nageoire terminale petite, ayant ses lames latérales étroites, non divisées. Dix pattes : les quatre antérieures didactyles. La première paire fort grande. Antennæ ut in astacis; at pedunculus lateralium muticus. Testæ rostrum anticum breve. Corpus elongatum. Cauda longa, angusta, subcy- lindrica , nudiuscula ; pinnd natatorié terminali parvdä: lamellis lateralibus angustis , indivisis. Pedes decem : anticis quatuor didactylis, primi paris majoribus. OBSERVATIONS. Quoique la shalassine soit très-voisine des écrevisses par ses rapports, sa queue longue, étroite et presque nue, la rend si singulière, que M. Latreille l’en a distinguée comme genre, surtout n'ayant que quatre pattes didactyles ; elle semble faire la transition aux paguriens. M. Latreille rapporte à ce genre, ceux que M. Zeach a désignés sous les noms de gebia, cailianassa et axius. ES PECE. 1. Thalassine scorpionide. Thalassina scorpionides. Latr. gen. 1. p. 52. An astacus Scaber ? Fab. suppl. p. 407. Habite. .... Se trouve dans la collection du Muséum. 318 ANIMAUX LES PAGURIENS. Queue nue ou presque nue, sans nageoire au bout, garnie seulement de quelques appendices latéraux : elle n’est point entièrement appliquée sous le ventre, dans le repos de l'animal. Ces crustacés sont singuliers, offrent des anomalies remarquables, et font en quelque sorte le passage des macroures aux brachyures. Néanmoins, ils appartiennent encore aux premiers, et terminent la première section des crustacés homobranches. Effectivement, le corps des paguriens est encore plus long que large, et leur queue, quoiqu’assez grande ou longue, l’est beaucoup moins que dans les autres macrou- res dont l'extrémité de la queue offre une nageoïre lamel- leuse, en éventail. Parmi les paguriens, les uns [ les hermites ] ne sont point du tout nageurs, et n’ont, en effet, aucune patte ter- minée en lame, tandis que les autres sont de mauvais na- geurs, quoiqu'ils aient quelques pattes ou plusieurs paires de pattes terminées en lames, puisque leur queue n'est point propre à la natation. Voici les genres que je rap- porte à cette division. ; (1) Aucune patte terminée en lame. La queue molle, non crustacée, Hermite. (2) Des pattes (quelques-unes ou la plupart} terminées en lames. Tous les tégnmens crustacés. Hippe. Rémipède. SANS VERTÈBRES. 219 Albunée. Ranine. HERMITE. (Pagurus.) Quatre antennes inégales : les deux intermédiaires bi ou triarticuléés ; à dernier article bifide; les extérieures (Eu plus longues, sétacées. Deux yeux pédonculés. Corps oblong, à test légèrement crustacé. Queue al- longée, molle, presque nue, rarement divisée en seg- mens, et munie à son extrémité de quelques appendices latéraux. Dix pattes : les deux antérieures inégales, ter- minées en pince ; les quatre postérieures fort petites. Antennæ quatuor , inæquales : intermediis duabus bi seu triarticulatis ; articulo ultimo bifido ; externis longioribus setaceis. Oculi duo pedunculati. Corpus oblongum ; testé subcrustaced. Cauda elon- gata, mollis, subnuda, rard segmentis divisa , appen- dicibus aliquot sublateralibus, apice instructa. Pedes decem : anticis duobus inæqualibus chelatis ; posticis quatuor ultimis perparvis. OBSERVATIONS. Les hermites ou pagures vivent en quelque sorte en soli- taires, et ont pris l'habitude , les uns de s’enfoncer dans des coquilles univalves vides, et d’y établir leur domicile, les traînant avec eux lorsqu'ils veulent se déplacer ; les autres de se loger dans des trous, des alcyons, etc. Tous changent de demeure lorsqu'ils s’y trouvent trop à l'étroit par l'effet de leur accroissement. La partie postérieure de leur corps, et 220 ANIMAUX surlout la queue, se trouvant sans cesse à couvert et à l'abri des frottemens , a réduit les tégumens de ces parties cachées à un état presque membraneux, et a fait avorter les lames natatoires qui n'avaient plus d'usage. Dans ceux qui vivent dans des coquilles , la queue a conservé, vers son extrémité, quelques crochets ou appendices latéraux, qui servent à fixer l'animal aux parois intérieures de la coquille. Leur test est divisé transversalement en deux parties inégales. On sent que les Lermites tiennent encore beaucoup aux écrevisses , et surtout aux thalassines, et qu’ils servent de transition aux paguriens raccourcis et plus crustacés , qui eux-mêmes conduisent aux brachyures. Les Lermiles sont nombreux en espèces, principalement ceux qui vivent dans des coquilles. ESPECES. 1. Hermite bernard. Pagurus dbernhardus. P. parasiticus ; chelis scabris, submuricatis : dextré ma- Jore. Cancer bernhardus. Lin. Pagurus bernhardus. Fab. suppl. p- 4u1. Pagurus bernhardus. Oliv. Encycl. n.° 10. Penn. Zool. brit. 4. t. 17. f. 38. Habite l'Océan d'Europe, dans les coguiiles univalves. 2. Hermite incisé. Pagurus inCiSUs. P. parasiticus ; pedibus manibusque rugis transversis denti- culatis ; cheld sinistré majore. Pagurus incisus. Oliv. Encyc}. n.0 8. Habite.... Mus. n.0 Grande espèce. 3. Hermite granulé. Pagurus granulatus. P. parasiticus ; chelis subæqualibus gregatim tuberculutis , interstilirs hispidis. Pagurus granulatus.Oliv. Encycel. n.° 5: Habite la 1er &e l'Inde. Mus. n.0 Grande espèce. © SANS VERTÈBRES. 2921 4. Hermite larron. Pagurus latro. P. rubens ; testæ parte posticé suluris quadrifidd ; caudé laté , sublùs ventricost. Cancer latro. Lin. Pagurus latro. Fab sappl. p. 4t1. Oliv. Encyel. n.o r. Séba mus. 3. t.21.f, 1. 2. Birgus latro. Leach. Habite la mer des Indes, dans les cavités des rochers: Etc. Voyez, pour ce genre, F'abricius , suppl. et Olivier, Encyclopédie. HIPEPE:-CEppa 7 Quatre antennes, inégales, ciliées : les deux intermé- diaires courtes, bifides au sommet ; les deux extérieures plus longues, roulées en dehors. Les yenx écartés, por- tés sur des pédoncules menus. Test ovale-oblong, convexe, un peu rétréci en devant où il est tronqué, échancré, à 2 ou 3 dents. Queue courte, munie de chaque côté, à sa base, d’un appendice: à lobe terminal oblong. Pattes dépourvues de pinces : les déux antérieures terminées par une main lamelliforme, adactyle. Antennœæ quatuor , inæquales, ciliatæ : intermedis duabus brevibus, apice bifidis ; externis longioribus , revolutis. Oculi remoti; pedunculis gracilibus. Testa ovato-oblonga , convexa , anticèe subattenuata, truncata , emarginata , bi seu tridentata. Cauda bre- vis , ad ro utrinque appendice instructa : lobo ter- minali oblongo. Pedes chelis nullis : antici duo manu lamelliformi, adactyla termunatr. OBSERVATIONS. . Les hippes sont distingués des albunées, principalement par leurs antennes intermédiaires , qui sont bifides et plus 222 ANIMAUX courtes que les extérieures, et parce que la main applatie des pattes antérieures n'a aucun doigt. Ils ont les antennes rapprochées à leur insertion. ESPÈCE. 1. Hippe émérite. Hippa emeritus. H. testé antice tridentata. Cancer emeritus. Linn. Hippa emeritus. Fab. suppl. p. 370. Latr. gen. 1. p. 45. et hist. nat. 6, p. 196. pl. 52. f. ». Herbst. canc. tab. 22. f. 3. Habite la mer des Indes. Mrs. n.2 RÉMIPÈDE. (Remipes.) Quatre antennes, peu ällongées, ciliées ; les intermé- diaires recourbées au dessus des extérieures. Les yeux pédiculés , insérés dans les sinus antérieurs du test. Test ovale. Queue des hippes, à lobe terminal allongé, cilié. Dix pattes toutes natatoires , et terminées par une lame oblongue , un peu en pointe, ciliée. Antennæ quatuor , breviusculæ , ciliatæ ; interme- dis suprà exteriores insertis. Oculi pedunculati, in sinubus anticis testæ. Testa ovata. Cauda hipparum : lobo terminal: elon- gato , ciliato. Pedes decem , omnes natatori , lamind oblongé , subacuté , ciliatä , terminau. OBSERVATIONS. Les rémipèdes ressemblent beaucoup aux hippes; mais toutes leurs pattes, et conséqueminent les plus postérieures, sont terminées en lames ciliées. La lame des deux pattes an- férieures finit un peu en pointe. SANS VERTÈBRES. 223 ESPÈCE, 4. Rémipède tortue. Remipes testudinarius. Latr. gen. 1. p. 45. Cuv. Règne anim. , etc., 3. p. 28. et vol. 4. tab. 12. €. 2, Habite les mers de la Nouvelle-Hollande. Mus. n.° Obs. M Latreille cite avec doute, dans son genera, l’'Hippa adactyla de Fabricius, suppl p. 370. Je pense qu'il en est effectivement une variété, à corps moins gros, moins large, selon an des individus du Muséum. ALBUNÉE. (Albunea.) Deuxantennes intermédiaires longues, sétacées, ciliées, avancées, insérées sous lés yeux. Pédoncules des yeux squa- miformes, contigus. | Test ovale, un peu plus étroit postérieurement, tron- qué en devant , légèrement convexe. Queue courte, arti- culée, à lobe terminal ovoïde , ayant quelques appendices de chaque côté. Deux pattes antérieures , à main compri- mée, monodactyle : le doigt mobile, arqué en faulx. Les autres suivantes terminées par une lame en faulx. Les der- nières très-petites , filiformes. YAntennæ duæ intermediæ longe , setaceæ, ciliatæ , porrectæ , infra oculos insertæ. Oculorum pedunculi squamiformes. T'esta ovalis , postice subangustior , anticè truncata , convexiuscula. Cauda brevis , articulata , appendici- bus aliquot utrinque instructa : lobo terminali ovato, Pedes duo antici manu compressa monodactyla; dac- tylo mobili falcato. Cœteri sequentes lamellé falcat4 terminati. Postici ultimi filiformes , minimi. 224 ANIMAUX OBSERVATIONS. Dans les albunées, ce sont les antennes intermédiaires qui sont les plus longues, les seules même qu’on apercoive au premier aspect. Ellesne sont point bifides à leur sommet. Quant à la main aplatie des deux pattes antérieures, elle a un doigt mobile, arqué en faulx, qui n’existe point dans les hippes. ESPECE. 1. Albunée symniste, Albunea symnista. Albunea symnista. Fab. suppl. p. 397. Cancer symnista. Lin. Herbst. canc. tab. 22. f. 2. Albunea symnista. Latr. gen. 1.p.44. Habite l’Océan indien. Etc. L’albunea scutellara de Fab. , suppl., paraît être aussi de ce genre. M. Latreille indique en outre, le cancer carabus, Gmel. p. 2984, comme pouvant y appartenir. RANINE. (Ranina.) Quatre antennes courtes: les deux intermédiaires à der- nier article bifide. Test cunéiforme ou oblong, tronqué antérieurement. Queue petite , articulée, étendue, ciliée sur les bords. Dix pattes :les deux antérieures presqu’en pince, ayant un doigt mobile, arqué en faulx; les autres terminées par une lame natatoire. Anitennæ quatuor , breves : intermediis duabus arti- culo ultimo bifidis. ‘ Testa cuneiformis vel oblonga, anticè truncata. Cauda parva, extensa, articulata , ad margines ct- SANS VERTÈBRES. 295 liata. Pedes decem: antici duo subchelati, digito mo- bili falcato instructi; cæteri sequentes lamina natatoria Lerminati, OBSERVATIONS. Lesranines appartiennent évidemment aux paguriens, et ont de grands rapportsavec les albunées ; mais elles en sont trés-distinguées par leurs antennes intermédiaires. Leurs pattes sont rapprochées à leur insertion, chevauchent en par- ue les unes sur les autres, et semblent tendre à se relever, comme le font plusieurs des pattes postérieures de l’albunée et de l’hippe. Ces crustacés forment une transition aux brachyures. ESPÈCES. 1. Ranine dentée, Ranina serrata. BR. tesla cunealim ovata, planiuscula, antice trunçcala, serrata; brachiïs valide dentatis. Cancer raninus. Lin. Fab. Syst. 2. p. 438. Albunea scabra? Fab. suppl. p. 398. Ranina serrata, Lam. Syst. des anim. sans vert, p. 156. Lat. gen. 1. p.43. , et Hist. nat. 6. p. 133. pl. 51. f. r. Ramph. mus. tab. 7. fig. T. V. Habite l'Océan des Grandes-Indes. Mus. n .° Espèce d’une ts taille. 2. Ranine dorsipède. Ranina dorsipes. R: testa ovato-oblonga, subcylindrica, glabra; marginé antico seplem aut novem-dentato. Cancer dorsipes. Lin. Allunea dorsipes. Fab. suppl. Ranina dorsipes. Latr. gen. 1. p. 43. Habite l'Océan indien et austral. Mus. no. Ramphias (mus. t. 10, fig. 3.) en a donné une figure mauvaise. Tome F. 1 Cr 226 ANIMAUX DEUXIÈME SECTION. HOMOBRANCHES BRACHYURES. Queue toujours plus courte que le tronc , entièrement repliée et cachée en dessous , dans l’état de repos, et en général nue, sans nageoires, et sans appendices dans presque tous. Les komobranches brachyures, ou à queue courte, nous paraissent les crustacés les plus perfectionnés, ceux conséquemment qui doivent terminer la classe. Ces crus- tacés sont remarquables par leur corps court, très-souvent plus large que long; par leur test solide, quelquefois très-dur ; enfin, par leur queue toujours plus courte que le test, peu épaisse, plus étroite et plus en pointe dans lés mâles que dans les femelles, articulée, et'tout à fait repliée, dans l’état de repos, sous le ventre de l'animal, s'y appliquant dans une cavité propre à la recevoir. Cette queue est mue sur les bords ainsi qu'au sommet, dans la presque totalité des brachyures; dans quelques-uns, néanmoins, elle est ciliée ; quelquefois même elle offre, à son extrémité, quelques appendices latéraux peu déve- loppés, qui appartiennent à une nageoïire peu employée. Ainsi, sons le rapport de la forme raccourcie de l’ani- mal , et sous celui de sa queue très-courte , presque géné- ralement nue, et tont à fait repliée sous le ventre , dans ‘état de repos, les brachyures sont bien die des macroures , et se reconnoissent effectivement au premier - SANS VERTÈBRES. 297 aspect, Leur forme générale rappelle celle de l’araignée. Comme dans les autres homobranches, leurs branchies sont cachées sous les bords latéraux du test, et chacune d'elles forme une pyramide à deux rangées de feuillets vésiculeux, Le test, d’une seule pièce qui couvre le tronc, porte les yeux, les antennes et les parties supérieures de la bou- ch®. Les antennes , et surtout les intermédiaires , Sont pe- tites en général. Celles-ci sont ordinairement repliées et logées dans deux fossettes, sous le bord antérieur du test ; elles ont trois articles et sont terminées par deux filets courts. Les antennes extérieures sont plus longues, séta- cées, en général quadriarticulées ; elles s’insèrent, le plus souvent, près du côté interne des yeux. Les pieds-mà- choires inférieurs sont , en général ,-Courts, larges, com- primés, et les extérieurs recouvrent la bouche comme uae lèvre inférieure. Un Quoique ces crustacés ayent, pour la locomotion, dix pattes comme les macroures, il n'y à guère chez eux que les deux pattes antérieures quisoientmunies de pinces. Elles forment ordinairement deux bras avancés, propres à la préhension. : | Les brachyures étant nombreux en genres divers, je les diviserai en cinq groupes particuliers, de la manière suivante, DIVISION DES. HOMOBRANCHES "BRACHYURES. (1) Point de pattes terminées eu nageoire. Test presque orbiculaire ou elliptique. Les orbiculés. 228 ANIMAUX (2) Point de pattes terminéesen nageoïre. Test subtriangulaire , plus large dans sa partie postérieure, rétréci en pointe antérieure- ment: Ù Les trigonés. (3) Point de pattes terminées en nageoïre. Test tronqné antérieure= ment, ou ayant son bord antérieur en lignedroïte transverse. Les plaquettes. (4) Des pattes natatoires, c’est à dire, terminées par une lame @ro- pre à la natation. La forme du test n’est point considérée. Les nageurs. (5) Point de pattes natatoires. Le bord antérieur du test étant simple: ment arqué, sans être tronqué ni en pointe. Les cancérides. LES ORBICULÉS. Test presque orbiculaire ou elliptique. Point de pattes terminées en nageoire, ni relevées sur le dos. Ces brachyures nous paraïssent les plus voisins des ma- croures, et surtout des macroures pagüriens. Ils ont à la vérité la queue plus courte que le tronc et tout-à-fait re- pliée en dessous, au moïns dans l'inaction , Comme dans tous les autres brachyures ; maïs cette queue, souvent, est ciliée en ses bords, ou munie de quelques appendices, pa- raissant presque natatoires dans certains d’entre eux ; plu- sieurs même ont encore les antennes extérieures fort lon- gues ; sétacées, multiarticulées, ce qu’on ne voit plus dans les autres brachyures. 1 Nous rapportons à cette coupe , les genres porcellane, pinnothère, leucosie et coryste, dont l'exposition suit, SANS VERTÈBRES. 220 pas PORCELLANE. ( Porcellana. ) Quatre antennes : les extérieures fort longues, sétacées, insérées en dehors derrière les yeux; les intermédiaires cachées dans des fossettes. Corps orbiculaire, presque carré, un peu applati. Queue recourbée en dessous, à bord très-cilié, rarement munie de quelques appendices au sommet. Dix pattes : les deux antérieures terminées en pinces; les deux posté- rieures très-petites. Antennæ quatuor : externis prœlongis setaceis, ponè oculos éxtrinsecus insertis ; intermedüs in foveolis re- ceplis. Corpus orbiculato - quadratum , depressiusculum. Cauda subtüs inflexa , margine ciliata , appendicibus aliquot ad apicem rard ingructa. Pedes decem : anti- cis duobus chelatis ; ultimis duobus minimis. OBSERVATIONS. Les porcellanes sont de petits crustacés qui semblent sur la limite qui sépare les macroures des brachyures ; néan- moins , ils nous paraissent appartenir plutôt à ces derniers, Leur genre est bien tranché, ces crustacés ayant les anten- nes extérieures fort longues, sétacées , et insérées en dehors derrière les yeux, * ESPECES. 1. Porcellane hérissée. Porcellana luürta. P. test& subovatä, anticè attenuat&, hirté&; chelis latis compressis supernè margineque hirtis. Porcellana hirta. Mus. n.0 Habite..... du Voyage de Péron et Lesueur. 230 ANIMAUX 2. Porcellane large-pince. Porcellana platycheles. P. testé suborbiculat#, glabré; chelis oblongis compressis margine exlerno cilialis. Cancer p latycheles. Oliv. Enc. n° 19. Porctllana platycheles. Latr. gen. 1. p. 49. Pennant. Zool. brit. 4. tab.6. fig. 12. Habite les mers d'Europe. 3. Porcellane longicorne. Porcellana longicornis. P. testé suborbiculaté, glabré; chelis elongatis glabris. Cancer longicornis. Oliv. Encyc. n.° 25. Pennant. Zool. brit. 4. tab. 1. f. 3. Habite l’océan d'Europe. Ce n’est, peut-être, qu’une variété du P.hexapus, Latr. 4: Porcellane verdâtre. Porcellana virescens. P. minima, glabra, viridis; testé orbiculata convexa; chelis brevibus. Porcellana virescens. Péron. Mus. no Habite... .. du Voyage de Péron et Lesueur. Etc. Voyez le P. galathina de Bosc. Hist. nat. des crust. 1. pl. 6, f 2. ———— PINNOTHÈRE. (Pinnotheres. ) Quatre antennes très-courtes, insérées entre les yeux. Ceux-ci sont écartés ; à pédicules courts. Corps orbiculaire , rétus antérieurement et postérieure- ment. Dix pattes : les deux antérieures terminées en pince. Antennæ quatuor , brevissimeæ , intra oculos insertæ. Oculi remoti; pedunculis brevibus. Corpus orbiculare , anticè posticèque retusum. Pedes decem : añticis duobus chelatis. OBSERVATIONS. Les pinnothères sont de très-petits crustacés orbiculaires , 2 test presque membraneux , et qui vivent dans l’intérieur SANS VERTÈBRES. _23# de certaines coquilles bivalves, telles que les moules et quel- ques autres , quoique l’animal de la coquille l’habite encore. Ils s’y tiennent à l’abri de tout danger. Leurs antennes sont insérées dans l’espace qui sépare les yeux. Ces petils crus- tacés sont glabres. ESPECGCES. 3. Pinnothère pois. Pinnotheres pisum. P. testé orbiculato-quadraté, lœvi, molliusculd ; caudé cor- porëés latiludine. ? Cancer pisum. Lin. Fab. suppl. p. 343. Pinnotheres pisum. Latr. gen, 1. p. 35. Herbst. canc. tab. 2. f. 21. Pennant, Zool. brit. 4. tab. 1. f. 1. Habite les mers d'Europe. Comparez avec le pinnotheres cran- chii, Leach, crust. annulosa. pl. ar. 2. Pinnothère des moules. Pinnotheres mytilorum. P. ovato-orbiculalé, convexé&, albidd; manibus ovatis: digitis arcuatis. Pinnotheres mytilorum. Latr. gen. 1. p. 35. ÆEjusd. Hist. nat., etc:6. p. 83. pl. 48. f. 1. Herbst. canc. tab. 2, f. 24. Habite les mers d'Europe, dans les moules, Etc. LEUCOSIE. ( Leucosia.) Antennes très-petites, rapprochées, insérées entre les peux, cachées dans des fossettes. Les yeux très-petits. Test arrondi-ovale, très - convexe, solide, glabre ; à bord antérieur étroit, un peu saillant. Dix pattes ; les deux antérieures terminées en pinces; les deux dernières fort petites. Antennæ minimæ , approximatæ , intra oculos in- sertæ, in foveolis occultaitæ. Oculi minuti. 232 ANIMAUX Testa rotundato - ovata, valdè convexa, solida. glabra; antico margine brevi, subproducto. Pedes decem : duobus anticis chelatis ; posticis minimis. OBSERVATIONS. \ Les leucosies ont un aspect qui les fait aisément recon- naître. Elles sont remarquables par leur test arrondi-ovale, bombe ou tres-convexe en dessus, presque globuleux, so- hide, glabre , et qui offre antérieurement une saillie courte, dont le bord est étroit et transverse. Les antennes et les yeux sont tres-petits ,etne paraissent pointlorsqu’onregarde le dessus de l’animal. Les deux pieds-mâchoires extérieurs , dit M. Latreille, sont pointus et forment ensemble un grand triangle , dont la pointe est en avant. Les bras des Zeucosies sont longs, à pinces assez étroites ; les quatre autres paires de pattes sont onguiculées, Ces ani- maux ne nagent point, se tiennent au fond de la mer, vers les rives, et ont peu de vivacité dans leurs mouvemenss ESPE CES. x. Leucosie ponctuée. Leucosia punctata. L, testé ovato-globosé, punctis minimis adspersé ; postice dentibus tribus. Leucosia punctata. Fab. suppl. p. 350. Cancer punctatus. Brown , jam. p. 422. tab. 42. f. 3. Habite l’océan des Antilles. Mus. ne Cest l'espèce la plus grande. 2. Leucosie craniolaire. Leucosia crantiolaris. L. testé orbiculato-globosé, anticèe productiusculé, posticé integrd; brachiis crassis , breviusculis. Leucosia craniolaris. Fab. suppl. p. 350. Cancer craniolaris. Lin. Herbst. canc. t. 2. f. 17. Rumph. mus. t. 10. fig. B. A. Seba. us. 3, t. 19. f. 10. Habite l’ogéan indien. SANS VERTÈBRES. 233 3. Leucosie noyau, Leucosia nucleus. L. testé orbiculato-globosé, anticè bidentaté, posticè qua- dridentatd; brachiis elongatis gracilibus. Cancer nucleus. Lin. Herbst. canc. t. 2.. 14. Leucosia nucleus. Latr. gen. 1. p. 36: Habite la Méditerranée. Mus. n.° Etc. Ajoutez leuc. porcellana, L fugax ,l cylindrus, (ixa, Leach)L. seplemspinesa, et quelques autres. CORYSTE. ( Corystes.) Quatre antennes : les deux extérieures rapprochées;, sétacées , ciliées, fort Rasa Les yeux pédonculés , un peu écartés. Test ovale, plus long que large. Queue repliée sous le tronc, dans LÉ repos. Dix pattes!: les deux antérieures ter- minées en pince; les autres terminées par un ongle allongé, pointu, Antennæ quatuor : externis duabus approximaurs , . setaceis, ciliatis , longissimis. Oculi remoti, pedunculati. Testa ovalis, ‘ longitudine latitudinem superante. Cauda , in quiete , sub trunco replicata. Pedes decem : anticis duobus chelatis ; aliis ungue elongato acuto terminatis. à OBSERVATIONS. Ce genre, établi par M. Latreille , semble tenir aux ma- croures paguriens, et se rapprocher des albunées et des hippes. Il appartient néanmoins aux brachyures, et malgré les deux longues antennes de l’animal , il paraît avoisiner les leucosies par ses rapports. Probablement les corystes ne sont pas plus nageurs que. les leucosies ; leur test est moins bombé ; leur queue est un 23/ ANIMAUX peu ciliée; les deux bras antérieurs sont plus longs dans les mäles que dans les femelles. ESPECE. 1. Coryste denté. Corystes dentata. Corystes dentata.Latr. gen. 1.p. 40. ÆAlbunea dentata. Fab. SuppL p. 398. Per nant. Zool. brit. 4. tab.7.f. 13. mas et femina. Habite l'océan d'Europe, les côtes de France et d'Angleterre, LES TRIGONÉS. T'est triangulaire Ou 1ri$0710-cOnique, plus large poste rieurement. Point de pattes terminées en nageoires, ai relevées sur le dos. Lestrigonés ou oxyrinques ont le test rétréci en pointe. antérieurement , et plus large dans sa partie postérieure ÿ il est ovale-trigone , ou en triangle-allongé , presque co- nique , d’une consistance solide, et en général rude, ra- boteux , tuberculeux ou hérissé d’épineg, Les antennes de ces crustacés sont petites, à trois où quatre articles, pa- raissent assez souvent toutes les quatre; mais, souvent aussi, les deux intermédiaires sont repliées et cachées dans des fossettes, Le troisième article de ces anteumes in- termédiaires est terminé par deux filets très-courts. Ces crustacés, qu'on nomme vulgairement araignées, marines , constituent évidemment une famille particu- lière, dont plusieurs des genres qu'elle comprend, sont nombreux en espèces. J'ai cru qu'il était convenable de me borner à y rapporter ceux qui suivent, savoir : lep- tope, sténorynque , parthénope, lithode , maïa. SANS VERTÈBRES, 235 LEPTOPE. ( Leptopus.) Quatre antennes , courtes. Les yeux globuleux, non éloignés de la bouche, séparés par un front subdenté ; à pédoncules courts. Corps petit. Test arrondi -trigonoïde ; à rostre nul où très-court. Dix pattes onguiculées : les deux antérieures chélifères, plus courtes; les autres fort longues, très- grêles, subfiliformes, Antennæ quatuor , breves. Oculi globosi, ab ore non remoti, fronte subdentato separat ; pedunculis brevibus. Corpus parvum. T'esta rotundato-trigonoidea : rostro nullo aut brevissimo. Pedes decem unguiculati : anti- c® duobus brevioribus chelatis ; aliïs longissimis » gra- cilissimis , subfiliformibus. OBSERVATIONS. Les Zeptopes ont, comme les sténorynques, l'aspect des faucheurs, par leur corps petit, muni de pattes très- longues et très-menues; mais ils n’offrent point un rostre allongé, portant les yeux et les éloignant de la bouche. Le pédoncule de leurs yeux est droit, et non perpendiculaire à l'axe longitudinal du corps. ESPECE. 1. Leptope longipède. Leptopus longipes. L. testé rotundatd, tuberculis subspinosis adspers&; chelis parvis; secundi paris pedibus longissimis. Cancer longipes. Lin. Inachus longipes. Fab, suppl. p. 358, Ramph. mus. tab. 8. f, 4. 236 * ANIMAUX Habite l’océan Indien. Etc. L’araignée de mer, Seba, mus. 3. tab. 179. f. 4, est de ce genre. STÉNORYNQUE. (Stenorynchus. ) Quatre antennes : les deux extérieures plus longues. Les yeux globuleux , éloignés de la bouche, insérés sur le rostre et rapprochés dans leur opposition. Corps petit. Test subtriangulaire, se terminant, anté- rieurement par un rostre long, entier ou bifide. Dix paties ongüiculées : les deux antérieures plus courtes, ché- liféres ; lesautres longues, très-grèles, filiformes : la deu- xième paire étant plus longue. ntennñæ quatuor : externis longioribus. Oculr glo- bosi, ab ore‘distantes , rostro inserti, oppositè apprt- ximall. : Corpus parvum. Testa subtriangularis , rostro longo integro aut bifido anticè terminata. Pedes decem , un- guiculati : anticis duobus brevioribus chelatis; akis longis, gracilissimis , filiformibus : parë secundo lon- giore. OBSERVATIONS. Les sténorynques, qu’on a aussi nommés macropes, ma- cropodes et leptopodes , ont, ainsi que les leptopes, l'aspect des faucheurs. Ce sont des crustacés brachyures à pattes longues et très-greles, attachées à un petit corps, ce qui les, rend fort remarquables. Mais les sténorynques offrent anté- rieurement un rostre allongé, quelquefois menu ettrès-long : qui les distingue éminemment des leptopes. Leurs yeux sont globuleux, éloignés de la bouche, insérés sur le rostre; SANS VERTÈBRES. 257 et leur pédoncule , qui est court, semble perpendiculaire à l'axe de ce rostre. Leurs palpes externes sont menus, saillans. ESPECES. 1. Sténorynque faucheur. Stenorynchus phalangium. S£. test& rotundalo - conic4, pubescente ; tuberculis raris subspinosis ; rostro bifido ; pedibus anticis crassiusculis , . lateribus spinulosis. Inachus phalangtium. Fab. suppl. p. 358. Pennant. Zool, brit. 4. pl. 9. f. 17. Macropus longtrostris. Latr. gen. 1, p. 39. Habite la Méditerranée. Mus. n.0 r 1, . . “ 2. Sténorynque séticorne. Stenorynchus seticornis. St. testä cordato-conica; rostro longissimo setiformt; mani- bus pedibusque longissimis. Cancer seticornis. Oliv. Encyc. n.0 119. Herbst. canc: tab. 15. f. gi. macropus seticornis. Latr. Habite la Méditerranée. Etc. Voyez l’inachus sagiltarius de Fabricius, etle macropo- dia tenuirostris de M. Leach, Trans. soc. Lino. XI, p.331. PARTHÉNOPE. ( Parthenope. } Quatre antennes presque égales : les extérieures séta- cées , insérées sous les yeux. Test trigone , court, subrostré antérieurement, très- scabre, inégal, muriqué. Dix pattes onguiculées : les deux antérieures longues , étendues à angle droit de cha- que côté; leurs mains étant inclinées presque parallèlement sur le côté antérieur du bras. Antennæ quatuor subæquales : externis infra ocu- los insertis setaceis. * Testa trigona , brevis, anticè subrostrata , inœqua- 238 ANIMAUX lis, scaberrima , muricata. Pedes decerm unguiculati : .anticis duobus longis, chelatis, ad angulum rectum ex- tensis , 1llorum manibus lateri antico brachu subparal- lele incumbentibus. OBSERVATIONS. Les parthénopes ; établies comme genre par Fabricius, ne sont guères distinguées des Imaias que par des caractères de port; néanmoins, ces caractères sont vraiment singuliers. Leur première paire de pattes forme deux grands bras, dont la moitié inférieure ne se dirige point en avant, mais est étendue à angle droit de chaque côté du test, tandis que l'autre moitié se rephie suf le côté antérieur du bras. Les deux doigts de leur pince sont courbés en dedans. Leur test trigone n’est pas plus long que large, comme dans les maïas ; il est dur , raboteux, noueux, souvent épineux, et comme horrible à voir. : ESPECES. 1. Parthénope horrible. Parthenope horrida. P. testé aculeat4, nodos&; manibus ovatis; caud& ca- riosd. Cancer horridus. Linn. Parthenope horrida. Fab. suppl. p- 353. Herbst. canc. tab. 14 f. 88. Ramph. mus. tab. 0. ! Maïa horrida. Latr. gen. 1. p. 37. Habite l’océan Asiatique. 2. Parthénope longimane. Parthenope longimana. P. testé spinosd: spinis simplicibus ; manibus longissimis. Parthenope longimana. Fab. suppl. p. 353. Rumph. mus. tab. 8. f. 2. Seba, mus. 3. t. 20. f. 12. Herbsi. canc. tab. 19. f. 105. 106. Habite l’océan Asiatique. 3. Parthénope giraffe. Parthenope giraffa. P. test spinosë : spinis ramosis ; brachiis longissimis, sub- tùs tuberculatis. SANS VERTÈBRES. 239 Parthenope giraffa. Fab. suppl. p. 352. Seba , mus. 3. tab. 19. f. 8. Habite l’océan Asiatique. 4. Parthénope spinimane. Parthenope spinimana. P testé nodosé, tuberculis echinatd, anticè producto-sub« acutd; brachiis crassis angulatis spinoso-muricatis. Seba, mus. 3. tab. 19. f. 16. 19 ? Herbst canc. tab. Go, f, 3. Habite les mers de l’lie-de-France. M. Mathieu. Etc. LITHODE. (Lithodes.) Qaatre antennes presque égales, insérées entre les yeux. Palpes extérieurs longs et étroits. Yeux peu écartés. Test subtrigone, postérieurement plus large et arrondi, rostré antérieurement , très scabre. Dix pattes : les deux antérieures avancées et terminées en pince ; les deux der- nières très-petites, comme fausses , sans onglet. Antenn«æ quatuor subæquales , intra oculos insertæ, palpi | maxilli-pedes | externi longi, angusti. Oculi parum distantes. Testa subtrigona, posticè latior et rotundata , anticè rostrata , scaberrima. Pedes decem : anticis duobus chelatis, porrectis ; duobus ultimis minimis, subspuriüis : unguiculo nullo. OBSERVATIONS. Les /ithodes , très-voisines des maïas, par leur aspect et leur forme , s'en distinguent par leurs pieds-mâchoires exté- rieurs , longs et étroits , presque comme ceux des crustacés macroures, et par les deux pattes postérieures, très-petites , 240 ANIMAUX qui sont sans onglet. M. Latreille, qui les indique comme genre, ne cite que l'espèce qui suit. ESPECE. 1. Lithode arctique. Lithodes arctica. Cancer maja. Lin. Inachus maja. Fab. suppl. p. 358. Herbst. canc. tab. 15. f. 87. Seba, mus. 3. tab. 18. n.o 10, et tabs 22. f. 1. Lithodes arctica. Latr. gen. 1. p. 4o. Ejusd. Hist. nat , etc., 6. pl. 48. f. 2. Habite l’océan de la Norwège. MAIA. (Maïa. ) Quatre antennes petites : les extérieures sétacées , in- sérées sous le coin interne des yeux ; les intérieures palpi- formes. Les yeux écartés, pédonculés. Test subtrigone , oval-conique , plus long que large, arrondi et plus large inférieurement, rétréci en avant, scabre ou épineux. Dix pattes onguiculées : les deux an- térieures dirigées en avant et terminées en pince. Antennæ quatuor parvula : externis setaceis, in oculorum cantho internis palpifornubus. Ocul inter- vallo majusculo distantes , pedunculatr. | Testa subtrigona, ovato - conica, longitudinal , postice latior rotundata , anticè angustata, subrostrata, scabra aut spinosa. Pedes decem unguiculati : anticis duobus chelatis , porrectis. OBSERVATIONS. Les maïas sont nombreuses en espèces; plusieurs d’entre elles deviennent très-grandes, et beaucoup d’autres sont de SANS VERTÈBRES: 2Âi taille moyenne ou même petite. Elles sont remarquables par la ; Q É | , forme presque conique de leur corps, qui, plus large posté- rieurement , se rétrécit vers sa partie antérieure, où il se termine par deux ou quatre dents , plus ou moins séparées, sans former un bec aussi marqué que dans les sténorynques. La plupart de ces crustacés ont le test dur, raboteux, tuber- Pre e PE . culeux ou épineux. Les deux pattes antérieures sont ordi- nairement les plus grandes et toujours avancées, terminées en pinces. Les autres vont en diminuant progressivement de grandeur , et se terminent par un onglet. ESPECES. 1. Maïa bord-d’épines. Maia spini-cincta. A1. teslä rotundato-trigona, in ambitu aculeat#: dorse mutico; carpis hemisphæricis chelisque magnis læœvibus. Herbst. canc. tab. 18, f. 100. Habite aux Antilles. mus. n.0 Il devient fort grand, et a le doigt mobile de sa pince arqué. Tous les bras ont des tu- bercules sub-épineus. 2. Maïa hérissonnée. Maia spinosissima. D. testé trigoné, undiquë aculeis muricat&; pedibus om- nibus aculeatis; manibus partim lœvibus. Cancer aculeatus. Herbst, canc. tab. 19. f. 104. Habite à l'Ile-de-France. M. Mathieu, Mus, n.o Il devient aussi fort grand. 3. Maïa squinado. Aaia squinado. M.testé ovaté, granulés aculeisque asperaté ; spinis periphæ- riæ validioribus ; manibus lœvibus cylindricis. Inachus cornutus. Fab. suppl, p. 356. Maia squinado. Latr. gen. 1. p. 37. Herbst. canc. tab. 14, f. 84. 85. Seba. mus. 3. tab. 18. f. 2. 3. Habite la Méditerranée. Mus. n.0 Il devient trés-grand ; son test est terminé antérieurement par deux épines plus fortes que les autres. Tome F. 16 2/3 ANIMAUX 4. Maïa taurean. Maïa taurus. DL. testé ovalé, ad periphæriam aculeatd : dorso inæquali submutico ; spinis duabus frontalibus validissimis. Mus. n. Herbst. canc. tab. 59. f. 6. Habite.....la Méditerranée ? Ses deux pattes antérieures sont grandes, à cuisses hérissées de tubercules ; à mains longues, assez étroites, en partie tuberculeuses; à doigts courts, un peu arqués. 5. Maïa à crête. Maia cristata. M. testé ovato-ellipticé#, ad periphæriam aculeat#; dorso granulis tuberculisque scabro; fronte inflexa. Cancer cristatus. Lin. Ramph. mus. tab. 8 f. 1. Habite la mer des Indes. Péron. Pattes non épineuses : les deux antérieuies à peine aussi longues que les deux suivantes. 6. Maïa cervicorne, Maia cervicornis. il. testé ovato-oblonga, tuberculis crassis subacutis dorso asperatd; fronte spinis quatuor elongatis ; oculorum pe- dunculis longissimis. Herbst. canc. tab. 58. f. 2. Habite à l'Ile-de-France. M. Mathieu. n. Maïa gravée. Maia sculpta. DI. minima; testé rotundato-trigond, muticd ; dorso rugis varits sulcato; carpis orbicutatis manibusque glabris. Seba ; mus, 3. tab. 19. f. 22. 23. Habite.... Mus. n.° Cette espèce semble avoir des rapports avec notre maïa spini-cincla ; ses. pinces , en petit, sont sembla- bles; maïs elle est mutique, élégamment sculptée en dessus, et ses quatre paires de pattes postérieurs sont velues. Etc. Ajoutez beaucoup d’autres espèces connues. LESMBER OUE TES. T'est carré ou en cœur, en général applati , et ay ant tou- jours son bord antérieur tronqué ou en ligne droite transverse. Point de pattes terminées en nageoire. La plupart des crustacés qui couslituent cette coupe , Le SANS VERTÈBRES. ts sont remarquables par leur test plat, quelquefois peu épais, comme dans les plagusies et les grapses, rarement hérissé d’épines, souveni même d’une consistance assez peu solide, et orné, dans plusieurs, de couleurs très-vives, Les plaquettes sont fort nombreuses, et paraissent former une famille particulière. Les yeux de ces crus- tacés occupent toujours les angles latéraux du front ou du chaperon, lequel très-souvent est infléchi ou incliné en bas. Tantôt le chaperon occupe une grande partie du bord antérieur du test, et alors les pédicules des yeux sont courts; et tantôt ce chaperon est petit et n’occupe qu'une petite portion du bord, celle du milieu, et dans ce cas , les yeux ont de longs pédicules. Ceux de ces crustacés qui ont le corps bien applati, se tiennent ordinairement sous les pierres ; d’autres se ca- chent en partie sous le sable; enfin, d’autres se retirent dans des terriers. Ces derniers sont des coureurs, vont sur la terre, grimpent quelquefois sur les arbres, et parmi eux il s'en trouve qui vivent habituellement sur la terre. Nous divisons cette famille de la manière suivante. # Les deux ou les quatre pattes postérieures relevées sur le dos. Point de chaperon incliné. Doripe. #* Ancunes pattes postérieures relevées sur le dos. Le bord antérieur du test ou le chaperon incliné en bas, (1){Pédicules des yeux courts, se logeant dans des fossettes sir. conscrites, (a) Test carré, bien applati, Plagusie. Grapse, 244 ANIMAUX ‘b) Test cordiforme, souvent épais et renflé antérieurement: Tourlourou. (2) Pédicules des yeux fort allongés, se logeant dans une gouttière frontale. (a) Les yeux latéraux sur leur pédicule. Antennes intermédiai- res cachées sous le test. Ocypode. (b) Les yeux terminaux ou au bout de leur pédicule, Les qua- tre antennes apparen tes. FRhombille. DORIPE. (Doripe.) Quatre antennes toutes apparentes : les extérieures plus longues, sétacées; les intermédiaires pliées , à dernier article bifide. Les yeux écartés, pédonculés ; les pieds- mâchoires extérieurs étroits, allongés. Test en cœur renversé, déprimé , inégal, à front tron- qué et denté. Dix pattes : les deux antérieures terminées en pince ; les quatre postérieures dorsales, relevées, pre- nantes. , Antennæ quatuor, conspicuæ : externis longioribus, setaceis; internis plicatilibus , articulo ultimo bifidis. Oculi remoti, pedunculati. Maxilli-pedes exteriores angusti, elongati. Testa obversè cordata, depressa ; dorso inœquali ; fronte truncatd , dentatd. Pedes decem : anticis duo- bus chelatis; posticis quatuor dorsalibus, sublutis, prehensilibus. OBSERVATIONS. Les doripes semblent tenir encore un peu des trigonés, car plusieurs d’entre elles ont le corps plus long que large, SANS VERTÈBRES. 245 se rétrécissant un peu antérieurement ; mais leur test est tronqué en devant, ce qui les en distingue. L'applatissement de leur corps , la troncature de leur bord antérieur, et l’écar- tement des yeux, les font placer parmi les plaquettes, mal- gré leur singularité. Les divisions de leur bord antérieur semblent annoncer le voisinage des plagusies. Ilparaît que ces crustacés ont des habitudes particulie- res. On croit qu'ils cachent leur corps dans le sable; et, comme leurs pattes postérieures sont dorsales , relevées et terminées par un crochet, on suppose qu'ils saisissent, par leur moyen, soit leur proie, soit quelques corps, propres à les garantir des dangers. ESPECES. 1. Doripe laineuse. Doripe lanata. D. testé trigoné , utroque latere unidentaté; fronte quadri- dentatd ; pedibus hirsutis. Cancer lanatus. Lin. Planch. conch. p. 36. tab. 5. f. 1. Cancer hirsutus , etc., Aldrov. crust, 2. cap. 19. Habite la Méditerranée. Test jaunâtre, pubescent, 2. Doripe noduleuse. Doripe nodulosa. D. testé oblongo-ovaté;, anticè truncato-dentaté; dorso emi- nentits variis inæqualibus ; brachiis tuberculis asperatis. Doripe nodulosa. Per. mus. n°° An doripe quadridens ? Fab. suppl. p. 36r. Habite les mers Australes. Péron. Voyez Merbst. tab. XI. f. mo, 1 Ji Doripe atropos. Doripe atropos. D. testä oblongosovatà, anticè truncatä ; dorso subnodu- loso ; brachiis pedibusque muticis glabris. Dortipe facchino. Mns. n.o An inachus mascaronius ? Roœmer, gen. ins. t. 34. f. x, Habite, ..... l'Océan Indien ? 4. Doripe front-épineux. Doripe spinifrons. D. test4 oblongä, anticè tuberculis spinosis echina!d; pedi- bus hirsutis: femoribus spinosts. Doripe fronticornis, Mus. n.0 246 ANIMAUX Cancer barbatus. Fab. Syst. ent, p. 46o. Homola. Leach. Lat. Habite la Méditerranée. PLAGUSIE. ( Plagusia. ) Quatre antennes courtes : les deux intérieures sortant souvent par les fentes du chaperon. Les yeux à pédicules courts , écartés , situés aux extrémités latérales du chape- ron dans un sinus. Test applati, presque carré , un peu rétréci en devant. Chaperon entaillé de deux fentes. Dix pattes : les deux antérieures plus courtes , terminées en pinces. Antennæ quatuor , breves : internis duabus per fis- suras clypei sœpe exsertis. Oculi remoti, pedunculis brevibus , extremitatibus lateralibus clypei in sinu in- sert. Testa depressa , subquadrata, anticè subangustata : clypeo fissuris binis inciso. Pedes decem : anticis duo- bus brevioribus , chelatis. OBSERVATIONS. Les plagusies tiennent detrès-près aux grapses; c’est, de part et d'autre, un corps très-applati, presque carré, émoussé ou arrondi aux angles, à test peu épais, écailleux ou granu- leux, le plus souvent denté sur les côtés, comme antérieu- rement. Mais elles en sont éminemment distinguées par leur chaperon entaillé, tandis que celui des grapses est rabattu et énuer. ESPÈCES. 1. Plagusie écailleuse. Plagusia squamosa. P. testé tuberculis inœqualibus, depressis ad interslitia ci- lialis adspersé; manibus angustis. SANS VERTÈBRES. 247 Cancer Petiv. gaz. tab. 55.f. 11. Bona. An cancer depressus ? Fab. suppl. p. 343. Herbst cañc tab.20.f.113 Plagusia squamosa. Latr. Habite...... probablement l'Océan Indien. 2. Plagusie sans taches. Plagusia immaculata. P. unicolor, pallidè albida; tuberculis testæ inæqualibus depressis, nudis, sparsis ; pedibus angulatis, ad angulos crenulatis. Plagusia depressa. Mus. n.° Herbst. canc. tab. 3. f. 35. Habite.... la Méditerranée ? Je la crois de l'Océan Indien. 3. Plagusie serripède. Plagusia serripes. P. albida rubro maculata ; pedibus compressis : femoribus hinc serralo-spinosis. Seba , mus 3. tab. 19 f. 21. Vus. n., Habite les mers australes. Péron. Elle est trés-applatie, a son front un peu épineux. 4. Plagusie clavimane. Plagusia clavimana. P. spadicea ; testæ dorso lituris hieroglyphicis; pedum fe- mortbus serralo-spinosis ; chelis turgidis. Piagusia clavimana. Latr. gen. 1. p. 34. Habite les mers australes. Peron. Mus. n. Elle a les pattes rayées de blanc. 5. Plagusie tuberculée. P{agusia tuberculata. P. rubro albidoque varia; testé punctaté, tuberculis sub- acervalis instrucld; manibus angustis. Mus. n.° Habite les mers de, l'Ile-de-France. M. Mathieu Grande et belle espèce, voisine de la plagusie écailleuse, mais dis- tincie. GRAPSE. (Grapsus.) Quatre antennes ceurtes, cachées sous le chaperon. Les yeux aux angles latéraux du chaperon , à pédoncules courts. 248 ANIMAUX Test applati, presque carré, souvent arrondi aux an- .8les. Chaperon transversal, rabattu en devant , non divisé. Dix paites : les deux antérieures terminées en pince. ÆAntennœæ quatuor, breves, sub clypeo absconditeæ. Oculi ad angulos laterales clypei : pedunculis bre- vibus. Testa depressa, subquadrata , ad angulos sæpe ro- tundata : clypeo transverso integro subtus inflexo. Pedes decem : duobus anticis chelatis. OBSERVATIONS. Les grapses constituent un genre tres-naturel, très-beau et fort nombreux en espèces, parmi lesquelles il y en a qui sont agréablement et tres-vivement colorées. Ils sont remar- quables par leur corps applati, leur front souvent un peu plissé , et leur chaperon entier, abaissé ou rabattu au devant. Ts diffèrent des plagusies par leur chaperon non entaillé, et ‘parce que leur test n’est point rétréci en devant. Ces crusta- cés se tiennent , en général , sous les pierres, ESPECES. x. Grapse peint. Grapsus pictus. G. testé pedibusque rubro et alho variegalis; fronte plicis quatuor antice denlatis; testæ lateribus posticis oblique stréalis. Cancer grapsus, Lin. Fab. suppl. ps 342. Grapsus pictus. Latr. gen. 1. p. 33. Herbst. canc. tab. 3. f. 33. Seba, mus, 3. t. 15. f. 5. G. Habite les mers de l'Amérique méridionale. 2. Grapse ensanglanté. Grapsus cruentatus. G. albido-fulvus, maculis rubro-sanguineis vartegalus; testæ lateribus oblique striatis; fronte plicis qualuor eden- Lulrs. Grapsus cruentatus. Latr. gene 1. p. 33. Habite les mers de l'Amérique méridionale. Mus. n. SANS VERTÈBRES. 249 3. Grapse raies-blanches. Grapsus albo-lineatus. G. testé Letragono-orbiculaté, rubra, albo-maçulatä; fronte plicis quatuor asperis ; pedibus fulvis immaculatis. Mus. n.o Habite les mers de l'Ile-de-France. M. Mathieu. Les côtés pos- térieurs de son test sont rayés de blanc, à raies obliques. 4. Grapse masqué. Grapsus personatus. G. testé albidé, lævi, pone frontem tuberculis granulatà ; dorso striis transversis subobliquis; pedibus rubro- Juscis. Mus. n.° Habite les mers de la Nouvelle-Hollande. Peron. Grande ct belle espèce, dont les pattes seules sont fortement colorées. 5. Grapse porte-pinceau. Grapsus penicilliger. G. albido-cinereus, immaculatus; brachüits crassis ; ehelis penicillatim barbatis. Mus. n., Cuv. le Règne animal , etc., vol. 4. pl, 12. f. 1. Rumph. mus. tab. 10. f, à. Habite l'Océan Asiatique. Etc. TOURLOUROU. (Gecarcinus. ) Quatre antennes courtes ; les deux intermédiaires rare- ment apparentes. Pédoncules des yeux courts, un peu épais , écartés à leur insertion, se logeant dans des fosset- tes arrondies ou elliptiques ; les yeux subterminaux. Test cordiforme, plus large et plus renflé antéricure- ment ; à chaperon obtus, rabattu. Dix pattes : les deux antérieures terminées en pince. Antennæ quatuor , breves : intermediis duabus rard conspicuis. Oculorum pedunculi breves , crassiusculi , insertione distantes, in fossulis cavis rotundatis vel ellip- dicis recepti : oculis subterminalibus. 250 ANIMAUX T'esta cordiformis , 'antict latior sœpeaue tursidior : [4 $ clypeo obtuso , deflexo. Pedes decem : anticis duobus chelatis. OBSERVATIONS. Les fourlourous, séparés récemment des ocypodes, en sont effectivement bien distingués; mais il ne faut pas trop particulariser les caractères de leur genre, vrainent naturel, car on le démembrerait sans utilité, et l’on en séparerait des espèces qui lui appartiennent réellement, quoiqu'on puisse les distinguer. Ici, le chaperon, rabattu, est toujours un peu large, plus ou moins, et c'est à ses extrémités latérales que sont situées les fossettes dans lesquelles se logent les yeux. On serait donc exposé à confondre plusieurs des espèces de ce genre avec celles des grapses, si leur forme non arrondie, mais en cœur un peu renflé , ne dirigeait leur détermination. Dans les uns, les pieds-mächoires extérieurs s'écartent et ne recouvrent pas entièrement la bouche ; dans quelques au- tres , que nous n’en séparons pas, ces pieds - mächoires la recouvrent tout à fait. Lestourlourous vont souvent 4 terre et respirent l'air avec leursbranchies sans inconvénient pour eux; quelques espèces même vivent habituellement sur la terre, se cachant le jour dans des terriers, et sortant le soir pour chasser ou chercher leur nourriture. Ïls vont seulement une fois l’an- née , faire leur ponte à la mer, et reviennent ensuite, Ces animaux carnassiers courent très-vite , saisissent souvent le gibier tué par des chasseurs, et l’emportent dans leur ter- rier. Il y en a qui vivent dans des cimetières. ESPECES. 1. Tourlourou ruricole. Gecarcinus ruricola. G. testé lævi rubro tincté, turgidé; marginibus roturdatis; oculorum fossulis rotundatis. SANS VERTÈBRES. 251 Cancer ruricola. Lin, Fab. suppl. p. 339. Ocypode tourlourou. Latr. gen. 1. p. 31. Seba , mus. 3. pl. 20. f. 5. Herbst. canc. tab. 3, £. 36. tab. 49. f. 1. P Habite l'Amérique méridionale, les Antilles. Les carpes et les tarses des pattes sont dentés en scie sur leurs angles. 2. Tourlourou des fanges. Gecarcinus uca. G. testd lævi, turgidé : lateribus marginalis ; dorso litier& H impresso ; oculorum fossulis oblongts. Cancer uca. Lin. Ocypode uca. Lat. gen. 1. p. 31. Ocypode fossor. Mus. Seba , mus. 3. pl. 20.f 4. Herbst, tab. 6. f. 38. Habite l'Amérique méridiouale, aux endroits vaseux ou fangenx des bords de la mer. Ses pattes sont velnes, maïs ses tarses ne sont point dentés, 3, Tourlourou fluviatile. Gecarcinus fluviatilis. G. Lestd cordiformi; lateribus anticis marginatis , crenula- is , subtuberculatis ; dorso lævt. Crabe de rivière. Oliv. Voyage, etc., pl. 30. f. 2. Potamophile. Latr. Cuv. Règne anim. 3. p. 18. Mus. n.° Habite les lacs et les rivières de l’Europe méridionale, de l'Italie. 4. Tourlourou pattes velues. Gecarcinus hirtipes. G. test cordiformi; lateribus anticis granulatis subspino- sis ; clypeo denticulato ; pedibus hispidis. Ocypode hirtipes. Mus. n.° Habite à l'Ile-de-France. M. Mathieu, et du Voyage de Péron. Il avoisine le précédent par ses rapports. OCYPODE. ( Ocypode. ) Quatre antennes courtes : les intermédiaires cachées sous le test. Les yeux latéranx sur leurs pédoncules, étant situés au dessous de leur sommet qui quelquefois les dépasse ; les pédoncules longs, se logeant dans une fos- selte allongée. 252 ANIMAUX Test carré, un peu applati; à chaperon étroit, ra- bauu. Dix pattes : les deux antérieures terminées en pince... Æntennæ quatuor, breves : intermedüs sub testé absconditis. Oculi in pedunculis laterales, infra illo- ru apices adnat ; pedunculis longis , in canal aut Jossuld elongatd receptis, apicibus interdum products. Testa quadrata, subdepressa; clypeo angusto de- flexo. Pedes decem : anticis duobus chelatis. OBS£LRVATIONS. Les ocypodes avoisinent beaucoup lesrhombilles par leurs rapports. On les en distingue néanmoins en ce que les yeux ne terminent point véritablement leurs pédoncules, mais sont latéraux et adnés, sous leur sommet, à une portion de leur longueur. Ces pédoncules sont moins grêles que dans le genre des rhombilles , et quelquefois leur pointe dépasse l'œil. Ces crustacés forment une transition aux tourlou- rous. ESPÈCES. 1. Ocypode chevalier. Ocypode ippeus. O. testé quadraté, scabrd, antice utrinque angulaté; oculis penicillo terminatrs. Ocypode ippeus Oliv. encycl. p. 416 no 1. Crabe cavalier, Oliv. Voyage dans l’Emp. Ottom. 2. p. 234. tab. 30. f. r. Belon , de la nat. des poiss. lir. 2. p. 367. Habite les côtes de Syrie, d'Egypte. Il court trés-vite, de côté, et va à terre. 2. Ocypode cératophthalme. Ocypode ceratophthat- mus. Q. testà quadraté, anticè utrinque angulaté&; oculis spin4 terminatis ; manibus inæqualibus punctato-granulatis. SANS VERTÈBRES. 253 Cancer ceratophthalmus. Pall. Spicil. zoo. fasc. 9. p. 83. t. 5. f. 7. Ocypode ceratophthalma. Fab. suppl. p. 347. Habite l'Océan indien , les mers australes, Mus. n,° à Ocypode blanc. Ocypode albicans. O. testé quadrat&, antice sinuaté; manibus tuberculatis , ad margines dentatis ; oculis spind Lerminatis. Ocypoda albicans. Bosc, Hist. nat. des crust. 1. p. 196. pl. 4. fr. Habite les côtes de la Caroline. RHOMBILLE. (Gonoplax. ) Quatre antennes apparentes. Les yeux terminaux, posés d'une manière droite ou oblique au bout de leurs pédon- cules; ces pédoncules étant longs, rapprochés à leur in- sertion, et se logeant dans une gouttière antérieure, Test carré où rhomboïdal, déprimé, tronqué en de- vant ; à chaperon très-petit. Dix pattes : les deux antérieu- res terminées en pince. Antennœ quatuor , conspicuæ. Oculi terminales , ad apicem pedunculorum rectè aut obliquè insidentes ; pedunculis longis , insertione approxinatis, in canali antico receplis. Testa quadrata aut rhomboidalis , depressa, anticè truncata ; clypeo minimo. Pedes decem : anticis duo- bus chelatis. OBSERVATIONS. Les rombilles sont un démembrement nouveau des ocy- podes, et s'en rapprochent effectivement. Néanmoins ils s’en distinguent : 1.° parce que les yeux sont posés au som- met de pédoncules longs, grèles, et qui atteignent les an- 254 ANIMAUX L \ gles antérieurs et externes du test; 2.° parce que leur cha- peronest si petit qu'il permet aux antennes intermédiaires de se déployer et de se montrer. L) ESPECES. [ Pinces très-inégales. ] 1. Rhombille appellant. Gonoplax vocans. G. testé quadratdà integré; lineis impressis dorsalibus ; brachio altero maximo : manibus lævibus. Cancer vocans? Lin. Fab. suppl. p. 340. Ocypode vocans. Latr. hist. nat. 6. p. 45. Degeer, Ins. 7, pl. 26. f. 12. Habite l'Océan indien. 2. Rhombillemaracoan. Gonoplax maracoani. G. testd quadrato-rhombed ; lineis impressis dorsalibus; brachio altero maximo: manibus granulatis; digitis valde compressis. l Ocypode maracoant. Lat. hist. nat. 6. p- 46. Pison, Bras. p.77. t. 78. Seba , Mus. 3. t. 76. f. 8. Habite l'Amérique méridionale. Ect. G. grandimanus, G.manchus, G. porrector (espèces incdies }. l [ Bras longs , presque égaux. ] 3. Rhombille anguleux. Gonoplax angulatns. G: testd rhombed', ad angulos anticos bidentatd'; manibus longissimis. Cancer angulatus. Fab. suppl. p. 34r. Ocypode angulata. Lat. hist. nat. 6. p. 44 Herbst. canc. tab. 1. f. 13. Pennant, Zool. brit. 4 pl.5.f. 10. Habite dans la Manche, sur les côtes d'Angleterre. 4. Rhombille longimane. Gonoplax longimanus. G. testé rhombed lævi; angulis anticis unëspénosis ; brachits longissimis. LOL SANS VERTÈBRES. 25 Cancer rhomboïdes. Linn. Fab. suppl. p. me Herbst. tab. r.f. Ocypode BAS Lar. hist, nat. G. pl. 45. €. 3. Habite la Méditerranée. Etc. LES NAGEURS. Des paites natatoires, c’est à dire , terminées par une lame propre à la natation. Les crustacés nageurs, parmi les brachyures, sont très-voisins des cancérides par leurs rapports; mais ils s’en distinguent parce qu'ils ont des pattes propres à la nata- tion; aussi ne se tiennent-ils pas constamment près des rivages et se rencontrent-ils au large dans les mers. La plu- part de ces crustacés ont le corps court, large, arqué an- térieurement et souvent épineux sur les côtés. Outre leurs bras antérieurs termimés en pince, les uns n’ont que leur dernière paire de pattes qui soit propre à nager, tandis que les autres ont toutes leurs pattes terminées par nne lame natatoire. Nous rapportons à cette division, avec M. Latreille , les quatre genres qui suivent, savoir : les podophthalmes, les portunes, les orithyes, les matutes. PODOPHTHALME. (Podophthalmus. ) Quatre antennes inégales , articulées, simples : les deux intérieures pliées. Pédicules des yeux très-longs, très-rap- prochés à leur insertion , s'étendant jusque aux angles la- téraux du bord antérieur, et se logeant dans une gouttière frontale. 256 ANIMAUX Test court, transverse , déprimé, biépineux de chaque côté : l'épine supérieure très-grande. Bord antérieur arqué, entier , ayant au milieu un chaperon étroit, rabattu, ter- miné par deux branches ou lobes ouverts. Dix pattes : les deux supériéures terminées en pince, et les deux posté- rieures par une lame ovale. | Antennæ quatuor , inœquales, articulatæ , simpli- ces : internis duabus plicatis. Oculorum pedunculi lon- gissimi, insertione proximi, a medio marginis antici ad angulos laterales ejusdem usque producti, ac in ca- nalr antico recepti. Testa brevis, transversa , depressa, utroque latere bispinosa ; spin superiore maximd. Margo anticus ar- cuatus integer ; medio clypeo angusto , deflexo , lobis duobus patentibus terminato. Pedes decem : duobus anticis chelatis; posticis duobus lamelld ovat& termi- nas. OBSERVATIONS. Lespodophthalmes ne sont que des ocypodes ou plutôtque des rhombiiles exagérés, et tiennent davantage à ces crus- tacés qu'aux portunes, quoiqu’ils soient nageurs. Ainsi, c’est à tort qu’on a dit, qu’a l'exception des yeux, il n’y a pas de parties, dans les podophthalnes, qui different essen- tiellement de celles des portunes. Le bord antérieur entier, le chaperon rabatiu, aux angles latéraux duquel s'insèrent les pédicules des yeux, et la gouttière qui reçoit ces pédicu- les, ne permettent point cette assertion. Néanmoins, quel- ques rapports qu'ils aient avec les rhombilles, la forme par- ticulhière de leur test, et leurs pattes postérieures natatoires, en font le type d’un genre très-distinct , parmi les crustacés nageurs, qu'ils lient avec les derniers genres des plaquet tes. SANS VERTÈBRES. |. . 207 ESPECE. 1. Podophthalme épineux. Podophthalmus spinosus. Syst. des anim. sans vert. p. 152. Podophthalmus spinosus. Lair. gen. 1. p.25. tab, 1. et tab. a, Huxe 3 Portunus vigil. Fab. suppl. p. 363. Habite l'Océan indien. Mus. n.0 PORTUNE..( Portunus. ) Quatre antennes inégales, médiocres, articulées : les extérieures sétacées, plus longues. Les yeux écartés ; à pédicules courts, insérés dans des fossettes latérales, sous le front. Test large, déprimé, tronqué postérieurement, à bord antérieur un peu arqué , denté eu scie. Dix pattes : les deux antérieures terminées en pince, et les deux postérieures par une lame ovale. Antennœ quatuor, inæquales , mediocres , articu- latæ : extérnis setaceis , longioribus. Oculi remoti ; pe- dunculis brevibus , in fossulis lateralibus infrà frontem receplis. Testa lata, depressa , posticè truncata ; margine antico subarcuato, serrato. Pedes decem : anticis duo- bus chelatis ; duobus ultimis lamelld ovata terminatis. OBSERVATIONS, Les portunes constituent un genre nombreux en espèces, les unes indigènes de nos mers, et les autres exotiques. Ce sont des crustacés fort rapprochés de nos cancérides ; mais qui tous sout nageurs, et s’éloignent plus aisément du ri- vage. Ils en sont effectivement distinguës, parce qu'ils ont Tome F.. 17 258 ANIMAUX / les deux pattes postérieures terminées par une lame platte et ovale, qui leur sert à nager, et qui.est toujours distincte de l’ongle pointu, plus ou moins plat, qui termine les autres pattes. Le bord antérieur du test est toujours diviséen un certain nombre de dents qui souvent s'étendent jusqu’au milieu des bords latéraux. Il y en a, surtout parmi les es- pèces exotiques, dont le test, très-court, est fortement transversal , et dont chaque côté se termine par une grande pointe fort aigue. ESPÈCES. Quatre à six dents de chaque côté du test , au delà des yeux, la dernière étant proportionnelle aux au- res. * 1. Portune étrille. Portunus puber. P. testé pubescente, pone oculos utrinque quinque dentatd à fronte denticulatd; manibus sulcatis; digitis apice nie gris. ; Cancer puber. Linn. Portunus puber. Fab. suppl. p. 365. Portunus puber. Latr. gen. 1. p. 27. Penn. 4. pl. 4. f.8. Herbst., canc. tab. 7. f. 49. Habite les mers d'Europe. On estime sa chair. 2. Portune froncé. Portunus corrugatus. P.test& transverse plicato-rugost; dentibus lateralibus utrinque quinque ; frontalibus tribus obtusis, basi latis. Cancer corrugatus. Penn. Zool. brit. 4. pl. 5. f, 9. Habite les mers d'Europe. Mus. n.o Il est très différent de celui qui précède. 3. Portune dépurateur. Portunus depurator. P. testé lævi, atrinque quinquedentat&; dentibus fronta+ libus acutts ; manibus angulalis subcompressis. Cancer depurator. Lin. Portunus depuralor. Fab. Latr, gen. 1. p. 26. Penn. Zool. brit. 4. pl. 2. f. 6. Habite l'océan d'Europe. SANS VERTÈBRES, 259 4. Portune doigts-ronges. Portunus erythrodactylus. P. testæ dentibus frontalibus octo acutis ; lateralibus utrin: que quinque; manibus aculeatis ; digitis rubris nigro tinclrs. P. erythrodactylus. Péron. Habite les mers australes. Mus. n.o Il avoisine le P. holosert- ceus , Fab., mais il en est distinct, Etc. Neuf dents de chaque côté du test, au-delà des Jeux ; la dernière, non proportionnelle, étant prolongee en épine. 5. Portune pélagique. Portunus pelagicus. P. testé utrinque novemdentatd ; rugts varits Appressis mar gine denticulatis ; manibus prismaticis : angulis granu- latis. Cancer pelagicus? Lin. Portunus pelagicus? Fab. suppl p- 367. Latr. gen. 1. p. 26. Rumph. Mus. tab. ". fig. R. Habite l’Océan, surtout celui de l’Inde. 6. Portune cedo-nulli. Poritunus cedo-nullr. P. testé rubente, maculis undatis albis variegatd, punctis élevatis adspersd , utrinque novemdentat&; manibus pris» maticis nudis. = Mus.n° Herbst., canc. tab, 39. Habite l'Océan austral. , 7. Portune crible. Portunus cribrarius. P. testdutrinque novemdentatà, lœvissimé, rubente, maculis minimis albis cribral&; brachiorum maculis majoribus. Mus. uo | Habite les mers du Présil. M. Laïande. Espèce jolie, fort re marquable. Ses dents fron tales sont petites, ses pattes ciliées, ses mains mutiques, subanguleuses. Le 8. Portune sauguinolent. Portunu: sanguinolentus. P. testé lœvi sanguineo albidoque tincté, utrinque novem- dentaté ; brachiis lividis : manibus angulalis lævibus, 260 ANIMAUX An portunus sanguinolentus ? Fab. sappl. p. 367. Habite l’Océan du Brésil: M. Lalande. 9. Portune rouge. Portunus ruber. P. testd subrubr#, albido-punctulat&; dentibus utrinque novem inæqualtbus : postico mediocri; manibus aculeatis ; digtitis apice nigris. Mus. n.o Habite l'Océan da Brésil. M. Zalande. Etc. Ajoutez les p. defesor , forceps , etc. de Fabricins, ORITEHYE. (Orithya.) Quatre antennes courtes, articulées, apparentes. Les yeux écartés , à pédoncules coniques. Test ovale, un peu plus long que large, presque tron- qué antérieurement, muriqué sur le front et sur les côtés. Dix pattes : les de antérieures terminées en RUE et les deux dernières par une lame ovale. Antennæ quatuor breves, articulatæ, distinctæ. Oculi remoti ; pedunculis conicis. Tesia ovaia, longitudine. latitudinèm pauld supe- rans, anticè subtruncata ; fronte lateribusque murica- ÿ e APE à à tis. Pedes decem : anticis duobus chelatis ; duobus ul- tinuis lamnellé ovaté terminaiis. OESERVATIONS. Par sa forme , le test de l’orithye semble tenir de ‘celui des leucosies ou des doripes; mais il est moins applati que dans ces derniers, et n’a point de pattes dorsales. Au reste, c’est un crustacé nageur, ayant, comme les portunes, les deux pattes postérieures natatoires. SANS VERTÈBRES, 26: ESPEC E. 1, Orithye mamelonnée. Orithya mamillaris. Orithya mamillaris. Fab. suppl. p. 363. Latr.gen. 1. p. 42. et Hist. nat. 6. p, 130, pl. 5o. f. 3. Herbst. canc. t. 18.f. 101. Habite les mers de Ja Chine. Mus. n.° MATUTE. (Matuta.) Quatre antennes courtes : les deux extérieures peu ap- parentes ; les intermédiaires pliées, palpiformes, à dernier article bifide. Les yeux séparés par la saillie trilobée du front; à pédicules courts, subconiques. Test suborbiculaire , déprimé , denté sur les côtés an- térieurs, ayant une forte épine de chaque côté. Dix pat- tes : les deux antérieures terminées en pince, et toutes les autres par des lames. ÆAntennæ quatuor breves : externis parum conspi- cuis; intermediüs plicatis, palpiformibus ; ultimo arti- culo bifido. Ocult frontis productione trilobaté sepa- rati ; pedunculis brevibus subconicis. Testa suborbicularis, depressa, lateribus anticis den- tata ; spina valida utroque latere. Bcdes decem : anti- cis dugbus chelatis ; aliis omnibus lamelld terminatis. OBSERVATIONS. Lesmatutes nesont pas très-eloignées des portunes parleurs rapports, quoique leur test soit plus orbiculaire, et ces crus- tacès semblent plusnageurs, puisqu’a l’exception deleürsbras, toutes leurs pattes sont terminées par des lames: Ces lames, néanmoins , sont inégales ; ce sont toujours celles des deux dernières pattes qui sont les plus larges , les plus-arrondies. 262 ANIMAUX ESPÈCES. 1. Matute vainqueur. Matuta victor. 1. testé punctaté, postice non striaté, (2) Punctis testæ sparsis. Maluta victor. gen. x. Latr. P- 42. Matuta victor Tab. suppl. p. 369. Rumph. Mus tab, 7 fig. S, (b) Var. Testæ punctis reticulatim dispositis. Matuta lunarise Mus. n 0. Habite l'Océan indien, la var. (b) à l'Ile-de-France. M. AZa- thieu. a. Matute striée. Matuta planipes. PI. Lestd postice striatd. DMatuta planipes. Fab. Suppl. p. 369. Habite l'Océan indien. LES CANCÉRIDES. Toutes les pattes onguiculées ; le test arqué antérieure- ment. Cette division est la dernière des brachyures, et celle qui termine la classe des crustacés. Elle embrasse la sec- tion des arquées de M. Latreille et quelques autres gen- res les plus analogues aux crabes, qui en font également partie. o Les cancérides sont littorales, ne nagent point , et ont leur test arqné antérieurement. Il est en général évasé en devant, rétréci et tronqué en arrière. Dans les uns, les pieds-mâchoires extérieurs recouvrent toute la bouche; 1ls s’écartent dans quelques autres et ne la recouvrent pas. Quoique l’on ait distingué, parmi ces crustacés, quelques genres que nous n'avons pas adoptés, parceque leurs caractères ne nous sont pas assez CODnus, et que nous tenons SANS VERTÈBRES. 263 beaucoup à ne pastrop multiplier les genres sans une vé- ritable nécessité, nous nous bornons à présenter ici les cinq genres suivans, savoir : dromie , œthre, calappe , hépate et crabe. DROMIE. (Dromia. ) Quatre antennes : deux extérieures, sétacées , plus lon- gues ; deux intermédiaires à sommet bifide. Les yeux à pédoncules courts. Test ovale-arrondi, bombé, velu ou hérissé. Dix pat- tes onguiculées : les deux antérieures terminées en pince: les quatre postérieures relevées sur le dos , ayant un dou- ble crochet, et prenantes. Antennæ quatuor : -externis setaceis longioribus ; in- termediüis apice bifidis. Oculi pedunculis brevibus. T'esta ovato-rotundata , valdè convexa, villosa aut hirta. Pedes decem unguiculati : anticis duobus magnis ehelatis; posticis quatuor dorsalibus biunguiculatis pre- hensilibus. OBSERVATIONS, Quoique les dromies ayent des pattes postérieures dorsa= les, relevées et prenantes, comme les doripes et quelques autres, elles nous paraissent néanmoins appartenir à la di- vision des cancérides. Leur corps est convexe ou bombé, velu, plus large et arqué antérieurement, et leurs pattes dorsales leur servent à saisir, soit des alcyons, soit des val- ves de coquilles ou d’autres corps, dont elles se couvrent, et qu’elles transportent avecelles , pour se cacher à leurs enne- mis. Les doigts de leurs pinces ont, à leur face interne, des dents qui s’engrainent. Les femelles ont sous la queue, des lanières longues et ciliées d’un côté. 26/4 ANIMAUX ESPECES. 1. Dromie de Rumphe. Dromia Rumphu. D. testé subgibb&, hirlä, utrinque quinquedentatd; bra- chiis pedibusque enodibus. Cancer dromia. Lion. Dromia Rhumphir. Fab. suppl. 359. Dromta Rumphiis Latr. 1. p. 27. Herbst. t. 18. f. 103. Rump. mus. tab. 11. f. 1. Seba. Mus. 3. t. 18. f 1. Habite l’océan Indien, et la Méditerranée. Elle secouvresouvent de l’alcyon domuncule, vol. 2. p. 394. C’est la plus grosse connue de ce genre. 2. Dromie trés-velue. Dromuia hirsutissima. D. pilis longis rufis hirsutissima; testé rotundaté, turgidd, antice subtrilob&, utrinque quinquedentaïd. Dromia hirsutissima. Mas. n.° Habite les mers du Cap de Bonne-Espérance Elle a un sinuslarge de chaque côté, qui sépare le front des bords latéraux an- térieurs , et qui fait paraître le test trilobé. Elle est plus bombée que la D. de Rumphe. 3. Dromie globuleuse. Dromia globosa. D. tomento brevissimo obducta ; testé globulosé : margi- nibus deflexis. Dromia globosa. Mus. n° Au cancer caput mortuum ? Lin. Habite..... Etc. le D. nodipes du mus. paraît être le D. ægagropila de Fab. ; le D. fallax du Mus. est une petite espèce qui vient de l’Isle de Frauce ; enfin le faux Bernard-l’Hermite de Ni- colson, hist. nat. de St.-Domingue, p.338. pl.:6. f. 3 et 4 est une espèce nouvelle , à test.submembraneux,qui se couvre d’une valve de coquille. OETHRE, (OEthra.) Antennes . . . . . les yeux séparés par la saïllie du front et à pédicules courts, comme dans les calappes. Le second article des palpes extérieurs presque carré. SANS VERTÈBRES. 265 Test applati, clypéiforme , transversal , noueux ou très- raboteux sur le dos. Les deux pattes antérieures se ter- minant en pince, à mains comprimées et en crête ; les au-. tres courtes , se retirent sous le test dans le repos. Antennæ . . ... oculi peduriculis brevibus, emi- nentid frontali separati ut in calappis. Palporum ex- ternorum articulus secundus subquadratus. Testa planulata, clypeiformis, transversa; dorso nodoso , scaberrimo. Pedes duo antici chelati : mani- dus compressis, cristatis; ali posteriores breves , in quiete, sub testé replicati. OBSERVATIONS. Quoique je ne connaisse qu’une espèce de ce genre, que M. Leach a établi, sa forme est trop particulière, pour ne pas la distinguer des calappes. Le test, au moins dans cette espèce n'est plus trigone, ni bombé ; il est applati, sans abaissement d'aucun bord , et semble un bouclier en ellipse transverse , à bords latéraux arrondis, libres , releves même. ESPES E. 1. OEthre déprimé. Cthra depressa. OE. testé alb&, depress# , elliptico-transversé# ; margi- nibus lateralibus rotundatis, plicato-dentatis. Calappa depressa. Mus. n.0 Herbst. canc. tab. 53. f. 4. 5. Habite les mers de l'Isle de France. M. Mathieu. Etc. Ajoutez le parthenope fornicata de Fabricius, et comparez avec l’espèce, n.0 1.le cancer scruposus de Linné. CALAPPFE. ( Calappa.) Quatre antennes semblablesà celles des crabes : les deux intérieures pliées sous le chaperon. 266 ANIMAUX Test court, convexe, plus large postérieurement ; ayant ses côtés postérieurs creusés en dessous en demi-voûte et leur bord tranchant. Dix pattes : les deux antérieures ter- minées en pince, à mains très-grandes, comprimées, en crête sur le dos; les autres pattes retirées, dans le repos, sous les bords postérieurs du test. Antennæ quatuor, antennis cancerum similibus ; in- ternis sub clypeo plicatis. Testa brevis, convexa, posticè latior ; lateribus posticis subtüs excavatis , semi-fornicalis , margine acu- tis. Pedes decem : anticis duobus chelatis; manibus maximis compressis , dorso cristatis ; alüs infra latera postica in quiete contractis. OBSERVATIONS. Les calappes constituent un genre tranché et très-dis- pnct, par la forme de leur test et des mains qui terminent leurs bras; ils sont d’ailleurs remarquables par la manière dont ils contractent leurs parties lorsqu'ils sont dans le re- pos. Alors , ils appliquent leurs bras sur la face antérieure du corps , et couvrent avec leurs larges mains, leur bouche, comme avec un bouclier; en même temps, ils resserrent toutes leurs autres pattes sous les deux voûtes postérieures de leur test. Comme ils ont ce test assez dur, ils craignent moins leurs ennemis dans cet état de contraction. ESPECES. 3. Calappe migrane. Calappa granulata. C. testé tuberculis inæqualibus dorsalibus obtusis ; late- ribus posticis crenato-dentatis ; postico margine subsex- dentato. Cancer granulatus. Lin. Calappa granulata. Fab. suppl. 346. : 4 A SANS VERTÈBRES. 267 Calappa granulata. Latr.gen 1 p. 28. Habite la Méditerranée. Mus. ne° 2. Calappe tuberculé. Calappa tuberculata. C: test verrucosa, margine dentatdi lateribus posticis abrupté prominulis. Calappa tuberculata. Fab. suppl. 345. Herbst. tab. 13, f. 78. Habite l’océan Asiatique. Mus. n.o 3. Calappe marbré. Calappa marmorata. C. testé granulis minimis arenulat&, flimmis roseis picté; lateribus posticis dentibus tribus majusculis. Calappa marmorata. Fab. suppl. 346. Herbst. canc. t. 4o. f. 2. Habite les mers d'Anérique , à la Trinité. M. Robin. Etc. Ajoutez le C. fornicata et quelques autres. HÉPATE. (Hepathus.) Quûtre antennes semblables à celles des crabes. Le second article des palpes extérieurs pointn au sommet. Test, comme dans les crabes, n'ayant point ses côtés postérieurs voütés en dessous. Les pinces des bras com- primées et en crêtes, Antennæ quatuor , antennis cancerum similes. Pal- porum externorum articulus secundus apice acutus. Testa ut in canceribus ; lateribus posticis subtus non fornicatis. Brachiorum chelæ supernè compresso-cris- latæ. OBSERVATIONS, Les hépates ne forment point un genre bien remarquable, et tiennent de irès-près aux crabes. Néanmoins, on les en distinzue assez facilement, parce qu'ils ont les mains des deux pattes antérieures dilatées en dessus et en forme de 268 ANIMAUX 5 crête, presque comme celles des calappes; parce que le bord antérieur du test est finement dentelé; enfin, parce que le second article de leurs pieds-mâchoires extérieurs est terminé en pointe. | . ESPECE. 1. Hépate calappoïde. Hepathus calappoides. H. testé planulatd, anticè latissimd, arcuat&, tenuissime denticulat# ; pedibus fasciatis. * Calappa angustata. Fab. suppl. p. 347. Cancer princeps. Herbst. canc. t.'38. f. Hepathus fasciatus. Latr. gen. 1. p. 29. Habite l'océan des Antilles. Canc. calappoïdes. Müs. n.° Etc. CRABE. ( Cancer.) » Quatre antennes petites : les extérieures sétacées,, in- sérées près du coin interne de la fossette des yeux; les in- termédiaires pliées, recues dans des fossettes sous Je front. Second article des palpes éxtérieurs presque carré, avec une échancrure à l'angle interne de son sommet. Test court, transverse , planiuseule , se rétrécissant postérieurement, à bord antérieur arqué. Dix pattes on- guiculées : les deux antérieures plus grandes, terminées en pince. Antennæ quatuor , parvulæ : extèrnis setaceis, ocu- lorum propè canthum internum inserts ; intermedis complicatis, in foveolis sub fronte receptis, Palporum externorum articulus secundus subquadratus , apice interno emarginatus. A — ÉRECRE- Enter SANS VERTÈBRES. 269 Testa brevis, transversa , planiuscula , posticè an- > F: ’ gustata ; antico margine arcuato. Pedes decem ungui- culati : anticis duobus majoribus chelatis, * OBSERVATIONS. Le genre des crabes, malgré les réductions qu’on lui a fait subir, estencore un des plus beaux et des plus nombreux en espèces, parmiles crustacés ; il est, dans notre méthode, AGE qui termine les homobranchés brachyures, et par Suite la classe mème, Linné, en traçant sa magnifique es— quisse d’un Systema naturæ, ne put indiquer que des masses principales, et son sud génie fit en cela tout ce qu’on en pouvait attendre. Son genre cancer À. a donc tous nos crustacés Lomobranches , et une grande partie des hétérobranches. Par la suite , à mesure que l’on fit des étu- des plus particulières de ces masses , on sentit la nécessité de multiplier les divisions et les genres, en sorte que celui des crabes a été successivement réduit. Ce genre, tel que nous le présentons ici ,està peu près le même que celui qu’ a ins— N M. Latreille ,et nous croyons qu'il est convenable maintenant de le conserver , sans le réduire davantage. La, comme ailleurs, un excès serait un tort, et nuisible à la science. Les crabes sont des crustacés marins, ayant une sorte de ressemblance avec: l’araignée, par leur forme extérieure. Ils ont la tête, le corselet et l'abdomen confondus, et la réu- nionde ces parttés se trouve couverte, enveloppée même ,par une carapace dure, presque osseuse , à laquelle on donne le nom de éesé. Ici, ce test est court, plus large quelong , arqué ou arrondi antérieurement , se rétrécissant vers sa partié postérieure. Il est déprimé en dessus, avèc des bords tantôt arrondis , tantôt tranchans, et souvent dentés. LA 270 _ ANIMAUX Tous les crabes vivent dans la mer, près des rivages, en- tre ou sur les rochers. Ils se trouvent ordinairement par bandes, et aucun d'eux ne saurait nager comme les portu- nes, etc. , aucun n'ayant point de pattes véritablement nata- toires. Ils marchent avec agilité sur le fond de la mer, sur le sable des rivages , ou même sur les rochers, tant en avant que de côté ou à reculons. Ces animaux, ainsi que tous les autres crustacés, chan- gent de peau ou de test une fois chaque année : c’est au printemps qu’ils se dépouillent de leur vieille robe : on les appelle alors crabes boursiers, et ils se tiennent cachés dans le sable jusqu’à ce qu’ils aient recouvré assez de consistance dans leur nouveau vêtement, pour se garantir contre di= vers dangegs. Ils sont très-voraces, mangent les animaux marins qu'ils peuvent saisir , et surtout les cadavres, autour desquels ils se réunissent en grand nombre. Les crabes sont beaucoup plus nombreux et plus variés dans les mers des climats chauds, que dans celles des autres régions. On y en trouve qui sont d’une taille quelquefois énorme. On en mange différentes espèces, mais il y en a qui ont la chair très-coriace et difficile à digérer. [0 ESPÈCES. 1. Crabe tourteau. Cancer pagurus. C. testé læviusculé& , utrinque novemplicaté ; -manibus apice nigris. é Cancer pagurus. Lin. Fab suppl. p 3534. Latr.gen. r. p 29 Herbst. canc tab. g. f. 59. Pennant. Zool. brit. 4. tab. 3 f.7 Habite l'océan d'Europe. Le front offre cinq dents entre les yeux. Ce crabe devient quelquefois fort grand. 2. Crabe ménade. Cancer mænas. C. testd læviusculd, utringue quinquedentaté; fronte trilob&. Cancer mænas. Linn. Fab. suppl. p. 334. Latr. gen. 1.p. 30. Herbst. canc. tab. 7. f. 46. 47. Habite l’océan d'Europe et la Méditerranée. Il est commun, moins grand que le C. tourteau et bon ranger. SANS VERTÈBRES. 272 3. Crabe front-épineux. Cancer spinifrons. €. testà lævi, utrinque quinquedentatd: dente secundo ter tioque bifidis ; fronte manibusque multispinosis. Cancer spinifrons. Fab. suppl. p. 330. Latr. gen. 1. p. 31. Eriphie. Lat. Herbst. canc. tab. 11, f. 65. Habite l’océan d'Europe , la Méditerranée. Ses antennes exs ternes sont distantes des pédicules oculaires. 4. Crabe bronzé. Cancer æneus.. : C. test utrinque quadrilob&, fronte obtus#; dorso rugis inœæqualibus, variis curvis sculpto; manibus tuberculato- rugosis. Cancer æneus. Lin. Fab. suppl. p. 335. Cancer floridus. Mus. n.0 Seba. Mus. 3. tab. 10, f. 18. Habite les mers des Indes Orientales. Ii est blanchâtre ou rous- sâtre, quelquefois tacheté de rouge , et a son test comme ci= selé sur le dos , avec deux lobes obtus au front. Il a quelques variétés assez remarquables. 5. Crabe vermoulu. Cancer vermiculatus. C. testé pedibusque rugis variis lateribus denticulatis ; pes dibus ciliatis. Cancer vermiculatus. Mus. n.o Habite. . . . . Comparez avec le crabe d’Hexbst, tab, 52. f. à, Taille médiocre, 6. Crabe miliaire. Cancer miliaris. C. rubro maculatus ; Lesté pedibusque rugis crassis variis brevibus : granulis minimis adspersis. Cancer miliaris. Mus. n.0 Bosc. hist. nat. des crust. r. P: 179. Habite à l’Isle de France. M. Mathieu. Taille médiocre. 7. Crabe denté. Cancer dentaius. C.-fulvo-rubens ; testä dentibus utrinque inœqualibus sub. septem ; chelarum digitis aduncis spatulalis ; pedibus aliis echinulatis. Cancer dentatus. Herbst. Mus. no Habite à l’Isle de France. M. Mathieu. Quatre dents au front, dont les deux du milieu sont larges et tronquées, 272 ANIMAUX 8. Crabe livide. Cancer lividus. C. testé vartegaté, lividä, utrinque quadridentatd; dente primo secundoque obtusis ; pedibus ciliatis. Mus. n.° Habite les mers de l'Isle de France. M. Mathieu. Front pres- que comme dans le précédent. 9. Crabe imprimé. Cancer impressus. > C: albo luteoque varius; testé inæqualiter impressd; utrin- que lobis quatuor obtusis ; pedibus glabris. Mus. n.° Habite les mers de l'Isle de France. M. Mathieu. Les doigts des pinces très-noirs. 10. Crabe corallin. Cancer corallinus. C. testé lœvt, utrinque unidentaté; fronte triloba. Cancer corallinus, Fab. suppl. 335. « Herbst. tab, 5. { 40. Seba. Mus. 3. t. 19. f. 2. 3. Habite l’océan Indien. Il est jaunâtre, avec une large tache rouge et de petites taches blanches. 11. Crabe maculé. Cancer masculatus. C. testà lævi, utrinque un'dentatd&; dorso maculis sangui= nets rotundis ; fronte trilob&. Cancer maculatus. Lin. Fab. suppl. 338. Raumph. Mus.t. 10. f. 1. Seba. Mus. 3. L. 10. f. 12. Habite l’océan des grandes Indes. Ses pattes sont lisses, 12. Crabe très-entier. Cancer integerrimus. C. test lævi; lateribus integerrimis; pedibus muticis; di- gitis chelarum fuscis. Cancer inlegerrimus. Péron. Mus. no Habite les mers Australes. Péron et Lesueur. 13. Crabe géant. Cancer gigas. C. maximus, crassissimus , luieo-aurantius; testé gibbo- sul, ulrinque decemdentat&: dentibus parvis inæquali- bus ; carpis brachiorum bidentatis. Cancer gigas. Mns: n.° Habite les mers de la Nouvelle-Hollande,an port Jackson. Péron et Lesueur. Le test de l'individu entier, à dix pouces de SANS VERTÈBRES. 73 de largeur ; mais d’après une patte antérieure rapportée , et qui est de la grosseur des bras d’un homme ; il devient, d'une grandeur énorme. Le front du test a quatre petites dents. Ses côtés postérieurs ont de petits tubercules épars. Les articu- lations inférieures des pattes sont un peu épineuses. Etc. Ajoutez le C. undecimdentatus de Fabricius. Il est dans la collection du Muséum, qui en possède beaucoup d’autres espèces encore inédites. 18 274, : ANIMAUX ni 1 vf + PARA LIVE PAL EE ER LL LUI AUT AAA LILAS AAA IRARNIU LÉ CLASSE NEUVIÈME. LES ANNELIDES:' (Annelides.) Animaux mollasses , allongés, vermiformes, nus ou habitant dans des tubes : ayant le corps muni, soit de segmens, soit de rides transverses ; souvent sans tête, sans yeux et sans antennes ; dépourvus de pattes articulées ; mais la plupart ayant à leur place des mamelons sétifères rétractiles, disposés par rangées latérales, Bouche subter- minale, soit simple, orbiculaire ou labiée, soit en trompe souvent maxillifère. Une moëlle longitudinale noueuse et des nerfs pour le sentiment et le mouvement ; le sang rouge, circulant par des artères et des veines ; respiration par des bran- chies, soit internes, soit externes, quelquefois inconnues. Animalia mollia, elongata, vermiformia , nuda, vel tubos habitantia : corpore segmentis rugisve trans- versis instructo ; capile oculis antennisque sæpe des- tituto ; pedibus articulatis nullis, at in plurimis pedum loco mamillis setiferis retractilibus per series laterales ordinatis. Os subterminale, vel simplex, orbiculare aut labiatum, vel proboscideum sœæpe maxilliferum. Medulla longitudinalis nodosa nervique pro sensu et motu ; sanguis ruber arterts venisque circulans ; respiratio branchüs vel internis, velexternis , nine, IgnQUS. Fa SÂNS VERTÈBRES. 273 OBSERVATIONS. Les annelides paraissent provenir originairement des vers; mais elles en different par une organisation beaucoup plus avancée dans sa composition. En considérant leur forme générale , on sent que ces animaux ne proviennent nullement des crustacés, et qu'ils ont pris leur origine dans une autre source. Ils semblent même, à certains égards , plus imparfaits que les crustacés , les arachnides et mème les insectes ; puisqu'un grand nombre, parmi eux, parait comme sans tête et sans yeux, que beaucoup d'entr’eux sont dépourvus d'antennes, qu'aucun d’eux n'est muni de pattes articulées, qu'ils semblent même n'avoir pas de cœur bien distinct pour effectuer la circu- lation de leurs fluides. Ils appartiennent néanmoins à la branche des animaux articulés , en ont effectivement le système nerveux, et, quant à leur ordre de formation, nous les considérons comme un rameau latéral provenant des vers, qu'il a fallu placer convenablement dans notre distribution générale des animaux. Pour les mettre en ligne dans la série, nous avons trouvé des motifs qui nous autorisent à les placer après les crustacés , quoiqu'ils interrompent les rapports que ces dérniers ont avec les cirrhipèdes , parce qu’il eût été très- inconvenable de les ranger ailleurs. Sans doute les annelides ne l'emportent pas sur les crustacés en perfectionnement d'organisation , et néan- moins elles sont réellement supérieures aux insectes sous ce point de vue, ayant une circulation pour leurs fluides, et respirant par des branchies locales. Assurément la sé- rie qui embrasse les insectes , les arachnides et les crusta- 270 - ANIMAUX cés, ne saurait être raisonnablement interrompue par l'intercallation des annelides; ne pouvant donc placer ces dernières avant les insectes, il faut bien les ranger après les crustacés. Qui ne sent ici l'inconvénient d’être obligé de former une série simple , lorsque la nature n’en a pu faire une semblable dans l’ordrede ses productions! Voyez à la page 431 du premier volume, le Supplément à la distri- bution générale des animaux , concernant l'ordre réel de leur formation. L'organisation des annelides nous paraît donc la suite du plan commencé dans les vers, plan que la cause mo- difiante a partagé en deux branches, savoir : celle des épizoaires , qui a amené les trois classes d'animaux munis de paites articulées, et celle des annelides, que nous n'observons encore qu'après une lacune assez considérable. Ce qui a effectivement paru très-singulier, ce fut de trou- ver que les annelides , quoique moins perfectionnées en organisation que les mollusques, avaient cependant le sang véritablement rouge, tandis que celui des mollusques, des crustacés, elc., n’a pas encore ceite couleur qui dépend de son état et de sa composition, et qui est celle du sang de tous les animaux vertébrés. On sent bien que, parmi les ani- maux que nous rapportons à uotre classe des annelides, ceux qui se trouveraient n'avoir pas, dans leur organisa- tion , le caractère classique, n'infirment point ce carac- tère , et ne sont ici placés qu'en attendant que leur organi- sation nous $oit mieux connue. C’est aux observations de M. Cuvier que l’on est rede- vable du principal de ce que l'on sait sur l’organisation intérieure des annelides. Ne considérant auparavant que leur forme générale, on les confondait avec les vers, SANS VERTÈBRES. 477 et dans mon Système des animaux sans vertèbres , je ne les distinguais que comme des vers externes, en cela, au moins , très-différens des vers intestins. Cependant, par un ouvrage dont j'ignorais l'existence, et qui est de M. Thomas , anatomiste distingué de Monte pellier, on connaissait déjà, pour la sangsue, l'existence de trois vaisseaux sanguins, lesquels communiquent en- semble par des branches latérales; savoir : un de chaque côté, et le troisième tout à fait dorsal. On savait, que le sang se meut, dans ces vaisseaux, par des contractions de systole et de diastole. On savait, en outre, par les observations du même sayant, qu'il y a sur les côtés de la sangsue, des espèces de sacs membraneux, -enflés comme des vessies, qui ne paraissent contenir que de l'air, et qui viennent s'ouvrir au dehors par de petits trous à la peau. Ces poches ou vessies particulières sont, sans donte : les organes respiratoires de l'animal, quoique on l'ait contesté, et paraissent analogues à celles que l’én trouve dans les scorpions et les araignées. Aussi, sur les parois internes de:ces vessies, trouve-t-on des vaisseaux capil- laires sanguins qui y viennent se ramifier en quaniité in- nombrable. Ces mêmes vessies, ou poches branchiales, ne communiquent point entre elles , et occupent, de cha- que côté, presque toute la longueur de lanimal. Enfin, lon savait, par la même voie, qu'un cordon médullaire noueux s'étend de la bouche jusqu’à l'extrémité postérieure, et que de chacun de ses nœuds où ganglioms partent des filets nerveux qni se divisent ensuite en d'autres filets plus petits. Néanmoins, M. Cuvier rectifia et perfectionna depuis nos connaissances sur l’organisation intérieure de Ja sang- 278 ANIMAUX sue et.de la plupart des autres annelides. Il nous apprit que, dans la sangsue , un système vasculaire, composé de quatre vaisseaux sanguins , et non de trois, s’étend d’une extrémité à l’autre de l'animal; que ces quatre vaisseaux : sont disposés de manière que deux sont latéraux et fournis - sent des ramifications latérales qui s'anastomosent ; tandis -que les deux autres sont, l’un dorsal et l’autre ventral , et paraissent, par leur nature et leur dispositian différentes , faire les fonctions de veines. Ainsi M. Thomas n'avoit “manqué que l'observation du vaisseau ventral, :? 1 M. Cuvier nous ayant fait connaître les faits d'organi- sation qui concernent la sangsue , les néréïdes , animal des serpules, etc., assigna à ces animaux le nom de vers à sang rouge. Mais, reconnaissant la nécessité de les écarter considérablement des vers, et de-leur assigner un rang plus élevé qu'auxäinsectes , j'en formai.de suite une classe particulière que je présentai dans: nies Cours, à laquelle je donnai le nom d'annelides , que je placai à la suite des crustacés, et dont je n’eus occasion de consigner les déterminations, par l'impression , que dans l'£xtrait de mon Cours, qui paruten 1812. , Depuis, nous avons acquis, de M. Moniègre,, des dé- tails intéressans sur le lombric terrestre, détails qui sont consignés dans fe premier volume des Mémoires du Mu- séum ; et nous en trouvons d’autres, sur lemême animal, exposés par M. Spix, dans les actes de l’Académie Royale des Sciences de Munich, année 1813. Enfin , récemment, M: Savigny , dont l'extrême saga- cité dans l'observation est bien connue , a présenté à l'A- cadémie Royale des Seïences de l'Institut de France , un Mémoire plein d'intérêt sur les généralités des annelides, et parüculièrement sur ja division de celles qu’il nomme L SANS VERTÈBRES. : 279 serpulées. Plus récemment encore, ce savant vient de lui offrir un secondmémoire, traitant non-seulementdes géné- ralités des anrielides; mais, en outre, plus particulièrement de celles qui ont des antennes, qu'il nomme annelides né- réidées. Dans ces deux ouvrages, M. Savigny ne s’est pres- que point occupé de l’organisation imérieure des animaux de cette classe, nos connaissances à cet égard étant déjà fort avancées; mais il a donné une attention particulière aux organes extérieurs deéiceux de ces animaux qui en offrent , organes variés, compliqués même, qui, en gé- néral, servent aux mouvemens de ces annelides , indiquent leurs habitudes , etqui étaient mal connus. Il les a déter- minés et caractérisés avec une précision admirable , et maintenant , la classe des annelides n’est plus en arrière des autres , sous le rapport des vraïs caractères des objets qu’on y rapporte. Mais, parmi les objets observés et mén- tionnés dans les ouvrages des naturalistes, il ÿ en a beau- coup qui exigent actuellement dés observations nouvelles, non-seulement pour décider là classe à laquelle ils appar- tiennent, comme les naïdes ; les 1halassèmes , etc., maïs encore pour fixer leur genre , leur ordre, en un mot, leur rang dans la classe. - Commie lestravaux de M. Savigny nous paraissent im- portans , qu'ils sont, à nôs yeux, un modèle de la manière d'observer, et qu'ils nous offrent, sur les annelides et leurs caractères , les détails désirables , nous nous empresserons de mettre à profit ses observations. Néanmoïns, la nature de notre ouvrage ne nous permet d'en donner qu'un extrait très-resserré ; nous nous permettrons mêmé de diminuer le nombre des ordres qu'il établit parmi les annelides, et de les ranger selon notre manière et notre plan. 280 ANIMAUX / Parmi les parties des annelides, que M. Savigny a dé- terminées avec sa sagacité connue, nous définirons d’a- bord celles qui appartiennent à la tête de l'animal , ou à sa partie antérieure, comme lesantennes, les tentacules, la trompe ; les mâchoires , les yeux, observant que ces par- ties ne sont point générales , mais particulières à certaines races. Ces parties seront indiquées dans l'exposition des genres; ensuite nous dirons seulement un mot de celles que le corps des annelides peut nous présenter. Le res- serrement. que notre plan exige ne nous permettra pas de les détailler ailleurs. La téte , dans les espèces qui en sont pourvues, est un petit renflement antérieur qui porte les antennes et les yeux, et qui est distinct du premier segment. Les antennes sont des filets articulés, quelquefois courts et épais , insérés sur la tête, et dont le nombre n’est pas au-delà de cinq. Les yeux, au nombre de deux ou de quatre, sont aussi insérés sur la tête ; et placés derrière les antennes, entre celles-ci et le premier segment. : Les tentacules sont des filets inarticulés, qui s'insè- rent sur la tête ou à la partie antérieure du corps ; quel- quefois ce sont des papilles plus ou moins allongées en filets , situées à l’orifice de la bouche. La trompe est une partie charnue , contractile, cons- tituant la bouche de l'animal, Elle est composée , tantôt d’un seul anneau , tantôt de deux anneaux distincts , renfer- mantsouvent des mächoires: elle est retirée dans l’inaction Les mächoires sont des parties dures, circonscrites, cornées ou calcaires , enfermées danslatrompe, au moins au nombre de deux en opposition, et quelquefois au nomr SANS VERTÈBRES. 981 bre de sept ou de neuf, étant alors sur deux rangs, les unes au dessus des autres, fixées sur deux tiges. Le corps des annelides est tantôt nu , c'est-à-dire, sans soies quelconques , tantôt muni de soies, mais sans mame= lons , et tantôt il offre, sur les côtés , des rangées de ma- melons sétifères. Toutes les soies qui se trouvent sur un corps sans mamelôns ne sont point rétractiles mais tous les mamelons sétifères le sont généralement. Ces mame- lons ne sont que des gaînes charnues qui renferment chacune un paquet ou faisceau de soies subulées et souvent, en outre, un acicule. Ces parties traversent le mamelon et pénètrent jusqu'aux muscles qui sont sous la peau , et auxquels elles s'unissent. M. Savigny donne le nom de pied à chaque paire de mamelons sétifères, et de là, il divise chaque pied eñ deux rames : une supérieure ou dorsale ; une inférieure ou ventrale. La rame ventrale est la plus saillante, la mieux organisée pour le mouvement progressif. On observe à chaque rame : 1.° le cirre ; 2.0 les soies. Les cirres sont des filets tubuleux, subarticnlés, com munémemnt rétractiles, fort analogues aux antennes : ce sont les antennes du corps. Les cirres des rames dorsales, ou cirres supérieurs , sont en général plus longs que les cirres inférieurs. Les soies dè chaque rame , auxquelles on a donné le nom de sotes subulées ; sont des aiguilles assez dures, rôides | opaques ; et qui brillent d'un éclat métallique, communément celui de l'or. Elles forment, à chaque rame, un paquet ou faisceau mobile , que l'animal peut émettre ou faire rentrer avec son fourreau | le mamelon | dans + ARS iintérieur du corps. 282 ANIMAUX Les soies subulées dont il s’agit, doivent étre elles- mêmes distinguées en soies proprement dites et en acicu- les. Les soies proprement dites sont toujours gréles , nom- breuses, rassemblées par rangs ou par faisceaux qui ont chacun leur gaïîne , et sortent du sommet de chaque rame. La rame ventrale n’a communément qu’un seul de ces rangs ou faisceau*.La rame dorsale en asouvent deux oudavantage, Les acicules sont des soies plus grosses que les autres, droites, coniques , très-aigues, contenues dansun fourreau particulier dont l’orifice se reconnaît à sa saillie. Il n’y en a ordinairement qu'un seul à chaque rame ; celui de la rame ventrale est constamment le plus fort. Dans quelques genres, les acicules manquent. à Outre les soïes subulées , certaines annelides en possè- dent d’une aüûtre sorte , auxquelles M. Savigny donne le nom de sotes à crochets. Ge sont des soies applaties , armées en dessous de hamecons très-aigus. Elles sont aussi rétractiles, et restent contenues dans l'épaisseur de la peau , lorsque l'animal n’en fait pas usage ; iln'y a que les annelides sédentaires qui en soient munies. Les cirres tentaculaires sont ceux de la première paire de pieds, ou même des deux ou trois paires sui- vañtes qui souvent manquent de soies, et ne conservent que leurs civres. Ces cirres alors acquièrent plus de dé- veloppement, et prennent l'apparence de tentacules. La dernière paire de pieds constitue, par une transfor- mation analogue, les deux filets qui terminent postérieu- rement le corps de certaines annelides. Souvent , le premier segment du:corps, soit seul, soit réuni à quelques-uns des suiyans, forrme-un anneau plus grand que les autres, plus apparent que la tête, et que SANS VERTÈBRES. 283 Yon prend communément pour elle. Enfin, le dernier segment offre un anus plissé, tourné en dessus. Telles sont les principales parties déterminées par M. Savigny, soit eu parlant de ses annelides néréidées., soit en traitant de celles qu'il nomme serpulées ; les mêmes que nos sédentaires. D’après ce qui vient d’être exposé, l’on voit que les arr- nelides sont des animaux tout-à-fait particuliers ; > CaET, quoique leur système nerveux soit le même que celui des animaux articulés , quoique leur corps soit aussi divisé en articulations, segmens ou rides transverses, ceux de; ces. animaux qui ont des organes extérieurs pour se déplacer, présentent , dans ces organes, des parties, qui n’ont au- cune analogie avec les pattes des insectes, des .arachnides et des crustacés. Leurs . mamelons : sétifères, -qui ne sont que des gaînes rétractiles, et les soies, qu'ils. ren- ferment , ne sont point comparables aux, pattes des ani- maux que nous venons de citer, et ne sont point de véri- tables pattes, mais des ‘organes d’une, nonyelle sorte qui en.tiennent lieu. Ce sont pour nous des mamelons pédi- formes ou de fausses-pattes [ pedes spurü ],.et leur nombre n'est point borné. Ces animaux, ne ;peuvent que ramper sur la terre.ou sut les corps marins, Où qne rager dans les eaux, 502 à FRA EMAREE Toutes les anrielides respirent sans doute par,des bran- chies; car toutes doivent respirer; aucune n’a de tra- chéeg ; et elles vivent habituellement, soit dans les eaux, soit dans la vase, le sable ou la terre hamide, Ainsi ; Quoi- que dans plusieurs les branchies soient encore inconnues ou indéterminées, onme doit jamais dire qu’elles en man: quent. Ces branchies varient beaucoup dans leur :situa- as, j 284 . ANIMAUX tion , leur taille et leur forme. Lorsqu'elles sont connues, on les voit néanmoins , tantôt distribuées dans la longueur du corps ou dans une partie de cette longueur , et tantôt situées seulement à l'une des extrémités da corps, au moins à l’antérieure. Ce qu’on nomme yeux , n’est, dans certaines anne- lides, que des points oculaires qui ne leur donnent pas la faculté de voir. Je crois que l’on peut penser ainsi, tant qu'une cornée bien distincte ne sera pas observée à l'égard de ces points. Certaines annelides vivent à nu, soit dans les eaux, soit dans laterre humide, soit dans le sable ou les fonds vaseux recouverts par les eaux. Mais beancoup d’autres se cons- truisent des fourreaux ou des tuyaux plus ou moins solides, dans lesquels elles habitent sans y être attachées. Ces four- reaux outuyaux sont, les uns membraneux ou cornés , le plus souvent incrustés, à l'extérieur , de grains de sable et de parcelles de coquillages ; tandis que les autres sont solides, calcaires et homogènes. Dans quelques familles, on eroit que les habitans de ces fourreaux peuvent en sortir et y rentrer ; mais il paraît que, dans d’autres familles , les habitans des fourreaux ou des tuyaux n’en sortent jamais. Enfin, il y a des annelides qui habitent entre les pierres ou sous les pierres des rivages qui sont sous l'eau, entre les rochers ou dans leurs crevasses , et d’autres qui errent vaguement dans la mer. La plupart des annelides sont carnassières , sucent le sang des autrés animaux. Quelques-unes néanmoins pa- raissent vivre de différens détritus qu'elles avalent. Ces animaux sont hermaphrodites , mais ont besoin d’un ac- couplement réciproque. SANS VERTÈBRES. 285 En instituant cette classe , j’entendis n’y rapporter que ceux des animaux vermiformes qui posséderaient un sys- tèmre de circulation pour leurs fluides. Je savais que l'exis- tence de ce système dans une organisation, entrainait , pour les animaux sans vertèbres, celle d’une respiration par branchies , et celle encore d’un système pour les sen- sations. J'ai senti depuis que la classe ainsi fondée, était exposée aux déterminations arbitraires des fonctions attri- buées aux parties de l’organisation des animaux ; que par cette cause il yaurait peu d'accord entre les auteurs à l'égard des objets qu'on devrait y rapporter ; enfin , que je serais moi-mêmetrès-embarrassé parl'imperfection de noscon- naissances relativement à l’organisation de certaines races. Par exemple, AZ. Cuvier qui, dans son ouvrage inti- tulé le Règne animal, etc., admet dans l’organisation des annelides , un système de circulation, rapporte à cette classe le gordius aquaticus. Or, en ayant examiné plu- sieurs, j'ai de là peine à me persuader que ce naturaliste ait raison. Ce savant dit qu'on distingue à l'intérieur de l'animal , un système nerveux à cordon noueux. Cela ne suflit pas ; les insectes en possèdent un semblable*, et on ne leur reconnaît point de circulation pour leurs fluides. Les naïdes sont peut-être dans le même cas ; on pré- tend même qu’en les coupant en plusieurs portions, les parties séparées continuent de vivre et se rétablissent dans leur intégrité , comme il arrive aux hydres dans les mêmes circonstances. J’ai donc eru pouvoir reléguer ces animaux à la fin de la classe des vers, et rapporter à la même classe les planaires, quoiqu'il puisse se trouver, parmi les uns et les autres, des races qu'il faudra peut-être reporter aux annelides , ou à une coupe nouvelle. 286 ÂNIMAUxX © Nous avons dit plus haut et ailleurs , que les annelides ; quoique beaucoup plus avancées dans la composition de leur organisation, tiraient leur source des vers ; que ceux ci, par une, branche, avaient produit les épizoaires et tous les animaux à pattes articulées, et, par une autre branche avaient amené les annelides ; qu’enfin entre celle= ci et les vers, il ÿ avait un grand hiatus. Maintenant nous soupconnons que, parmi les animaux déja observés, il s'en trouve qui appartiennent à une coupe particulière qui n'a pas été saisie, qui est moyenne pour l’état de l’or- ganisation des animaux, entre les vers et les annelides, et qui doit remplir, au moins en partie, l’hiatus dont nous venons de parler. Ne serait-ce pas à cette coupe | qu’on pourrait nommer celle des helmintoïdes | qu'appartiendraient les naïdes ; notre stylaire, nos tubifex , les dragonaux même, ele. ? Peut-être aussi devrait-on y rapporter certaines hirudinées qui n’ont pas complètement l'ongauisationt des annelides: Ayant égard aux caractères observés par M. Savigny ; relativement aux annelides, je partage cette classe d’ani- maux eù trois ordres de la manière suivante. DIVISION PRIMAIRE DES ANNELIDES. Orne I.er Annelides apodes. Point de pieds, c'est-à-dire, point de mamelons sétifères rétrac= tiles et pédiformes. Point de tête,antennifére. Les branchies , lorsqu'elles sont connues, disposées dans la longueur du corps , à l’intérieur. Les hirudinées. Les échiurées: SANS VERTÈBRES. 287 Onpre Il.e Annelides antenneées. Une tétéfantennifère, munie d’yeux. Une trompe protractile, souvent armée de mächoires. Des mamelons sétifères, pédi- formes et rétractiles. Point de soies à crochets. Les branchies, lorsqu'elles sont connues; disposées dans la longueur du corps, au dehors. fn Les aphrodites. Les néréidées. Les eunices. Les amphinomes. One IIL.e Ænnelides sédentaires. #Point de tête antennifére; point d’yeux ; jamais de mâchoires, Des mamelons sétifères pédiformes et rétractiles ; des soies à crochets, pareillement rétractiles. Les branchies, lorsqu’elles sont connues , disposées le plus souvent à une des extrémités du corps ou auprès. Toutes habitent dans des tubes dont elles ne sortent jamais entièrement. Les dorsalées. Les maldanies. Les amphitritées. . Les serpulées. ORDRE PREMIER. . ANNELIDES APODES. * Point de pieds, c’est-à-dire, point de mamelons séti- Jères et rétractiles. Point de téte antennifère. Les branchies , lorsqu'elles sont connues, disposées dans la longueur du corps, à l'intérieur. Aucune annelide n’a de véritables pattes, ‘ou du moins n’en a point qui soient articulées et analogries à celles des 288 ANIMAUX animaux des trois classes précédentes ; mais la plupart des annelides sont munies , sur les côtés du corps, de mamelons sétifères, rétractiles, qui servent à la loco- motion de ces animaux, et que l’on peut considérer comme des espèces de pattes. Or, les animaux dont il s'agit ici sont les seuls de la classe qui n'aient ni ma- melons sétiferes, ni soies rétractiles : ce sont donc des annelides apodes. C’est parmi ces annelides qu'on a remarqué et re- connu, pour la première fois, une circulation dans ces animaux, ainsi que le sang rouge. Dès lors il ne fut plus pos= sible de les laisser parmi les vers, etil ne l’est pas de dou- ter qu'ils ne respirent par des branchies. Mais ces mêmes animaux peuvent être considérés comme les plus impar- faits de leur classe ; car ils sont sans tête, sans tentacules ; sans antennes , sans mamelons pédiformes , sans vestiges de parties paires semblables ; aussi leurs branchies sont- elles intérieures, dans la peau ou sous la peau, et dans certaines races elles sont si petites que, jusqu'a présent, l'on n’a pu les distinguer ou les reconnaître. D'après cette dernière considération, je les avais nommés annelides cryptobranches, expression mGins impropre que celle d’annelides abranches. Dans celles où l’on a cru aperce- voir les branchies, on a pensé, avec raison, qu’elles se trouvaient dans de petites cavités vésiculaires et internes, qui s'ouvrent au dehors par des pores peu apparens et rangés longitudinalement au-dessous du corps, en deux séries. On en connaît ailleurs d’analogues dans des ani- maux où la circulation, nouvellement établie, les distingue de plusieurs autres qui ne la possèdent pas , et néanmoins qui y tiennent par d'autres rapports. SANS VERTÈBRES. 289 Les annelides apodes rappellent plus que les autres, la source dont elles proviennent. Ces animaux vermi- formes sont nus, ou munis au dehors de spinules où de soies non rétractiles. Ils sont vagans, et vivent librement , les uns dans l’eau, les autres dans la vase ou la terre hu- mide. Les genres que l’on rapporte à cet ordre sont en- core en très-petit nombre : je les partage en deux familles, savoir : 1.0 En hirudinées, ou celles qui n’ont point de soies quelconques en saillie au dehors ; 2.09 En échiurées, ou celles qui ont des soïes non ré- tractiles, en saillie au dehors, LES HIRUDINÉES. Corps n'ayant point de soies quelconques en saillie au dehors. . . Les hirudinées, dont M. Savigny forme un ordre, dans son second mémoire sur les annelides, ne sont con- sidérées par nous que comme une famille ; encore est: elle si voisine des échiurées ou lombricinées par ses rap- ports, qu'elle ne s’en distingue guères que parce que ces annelides n’ont aucune soie véritable, saillante à l’exté- rieur. Ces animaux-sont en général aquatiques ; cependant on en a observé à Madagascar qui sont constamment ter- restres, attachés aux herbes, et qui se fixent aux jambes, piquant très-fort et sucant le sang. C’est aux dépens du genre Airudo de Linné, que l'on a divisé en plusieurs genres particuliers, que nous composons cette famille. Tome F. 19 200 ANIMAUX M. de Blainville ayant bien voulu nous communiquer Îles caractères de ces genres, nous avons adopté les suivans : 1. Corps cylindracé ou cylindrique. Sangsue, Trochétie. Ponbdeile. Piscicole. 2. Corps applati. Phylliné. Erpobdelle. SANGSUE. (Hirudo.) Corps oblong, mutique, un peu déprimé , s'élargis- sant postérieurement, composé de segmens nombreux, très-contraciile , et ayant l'extrémité postérieure terminée par un disque large, préhensile. Bouche nue, dilatable, armée à l'intérieur de trois dents ou mâchoires cornées,, longitudinales. Point d'yeux. Anus supérieur , près du disque postérieur. Corpus oblongum , muticum , subdepressum , poste- rius laticescens, segments numerosis compositum , valde contractile : extremitate postic& discô lato, prehensili. Os nudum , dilatabile , tntus dentibus seu mazxillis tribus elongatis corneis armatum. Oculi null. Anus superus , propè extremitatem posticam. OBSERVATIONS. Les sangsues , réduites aux espèces dont la bouche est armée de dents cartilagineuses ou cornées , sont de véri- LL] SANS VERTÈERES. 20T ” tables annelides. Elles ont le sang rouge, jouissent d'une circulation pour leurs fluides, et possèdent deux rangées de poches branchiales. Ce qu'on nomme leurs dents est. plutôt.des espèces de mächoires , analogues à celles qui s’ob- servent dans plusieurs annelides antennées. Leur corps est. un peu déprimé, visqueux , très-glissant et exirèmement contractile. Ayant postérieurement un disque propre à se fixer sur les corps, lorsque l'animal ne nage point, il se déplace en fixant alternativement chacune de ses extré- mites. Ces annelides sont libres, vagabondes, vivent dans les eaux douces, et nagent à la manière des anguilles, par un mouvement onduleux. On sait qu'une espèce assez com- mune , est utilement employée en médecine, pour faire des saignées locales. ESPECES. 1. Sangsue médicinale. Æirudo medicinalis. H. elongata, nigricans : suprà lincis versicoloribus ; subiùs maculis flavis. Mull. Hirudo medicinalis. Lin. Leach. V’erm. annulosa , pl. 26, Habite en Europe, dans les maräis, les étangs, les petites rivières peu courantes : c’est l’espèce employée. >. Sangsue noire. Hirudo sanguisorba. H. elongata , nigra, sublüs cinereo-virens : maculis nigriss Muil. Hirudo sanguisorba. Lin. Mall. Hist. Verm. p. 38. Habite en Europe, dans les étangs, les fossés aquatiques. Elle est plus grande que la précédente , et quelquefois dangereuse par les plaies qu’elle fait, TROCHÉTIE. (Trochetia. ) Corps oblong, cylindrique antérieurement, plus large et un peu déprimé postérieurement , et terminé à l’ex- 292 ANIMAUX trémité postérieure par un disque contractile. Un anneau circulaire, large , un peu relevé, au tiers antérieur du corps. Bouche bilabiée , à lèvre supérieure plus grande, obtuse. Point de dents ou mâchoires. Point d'yeux. Anus supérieur, près du disque postérieur du corps. Corpus oblongum, anticè cylindricum, posticè latius et subdepressum ; disco contractili ad extremitatem posticam. Annulus circularis , latus , subprominulus ad corporis partem tertiam anticam. Os bilabiatum : labio superiore majore obtuso ; dentibus seu maxillis nullis. Oculi null. Anus superus propè discum posti- cum. OBSERVATIONS. Les trochéties avoisinent beaucoup les sangsues , etelles en ont extérieurement l’aspect ; mais elles en sont très-dis- tinguées , puisque leur bouche est bilabiée, et qu’elle n’offre aucune trace de dents ou de mâchoires. Elles ont d’ailleurs un anneau circulaire un peu protubérant, qui leur donne un rapport avec le lombric terrestre. Enfin , M. Dutrochet qui en a fait la découverte et qui a établi leur genre:, nous apprend qu'elles périssent si on les tient dans l’eau , parce qu'elles ne peuvent respirer que l’air libre. On ne leur trouve point ces deux rangées de poches respiratoires qui existent dans les sangsues. ESPECE. 1, Trochétie verdâtre. Zrochetia subviridis. Trochetia subviridis. Dutroch. Mém. Mss. Habite en France, près de Chäteaurenaud, dans les lieux hu- mides, les canaux souterrains, où elle poursuit les lombrics, dont elle fait sa nourriture.Longueur, hait centimètres. Elle a l’orifice de l'organe mâle percé dans l'anneau circulaire. SANS VERTÈBRES. 293 PONBDELLE. (Pontobdella. ) Corps allongé, cylindrique, garni de verrues ou de tubercules épineux, à anneaux très-distincts , ayant ses ex- trémités dilatées par un disque préhensile. Bouche dé- pourvue de dents, ou mâchoires. Point d'yeux. Anus supérieur , près du disque postérieur. Corpus elongatum , cylindricum , verrucis aut tu- berçulis spiniformibus instructum ; annulis distinctis- simis ; extremitatibus disco prehensili dilatatis. Os den- tibus seu maxillis nullis. Anus superus, propè discum posticum. OBSERVATIONS. Ce genre avait été d’abord établi par M. Ocken, sous le nom allemand de G67; mais nous lui avons préféré celui de Pontobdella de M. Leach , ainsi que les caractères dé- terminés par le naturaliste anglais, dont M. de Blainville nous a donné communication. Les Ponbdelles ayant le corps cylindrique, verruqueux ou tuberculeux , la bouche dépourvue de dents, et n’offrant point de c/itellum , c'est-à-dire, cet anneau circulaire pro- tubérant des trochéties, constituent un genre bien distinct des deux qui précédent. Ce sont d’ailleurs des annelides marines. ESPECES. 1. Ponbdelle verruqueuse. Pontobdella muricata. P. teres ; corpore verrucoso: verrucis in annulos digestis Hirudo muricata. Lin. Hirudo piscium.Bast. opusc. subs. 2, p.95. t. 10 f. 2. Encyclop. pi. 52.f. 5, 294 ANIMAUX Ponlobdela erracose Ledeb, Habite l'Océan d'Europe. 2. Ponbdelle épineuse. Pontobdella spinulosa. P. corpore spinuloso ; spinulis remotiusculis , subserialibus. Pontobdella spinulosa. Leach. Miscell. zool. 13. p. 12. t.65. Ejusd, Verm. annul. pl. 26. Habite l'Océan boréal d'Europe : elle suce le sang des raies. PISCICOLE. ( Piscicola.) Corps cylindrique, allongé, atténué antérieurement , ayant ses extrémités dilatées. Bouche dépourvue de dents, Quatre yeux. Corpus teres , elongatum , anticè attenuatum ; eX- tremitatibus dilatatis. Os absque dentibus. Oculi seu puncti oculares quatuor. OBSERVATIONS. M. de Blaïnville donne à ce genre le nom de piscicole que nous adoptons, et M. Octen l’a établi sous le nom al- lemand de Zhl. La piscicole nous semble tenir plus aux vé- ritables hirudinées que les deux genres qui suivent; cependant il n'est pas certain qu’elle soit une annelide. Ses deux ex- ‘trémilésdilatées par une membrane presque arrondie, et son corp cylindrique la caractérisent suffisamment. E SPÈCE. 1. Piscicole des poissons. Piseicola piscium. Hirudo pisciumn. Mull. Hist. verm, 1.2, p. 41. Gmel. p. 3095. Hirudo geometra. Lin. FTirudo piscium. Roes. ins. 3, t. 32. Encyclop. pl 51.f. 19—19. 3 Habite en Europe, dans les eaux douces : elle se déplace comme les chenilles arpenteuses. SANS VERTÈBRES. 293 PHYLLINÉ. (Phylline.) Corps applati, court, presqu'ovale , gélatineux , ter- miné postérieurement par un disque contractile , grand et armé de crochets. Corpus complanatum , breve, subovale, gelatino- sum , disco contractili magno uncinis armato posticè terminatum. OBSERVATIONS. Ce genre est établi par M. Ocken, sous le nom que nous lui conservons ; et néanmoins M. de Blainville, qui l'avait déjà reconnu, lui assigna celui d'Entobdella , dans ses ma- nuscrits. Il comprend des animaux parasites qui se fixent, par leur disque, postérieur sur d’autres animaux marins. Nous doutons que ce soient des annelides , n’en ayant pro- bablement pas les caractères classiques ; et nous les croyons voisins, par leurs rapports, du po/ystoma de M. de la Roche, et des planaires. Ils nous confirment dans la nécessité d’é- tablir une coupe particulière d'animaux qui soient moyens entre les vers et les annelides. Fci nous les mentionnons, afin de ne pas les oublier. ESPÈCE 1. Phylliné de l'hippoglosse. Pylline hippoglosst. Ph. dilatata, albida; mêdio corporis ocello didy mo candido. Hirudo hippoglossi. Mall. Zool. dan. &ab, 54. fol. 1—4. Encyel. pl. 52 f. 11—14s Bast. op.subs 2. tab. 8. fol. 11. Habite sur le pleuronecte hippoglosse. Etc. Ajoutez l’hirudo grossa, Mull. Zool. dan, tab. 21, Encycl. pl. 52,1. C—9. 296 ANIMAUX ERPOBDELLE. (Erpobdella.) Corps rampant, applati , terminé postérieurement par un disque préhensile. Bouche dépourvue de dents ou mà- choires. Des points oculaires. Corpus repens, complanatum , disco prehensili pos- ticè terminatum. Os dentibus seu maxillis nullis. Puncti oculares. OBSERVATIONS. Ce genre fut établi par M. Ocken sous le nom de helluo, que M. de Blainville a changé en celui d’erpobdella. Nous doutons fort que les espèces qui en font le sujet soient des annelides. Elles ont évidemment beaucoup de rapports avec les planaires, et certaines d’entr’elles en sont peut-être réel- lement des espèces. Parmi les erpobdelles , nous citerons les suivantes, ÉSPEICES. 1. Erpobdelle commune. ÆErpobdella vulgaris. E. elongata , flavo-fusca ; oculis octo : serie lunat&. Mall, Hist. verm. 1. 2. p. 4o.n.° 170. Hirudo octoculata. Lin. Hirudo vulgaris. Gmel. p. 3096. Habite en Europe, sur les plantes aquatiques, dans les eaux douces. 2. Erpobdelle bioculée. Erpobdella bioculata. E. elongata , cinerea ; oculis duobus. Hirudo bioculata. Mall. Hist#verm. 1. 2. p. 41. Hirudo bioculata. Gel. Hirudo stagnalis, Lin. Habite en Europe, dans les étangs , les fossés aquatiques. 3. Erpobdelle applatie. Erpobdella complanata. E. dilatata , cinerea ; line“ dorsi duplici tuberculaté ; mar- gine serralo. SANS VERTÈBRES. 297 Mall. Hist. verm. 1. 2. p. 47. Hirudo complanata.Gmel. p. 3097. Encycel. p.51. f. 20. 21. Habite en Europe, dans les rivières. Elle a six points oculaires sur deux rangs. Etc. Ajoutez les h. tessulala, hyalina, marginata et li- neala. ” Voyez sangsue pulligère et sang-sue bicolore. Daudin, recueil ‘de mém., etc. p. 19,avecfig. LES ÉCHIURÉES. Corps ayant des soies non rétractiles, en saillie au dehors. Les échiurées ou lombricinées constituent la deuxième famille de nos annelides apodes. Elles ont à la vérité des soies saillantes à l'extérieur, maïs ces soies, rarement fasciculées, ne sont point rétractiles, n’ont point de gaîne rentrante , et aucune en effet n’cffre de mamelons pédi- formes, servant de gaîne à des faisceaux de soies rétrac- tiles, comme dans toutes les annelides des deux ordres qui suivent. j : C’est aux dépens du genre lumbricus de Linné, ou d’une partie de ce genre, que nous formons nos échiurées. Mais comme l’organisation intérieure de beaucoup de ces animaux , n’a pas encore été suffisamment examinée, notre travail est fort imparfait, et ne peut être considéré que comme provisoire. Les échiurées vivent dans la terre humide, ou dans les vases de la mer. Leurs branchies ne sont pas connues. Voici les trois genres que nous y rapportons. 208 ANIMAUX LOMBRIC. (Lumbricus. ) Corps contractile, long, cylindrique, annelé ; à an- neaux garnis de très-petites épines dirigées en arrière. Bouche subterminale, nue, bilabiée ; à lèvre supérieure plus grande, avancée. Point d'yeux. Anus à l'extrémité Dostérieure. Corpus contractile, longum, cylindricum , annula- tum : annulis spinulis minimis retrorsum versis. Os sulierminale, nudum , bilabiatum : labio supe- riore majore porrecto. Oculi null. nus ad extremi- tatem posticam. OBSERVATIONS. Les Zombrics, dont une espèce , très-commune, est con- nue de tout le monde gous le nom de ver-de-lerre, sont des annelides sans tête distincte , sans yeux , sans tentacules, en un mot, saus membres quelconques. Le corps de ces animaux est composé d’un grand nombre # d’anneaux étroits, fort rapprochés les uns des autres , et qui semblent n'être que des rides transverses que forment les muscles circulaires qui sont sous la peau , en la contractant, Dans les lombrics terrestres, on observe, vers le tiers de leur longueur, quelques anneaux serrés, plus colorés et protubérans, formant une ceinture qu’on a nommée le b&é [ clitellum 1, et qui sert à l'individu à se fixer centre un autre pendant la copulation. Dans l’accouplement, les indi- vidus sont disposés en sens contraire, et la ceinture de lun ne s'applique point sur celle de l’autre. Les lombrics sont bermaphrodites, paraissent se féconder eux-mêmes, et, SANS VERTÈBRES. 299 selon les apparences , l'accouplement ne leur est nécessaire comme excitant la fécondation. Les Zombrices sont luisans, rougeâtres , et enduits d'une humeur visqueuse. Ils vivent dans la terre humide , se nour- rissent de débris de végétaux et d'animaux , et viennent la nuit à la surface du sol pour s’accoupler. On ne connait point leurs branchies; mais elles existent nécessairement , et sont sans doute intérieures et très-petites. É'SPEC ES: 1. Lombric terrestre. Lumbricus terrestris. L. ruber, octofariam aculeatus , clitello cinctus. Lumbricus terrestris. Lin. Mull. Hist. verm. p. 24. Montègre. Mémoire du Mus. 1. p. 242. pl. xt1, Habite en Europe, dans la terre humide des jardins, etc. Trés- commun, 2. Lombric armé. Lumbricus armiger. L. ruber; lamellis ventris lanceolatis , geminatis , anticè nullis: Lumbricus armiger. Mull. Zool. dan. p. 22. tab. 22. f. 4.5. Habite les fonds vuseux de la mer de Norwège. Il n’a point de ceinture, d 3. Lombric nain. Lumbricus minutus. L. rubicundus ; cingulo e levato pallido fer medio; ventre bifariam acu leato. ) Lumbrieus minutus. Oth. Fabr. Faun. Groënl. p.281. f. 4. Habite les côtes de la mer du Groënland , entre les pierres et les racines des fucus. Etc. THALASSÈME. (Thalassema. } Corps mou, allongé, subeylindrique, annelé , obtus postérieurement ; les derniers anneaux postérieurs garnis de spinules. Deux épines en crochet et brillantes, sous le cou, 300 ANIMAUX Bouche nue, charnue, en forme d’oreille ou de cuil- . . ” . leron, contractile, un peu grande , terminant un peut cou. Corpus molle, elongatum, subcylindricum , annula- tum, posticè obtusum : annulis posticis ultimis spinu- losis. Spinæ duæ uncinatæ , nitidæ infra collum. Os nudum , carnosum , auriforme vel cochleari- Jorme , contractile , majusculum , collum parvum ter- minans. Oculi null. + OGBSERVATIONS. La bouche des /alassèmes , conformée en oreille d'âne ou en grand cuilleron , est trop remarquable pour n'avoir point fait distinguer ces animaux du genre des lombrics. D'ailleurs la plupart des anneaux de leur corps sont nus, sans épines ou soies courtes , et il n’y en a que deux ou trois rangées à leur extrémité postérieure.On leur voit, en outre, deux épines en crochet sous le cou. Toutes ces’ épines sont courtes et ont le brillant de l'or, Lanus termine l’extrémité postérieure. ESPECE. 1. lhalassème échiure. T’halassema echiura. Lumbricus echiurus, Pall. Miscell, Zool. p. 146. t. x. f. 1-6. Lumbricus echiurus. Gmel. p. 3085. Encycl. pl. 35. fol. 3-6. Thalassema. Cuv. Regn. anim. 2. p. 529. Habite l'Océan d'Europe, les côtes de France, sur les fonds sa- blonneux. Les pêcheurs s’en servent d’appât pour prendre le poisson. CIRRATULE. ( Cirratulus.) Corps allongé, cylindrique, annelé, garni; :sur les côtés du dos , d’une rängée de cirres sétacés très-longs , SANS VERTÈBRES. 301 étendus , presque dorsaux, et de deux rangées d’épines courtes situées au-dessous. Deux faisceaux opposés de cirres aussi très-longs, avancés, sont insérés au-dessous du segment antérieur. Bouche sous l'extrémité antérieure , avec un opercule arrondi. Des yeux aux extrémités d’une ligne en crois- sant , située sur le segment capitiforme. Corpus elongatum , teres, annulatum ; cirris ad latera setaceis longissimis expansis subdorsalibus , et subtüs aculeis brevibus biserialibus. Cirrorum longissi- Ée . ÉEO LEA . . \ morum fasciculi duo oppositi, porrecti, infrà seg- mentum anticum. Os sub extremitate anticd , cum operculo rotundato. Oculi ad extremitates lineæ lunatæ suprà segmentum caput referens. OBSERVATIONS. * Je crois devoir présenter , comme un genre particulier , l'animal singulier que je nomme cérratule , et que l’on a rangé parmi les lombrics. Ses caractères me paraissent , si- non l’éloigner des lombrics , du moins l'en distinguer suff- samment. Cet animal, long de deux à trois pouces et de la grosseur d’un lombric terrestre médiocre, est remarquable par ses cirres latéraux , sétacés, très-longs , et par les deux paquets antérieurs d’autres cirres , aussi très-longs , qui s’avancent comme deux faisceaux de tentacules. Au-dessus des cirres latéraux , deux rangées d’épines courtes [ quatre sur chaque anneaux | les distinguent aussi éminemment. Les segmens des extrémités sont sans cirres et sans épines ; celui qui est postérieur est terminé par un anus. 302 ANIMAUX 4 ESPECE. 1. Cirratule boréal. Cirratulus borealis. Lumbricus cirratus. O. Fabr. Fauna Groenland. p. 281. f. 54 Evcycl. pl. Stroem. Acta nidr. 4. p. 427.t. 14. f 7. Habite les mers du nord , dans le sable , sous et entre les pierres des rivages. Si les longs cirres sont des branchies, alors le cér-. ratule devra être reporté parmi les annelides dorsibranches ou antennées& mais O. Fabricius ne nous dit point que les épines courtes soient rétractiles. Le Terebella tentaculata de Montagu, Act. de la Soc. linnéenne, vol. U.p.110.t.6.f.2, semble avoir des rapports avec ce genre. à ORDRE SECOND. RSR ANNELIDES ANTENNÉES. Une téte antennifère, munie d'yeux. Une trompe protractile , souvent armée de mächoires. Des mame- lonssétiferes , pédiformes et rétractiles. Point de soies à crochet. Les branchies , lorsqu'elles sont connues , disposées dans la longueur du corps. Les annelides antennées sont fort nombreuses, et pa- raissent les plus perfectionnées de la classe, puisqu'elles ont une tête distincte, des antennes qui manquent rare- ment, et qu’elles sont munies d'yeux. Ce sont les né- réidées de M. Savigny, et il les place en tête de sa dis- tribution, Comme nous suivons un ordre inverse dans toutes nos classes , nous eussions dù terminer celle-ci par ces annelides. Mais, persuadé que les branchies de nos annelides apodes sont intérieures et disposées dans la lon- gueur du corps, quoïqu'elles ne soient encore que peu SANS VERTÈBRES. 303 ou point connues, nous avons préféré placer.après les apodes , les annelides dont il s’agit ici, parce que leurs branchies sont disposées dans la longueur du corps. Toutes ces annelides ont une tête constituée par un petit renflement antérieur qui porte les antennes et les yeux. Leurs antennes sont au nombre de cmgq ; mais elles n'existent pas toujours toutes les cinq simultanément. Les pieds ou mamelons pédiferes sont rétractiles, sétifères, disposés par rangées latérales. Chaque pied se divise en deux rames : une dorsale ; et l’autre ventrale. Chaque rame est munie d'un faisceau de soies subulées et d’an cirre. Très-souvent elle porte en outre un acicule , quel- quefois plusieurs; mais dans quelques genres les acicules manquent. Les yeux sont au nombre de deux ou de quatre. La bouche est une trompe exsertile, ordinairement re- tirée dans le corps quand l'animal n’en fait pas usage. Elle est assez souvent armée de mâchoires. Les annelides antennées sont fort nombreuses en races diverses, toutes marines, et la plupart ont, en quelque sorte, l'aspect, soit de scolopendres, soit de chenilles hérissées, souvent brillantes par leurs soies. M. Savigny les divise en quatre familles nommées et dis- posées de la manière suivante. DIVISION DES ANNELIDES ANTENNÉES. (. Branchies, soit en petites crétes , petites lames sim- ples ou languettes , soit en filets pectinés d’un seul côté : quelquefois peu apparentes. — Des acicules. (a) Branchies et cirres supérieurs alternant, dans lear position, jas- 304 ANIMAUX qu’à la vingt-troisième ou la vingt-cinquièéme paire de ma- melons pédiformes. — Quatre machoires. Les aphrodites. Branchies, lorsqu’elles sont distinctes , et cirres supérieurs 2 9 existant sans interruption à toutes les paires de Des pédiformes. — Deux mächoires ou aucune. Les néréidées. (c) Branchies, lorsqu'elles sont distinctes, et cirres supéricurs existant sans interruption à toutes les paires de mamelons pé- diformes.—Mächoires nombreuses ; celles du côté droit moins que celles du côté gauche.— Première paire de mamelons pé- diformes nulle. Les eunices. (6. Branchies en forme de feuilles tres-compliquées , ou de houppes , ou d’arbuscules très-rameux : tou- jours grandes et très-apparentes. — Point d'aci- cules. (d) Branchies et cirres supérieurs existant à toutes les paires de mamelons pédiformes. — Point de mâchoires. Les amphinomes. LES APHRODITES. (Aphroditæ.) Branchies et cirres supérieurs alternant, dans leur po- sition , jusqu'à la vingt-troisième ou la vingt-cin- quième paire de mamelons pédiformes. — Quatre mdchoires. Les aphrodites constituent la première famille des né- réidées de M. Savigny , la première aussi de nos anne- lides antennées. Ces annelides ont en général le corps SANS VERTÈBRES. 30% plus court, quelquefois plus large et plus comprimé que celui des autres animaux de cette classe. Elles sont quelquefois très-hérissées de scies fines qui ont des cou- leurs variées et métalliques tres-brillantes , et leurs bran- -chies, quoiqu'externes , sont ordinairement cachées sous deux rangées d’écailles dorsales , caduques. Dans quel- ques espèces ces écailles sont elles-mêmes cachées sous un feutre qui les couvre et les contient. Mais ce qui caractérise particulièrement les animaux de cette famille, selon M. Savigny , c'est d'avoir leurs branchies alternant dans leur position, jusqu’à la viugt- troisième ou la vingt-quatrième paire de mamelons pé- diformes. Ces branchies et cirres supérieurs sont nuls à la seconde paire, à la quatrième et à la cinquième paire de mamelons; ensuite nu!s encore à la septième, la neu- vième , la onzième et ainsi de suite jnsqu'à la vingt-troi- sième ou Ja vingt-cinquième. paire inclusivement. Leur trompe est armée de quatre mâchoires, soit cartilagi- neuses, soit cornées. M. Savigny y rapporte les trois genres qui suivent. PALMYRE. (Palmyra. ) Point de tentacules à l'orifice de la trompe. Mächoires demi-cartilagineuses. Antennes extérieures plas grande que les trois autres. Deux yeux. Point d’écailles dorsales. Tentacula ad orificium proboscidis nulla. Maxilice semi-cartilagineæ. Antennæ exteriores alüs tribus ma- jores. Oculi duo. Square dorsalzs nullæ. Tome F. 20 306 ANIMAUX OBSERVATIONS. Le corps des palmyres est oblong , composé d’anneaux peu nombreux, et manque d’écailles , ce qni nous parait le caractériser singulièrement. Les branchies sont peu visibles, et cessent d’alterner après la vingt-cinquième paire de mame- lons pédiformes. Leur genre est encore caractérisé par le dé- faut de tentacules à l’orifice de la trompe. [antenne im- paire , quoique plus courte que les extérieures, est un peu plus longue que les deux mitoyennes. ESPECE. 1. Palmyre aurifere. Palmyra aurifera. Palmyra aurifera. Sav. Mss. Habite à l'Ile-de-France, envoyée par M. Mathieu. Belle espèce, brillant de l’éciat de l'or, par les faisceaux supérieurs de ses rames dorsalés, qui offrent des soies, s’élargissant en palmes obtuses à leur sommet, comme imbriquées, voñtées, très- éclatantes. Son corps est obtus aux deux bouts, et n’a quetrente segmens. Point de branchies ni de cirressupérieurs à la vingt huitième paire de mamelons pédiformes, HALITHÉE. (Halithea.) Tentacules divisés, subrameux, couronnant l'ori- fice de la trompe, et en houppe. Mâchoires cartilagi- neuses, à peine visibles. Antenne impaire subulée, petite; les mitoyennes comme nulles; les extérieures plus grandes. Deux yeux distincts. Des écailles couchées sur le dos. Tentacula divisa , subramosa , proboscidis orificiuns coronantia , penicillata. Maxillæ cartilagineæ , vix conspicuæ. #ntennd imparti parv&, subulatd; interme- SANS VERTÈBRES, 307. dis subnullis; exterioribus majoribus. Oculi duo dis- incl. Squamcæ dorso incumbentes. OBSERVATIONS. Les Aalithées sont bien distinctes des palmyres, puis- qu'elles ont des tentacules à l’orifice de la trompe, et des écailles couchées sur le dos. Leur corps est ovale ou ellip- tique , formé d'anneaux peu nombreux. Il se termine anté- rieurement par une tête convexe en dessus , à front com primé et saillant , sous forme de feuillet , entre les antennes. Celles-ci ne paraissent qu'au nombre de trois. Les branchies, facilement visibles, cessent d'alterner après: la vingt-cin= quième paire de mamelons pédiformes. ESPÈCES. Écailles dorsales couvertes par une voûte de soies feutrées. 1 »: Hbthée hérissée. Hüalithea aculeata. H. ovato-oblonga , hirsuta , aculeata, nitidissima ; squarnts dorsalibus fusco-punctulatis. Aphrodita aculeata. Lin. Brug.dict. n.o.us Pall, Miscell. Zool. p. 97. tab. 5. f. 1-13. Encycl. pl. 6r. f.6-14. Habite l'Océan européen, C’est la plnsgr nd cp plus brillante dugenre. On la nomme vulg. la chenille de mer. . Halithé ‘e sOyeuse. Halithca sericea. H. ovalis, suprà virescens , nilida sericea; squamis d'ansa 14 bus immaculalis. Halithea sericea. Sav. Mss. Labite.., Collect. du Mus. Celle-ci est presque de deux tiers plus petite que la précédente. Ecailles dorsales découvertes. 3. Hahthée hispide. Æakthea hystrix. H.oblonga, depressa, luteo-fucescens ; squamis dorsalibus nudis, cénereo-ferrugineis, 308 ANIMAUX Halithea hystrix. Sav. Mss, Habite les mers d'Europe. POLYNOË. (Polynoe. ) Tentacules simples, coniques, couronnant l’orifice de la trompe. Mâchoires cornées. Cinq antennes dont l'im- paire manque quelquefois. Quatre yeux. Des écailles dor- des. Tentacula simplicia , conica, proboscidis orificium coronantia. Maxille corneæ. Antennæ quinque ; in- terdüm imparti nulld. Oculi quatuor. Squameæ dorsales. OBSLRVATIONS. Les polynoës tiennent aux halithées, surtout à la seconde division de ces dernières , par beaucoup de rapports ; mais leurs tentacules sont simples et disposés en cercle à l’ori- fice de la trompe ; leurs mâchoires sont cornées, facilement visibles, deniées au côté interne, et leurs yeux au nombre de quatre. Leurs branchies, faciles à voir, cessent d’al- terner apres la vingt-troisième paire de mamelons pédi- forines, Quant à leur corps, il varie dans sa forme générale ; car il est ovale dans les uns, allongé et presque linéaire dans les autres. La tête est déprimée , un peu convexe en dessus, carénée par dessotis en avant de la bouche. ESPECES. Antenne im paire nulle. Point de filets ou cirres allongés près de l'anus. . Polynoë épineuse, Polynoe muricata. P. ovalis, depressa; squamis dorsalibus incumbentibus fus= L SANS VERTÈBRES. 309 cis , reliculatis, line“ longitudinali nigrescente notatis: posticè spinosts. Polynoe muricata.Sav.Mss.et fig. Habite les mers de l'Ile-de-France. M. AMathieu. Mus. n.o Antenne impaire distincte. Deux filets près de l'anus. 2. Polynoë écailleuse. Polynoe squamata. P. oblongo-linearis, depressa , extremitatibus obtusa ; squa- mis dorsalibus duodecim paribus, subasperis, non im- Ê bricatis. Aphrodita squamata. Pall. Miscell. Zool, p. gt. t. 7. f. 14. Polynoe squamata. Sav. Miss. Habite les mers d'Europe. Bruguière l’a confondue avec une : autre dans son aphrodite, n.° 4. 3. Polynoë houppeuse. Polynoe floccosa. P. oblonga, posticé angustato-acuta , cinereo-violascens 3 fasciculorum superiorum setis tomentosis. Polynoe floccosa. Sav. Mss. Habite... les côtes de France? 4. Polynoë feuillée. Polynoe foliosa. - P. oblongo-linearis , subdepressa; squamis glabris mediurs dorsi non occupantibus. Polynoe foliosa.Sav. Mss. Habite les côtes de Nice. Aurait-elle des rapports avec l’aphro- dita clava? Montag. Act. Soc, linn. 9. p. 108.t.'". fol, 3. 5. Polynoë vésiculeuse. Polynoe impatiens. P. oblonga, albo-cærulescens ; squamis dorsalibus mollibus, fornicatrs, subvesiculosis, duodecim paribus. Polynoe impatiens. Say. Miss. et fig. Habite le golfe de Suez. . 6. Polyuoë très-soyeusè, Polynoe setosissima. P.ollonga, posticè angustior; capite lateribus turzido; se- Lis longis, albo-auratis. Polynoe setosissima. Sav.Mss. Habite... Sa couleur générale est d’un gris fauve avec des reflets de nacre. J10 ANIMAUX LES NÉRÉIDÉES. (Nereides.) Branchies, lorsqu'elles sont distinctes , et eirres supé- rieurs existant sans interruption à toutes les paires de mamelons pédiformes.Deux méchoires ou aucune. Les néréidées , seconde famille de M. Savigny , ont toujours le corps allongé, étroit, déprimé, composé de beaucoup de segmens. Leurs branchies n’alternent point comme celles des aphrodites ; elles sont petites et consis- tent en une ou plusieurs languettes qui font partie des rames, et sont comprises entre les deux cirres, paraissant quelquefois suppléées par les cirres eux-mêmes. Leurs antennes sônt généralement courtes, et en nombre incom- plet ; les mitoyennes manquent quelquefois, et l'impaire presque toujours. Les yeux , lorsqu'ils sont distincts, sont au nombre de quatre. La trompe des néréidées est grande, ouverte à son ex- trémité , et souvent garnie de points saïllans ou de petits tentacules. Dans les unes, les mâchoires sont au nombre de deux seulement, et dans les autres elles sont tout-à-fait nulles. On les divise en six genres, auxquels j'ajoute les spios en appendice. (a) Des mächoires. Antennes courtes, d: deux articles : l’impaire pulile. Lycoris. : 7" Nephtys. {b) Point de mächoires. Antennes courtes, de denx articles : l’im- paire nulle. Glycère, SANS VERTÈBRES. 3LE Hésione. Phyllodocé. (c) Point de machoires. Antennes lougues, composées de beaucoup d'articles. Une impaire. Syllis. (d) Appendice. Spio. LYCORIS. (Lycoris.) Trompe épaisse à la base, divisée en deux articles, chargée en dehors de points saillans et durs , sans tenta- cules à son orifice. Deux mâchoires cornées , dentelées, arquées en faux , avancées. Antennes extérieures plus grandes, plus épaisses : l'impaire nulle. Les deux pre- mières paires de mamelons pédiformes changées en cirres tentaculaires. . Proboscis basi crassa, articulis binis divisa ; extus punctis prominulis duris ; orificio tentaculis nullis. Maxillæ duæ. corneæ , denticulatæ , Jalcatæ , por- rectæ. Antennæ exteriores majores, crassiores : impari nullä. Mamillarum pediformium par primum secun- dumque in cirros tentaculares mutata. OBSERVATIONS. Les Zycorts , ainsi que les nephtys , sont distinguées des autres néréidées , parce qu'elles ont des mâchoires; et on ne peut confondre entr'eux ces deux genres, les y coris n'ayant point de tentacules à l’orifice de la trompe , comme les nephtys, et ayant quatre paires de cirres tentaculaires dont les nephtys sont dépourvues. Les yeux des lycoris sont très-distincts , latéraux , au nombre de quatre : deux de cha= 319 ANIMAUX que côté. Trois languettes branchiales à chaque pied ou mamelon. La queue se termine par deux filets dans pres- que toutes. Ce genre est nombreux en espèces. Voici la cita- tion de celles que M. Savigny a observées. ESPECES. 1. Lycoris lobulée. Lycoris lobxlata. L. pallidè grisea ; aciculis maxillisque nigris. Lycoris lobulata. Sav. Mss. Habite les côtes de Nice. Le corps a 105-r17segmens, selon l’âge et Ja taille des individus. Languettes branchiales égales en longueur. 2. Lycoris podophylle. Zycoris podophylla. L. pallidè fulva; maxillis fuscis subdentatis ; ligulis bran- chialibus inæqualibus : superiore longiore. Lycoris podophylla. Sav. Mss. Habite... Nereis. . Mus. n.° Corps formé de 108 anneaux. Il en manquait quelques-uns. La Janguette branchiale supérieure de chaque pied ou mamelon, est plus longue que les autres. La portion du mamelon qui supporte cette languette, ainsi que le cirre supérieur , est comprimée en forme de feuille, et plus longue que les gaines. 3. Lycoris égyptienne. Lycoris ægyptia. L. griseo-rubescens ; segmento antico majore; mazxüilis in- Lense nigris; ligulis branchialibus divaricatis. Lycoris œgyptia. Sav. Mss. fig. 1. Habite la mer Rouge. Son corps est formé de 116 segmens dansles individus adultes. 4. Lycoris nacrée. Lycoris margaritacea. L. grisea, margarilacea , nitore varia; mamillis, ligulis branchialilus cirrisque breviusculis. {Vereis margaritacea. Leach, verm. anoul. pl. 26. fig. Lycoris margaritlacea. Sav. Mis. É Habite les côtes d'Angleterre. Le corpsest formé de 95 segmens. Les mâächoires ont cinq dents. 5. Lycoris messagère. Lycoris nuntia. L:grisea , margaritacea, nilore varia ; ligulis branchialibus " lon£ts, subæqualibus; cirro suj'eriore altero Sscmpér majore SANS VERTÈBRES. 313 Lycoris nuntia. Sav. Mss. et f. 2. Habite la mer Rouge. Corps long, assez étroit, ayant 118 seg- mens et davantage. Des deux cirres_de chaque mamelon, le supérieur est toujours plus long que lautre. Etc. Ajoutez les Zycoris folliculata , fucata, nubila, fulva , rubida et pulsatoria du manuserit de M. Savigny , dont là rédaction des différences spécifiques exige la vu+ des objets, et que l’espace ne me permet pas d'insérer ici. NEPHTYS. (Nephtys.) Trompe amincie à la base, partagée en deux anneaux : Y'inférieur long , claviforme , hérissé à son sommet de petits tentacules pointus ; le supérieur très-court, ouvert Jlongitudinalement, à orifice garni de deux rangs de ten- tacules. Mächoires renfermées, petites, cornées, cour- bées, très-pointues. Antennes petites, à deux articles limpaire nulle. Les yeux peu distincts. Proboscis basi attenuata , segmentis binis divisa : inferiore longo , claviforme , supernè tentaculis parvis acutisque echinato ; superiore brevissimo , longitudi- naliter hiante , ortficio tentaculis biordinatis instructo. Maxillæ inclusæ , parvæ , corneæ , curvæ , peracuiæ. Antennæ biarticulatæ, parvæ : imparti null. Oculi vix distincti. OBSERVATIONS. Les zephtys n’ont point de cirres tentaculaires bien sail- lans, comme les lycoris; ils en sont d’ailleurs bien dis- tingués par la forme de leur trompe, et surtout parce que son orifice est muni de tentacules. N'ayant point d'an- tenne impaire , ils n'offrent que quatre antennes, les deux mitoyennes et les deux extérieures qui sont petites et à 314 ANIMAUX peu près égales. Les trois premières paires de pieds ou ma- melons n'ont point de branchies; les autres en présentent, mais ces branchies ne consistent qu'en une seule languette attachée au sommet de chaque rame dorsale. Ces néréidées ont la tête rétuse, libre ; le corps linéaire , à.,segmens trés- nombreux. ESPECE. 1. Nephtys de Homberg. Nephtys Hombergi, MNephtys Hombergti. Sav. Mss. Habite les côtes de France, au Hâvre de Grâce. Homberz. Corps tétraëdre, formé de 125-131 segmens, sillonnés des deux côtés en dessus. Soies jaunes, longues et fines ; acicales noirs. Une bandelette longitudinale et brillante sous le ventre. GLYCÈRE. (Glyccra.) Trompe longue, cylindrique, subclaviforme; sans tentacules à son orifice. Point de mâchoires. Antenne impaire nulle : les mitoyennes et les extérieures fort pe- tites, divergentes, biarticulées. Point de cirres tentacu- aires. Proboscis longe, cylindrica, subclavata ; orificio tentaculis destituto. Maxillæ nullæ. Antenna impar nulla : intermedüs externisque minimis , divaricatis , Liarticulatuis. Cirri tentaculares nulli. OBSERVATIONS. Les glycéres, ainsi que les néréidées des trois genres qui suivent , n’ont point de.mächoires, ce qui les distingue des lycoris et des nephtys. Ce sont les seules de ces néréidées sans mâchoiresqui soient privées de cirres tentaculaires.Leurs yeux sont peu distincts. Leursbranchies consistent, pour cha- SANS VERTÈBRES. 1345 que mamelon pédiforme , en deux languettes charnues, finement annelées, réunies par leur base. La trompe est d’un seu anneau, ESPECE,. 1. Glycère unicorne. Glycera unicornis. Glycera unicornis. Sav. Mss. ÆVephlys unicornis. Cuv. collect. Habite. Tête élevée en cône pointu. Corps cylindrique, li- néaire, un peu renflé vers sa partie antérieure , à segmens trés-nombreux et serrés. Couleur fauve-bronzée. HÉSIONE. (Hesione.) Trompe grosse, subconique , à deux anneaux; ayant l'orifice circulaire, dépourvu de tentacules, Point de mâchoires. Antenne impaire nulle : les mitoyennes et les extérieures égales. Huit paires de cirres tentaculaires. Tous les cirres longs, filiformes, rétractiles : les infé- rieurs néanmoins plus courts. Proboscis crassa, subconica, annulis binis divisa ; orificio circulari tentaculis destituto. Maxillæ nulle. Antenna impar nulla : intermediis externisque æqua- dibus. Cirri tentaculares paribus octo. Cirri omnes prælongi , fiiformes , retractiles ; inferioribus tamen brevioribus. OBSERVATIONS. Les hésiones sont remarquables par leurs cirres longs, filiformes et rétractiles. Ceux qui constituent leurs cirres tentaculaires résultent des soies des quatre premières paires de mamelons pédiformes converties en longs cirres. Ces mamelons ne sont point propres à la locomotion. Le corps 2,6 316 ANIMAUX des hésiones est plutôt oblong que linéaire, à segmens peu nombreux, à tête rétuse, comme divisée par un sillon longitudinal. Les branchies ne sont point saillantes. ESPÈCES. 1. Hésione éclatante. ZZesione splendida. H. cinereo-margaritucea, nilore vuria ; mamillarum setis apice lamellé cultriformt mobilique auctis. Hesione splendida. Sav. Miss. et fig. Habite la mer Rouge, M. Sav/gny , et se trouve à lIle-de- France, M. Mathieu. Corps nn peu rétréci vers son extrémité antérieure , à environ 18segmens apparens. 2. Hésione parée. Hesione festiva. H. proboscide conicé ; mamillarum setis apice nudis sub- truncatis. Hesione festiva. Sav. Mss. Habite le golfe de Nice, M. Résso. Le corps a un peu moins de reflets quecelui du précédent, et ses anneaux sont un peu plus allongés, PHYLLODOCÉ. (Phyllodoce. ) Trompe grosse, claviforme, ayant à son orifice une rangée de petits tentacules. Point de mâchoires. Antenne impaire nulle ; les mitoyennes et les extérieures courtes , subbiarticulées. Huit paires de cirres tentaculaires al- Jongés, subulés ; inégaux. Les autres cirres comprimés, veineux , foliiformes , non rétractiles. Proboscis crassa ; claviformis ; orificio tentaculis parvis , ordine unico. Maxillæ nulle. Antenna impar nulla : intermediis externisque brevibus , subbiarticu- latis. Cirri tentaculares elongati , subulati , inæquales : paribus octo. Cirri alii compressi, venost, foliüformes, non retractiles. SANS VERTÈBRES. 317 OBSERVATIONS: Les phyllodocés sont singulières. par les cirres de leur corps qui sont applatis , minces, veinés, semblables à des feuilles, et qui paraissent branchifères. Leurs yeux sont latéraux , mais les postérieurs sont peu apparens. Ces né- réidées ont le corps linéaire, à segmens très-nombreux. Un seul NE à chaque mamelon pédiforme. ESPECE, 1. Phyllodocé lamelleuse. Pyllodoce laminosa. Phyllodoce laminosa. Sav. Mss. Habite les côtes de Nice. Corps trés-long , presque cylindrique ; de 325-338 segmens, brun avec des reflets pourpres et violets SYLLIS. (Syllis.) Trompe médiocre, divisée en deux anneaux, à orifice sans tentacules, mais qui soutient une petite corne solide avancée. Point de mâchoires, Trois antennes muliarticu- lées, moniliformes : les mitoyennes nulles: Deux paires de cirres tentaculaires et moniliformés. Les autres cirres ayant le supérieur moniliforme nr long , tt l'inférieur inarticulé , conique. orificio tentaculis privato , cornieulum solidum porrectum sus- tinente. Maxillæe nulle. Antennæ tres, multiarticulatæ, moniliformes : Proboscis mediocris, annulis binis divise ; intermedits nullis. Cirri tentaculares moniliformes paribus duobus. Aliorum cirrorum supe- riore longiore moniliformi ; inferiore inarticulato , co- nico. 318 ANIMAUX OBSERVATIONS. Ce qu'il y a de bien remarquable dans les syZlis, c'est de voir tant de parties diverses moniliformes, puisque les trois antennes, les cirres tentaculaires , et, parmi les autres cirres du corps, le supérieur de chaque paire offrent tous une forme semblable. Le corps de ces néréidées est composé de segmens très-nombreux , à mamelons sunples, n'ayant qu'un seul faisceau de soies, et qu'un seul acicule. Les yeux sont apparens, mais les branchies ne le sont point. ESPÈCE. Syllis monilaire. Sylis monilarts. S'yllis monilaris. Sav. Mss. et égypt. Zool. annel. pl. 4. f. 3. Habite la mer Rouge. Corps très-long, peu déprimé , aminci insensiblement vers la queue, que terminent deux filets grèles et moniliformes. Il à 341 segmens courts. L SPIO. (Spio. } Corps allongé, articulé , grêle , ayant de chaque côté une rangée de faisceaux de soies très-courtes. Branchies latérales, non divisées , filiformes. Deux Épqnteres extrêmement longs, rate ou .sÉé- tacés , imitant des bras. Bouche terminale. Deux ou quatre yeux. Corpus elongatum , articulatum , gracile ; utroque latere fasciculis setarum brévisstimarum serie unic& digestis. Branchiæ laterales, indivisæ , filiformes. Tentacula duo , longissima , filiformia vel setacea , brachia SE Os terminale. Oculi duo aut qua- tuor. SANS VERTÈBRES. 319 OBSERVATIONS. Les spios sont de petites néréidées qui vivent dans des tubes enfoncés dans le limon du fond de la mer. Elles agitent con- tinuellement ,;comme deux bras, les deux longs tentacules que porte leur tête; et pêchent les petits animaux marins qu'elles peuvent saisir , pour lés sucer. Je présume que ces deux tentacules sont de véritables antennes: il y en a quel- quefois quatre. die, fé ESPÉCÉS. ‘ 1. Spio séticorne. Spro seticornis. S. tentaculis tenuibus striatis. O: Fabr, Berl. Scbr. 6. & 5. f. 2-7. Mereis seticornis. Lin. syst. nat. 2.p, 1085. n. 4. Bast. opusc. subs. à. p. 134. t. 12. f. 2. Habite l'Océan européen. 2. Spio filicorne, Spio fiicornis. S. tentaculis crassis annulatis. O. Fabr. Berl_ 6. t, 5. f. 8-12. Gmel. p. 3110. Habite les côtes da Groenland. 3. Spio à queue. $pio caudatus. S. depressus , semi-hyalinus ; corpore posticè subcaudato. Polydora cornuta. Bosc. His. nat, des vers, 1. p. 150. t. 5 ET. Habite les côtes de la Caroline, entre les pierres et les coquilla- ges. Il se fait un fourreau membraneux couvert de vase. 4. Spio quadricorne. Spio quadricornis. S. tentaculis quatuor : externis filiformibus longissémis ; in- termedliis crassis brevissimis. Diplotis hyalina. Montag. Act. soc. lin. xr. p. 203. t, 14. (07: Habite les côtes d'Angleterre , près de Devon. 320 ANIMAUX LES EUNICES. (Eunice.) Branchies, lorsqu'elles sont distinctes , existant à tous des pieds ou mamelons pédiformes sans interruption. Mächoires nombreuses , toujours au delà de deux : celles du côté droit en moindre nombre que celles du côté gauche. Première paire de pieds nulle. Les eunices tiennent de très-près aux néréidées par leurs rapports , et néanmoins elles en sont bien distinctes , puis- que non-seulement elles ont toujours des mächoires , mais qu’elles en ont constamment plus de deux et sur. deux rangs, et qu'en ouire le nombre de ces mächoires est plus grand d’un côté que de l'autre. La trompe de ces annelides anteunées est très-courte, fendue longitudinale- ment , très-ouverte , et n’a point de tentacules à son ori- fice. Les mächoires qu'elle renferme sont calcaires ou cornées , articulées les unes au-dessus des autres, et ne sont ni en nombre égal des deux côtés, nitout-àa fait sem- blables entr’elles. Les deux rangées de ces mächoires se rapprochent inférieurement, et dans chacune , les mä- choires diminuent de taille à mesure qu'elles sont plus voisines du sommet de la rangée. Une lèvre inférieure calcaire ou cornée et composée de deux pièces allongées et réunies , vient se joindre au support double des deux mâchoires les plus inférieures. Les yeux de ces animaux tantôt sont indistincts, et tantôt sont bien apparens, mais seulement au nombre de deux. Les branchies, lorsqu'elles se montrent, ne consistent qu'en un simple filet pectiné tout au plus d’un côté, et attaché à la base supérieure SANS VERTÈBRES. 391 des rames dorsales. M. Savigny partage les eunices en quatre genres, que l'on pourrait réduire à ‘deux pour plus de simplicité. J'en vais néanmoins faire une expo- sition succincte, les divisant en deux tribus distinctes. (1) Ceux qui ont sept mâchoires, e! la tête libre, tout-à-fait décou- verte. Léodice. Lysidice. (2) Ceux qui ont neuf mächaires , et la tête cachée sous le premier segment. | Aglaure. Ænone, LÉODICE. ( Levdice.) Sept mâchoires : trois du côté droit, et quatre du côté gauche ; les inférieures très-simples. Cinq antennes fili- formes, plus longues que la tête, inégales. La tête tout-à- fait découverte. Deux yeux très-distincts. Maxillæ septem : tres in ordine dextro, quatuor in sinistro ; inferioribus simplicissimis. Antennæ quinque Jiliformes ; inæquales, capite longiores. Caput penitus detectum. Oculi duo valde distinct. OBSERVATIONS. Les /éodices ont la tête plus large que longue, libre, dé- couverte, divisée par devant en deux ou quatre lobes. Leur corps est long, linéaire, presque cylindrique, à segmens courts et nombreux. Leurs branchies sont filiformes, pec- tinées d’un côté. Les yeux sont grands ; l’antenne inpaire Tome F. ai 3959 ANIMAUX est plus grande que les autres ; les deux extérieures sont les moins longues. Ce genre parait nombreux en espèces et 1l y en a d’une longueur extraordinaire, ESPECES. 1, Léodice gigantesque. Leodice gigantea. L. longissima, tereti-depressa ; cirris Lentaculartbus duo- bus segmento primo brevioribus ; capite quadrilobo. An terebella aphroditois ? Gmel. p.3114. Eunice. Cuv. Règne anim. 2. p. 523. Leodice gigantea. Sav. Miss. Habite la mer des Indes. Mus. n.o Corps long de quatre à six pieds et plus, formé de 448 segmens. Cinq antennes , non ar- ticulées, du double plus longues que la tête. Branchies nulles aux quatre premières paires de mamelons, pectinées à toutes . les autres, ayant des filets serrés et nombreux : elles se sim- plifient vers la queue. Couleur gris-cendré avec des reflets d’o- pale. 2. Léodice antennée. Leodice antennata. L. cinereo-rubescens : nitore cupreo ; corpore anticè tur- gidiore; capite bilobo. Leodice antennata. Sav. Mss. et Egypt. Zool. pl. 5. f. r. Habite le golfe de Suez. Ses antennes sont articulées. Le corpsa jusqu’à 119 segmens , dont celui de la queue se termine par deux filets articulés. Les branchies sont pectinées d’un côté, n'ont que trois à sept filets ou dents, et se simplifient vers la queue. Elles manquent aux cinq à six premières paires de ma- melons. {éodice française. Leodice gallica. L. grisea , margaritacea ; antennis inarticulatis ; branchiis anticis simplicibus , allis bifidis, ad segmenta posteriora nullis. Leodice gallica. Sav. Mss. Habite les côtes de France. Corps formé de 51 segmens , dont les cinq premiers, ni les dix-huit derniers n’ont point de bran- En CHICS» SANS VERTÈBRES. 3923 4. Léodice norvégienne. Leodice norwegica. L. convexa, sublutéa ; antennis inarliculatis ; branchits pectinatis ; cirris superioribus branchiis multo longio= ribus. Vereis pennata. Mall. Zool. dan, r.p. 30. tab, 29, f. 1-3. Vereis norwegica. Gmel. p. 3116. Encyel. pl. 56 fol. 5.- Leodice norwegica. Say. Mss, Habite les mers du nord. Son corps a 126 segmens, etse termine par deux filets. 5. Léodice pinnée. Zeodice pinnata. L. convexa, rufa ; anteunis articulatis ; branchits pectinatis brevibus ; cirris superioribus prælongis. IVereis pinnata. Mull. Zool. Dan. 1. p. 31. tab. 29. f. 4-. Encycel. pl. 56. f. 1-4. Leodice pinnata. Sax. Mss. Habite les mers du nord. Les deux filets de la quene-sont courts etépais. 6. Léodice espignole. Leodice hispanica. L. gracilis , g:iseo-rubella ; antennis inarticulatis ; branchiis biseu trifidi: ; cirro superiore brevioribus: Leodice hispania. Sav. Mss. Habite les côtes d'spagne. 7. Léodice opaline. Lodice opalina: L. cinereo-cærulesces , nitore varia ; anteñnis inarticu- latis; branchiis arerioribus posticisque simplicibus : aliis bifidis , trifidis t quadrifidis. Leodice opalina. Say. Vs. Habite.. celle-ci n’a poi: de cirres tentacülaires sur le cou : : les précédentes en sont Hnies, Son corps uni peu renflé près de la tête , a jusqu’à 2S%egmens. 8. Léodice sanguine. Leode sanguinea. L. branchiis pectinalis , vsbs medium corporis longior:- bus ; segmentis posticis ‘bnudis ; caudd biset. IVereis sanguinea. Act: SoLin, vol. XI. pataast À f. 1-3 Habite... 324 ANIMAUX LYSIDICE. (Lysidice.) Sept mâchoires : trois du côté droit et quatre du côté gauche; les inférieures très-simples. Trois antennes courtes, inégales, inarticulées : les deux extérieures nulles, Tête tout-à-fait découverte, à front arrondi. Deux yeux distincts. Point de cirres tentaculaires. Branchies incon- nues. Mazxillæ septem : tres in ordine dextro ; quatuor in Sinistro ; inferioribus simplicissimis. Antennæ tres breves , inœquales, inarticulatæ : exterioribus duabus nullis. Caput penitus detectum, fronte rotundat&. Oculi duo distincti. Cirri tentaculares semper null. Bran- chiæ ignotæ. OBSERVATIONSe Ce n’est guères que par le nombre ds antennes et par leurs branchies inconnues que les /ysidces sont distinguées des léodices. Les unes et les autres mt le corps linéaire, cylindracé, à segmens très-nombre*, et Ja tête libre , plus large que longue. ESPEC:S. 1. Lysidice valentine. Lysidic valentina. L. gracilis , margärilacèa ; ntennis’subulatis ; oculis ni- gris. Lysidice valentina. Sav. M; Habite les côtes de l'Espagne a. Lysidice olympienne. Lydice olympia. L. griseo-albida ; anten néubulalïs ; corportis parte posticé in caudam conicam ei bnudam atlenuatd. SANS VERTÈBRES. : 325 Lysidice olyÿ mpia. Sav.Mss. Habite les côtes de France. Un petit mamelon conique , derrière l'antenne impaire. Les 12 derniers anneaux du corps forment une queue conique , ciliée par deux rangs de pieds presqu'im- perceptibles, et terminée par deux älets courts. Avant cette queue, l’on compte 55 segmens. 3. Lysidice galathine. Lysidice galathina. L. lactea ; segmentis tribus primis aureo-rufis ; antennis brevissimis ovalibus. Zysidice galathina.Sav. mss. Habite leseôtes de France. Corps plus épais que dans la précé- dente. Un large mamelon derrière l’antenne impaire. AGLAURE. ( Aglaura. } Neuf mâchoires : quatre du côté droit et cinq du côté gauche ; les inférieures fortement dentées. Trois antennes courtes, couvertes : les deux extérieures nulles. Tête cachéesous le premier segment ; à front bilobé. Lies yeux peu distincts. Branchies inconnues. Maxillæ novem : quatuor in ordine dextro ; quinque in sinistro ; inferioribus exquisitè dentatis. Antennæ tres breves , obtectæ : exterioribus duabus nullis. Ca- put segmento antico occultatum : fronte bilobd. Ocuk vix distinct. Branchiæ ignotæ. OBSERVATIONS. L'aglaure , ainsi que l’œnone, est bien distinguée des annelides des deux genres précédens , parce qu’elle a neuf mâchoires, et que sa tête est cachée sous le premier segment du corps. Sauf les deux mâchoires terminales qui sont petites eten Ÿ , toutes les autres mâchoires de l’aglaure sont fortement dentées en scie au côlé intérieur, et terminées. par un crochet, Point de cirres tentaculaires. LA 325 ANIMAUX * ESPECE. 1.-Aglaure éclatante. Aglaura fulgida. Sav. Mss. et Eg. Zool. annel. pl. 5. f. 2. Habite les côtes de la mer rouge. Corps très-long , convexe, composé de 253 segmens , et d’une couleur cendrée bleuâtre, a reflets d’opale, éclatans. OŒENONE. (OEnone.) Neuf mâchoires : quatre du côté droit , et cinq du côté gauche ;lesinférieures fortement dentées. Point d'antennes en saillie. Tête cachée sous le premier segment , qui est grand et arrondi par devant. Les yeux peu distincts. Les branchies inconnues. “Maxille novem : quatuor in ordine dextro; quinque in sinistro ; inferioribus valdè dentatis. Antennæ pro- minul®& nulle. Caput segmento primo magno anticè rotundato occultatum. Ocul parum distincti. Branchiæ 15n01®. OBSERVATIONS. Ce n'est guere que par le défaut d'antennes saillantes que lœnone se distingue de l’aglaure. La forme généralé , l'as pectetles mâchoires de l’animal paraissent entièrement les mêmes. Point de cirres tentaculaires, et de part et d’autre les mamelons pédiformes courts. ESP EICIE. 1. OEnone brillante. OF none lucida. Sav. mss. et Egypt. Zool. annel. pl. 5. f. 3. Habite les côtes de la mer rouge. Corps long , linéaire, un peu renflé vers la tête, formé de 142 segmens, et d’un cendré bleuâtre trés-brillant. & SANS VERTÈBRES. 3%7 6 Branchies en forme de feuilles très-compliquées, ou de houppes., ou d’arbuscules très-rameux, toujours grandes et très-apparentes. Point d'acicules. LES AMPHINOMES. (Amphmomæ.) Branchies et cirres supérieurs existant sans interrup- tion à toutes les paires de mamelons pédiformes. Jamais de mächoires. Les amphinomes constituent la quatiième et dernière famille de nos annelides antennées, c’est-à-dire, des néréidées de M. Savigny, etsont très-remarquables parleurs branchies et par leur défaut d’acicules. Leurs branchies sont grandes, compliquées, situées sur la base supérieure des rames dorsales ou derrière cette base, s'étendant quelquefois jusqu'aux rames ven- trales. Elles ressemblent à des feuilles pinnatifides, ou à des houppes , ou à des arbuscules qui, communément, se divisent dès leur origine en plusieurs troncs, soit coa- lescens , soit séparés , et plus où moins éloignés les uns des autres. Ces animaux og une trompe courte ; ouverte longitu- - dinalement à l'extrémité, dépourvue de papilles tentaeu- laires, et de mâchoires. Leurs yeux sont au nombre de deux ou de quatre. Tous ont des antennes dont le nombre naturel est de cinq. L’impaire ne manque jamais, et s'in- sère sur le devant d’une caroncule dont la base s'étend par derrière jusqu’au troisième ou quatrième anneau du corps ; mais les antennes mitoyennes et les extérieures manquent quelquefois. 328 ANIMAUX Pieds à rames grandes , séparées , munies chacune d’un seul faisceau de soiïes et privées d’acicules. Les cirres sont très-apparens , subulés, et insérés à l’orifice des gaines, derrière le faisceau de soies. Le corps de plusieurs amphinomes est moins allongé, et plus large que celui des néréidées et des eunices, ce qui sembie devoir les rapprocher de certaines aphrodites; mais leurs branchies composées lesen éloignent. M. Savi- gny partage cette famille en trois genres : dans les deux premiers ,les antennes sont complètes , c’est-à-dire, au nombre de cinq, et dans le troisième , l'antenne impaire existe seule. CHLO É. (Chloeïa. } _Trompe . ... cinq antennes subulées, biarticulées : les mitoyeunes rapprochées, insérées sous l'antenne impaire; les deux extrêmes écartées. Branchies en forme de feuilles tripinnatifides , écariées de la base des rames supérieures. Un cirre surnuméraire aux rames supérieures des quatre ou cinq premières paires de pieds. Deux yeux distincts. Proboscis ... antennæ quinque subulatæ , biarticu- latæ : intermediis infra antennam imparem inserus ; exterioribus duabus remotis. B ranchiæ folia tripinna- tifida simulantes, è basi ramorum superiorum distantes. Cirrus ultra numerum ad remos superiores pariorum primorurm: quatuor seu quinque pedum. Oculi duo distincti. OBSERVATIONS. Les chloësse distinguent des pléiones par la forme et la position de leurs branchies, et parce qu'elles ont, aux rames # SANS VERTÈBRES. 329 supérieures des quatre ou cinq premières paires de pieds, un cirre surnuméraire petit , inséré sur l'extrémité de cha- que rame dorsale. Les deux autres cirres fort longs. Les branchies sont sur les côtés du dos, près de la base supé- rieure des rames dorsales. Les deux filets de la queue sont cylindriques, épais, courts. ESPE CE. 1. Chloë chevelue. CAloeïa capillata. Apkhrodita flava. Pall. Miscell. Zool. p.98. tab. 8. f. 7-11. Amphinome capillata. Brug.dict. no 1. Encyclop. pl. Go f. 1-5. Cuv. règn. anim. 2. p. 527. T'erebella flava. Gmel. p. 3114. Habite la mer de l’Inde. Mns.n.° Belle et assez grande espèce, remarquable par ses longs faisceaux de soies d’un jaune bril- lant, et par ses branchies pourpres, tripinnatifides, Son corps, long d'environ quatre pouces, estapplati en dessous, un peu convexe sur le dos , d’ane forme oblongue , se rétrécissant vers sa partie postérieure , et a 42 segmens. PLÉIONE. (Pleïone.) Trompe pourvue d’un double palais saïllant , ayant des plis dentelés. Cinq antennes biarticulées , subulées ; les mitcvennes rapprochées et insérées sous limpaire ; les extérieures écartées. Branchies rameuses , subfasciculées, entourant la base supérieure des rames dorsales. Point de cirres surnuméraires. Quatre yeux; les deux posté- rieurs peu distincts. Proboscis palato duplici prominulo instructa; plicis serrulatis. Antennœ quinque biarticulatæ , subulate ; intermedis approximatis , infra imparem insertis ; exterioribus remotis, Branchice ramosæ, subfascicula- æ 330 ANIMAUX "1 tæ, remorum dorsaliüum basim superam cingentes.Cirri ultra numerum null. Oculi quatuor ; posucis parim distinctis. OBSERVATIONS, Peut-être que, par son palais double ou bifide, la trompe des pléiones est différente de celle de la chloë ; mais les pléiones s'en distinguent au moins par la position et la forme de leurs branchies, et parce qu’elles n'ont point de cirres surnuméraires. Leurs cirres d’ailleurs sont inégaux , tandis que ceux de la chloë sont presque semblables. ESPÈCES. x. Pléïone tétraëdre, Pleionetetraedra. nue PL elongata, quadrangularis , posticë attenuata; branchüs dense fasciculatts. Æphrodita rostrata. Pall. Miscel. Zool, p. 106. tab. 8. f, 14.-18. Arphinome tetraedra. Brug. dict. n.° 4. Ency lop. pl 61.f, 1-5. Terebella rostrata. Gmel. Habite la mer des Indes. Mus. n° Son corps à jusqu’à un pied de longueur ; il est formé de 55 à Go anneaux. Chaque pied a - deux faisceaux desoies trés-inéganx. 2. Pléïone caronculée. Pleione caruneuluta. PL. depresso-quadrangularis ; pedum fasciculis gemellis subæqualibus ; carunculd lamellis divisd. Aphrodita carunculata. Pall. Miscel. Zool. pe 102. tab. 8. f. 12,—13. Amphinome carunculata.Brug.dict. n.0 2. Encyel. pl. Go. f. 6.—%. Terebella carunculata. Gmel. Habite la merde; Indes. 3. Pléione éolienne. Pleione eolides. Pl. depresso-quadrangularis; pedum fasciculis inœquali- bus ; carunculd indivisé. Pleione eolides. Sav. Mss. Habite....Mus. n.° Elleest plus aplatie que la précédente. Sa caroncuie est ovale-oblongue, lisse, SANS VERTÈBRES. 331 4. Pléione aleyonienne. Pleione alcyonea. PL. linearis, depressa , cæruleo-violacea ; antennä impari aliis breviore ; carunculd ovatä. Pleione alcyonea. Say. Mss. et Eg. Zool. ann. pl. 2. f. 3. Habite le golfe deSuez. Petite espèce. Corps formé de soixante sept segmens plus larges que longs. Faisceanx de soies de chaque pied inégaux. 5. Pléione applatie. Pleione complanata. PL, compressa, utrinque attenuala. Aphrodita complanata. Pall. Miscel. Zool. p. 109. tab. 8. f. 19 — 26. ÆAmphinome complanata. Brag. dict. n.0 3. Encyel. pl. 60 f. 8—15. T'erehella complanata. Gmel. Habite la mer des Antilles. Le nereis de Browne (Jam, Hist, p' 395. tab. 39. f. 1.) nus parait différent de l'espèce décrite par Palias. y EUPHÉROSINE:; Euphrosine. ) Trompe sans palais saillant et sans plis dentelés. Antennes extérieures et mitoyennes nulles ; l'impaire subulée. Bran- chies divisées en sept arbuscules rameux , situés derrière les piedset s'étendant d’une rame à l’autre. Un cirre sur- numéraire à toutes les rames supérieures. Deux yeux. Proboscis palato prominulo plicisque denticulatis orbata. Antennæ exteriores intermediæque nullæ : impari subulatä. Branchiæ in arbusculas septem ra- mosas divisæ ;, ponè pedesinsertæ, spatium inter remos occupantes. Cirrus ultrà numerum ad remos superio- res. Oculi duo. OBSERVATIONS. Les euphrosines constituent un genre éminemment ca- ractérisé par les branchies de ces animaux : elles occupent - | sr DE] . "1 , un dSsez grand espace , s'étendent derrière les pieds d'une 332 ANIMAUX rame à l'autre, et consistent en sept arbuscules rameux, séparés, et alignés depuis les rames dorsales jusqu'aux rames ventrales.Ce genre est en outre remarquable en ce que l’ani- mal n’a qu’une antenne, qui est l'impaire;les deux mitoyennes et les deux extérieures manquant tout-à-fait. La tête des eu- phrosines es étroite, rejetée en arriére , et garnie par dessus d'ane coronule déprimée, qui se prolonge jusqu'au qua- triéme ou cinquième segment. Le corps est oblong ou ovale- oblong , obtus aux deux bouts. ESPECES. 1. Euphrosine laurifère. Euphrosine laureata. Æ.rubro-violacea , ovato-oblonga, depressa ; branchiis setis longioribus , ramosissimis, apice folitferis. Euphrosine laureata. Sav. Mss. et Eg. Zool. ann. pl. 2.f. r. Habite les côtes dela mer rouge. Le corps est formé de 41 seg- mens. La coronule qui est au-dessus de la têteest ovale, et relévée sur son milieu d’une petite crête longitudinale. ‘ 2. Euphrosine mvrtifère. Euphrosine myrtosa. E. intensè violacea , oblonga ; branchrïs setis brevtoribus , parcè ramosis, foltifertis. Euphrosine myrtosa.Sav. Mss.et Eg. Zool. ann. pl. 2. f. 2. Habite les côtes de la mer rouge. Espèce plus petite el a corps plus étroit que la précédente. Ce corps a 36 segmens. ORDRE TROISIE ME. ANNELIDES SÉDENTAIRES. L'anünal habite toujours dans un tube d’où il ne sort jamais entièrement , et n'a point d’yeux. Branchies toujours à l'une des extrémités du corps ou pres d'elle, à moins que le tube de l'animal ne soit ouvert d’un côté dans toute sa longueur. Les annelides sédentaires constituentun ordre remar- quable et qui nous paraît naturel , parce que toutes sont ; : sn SANS VERTEBRES, JJ constamment renfermées dans des tubes ou des tuyaux dont elles ne sortent point, qu’elles n’ont jamais d’yeux, et que toutes celles dont les tubes ne sont point ouverts longitudinalement d’un côté, ont toujours leurs branchies à l’une des extrémités du corps, en général à l’antérieure. Ces animaux vivant continuellement dans des fourreaux ou dans des tubes d’où ils ne sortent point, et qui sont presque toujours fermés sur les côtés , il leur eût été fort difficile de respirer, si leurs branchies eussent été dispo- sées dans la longueur de leur corps, comme dans presque toutes les annelides vagantes , ou sur la partie moyenne de leur dos, comme dans l’arénicole. I a donc été né- cessaire que les branchies des annelides sédentaires fussent disposées, soit à la partie antérieure de leur corps, lorsque leur tube n’est ouvert qu'en cet endroit, on qu’elles pussent l'être , au moins à leur partie postérieure , lorsque leur tube est ouvert aux deux bouts. Aussi, cette nécessité cesse, lorsque letuyau qui contient l’animal est ouvert d’un côté dans toute sa longueur , ce dont un seul genre offre l'é- xemple. Ceux qui étudient la nature concevront que c’est la nécessité même dont je parle , qui a ici donné lieu à la disposition des branchies , et non un plan prémédité. Lestubes ou tuyaux des annelides sédentaires, presque toujours fixés sur les corps marins, sont, lesuns membra- neux ou cornés, plus ou moins incrustés au dehors de grains de sable et de fragmens de coquilles, les autres solides, calcaires ethomogènes. Leurs habitans sont des animaux allongés, vermiformes , à corps $arni sur les côtés, de faisceaux de soies subulées, en général fort courts, qui manquentaux premiers et derniers anneaux,et en outre de soies à crochets, qui servent à l'animal pour se mou- voir dans son tube, auquel il n est point attaché, 334 ANIMAUX. DIVISION DES ANNELIDES SÉDENTAIRES.:. (1) Branchies dorsales ou disposées dans la longueur da corps. Les Dorsalées. (2) Branchies, connues ou supposées, disposées à une des extrémités du corps ou auprés, (a) Branchies indéterminées , supposées à la partie postérieure du corps. Le tube de l’animal ouvert aux deux bouts. Les Maldanies. (b) Branchies, en général connues, disposées à la partie an- térieure du corps, ou auprés. (+) Branchies non séparées ni recouvertes par un oper= cule. Les A mphitrité es. . (++) Branchies séparées ou recouvertes par un opercule. Tube solide et calcaire. Les Serpulées. LES DORSALÉES. Branchies dorsales ou disposées dans la longueur du corps. Il est singulier de trouver parmi les annelides qui ha- bitent continuellement dans des tubes, des animaux à branchies dorsales ou disposées dans la longueur du corps; disposition qui n'est point favorable à la respiration , si 2 SANS VERTÈBRES. 335 les tubes ne sont pas ouverts latéralement ; aussi les exem- ples de ceux qui sont dans ce cas , sont-ils peu nombreux. D'après cette disposition des branchies , j'ai dù placer ces annelides en tête des sédentaires, afin de les rap- procher de celles de l’ordre précédent qui ont une dis- position semblable dans leurs branchies. Les dorsalées ne comprennent que deux genres , savoir : celui de l’aré- nicole et celui des siliquaires. Par leur rapprochement, ils forment une association dont probablement personne he se seralt douté. ARÉNICOLE. ( Arenicola. ) Corps mou, long, cylindrique, annelé, nu postérieure- ment, garni de deux rangées de faisceaux de soies dans sa partie moyenne et antérieure. Des branchies externes en houppes ou arbuscules , dans la partie moyenne da dos, au bas des faisceaux de soies. Bouche terminale, nue. Point d'yeux. Corpus molle, longum, annulatum , cylindricum, posticè nudum ; setarum fasciculi biseriales in parte medid'anticäque. Branchiarum externarum arbusculæ aut penicilli ad basim fasciculorum dorsalium. Os terminale , nudum. Oculi nulli. OBSERVATIONS. Les branchies externes et bien apparentes de cette anne- lide ne permettaient pas de laisser cet animal parmi les Jombrics ; il a donc fallu en faire le type d’un genre particu- lier qui est très-distinct. Dans le tiers postérieur du corps de l'arénicole, il n'y a ni faisceaux de soies, ni branchies; 336 ANIMAUX . dans le tiers antérieur sUny a que des faisceaux de soies ; enfin ce n’est que dans la partie moyenne dorsale que se trouvent les deux rangées de houppes branchiales. La bouçhe ne s'allonge point en trompe. M. Savigny place ce genre parmi ses annelides serpulées; il assure que l'animal a des soies à crochets et qu'il habite dans un tube. S'il en est ainsi, l'animal sort donc habituel- lement et souvent de son tube pour respirer ; ou bien son tube est, soit perméable à l’eau, soit fendu d’un côté comme celui de la siliquaire. ESPECE. x. Arénicole du pêcheur. {renicola piscatorum. Lumbricus martnus. Lin. IVereïs lumbricoïides. Pail. nov. act. petrop. à t. 1.f. 19-29. Encyel. pl. 34. f, 16. Arenicola carbonaria , Leach. Habite e: Europe, dans le sable des bords de la mer. Les péê- - cheurs en {ontdes provisions, et s’en servent , comme d’ap- pèt, pour prendre le poisson, SILIQUAIRE. (Siliquaria. ) Corps tubicolaire, inconnu. Test tubulenx, irrégaliérement contourné , atténué postérieurement, quelquefois ei spirale à sa base, ouvert à son extrémité antérieure ; ayant une fente leugiindinale, subarticulée , qui règne dans toute sa longueur. Corpus tubicolare , ignotum. Testa tubulosa, irregulariter contorta , postice atte- nuata , ad basim interdum spirata, apice pervia ; fissurd longitudinali, subarticulaté , per totam longitu- dinem currente. = nm SANS VERTÈBRES. 397 OBSERVATIONS, Les si/iquairessavaient été confondues avec Îes serpules par Linné ; ce fut Bruguière qui, le premier, les en sépara avec raison, Quoique l on ne connaisse pas encore l'organisa- tion de l’animal des siliquaires, on ne saurait douter qu'il appartienne à la classe des annelides , et qu'il soit sérlentaire dans son tube. Mais probablement ses hranclues sont laié- rales , c’est à dire, placées sur l'animal dans sa longuenr; et comme J’animal parait ne point quitter son tube, 1la donc fallu que ce tube fût ouvert latéralement par une fente cou- rante, pour qu'il pût respirer. Par la disposition de ses branchies , il appartient à l’ordre des annelides vagantes, mais, d’äprès l'habitude que nous lui attribuons d'être sédentaire , nous le plaçons ici provisoirement: L'animal se déplaçant dans son tube ,on y trouve quelquefois des cloisons transverses. Dans certaines espèces, la fente latérale est peu apparente , et laisse le genre presqu'indécis. ESPEUES. Siliquaire anguine. Siliquaria anguina. S. testé tereli, muticé, transverse strialtd , longitudinaliter sulcat&; anfractibus baseos subcontiguis , spiram for: mantibus. Serpula anguina. Lin. Syst. nat.p 1267. Born. Muüs. p. {4o. tab. 18. f. 15. Habite la mer des [ndes. Mus. n.0 Son tuyau est blanchitre ; sa spirale inférieure est presque régulière. On en trouve des portions fossiles, à Saini-Clément , au ñord d’Angers. M. Mé- nard. 2. Siliquaire mu riquée. Siliquari ia mu) icata. $. testé tubulosé# contorté irregulari longitudinaliter « Cos- tatd ; costis squamis fornicatis serialim muricatts. Serpula muricata, Burn. Mas, p. 440. t. 18,:f. 16. Ramph. Mas. tab. 41. fig. H, T'ome F. LR] Le Le 3 338 ANIMAUX (B) Var. violacea; costis pluribus submuticis ; squarnis alia- rum mintmis. Mus. n,° Habite la mer des Indes. Son tuyau est anguleux, ne forme point de spirale régulière : il est d’un blanc rougeûtre, et dans la variété B, d’un violet rosé. F 3. Siliquaire lisse. Siliquaria lævigata. S. testé terett, obsoletë costatd, laxë convolut&; rimé ar- ticulatæ. An Martin. Conch. r. tab. 2.f. 13. c? Habite..... Mus. n.o Tuyau blanchâtre. 4. Siliquaire tire-bouchon. Siliquaria terebella. S’. testé tereti, lævi, spiratd; rimé subarticulata. Habite...../Fossile de Saint-Clément de la Plaie, à trois lieues d'Angers. Ménard. 5. Siliquaire lactée. Siliquaria lactea. S. testdcontort&, parvul&, semi-pelluciddà, candidé , læ- vissimd ; fissuré& énarticulatd. Mus. n.° Habite... .la mer de l'Inde ? Voyage de Péron. 6. Siliquaire lime. Siliquaria lima. S'. testé tereti , per longitudinem multistriat& , laxë éontor- td; striis squamulis asperalis. Habite. ....Fossile de Grignon. Mon cabinet. 7. Siliquaire épineuse, Sihiquaria spinosa. S'.testd tereti, subcontorté , echinatd&; costis longitudina- libus , squamatlo-spinosis. Mus.n.o Faujas. Géologie, vol. 1. pl. 3. f. 6. Habite. ....Fossile de Grigaon. Mon cab. Par sa fente latérale souvent peu apparente, on la confond avec la serpule hérissée. Elle est plusou moins cloisonnée à l’intérieur. LES : M A‘LPD AN TES: Branchies indéterminées , supposées à la partie posté- rieure du corps. Le tube de l'animal ouvert aux deux bouts ie" ÿ | a M. Savigny ne rapporte qu'un génre à sa division des SANS VERTÈBRES; 339 wraldanies, celui de la clymène ; et jy en ajoute on autre , eclai des dentales , quoique l'animal en soit moins connu. Les maldanies ne sont pas moins singulières que les dorsalées ; mais elles le sont sous d’autres rapports. En effet, comme, dans la plupart des annelides sédentaires, les branchies sont situées à la partie antérieure du COrps de l'animal, on lesy a cherchées en vain dans les clymènes, et M. Savigny en a concln qu'elles n’en avaient point. Fn réfléchissant à cette singularité de Ja clymène , je portai aussi mon attention sur une autre, savoir : que le tube où fourreau qui contient l'animal est onvértauüx deux bouts ; et bientôt je compris que la situation des branchies devait en être la cause. Alors, quoique l'animal de Ja clymène ne me soit pas directement connu, et qu'à l'égard de celui des dentales, mes notions‘ soient encore vagues, je ne ba- lançai pas à les rapprocher sous la considération de leur tube et sous celle de la disposition supposée de leurs branchies à l'extrémité postérieure de leur corps. Ce rap: prochement paraîtra tout aussisingu}ier, qu'a dù le paraître celui des siliquaires et de l’arénicole. CLYMEÈNE. ( Clymene. ) Corps tubicolaire, grèle, cylindrique, ayant de chaque côté une rangée de mamelons sétifères, Extrémité antérieure rétuse, oblique, ayant, un rebord demi-circulaire qui s’avancé au-dessus de la bouche. Celle-ci transverse, plissée , bilabiée ; à lèvre inférieure tres-renflée. Point detentacules. Extrémité postérieure dilatée, formant un entonnoir; 340 ANIMAUX à limbe découpé formant plusieurs petites dents égales et pointues ; à intérieur muni de rayons élevés. les branchies ? ] qui se prolongent jusqu’à l'anus. Celui - ci situé au fond de l'entonnoir et entouré de papilles char- nues. Tube grêle, ouvert aux deux bouts, et incrusté au dehors de $rains de sable et de fragmens de coquilles. Corpus tubicolare , gracile , cylindricum ; utroque latere mamillis setiferis uniserialibus. Extremitas anterior retusa, obliqua; margine semi- ctreulari os obumbrante. Os transversum, plicatum , bilabiatum : labio inferiore turgidissimo. Tentacula nulla. Posterior extremitas dilatata, orbiculatin expan- sa , infundibulum simulans : limbo dentibus pluribus æqualibus acutisque fisso ; intus radis [ branchiæ ? ] elevatis ad anum usque porrectis. Anus fundum infun- dibuli occupans, papillis carnosis circumvallatus. Tubulus gracilis , uträque extremitate pervius , extus arenulis fragmentisque conchy liorum incrustatus. OBSERVATIONS. Fnnous faisant connaïîtrele genre sinsulier des clyÿmènes, M. Savigny nous a éclairé sur un mode particulier auquel on ne pensait point à l'égard des annelides. J'aperçois inaintenant ce que peut , ce que doit être l'animal des den- tales. M. Savigny ayant cherché sans succès des branchics à l'extrémité antérieure des clymènes, en a conclu qu'elles en manquaient, comme si cela était possible. Si nous ne couuaissions point les doris, peut-être aurions-nous quelque peine à croire que les branchies pussent étre trânsportées au SANS VERTÈBRES. 34E tour de l’anus,Dans les annelides toujours renfermées dans ur tube qui n’est ouvert qu’à l'extrémité antérieure, il fallait bien queles branchies de l'animal fussent placées à cette extrémité de son corps ou auprès; mais ce n’est assurément pas sans raison que le tube des clymènes est ouvert aux deux bouts , et l'appareil de l’entonnoir qui environne l'anus, indique assez que c’est la que sont situées les branchies. Le corps des clyménes. a les segmens de sa partie moyenne plus longs que ceux qui sont vers ses extrémités. Ses mamelons latéraux sont transverses , portent chacun un petit faisceau de soies subulées , et après les trois paires antérieures, ilsont en outre dessoies à crochets. ESPECE. 1. Clymène amphistome. Clymene amphisitoma. Savigny , Mém. Mss. Habite sur les côtes de la mer Ronge, dans les crevasses des ro- chers. Les petits tubes qu’elle se forme sont onduleux, et ouverts aux deux bouts pour le passage de l'extrémité anté- rieure et pour celui de l’entonnoir. DE NTALE: ( Dentalium. ) Corps tubicolaire | très-confusément connu ; ayant son extrémité antérieure exsertile en un bouton conique , entouré d’une membrane en anneau. Bouche terminale. Extrémité postérieure dilatée , évasée orbiculairement : a limbe divisé en cinq lobes égaux. Tube testacé , presque régulier , légèrement arqué , atténué insensiblement yers son extrémité postérieure , ct ouvert aux deux bouts, Corpus tubicolare , obscurè notum : extremitate 3/49 ANIMAUX anti F1 in gemmam conicam exserUl , membrané annu lari cürcundatd. Os terminale, Re Extrermiüas posterior dilatata, orbiculatim patula : mbo lobis quinque œqualibus diviso. T'ubus testaceus , subregularis , leviter artuatus , vershs extremitatem posticam sensim atléenuatils, uträque extremitale pervius. OBSERVATIONS. D'Argenville ne nous a donné que des notions très impar- faites de l'animal des dexntales | dont il figure ies extrémités dans sa Zoomorphose. Selon les observations communiquées par M. K/euriau de Belle - Vue, Vanimal: des deñtales approche beaucoup , par sa forme ; des amplutrites’et des sabellaires 5 il à; ‘de chaqie côté du corps , une rangée de petits. faisceaux à deux sojes ; mais il: n'a point les panaches branchiaux des amphitrites , ni les paillettes en, peigne des sabellaires, Si l'on s'en rapporte à l'épanouissement en ro- selle de la partie postérieure-de Fanimal des dentales , selon d'Argenville, cette roseite est un entonnoir fort analogue à celui des ely mènes de M. Savigny. Ce serait au fond de cet entonnoir que se trouverait lanus, et probablement les branchies l’entoureraient. En attendant que cet animal soit Iuieux connu, nous continuerons de Île rapporter aux anneélides; nous croyons même qu'il doit avoisiner les clymènes par ses rapports. EE À Les dentales sont assez nombreuses en espèces j d’après les ditférens tubes de ces anumaux que l'on voit dans les collections ; on en connait aussi plusieurs déns l'état fos- sile. i SANS VERTÈBRES. 343 ESPECES. . 1 (a) Tubes à côtes ou stries longitudinales. 1. Dentale éléphantuine. Dentalium elephantinum. D. testé decemangulaté, subarcuatä , striatd. È Linn. Syst. nat. p. 1263. Gmel. p. 3736. ‘Argenv. Conch.t. 3. fig. H ,et Zoomorph.t. 1. fig. H. Martin , Conch. 1. t. 1.f. 4 A,et 5 A. (b) Idem ? testé fossili, subduodecim costatd; costis sex mäjoribus. 71 Habite les mers de l’fnde et d'Europe. C’est l’ane des plus grandes du genre; elle est verdàtre , nuancée de brun , blan- che vers sa pointe tronquée. On la trouve fossile en Italie. 2. Dentale corne de bouc. Dentalium aprinum. D, testä. subsulçaté; decem duodecimque costalé; striës .transversis subnullis. Martin. Conch. 1. tab. 1. fig. 5 B. “List. Conch. t. 547. f. 1. inferior. | An dentalium aprinum ! ? Lin. Syst. nat. hp. 1263. Gmel. n., 2: (b) dem, testa albidé&. Martin. Ibid. f. 4.B. Habite la mer de l'Inde, Mas. n.o Elle est plus grêle, plussubu- lée que l’espèce n.° 1. La var. B. se trouve fossile au Pié- … ‘ mont. de DGl sillonnée. Dentalium sulcatum. D. testé costis AN pr subæquakilus duodecim ad quindecim sulcata. Mus. n.0 Habite. ....Fossile de Grignon. 4. Dentale fasciée. Dentalium fasciatum. D. testé grised seu fusco-cœrulescente , obscurits fascialé ; anticé parte læviusculx ; postica costati. Dentalium fasciatum. Gmel. n.° 10. Martin. Conch. 1.t, 1. f.3.B ( Habite la mer de Sicile. Mus, n,° # wi ANIMAUX 5. Deniale octogone, Dentalium octogonum. 1. testé albidé subarcuatà oclogond : costis octonis. Mus n.° Habite la mer de la Chine. Elle varie à interstices des côtes sil lonnées. Mon cabinet. 6. Dentale difforme, Dentalium deforme. D. testæ truncis inæqualibus, subcurvatis ; costis seplerm subobl'quis. Mon cabinet. Habite... Fôssile des environs de la Sarthe. M. Ménard. 7. Dentale à neuf côtes. Dentalium novemcostatum. D. testé parvuld, albido-viriduld , novem. costatd , strits transversis subdecussat& SCT Mon cabinet. Habite aux environs Fa Hocballes M. Fleuriau de Belle- Vue. L’animal a, de Here côté, une rangée de faisceaux à deux —soies courles. 8. Dentale sesangulaire. Dentaliim sexangutare. D. testd duodecim costalé : costis sex cminentioribus 2 strüts transoersis mintmis. | tone An RE es sexangulum ? Gmel. P: 3739 Broc. foss. 2. p.262? Habite... ..:Fossile d'Italie, du Plaisantin. Ménard. RON AT REA Dentalium striatum. sf D. testé longitudinaliter striat& : striis crebris obtusis æqua- libus. * Er An dentalium fossile ? Gmel. Habite... .Fossile d’Lialie ; des environs dé Sienne èn Toscane. M. Ménard. On la trouve vivante dans le golfe de Tarente, mais plus grande et à stries pins grosses. 10, Dentale à petites côtes. Dentalium dentalis. D. test tereti} subarcuatd!, costéllatd ; costellis oétodenis aut v'genti: alternis minoribus. US dentalis. Linn. Born. Mus. t, 18. f 13. (B) Zd. ? costis majoribus planulatis. Habite la Méditerranée. Mus: no La variété B. est fossile , ctse trouve en Piémont, près d’Annonce. SANS VERTÈBRES. 345 11. Dentale fausse-antale, Dentalium pseudo-antalis. D. testä tereti subarcuald; anticé lœvi; postice costellis sulcatd. Mus. n.o Habite... ..Fossile de Grignon. 2, Dentale radicule. Lentalium radicula. . D. testé tereli, undatd, subarcuatà ; strits longitudinali- bus , crebris granulatis. An dentalium radula? Gmel. n.0 18. Habite... Fossile de Grignon. Mon cabinet. . @ | (b) Tubes n'ayant ni côtes , ni stries longitudinales. 33. Dentale lisse. Dentalium entalis. D). testé tereti, subarcuatä, continué, lævr. Dentalium entalis. Lin. Syst. nat. p. 1267. Bonan. recr. 1. f.9. Dargenv. Conch. t.3. fig KK. Gualt. Conch. t. 10. fig. E. ; (b) Id. ? testd fossili, maximd. Mus. n.° Habite Océan d'Europe et celui de l'Inde. La variété fossile se trouve à Dax et à Grigaon , mais moins grande. 14. Dentale de Tarente. Dentalium tarentinum. D: testé tereti, subarcuatd', lœvi ; bast rubescente. (B) Id. testd basi subtilissime striaté. Habite le golfe de Tarente. Mon cabinet. 15. Dentale cornée. Dentalium corneum. D. test& tereli, subarcuatd, cineref, interruplä, opacd ; aperturd coarclatd; Lubi margine antico inflexo. Dentaliumn corneum.Lin. Gmel.n. 6. Schroet. Einl. in Conch ‘2. p. 593. t. 6.f.6, """ Habite les wer: d'Afrique. Mnos. n.° rc 16: Dentale noire, Dentalium STE: D. testé terett, subulatä, regulariler arcualf, opacé , ni- gricante ; aperturd palulé ; lubi margine antico recto. 12 Mus. n° 204 bi ictalirhe Te , : 346 ANIMAUX Habite... .du voyage de Péron. Très-distinete dela précédente. 17. Deniale polie. Dentalium politum. D. testé tereti, subarcuaté, continud; striis annularibus con- Jfertissémis, tenuissimis. Dentalium politum. Tin. Gualt. tab. 10. fig. F. - Martin. Conch. 12€. 1. f 3, A. Habite la merde l'Inde. Mus. n°, Voyage de Péron.i 18. Dentale ivoire. Dentalium eburneum. D. testé tereti, subarcuaté, nitidd :*striis-annularibus re- molts. Dentalium eburneum. Lin. \ An schroet. Eial. Conch. 2. t.6. f. 17? Habite dans l'Inde , et setrouve fossile à Grignon: 19. Dentale massie. Déntaliumn clavu. D. test tereti, clavaté , subancuaté : striès transversis inœqualthus ; aperlurd anticd strictiore. Mon cabinet. : Habite... Fossile de Cypli,,aux environs de Mons, M. Hé. nard.; Elle ressemble à une petite corne de bœuf. 20. Dentale entaille, Dentaliurn fissura. D. teslä terett, lævi, subarcuatd; fissura laterali vershs ex- tremitatem poslicam. Mon cabinet. Pro RAS Habite......Fossile de Grignon. Longueur, quinze lignes, à M. Ménard en possède une variété à tabe annelé. 21. Dentalérétrécie, Déntalium coarctatum. D. testé subfusiformi J\LerelL,; dev, subarcuatd ;:posticè sensim attenuald; anticè coarelatd: Dentalium coarctalum. Brocch. Coneh. 2. p. 264.4 4 f 4 Tlabite...:Fossile des environs de Dax et d’ftalie. Mus.u° Ltc. De jeunes et, très-petits: individus da 2. coarctatum nous semblent avoir donné lieu au dentalium minutum de Linné. ÿ EME NE | Voyez le D. tetragonum. Brocch. ibid. f. 26. : 9 SANS VERTÈBRES. 347 LES AMPHITRITÉES: PBranchies connues, non séparées ni recouvertes par un opercule, et disposées à; la partie antérieure du COTPS OU AUpres. THE % “ - 0 C4 4 Tube membrancux ou corné ; plus ou moins arénace. Parmi les annelides sédentaires, les amplitritées constituent une famille déjà assez nombreuse en objets observés quis’y rapportent. Linnén’en connut que quelques espèces dont il fit des sabella, et Gmelin réunit celles dont il eut connaissance , dans son genre amphitrile , en reproduisant quelques-unes des mêmes parmi ses sabella. {neiq Ï Ces avnelides vivent toutes dans des tubes non soli-. des, membraneux ou coriaces, plus eu.moins incrus- tés à l'extérieur , de grains de sable et de fragmens de coquilles, et qui ne sont ouverts qu'à l’extrémité antérieure. Elles n’en sortent point entièrement, quoiqu'elles n'y soient # | pas ‘attachées ; leur extrémité postérieure étant très-atté- nuée , il leur serait difficile d'y rentrer si elles en sor: taient. . . e ni . , . Les amphitritées ont les branchies disposées à leur extrémité antérieure ou auprès, tantôt grandes et fort en saillie au-dessus de la bouche, tantôt courtes , dans le voisinage de Ja bouche, ou sur les côtés et plus bas aêe: Plusieurs ont des tentacules ; aucune n'a d'yeux , ni de trompe, ni de mâchoires. Toutes lés races sont munies sur les côtés de mamelons pédiformes, rétractiles, qui offrent des faisceaux de soïes subulées ; 348. ANIMAUX ‘ et en outre elles ont des soies à crocheis, qui sont aussi rétractiles ‘nous les divisons de la manière suivante : (1) Branchies courtes , jamais avancées. Les tentacnles , soit courts, soit nuls. Pectinaire. Sabellaire. (2) Des branchies ou des tentacnles d’une assez grande taille, s'ayancaut antérieurement, soit en aigrette , soiten pauache fla- belliforme, Térébelle. Amphurite. PECTINAIRE..(Pectinaria. ) Corps tmbicolaire, subcylindrique, atténué posté- rieurement,,avaut de chaque côié une rangée de mame- lons sétuifères : les soies courtes , fasciculées. Partie antérieure large, ruse, oblique, offrant deux « peignes de paillettes dorées, tiès-brillantes, transverses. Bouche allongée, bilabiée, entourée de tentacules courts et nombreux. Quatre branchies en peigne , situées en dehors sur le second et le troisième segment du corps. Le tube en cône renversé, memraneux ou papyracé, ; arénacé, non fixé. Corpus mbicolène , süboylindricum. | pasticè. aite- nuatumi; papillis setiferis serie unicd utrinque disposins : setis fasciculatis drevibus. Æxtreminas.anterior lata, retusa, cblianais pectini- bus :duobus paleacais auratis, nilidissimis, transversis. O$ élongatum, bilabiatum tentaculis brevibus numero- SANS VERTÈPBRES. 340 sis obvallatum. Branchiæ quatuor pectinatæ , ad corporis segmentum secundüm tertiumque CLICS T'ubus obversè conicus, membranaceus aut charta- ceus , arenosus , non affixus. OBSERVATIONS. Sous ce nom, j'ai établi dans mes leçons et cité dans l'extrait de mon Cours { p. 96. Jun genre particulier avec des animaux dont Pallas faisait des néréides, Gmelin des sabelles , et Muller des amphitrites; ces animaux offrant des caractères tout à fait singuliers , qui les séparent des genres que je viens de citer. Les pectinaires nesont sédentaires que parce que,comme les autres annelides.de cet ordre , elles ne sortent point de leur fourreau; mais ce fourreau n'est point fixé, et st l'animal ne le déplace pas lui-même, il peut ètre déplacé par les imouvemens des eaux. Il est incrusté de petits cailloux ou de grains de sable , et quelquefois comme papyracé , mince et transparent. Le corps des pectinaïres est allongé en cône inverse, et régulier comme le tube qu’il habite. Il est extrémement re- marquable par les deux peignes roides à paillettes dorées et trés-brillantes qui terminent son extrémité antérieure; une membrane demi-circulaire, et en demi-voûte, sa- vance au-dessus de la bouche. Plus bas, él'en dehors, sont deux filets , un de chaque côté. Au-dessous , deux paires de branchies petites , pectinées, et un peu pendantes, sont at2 tachées aüx segmenñs antérieurs du corps.Outre les faisceaux de soies subulées qui sont sur les côtés du corps ; il ya aussi des soies à crochets, disposées sur,des lames transver: sales, 330 ANIMAUX ESPECES. 1. Pertinaire d'Europe. Pectinaria beloica. P. tubo inverse conico, mémbranaceo, ex arenulis contezto, subtriunceialr. À IVereis cyl. Belgica. Pall. Miscell. 9. p. 122. tab. 0. f. 3.—5. Amphitrite auricoma. Mo!l. Zool, dan. p. 26, tab. 96. Amphitrite n.° 4 Brag dict. Encycl. pl. 58. f. 10—15. Habite les mers d'Europe. 2. Pectinaire de l'Inde. Pertinaria capensis. P: tubo subcylindrico , tenui . diaphano , quincunctali. IVereis cyl. Capensis. Pall. Miscell. g. p. 118, tab. 9. £. 1. 2. Amphitrite n.o 5, Brug. dict, Encycel. pl. 58. f. 1—9. Habite les mers des grandés Indes. Etc. M. Savigny en a observé une autre espèce dans la mer Rouge. SABELLATRE. (Säbellaria. ) Corps tubicolaire, subcylindriqué, atténué postérieure- ment ; ayant de chaque côté des faisceaux de soies subu- lées, sur un seul rang , et en outre des soies spatulées, et des lames transverses bordées de soies à crochets. Extrémité antérieure tronquée obliquement, elliptique, couronnée par six rangées de paillettes très-brillantes, trois de chaque côté ; les extérièures très-ouvertes ; les intérieures relevées, presque , conniventes. Bouche en fente allongée , bilabiée, située sous les paillettes inté- rieures. Branchies très-petites., composées de plusieurs rangées de lanières , dans le voisinage de la bouche; Tubes nombreux, réunis en une masse commune , al- véolaire en-dessus, et composée de grains de sable et de fragmens de céquilles : à orifices des tubes évasésen godets, SANS VERTÈBRES. 33 Corpus tubicolare, subeylindricum , posticè atte- Li nuaium : utroque lalere setis subulatis fusciculatis, serie urnicds prætereùu setis spatulatis lamellisque : trans- -versis, setis hamatis margine armatis. Extremitas anterior oblique truncata , ellipuica , palearum nitidissimarum seriebus senis coronata ; ulrinque tribus ; externis patentissimnis , internis erectis subconniventibus, Os in fissuram elongatum ," bilabia- turn , infra paleas interiores. Branchiæ iminimæ , pro- pe.os, lacinularum seriebus pluribus compositæ. Ten- tacula nulla. Tubuli numerosi in massam communem. supernè Javosam aggregati, ex ‘arenuls conchyliorumque Jragmentis agelutinatis compost : orificiis cyatlifor- mibus. OBSERVATIONS, Trouvant ici des caractères très-particuliers , mon-seule- ment dansles massessablonneuses qui résultent de la réunion des tubes de ces annelides , mais encore dans là couronne singulière de paillettes brillantes qui termine l'extrémité an- térieure de ces animaux, j'en ai formé un genre particu- lier , sous le nom de sabellaire , l'exposant chaque année dans mes lecons ( Extrait du Cours , page 96). Dans un de ses Mémoires sur les annelides, M. Savigny vient de présenter le: même genre, sous le nom d’amymona, avec des détails intéressans sur l'animal, Les sabelluires tiennent d'assez près aux pectinaires ; mais. elles en sont bien distinguées par leur défaut de tenta- cules , par la-forme et la position de leurs branchies , par leur couronne terminale plus composée et qui brille aussi de l'éclat de l'or, et parce que ces annelides vivent en 352 © ANIMAUX troupe, logée et fixée dans une masse de sable et de fragmens de coquilles agglutinés , le dessus de cette masse offrant presque l'apparence d’un gâteau d’abeilles. Par les exemplaires différens que je possède de ces tubes réunis, je vois qu'il en existe plusieurs espèces dont je ne citerai cependant que les deux suivantes. ESPECES. 1. Sabéllaire alvéolée. Sabellaria alveolata, S.tubis angustis in massam depressam varie immersis remo- tiusculis : orificiis cyathiformibus. T'ubularia arenosa anglica. Ellis. cor. 90. tab. 36. Sabella alveo lata. Lin. Syst. nat. 2. p. 1268. Vers à tuyan. Réaum. Mém. de l’Acad., anaée 1711. P,. 165. Psamatote, Guettard. Mém. vol. 3. p. Go. pl. 69. f. 2. Habite l’océan d'Europe. Mon cabinet, 2. Sabellaire grands tubes. "Sabellaria crassissima. S. tubis longis crassis subparallelis contiguis: orifictis obso- let patudis. Pennant. Zool. Brit. 4. ple 92.f. 162. Habite près de la Rochelle. /*leuriau de Belle-Vue. Mon ca- binet. Elle forme des masses plus épaisses et moins applatiesen dessus que la précédente. Etc. TÉRÉBEL LE.°(Terebella.) Corps tubicolaire, allongé; cylindrique-déprimé , atténué postérieurement , à peine aurelé par ses segmens transverses ; ayant die chaque côté une rangée de mame- lons noduleux et sétifères. Des tentacules nombreux, filiformes, tortillés, avancés éitourent la bouche , et terminent sa partie antérieure, , y . LS AE LAS Deux rangées de branches rameuses , et en forme d’ar- SANS VERTÈBRES. 353 buüscules, sont disposées d’un côté au-dessous des tenta- cules. | Tübe allongé , cylindracé , atténué et pointu à sa base , membraneux , agglutinant des grains de sable ek des fragmens de coquilles Corpus tubicolare ; elongatum , cylindraceo-de- pressum , postice attenuatuni, segmentis transversi subannulatum ; mamillis nodulosis seuferisque, utrinque serie unicd. Tentacula numerosa filiformia contortiliaque , por- recta , partem anticam terminant et os circumvallant. Pranchiæ dupliciordine,ramosæ, arbusculæ formes, infrà tentacula hince dispositæ. Tubus elongatus, cylindraceus, basi attenuato- acutus , membranaceus , urenulas fragmentaque con= chyliorum agglutinans ; apice tantium parvius. «OBSERVATIONS. : MACuvier a fixé le genre sérébelle, en lui assignant pour caractères , ceux de l'espèce décrite par Pallas. Maintenant, ce genre est tres-distinct des précédens ; et ne saurait se con- fondre avec nos amphitrites , les tentacules étant plus avan- cés et plus saillans en avant que les branchies. Ces tenta cules diffèrent en longueur, les uns plus longs, les autres graduellement plus courts. La bouche est labiée, irmparfai- tement teriminale. Les branchies sont d’un beau rouge. ESPECES. 1. Térébelle coquillière. Zerebella conchilega. T. tubis & testacearum fragmentis compilatis ; branchiis utrinque tribus. 29 17 354 ANIMAUX IVereis conchilega. Pall. Miscell. Zool. g. p. 13r. t. 0. f. 14 —22. Encycl.p. 59. f. 5—12. Amphitrite, n., 2. Brug. dict. Habite les côtes de la Hollande. 2. Térébelle papilleuse. Terebella cristata. T, tubo fragili, flexuoso , & limo testarumque fragmentis compostto ; branchits binis. Amphitrite cristata. Mull Zool. dan. tab. 70. f. 1—4. Encycl. pl. 59. f. 1—4. Brug. dict. n.0 r. Habite les côtes de la Norwége. 3. Térébelle ventrue. T'erebella ventricosa. T.. corpore anticë crasso ; subventricoso ; branchits majus- culs. Amphitrite ventricosa. Bosc. Hist. nat. des vers. tab. 6. f. 4—5. Habite les côtes de la Caroline. AMPHITRITE. (Amphitrite.) Corps tubicolaire , allongé , cylindracé , atténué pos- térieurement , à segmens nombreux ; ayant une rangée de mamelons sétifères : des soies subulées en faisceaux , et dessoies à crochets sur le bord d’une lame. Deux branchies terminales , fort remarquables, par- tagées en digitations très-grèles, disposées en éventail, formant quelquefois l’entonnoir ou s’étalant en disque. Deux filets courts, subulés , insérés à la base interne des branchies. Bouche subterminale , entre les branchies. Tube allongé, cylindracé, s’amincissant vers sa base, membraneux ou coriace, nu en dehors dans la plupart. Corpus tubicolare , elongatum , cylindraceum , pos- ticè attenuatum , segmentis multis annulatum ; utrinque manullarum setiferarum serie unic& : setis subulatis SANS VERTÈBRES. : 3535 in fasciculos digestis ; aliis uncinatis ad marginem la-' mellæ. Pranchiæ ducæ terminales, valdè spectabiles , digi- tationibus gracilissimis partitæ , flabellatæ , interdum infundibuliformes , aut in discum expansæ. F'lamenta duo brevia, ad basim internam branchiarum affixa. Os subterminale , intrà branchias. Tubus elongatus , cylindraceus, posticè attenuatus , 5 à membranaceus vel coriaceus, extüs in plurimis nudus. OBSERVATIONS, Il s’agit ici des véritables amphitrites , de ces annelides qui avoisinent les serpules par leurs rapports , et qui sont si remarquables par les beaux panaches que leurs branchies, colorées et souvent plumeuses, forment à la partie antérieure de l'animal. Ces branchies sont amples , forment un double panache , dont les deux parties sont tantôt très-distinctes et tantôt partiellement réunies ou connées. Elles servent à la fois pour la respiration et pour saisir les alimens. Les amphitrites, quoique non attachées dans leur tube, y sont sédentaires, s’y déplacent facilement , replieut la par- tie postérieure de leur corps vers l’orifice du tube pour éva- cuer leurs excrémens, et il est probable qu’elles n’en sor- tent pas entièrement , car il leur serait diffcile d'y rentrer. Leur genre paraît nombreux en espèces ; et même la plu- part sont grandes et fort remarquables, On à donné récem- ment à ce beau genre , un nom qui me parait inconvenable, celui de sabella. Ces animaux n'ont rien de commun avec les caractères que Linné donne de son genre sabella. Outre la nature de leur tube, ils différent des serpules en ce qu'ils n'ont point d'opercule entre les branchies. 356 ANIMAUX ESPECES. » 1. Amphitrite éventail. Æmphitrite ventilabrum. A. Stylis branchiarum tenuissimis ; branchiis plumosis fla- bellatis ; corpore subdepresso. Corallina tubularia melitensis. Ellis. Corall. 92. tab. 34. Bast. op. subs. 2.p. 77. tab. 9. f. 1. A. B. Sabella pentcillus. Lin. Syst. nat. p. 1269. Amphitrite pinceau. Brug. dict. et Encycl. pl. 59. Habite la Méditerranée. 2. Amphitrite pinceau. Âmphitrite penicillus. À. stylis branchiarum setaceïs ; branchiis pectinatis flabet- Llatim radiatis ; corpore teretiusculo. Tubularia penicillus. Mull. Zool. dan. 3. p. 13. tab. 89. f. 1—2. Oth. Fabr. Faun. Groenl. p. 438. Amphitrite réniforme. Brug. dict. n.o 7. Habite les mers du nord de l’Europe. Ses branchies s’épanouis- sent en queue de paon et paraissent panachées de blanc et de rouge. 3. Amphitrite splendide. {mphitrite magnifica. Æ. stylis branchiarum brevibus crassis; branchiis orbicula- lim expansis : cirris numerosissimis nudis albo rubroque varits. Tubularia magnifica. Transact. Soc. Lin. 5. p. 228. tab, 9. f. 1. Shaw. Miscell. vol. 12. tab. 450. Habite les îles de l'Amérique sur les côtes, dans les creux des. rochers , à la Jamaïque. Très-belle espèce , à corps presque nu, à tube cylindrique, ondulenx, glabre. 4. Amphitrite vésiculeuse. Amphitrite vesiculosa. Æ. branchüis pectinalis , crispis, subpatentlibus; tubo squar- ros0. Amphitrite vesiculosa. Transact. Soc. linm XL. p. 19. tab, 5. BU Habite les côtes de l’A ngleterre. Des débris de coquilles rendent le tube très-raboteux. SANS VERTÈBRES. 357 3. Amphitrite spiribranche. Amphitrite volutacornis. Æ. branchtis in rachide singulé spiraliter convolulis, fim- briatis. Amphitrite volutacorni$. Act. Soc. lin. 7. p.80. tab. 7 fe. 10. Habite l’océan d'Europe , les côtes d'Angleterre. 6. Amphitrite entonnoir. Æmphitrite infundibulum. A. branchiis infundibulum margine radiatum formantibus : singulis in membranam semi-circularem limbo fimbriatam coædunatis; corpore tereti, subnudo. Ærmphitrite infundibulum.Montag. Act. Soc. linn. XX. p.100. tab. 8. Habite les mers d'Angleterre, LES SERPULÉES. Branchies séparées ou recouvertes par un opercule. Tube solide et calcaire. Les serpulées avoisinent sans doute les amphitritées. par leurs rapports ; néanmoins, elles constituent une. famille particaliere, très-distincte. Elles ont aussi les branchies disposées à la partie antérieure de leur corps, formant le plus souvent de beaux panaches en avant et saillans au-dessus de la bouche ; mais ces panaches , divi- sés en deux corps , sont séparés par un opercule pédiculé, membraneux , se terminant en massue onu en entonnoir; ou , dansun genre particulier dont les animaux paraissent avoir des branchies plus courtes , la partie antérieure du corps est recouverte par un opercule solide qui cache ses parties, lorsque l’animal est retiré dans son tube. Ces annelides n'ont point de tentacules , point d’yeux, point de mâchoires ; leux corps est garni sur les côtés de 358 ANIMAUX mamelons pédiformes, séüferes, et de soïes à crochets rétractiles, comme toutes celles qui sont sédentaires. Le tube qu’elles habitent est toujourssolide, caleaire, ouvert à son extrémité antérieure , et fixé sur les corps marins. Il est ordinairement irrégulièrement contourné , plus atténué vers sa base, et offre souvent quelques cloisons qui divisent postérieurement sa cavité intérieure, en quelques loges inégales. Nous rapportons à cette famille les genres spirorbe , serpule, vermilie , galéolaire et magile. SPIRORBE. (Spirorbis.)} Corps tubicolaire, snbcylindrique , atténué postérieu- rement. Six branchies pinnées , rétractiles , disposées en rayons à l’extrémiéantéricure. Un opercule pédicellé, en plateau à son sommet , situé entre les branchies. Tobe testacé, contourné en spirale orbiculaire, dis- coïde , applati et fixé en dessous: Corpus tubicolare , subcylindricum , posticè atte- nuatum. Branchiæ sex pinnatæ, retractiles , radiatim expansæ ad extremitatem anticam. Operculum pedi- cellatum , apice peltatum , intra branchias. Tubus testaceus , in spiram orbicularem discoideam convoluius : infernd superficie planulatd et affixd. U OBS ER VAL I O NS. Les spirorbes sont sans doute très-voisines des serpules par leurs rapports ; mais , outre que les branclies de ces animaux présentent quelques particularités distinctives , leur tube formant constamment une spirale orbiculaire, dis- SANS VERTÈBRES. 359 coïde comme celle des planorbes, nous avons cru devoir les distinguer comme constituant un genre particulier. Presque toutes les spsrorbes sont des annelides extrême ment petites, que l’on trouve fixées sur les fucus, les co- quillages et autres corps marins , souvent en grand nombre sur le même corps, mais toujours isolées. L'ouverture de leur tube est terminale , arrondie , quelquefois trigone. L’a- animal qui les habite est d’un rouge de sang. ESPECES. 1. Spirorbe nautiloïde. Spirorbis nautiloides. S. testé discoided, subumbilicatä; anfractibus suprà rotun- datis , lævibus , subrugosis. Serpula spirorbis. Lin. Syst. nat. p. 1265. Mall. Zool. dan. 3. p. 8. tab. 86.f. 1-6. List. Conch. pl. 553. f. 5. Habite l'Océan , sur les fancus, etc. Mon cabinet. 2. Spirorbe transparente. Spirorbis spirillum. S. testé discoide“, pellucidé ; anfractibus teretibus nitidis læviuscultis. Serpula spirillum. Lin. Syst. nat. p. 1264. Mus. n.0 Habite l'Océan ,"sur des sertulaires, etc. 3. Spirorbe carinée. Spirorbis carinata. S. Lestä discoided; centro concavo; anfractibus carinatis. Mus. n.° Habiteles mers de la Nouv. Hollande, à l’ile King. Péron. 4. Spirorbe lamelleuse. Spirorbis lamellosa. S. testé discoide“, subumbilicat&; anfractibus costs lon- giludinalibus lamellosis, denticulatis, ad interstitia striatis. Mus. n.o Habite les mers de la Nouv. Hollande, à l'ile King; Péron. 360 ANIMAUX 5, Sprirorbe tricostale. Spirorbis tricostalis. S. testé anfractibus subdiscoidets ; costis tribus rolu ndalis ; aperturd subrotundw. Mus. n.0 Habite la Nouvelle Hollande, au port du Roï Georges. On en tronve une presque semblable, dans la Manche, près du Croisic. M. Ménard. 6. Spirorbe conoïde. Spirorbis conotdea. S. Leslä in discum conoideum contorté ; anfractibus. conti- guïs : ullimo antice disjuncto. Habite... Fossile de Grignon. Mus. n.° Etc. Voyez le Spirorbis lransversus. Daud. rec. p. 48, £. 26. ar. \ SERPULE. (Serpula.) Corps tubicolaire , allongé, un peu déprimé , aténné postérieurement ; a segmens norñbreux et étroits. De petits faisceaux de soiessubulées sur un seul rang de chaque côté, et des soiles à crochets. Deux branchies terminales, en éventail, fendues pro- fondément chacune en digitations très-menues, pennacées ou plumeuses. Bouche terminale , siiuée, entre les bran- chies, et surmontée d'un opercule pédicellé , infundi- DURÉE on en masse. Tubes solides , calcaires , irrégulièrement contournés, groupés ou solitaires, fixés; à onverture terminale, arrondie, trés-simple. Corpus tubicolare, elongatum , depressiusculum , postice attenuatum : segmentis AUMETOSLS angustis. Setarum sudbulatarum fasciculi perparvi serie unic& utrinque præstant setisque uncinatis. SANS VERTÈBRES. 361 Branchiæ duæ terminales, flabellatæ , digitatio- . de de d . A nibus tenuissimis pennaceis aut plumosis_ profundè Jissæ. Os intra branchias terminale , operculo pedi- cellato infundibuliformi aut clavato superatum. Tubuli solidi, calcari , irregulariter contorli, ag- gregati vel solitarii, affixi ; aperturd terminali ro- tundat& , simplicissimu. OBSERVATIONS. Linné et presque tous les naturalistes, plaçaient les serpules parmi les mollusques testacés, parce qu’alors on attachait moins d'importance à l’organisation des animaux, que nous ne le faisons actuellement, et que le véritable ca- rartère des mollusques n'était pas encore complètement déterminé. Maintenant que l'animal des serpules est bien connu, nous savons que c’est une véritable annelide ; que cette an- nelide est mème trés-voisine des amphitrites , par ses rap- ports , et qu’elle n’en diffère guère que parce que l’un des deux filets qui s’insérent à la base interne des branchies , se lrouve ici transformé en un opercule que l'animal em- ploie à fermer son tube , lorsqu'il y fait rentrer toutes ses parties antérieures. Cet opercule, par conséquent, n’est point calcaire. Les serpules constituent un genre très-nombreux , et varié en espèces , dont la plupart sont abondantes dans les mers, même celles de l'Europe. Les tuyaux ou tubes de ces annelides ‘sont toujours solides , homogènes , calcaires, fixés sur les corps marins, tantôt seulement par leur extré- mite postérieure , et tantôt semblent ramper sur ces corps, y étant attachés plus ou moins complelement parun de leurs côtés. Ces tuyaux, ondés ou tortueux , sont toujours irré- js 36» ANIMAUX guliérement contournés , ne forment jamais une spirale partout régulière , et on en voit souvent qui sont grouppés, diversement mélangés ou entortillés ensemble ; ils ne sont ouverts qu'à leur extrémité antérieure, et leur ouverture est toujours simple. L'animal des serpules est trés-contractile, a lesang rouge, et se nourrit d’animalcules aquatiques qu'il saisit à l’aide de ses branchies. Son corps a une espèce de corselet, et des segmens fort nombreux. Comme il se déplace dans son tube, sans en sortir entièrement , 1l y forme quelquefois des cloi- sons , peu nombreuses, et inégalement espacées. Les es- pèces sont difficiles à indiquer, parce qu'on n'a que trés-peu de figures passables. Outre cet embarras, n'observant que des tubes dans les collections, on est exposé «à rapporter aux serpules des animaux qui appartiennent à d’autres genres : les races à tube rampant, qui ont un opercule calcaire, sont dans ce cas. ESPECES. 1. Serpule vermiculaire. Serpula vermicularis. S. testi repente, tereti-subulaté , curvatd, non spiralr, interdüm subcarinatd. Serpula vermicularis. Lin. Syst. nat. p. 1267. Tubus vermicularis. EI. Corail. tab. 38. f. 2. (b) S'erpula vermicularts. Mall. Zool. dan. tab. 86. f. 5-9. ® Habite l'Océan d'Europe. Mus. n.° Mon cabinet. 2. Serpule fasciculaire. Serpula fascicularis. S. testis teretibus, undato-erectis, in massam cæspilosam fasciculatim aggregatis, lransversè rugosis. Mus. n.0 Habite... Ses tubes sont assez longs, blancs, un peu teinis de zose. SANS VERTÈBRES. 363 3. Serpule intestin. Serpula intestinum. S. tes'd tereti, longä, undato-torté, læviusculd, modo serpente, modo ascendente. Mos. n.o Habite les mers d'Europe. Mon cabinet. 4. Serpule boyau-de-mer. Serpula contortuplicata. S. Lestis teretibus, transversim rugoso-stréalis , repando- inflexis et contortuplicatis ; carinis obsoletis. Serpula contortuplicata. Lin. Argenv. t. 4. fig. D. Martin. Conch 1.tab 3. fig. 24. A. Habite la Méditerranée et l'Océan d'Europe. Mon cabinet. 5. Serpule plicaire. Serpula plicaria. S. testis teretibus, varie contortis , ëmplicite aggregatis; plicis transversis inœqualibus. Mus. n.0 Habite l'Océan Indien. Sur le Mytilus margariliferus, Lin. La FPintadine. d 6. Serpule glomérulée. Serpulaglomerata. Ÿ’. testis teretibus, decussalo rugosis, contortis, glomeralis antice lœviusculis. Serpula glomerata. Lin. Syst. nat. pag. 1266. Gualt. Conch. tab. 10. fig. T. Favann. Conch. pl.6. fig. F. 1. Martin Conch. 1. tab.3. fig.e3. Bonan. recr. 1. tab. 0. fig. E. (b) Eadem testis subsolitariis, basi in spiram attenuatam desinentibus , anticée elongato-porrectis. Habite l'Océan Asiatique, à l’Isle de France. Mus. n. Elle offre beaucoup de variétés. La Serpule B doit peut-être constituer une espèce. Mon cab. 7. Serpule treillissée. Serpula decussata. $. testé decussatim-striat# longitudinaliter subrugost, contorté&, cireulis pluribus oblique incumbentibus ; latere infero planulato. Gualt. Conch. tab. 10. fig. Z. Serpula decussata, Gmel. List. Conch. t. 547. fig. 4. Co C LR.) ANIMAUX Habite l'Océan des Antilles. Mas. n.0 Elle est d’un rouge-brun, 8. Serpule étendue, Serpula protensa. S testé tereti, solitarid, recté aut subflexuosé , rugis trans= versis subplicalä , versis finem.parum attenuatd. Rumph. Mus. t. 41. f. 3. Martin. Conch 1. t. 9. f. 12. A. Habitekes mers de l'Inde, de l'A mérique et dans la Méditer- ranée. On la trouve fossile en Italie. 9. Serpule entonnoir. Serpula infundibulum. S. Lest Eercti, transversim striaté., subcarinaté, undalo- repente vel in gyros contorté, ex infundibulis pluribus, se se recipientibus conflaté. Serpula infundibulum. Gmel. p. 3545. (b) Eadem? Minor; carinis subquïnis exiguis interruptis. Habite la mer de l’{nde. Mon cab. La variété (b) vient de Pile King. Péron. Serpule annelée. Serpula annulata. S. cestis teretibus, gracilibus , annulatim plicatis ; por» recto-flexuosis , glomeratis. Mus. n.° Habite... Elle est blanche , et sa masse ressemble à un pa- quet de petits intestins allongés. Serpule pain-de-bougie. Serpula cereolus. S. Lestd Lereli, multoties contort&, gracillimé ; striis trans- versis minimis, punclato-asperulis. Serpula cereolus. Gmel. Davila catal. 1. t. 4. fig. F. Favan , Conch. tab. 6. fig D. Habite les côtes de l'Amérique. Mus. n.0 Mon cab. 12. Serpule filograne. Serpula filograna. S. testis capillaribus , fasciculalis : fasciculis glomeralis, cancellalo-ramosis. Serpula filograna. Lin. Syst. nat. p. 1265. Planc. Conch. app. t. 19. fig. À. B. Seba mus. 3, tab. 100, f. 8. SANS VÉRTÈBRES. 365 (b) Glomi cœspitiformes ; fasciculis tenuibus , apice diva- ricalis. Habite la Méditerranée. Mus. n° La variété (b) vient des mers de la Nouv. Hollande , port du Roi Georges. Péron. 13. Serpule vermicelle. Serpula vermicella. S. testis filiformibus, tLeretibus, transversim flexuosis, in massam crassam congestis. 4. Lipse. Adans Seveg. p. 164.t.11.f.2. Fav. cv. 6. fig. B. rHgOSIS , (b) Eadem ? T'estis brevioribus, laxioribus , varié contortis. Habite l'Océan Africain, à l’ile de Gorée, Ms. n.o Peut-être faudra-t-il distinguer la serpule (b). 14. Serpule filaire. Serpula filaria. * "x S. testis Lenuissimis , filiformibus, serpentibus nimerosis= simis ; rugis transversis distantibus. Mus. n.° Habite les mers de la Nouv. Hollande, à l’ile King, sur les pierres qu’elle couvre. Péron et Lesueur. 15. Serpule transparente. Serpula pellucida. S. testé lereti, rugosd, pellucid“; in spiram irregulèrem contortd; anlicä extremitate sursùm porrecté. Mus. n.o (b) Eadem testé læviore; argractibus irregulariter glo- , meralis. An serpula vitrea ? Fabr. Faun. Groenl. p. 382. Habite... du voyage de Péron. La var. b. vient des mers de la Chine. L'ouverture est ronde , à bord non épaissi. 16. Serpule entortillée. Serpula intorta. S. tesl& tereti-angubatd, subcostatä, in spiram deformem contorl&, subglomeratä; plicis transversis crebris. Mus. no Habite... Fossile des env. de Plaisance. M. Cuvier, et se trouve en France, prés de Dax. € 179. Serpule à crête. Serpula cristata. S> testd tereti; coslellis plurimis denticulalis ; extremilate 306 ANIMAUX antic£ subporrect&; posticé in spiram discoidearm contortd. (b) Var. Costellis rarioribus , muticts. Habite... Fossile de Grignon. Mon cabinet. 18. Serpule spirulée. Serpula spirulæa. S. test compressé, lœviusculé, subinæquali, in spiram discoileam margine acutam contorté; anticd extremitate disjunctd, An Dentin? Adans. Seneg. p. 165. t. 11.f. 4. a. b. Habite... Fossile des env. de Bayonne et de Montbart. Mus. n.o Mon cab. 19. Serpule quadrangulaire. Serpula quadrangularis. S, testé subcompresst, quadrangulari, basi spiraté ; anticé extremitate rectiusculte Cabinet de M. Ménard. Habite... Fossile des environs du Mans et de ceux de Séez , en Normandie. 20. Serpule très-pelite. Serpula IHÈNIMA. S’. testis capillaribus , minimis, Entricalis ,in massam sim- plicem glomeratis. An serpula intricata ? Xin. (b) Eadem fossilis; massd exigud. Habite la Méditerranée , près de Civita Vecchia. M. Mé= nard. La var. b. se trouve à Grignon. 21. Serpule hérissée. Serpula echinata. S. testä subtereti, repente, flexzuosd; costellis pluribus sulcatdà : dorsuli eminentiore aculealo-muricatd. Serpula echinata. Gmel. Gualt. t. 10. fig. R. Martin. Conch. 1. t. 2. f. 8. (b) Var. costellis érebris minimis subspinosis. (ce) Var. costellis distantibus. B:occh. Conch. 2. t. 19/1. 04. Habite la Méditerranée. Les variétés b. et c. sont fossiles. Une troisième variété, non fossile, se trouve au port d’Ancône, M. Ménard. SANS MERTÈBRES. 367 22, Serpule sillonnée. Serpula sulcata. S. testé tereli, infernè contorté, subglomeraté , anticë porrectd ; costellis longitudinalibus numerosis , subden- tatis. An: Dofan ? Adans. Seneg. p.164. pl. 11. f. 3. Habite les mers de la Nouvelle Hollande, etc. Se trouve fossile dans la Touraine. 23. Serpule costale. Serpula costalis. S. tesli angulat&, laxè contorté, basi subspirat&; costellis strüsque longitudinalibus , inæqualibus, muticis. Mus. n.° Habite... Tubes solitaires. 24. Serpule dentifère. Serpula dentifera. S. testé tereli, contort&; costellis longitudinalibus dua- bus tribusve dentiferis. Mus. n.° (b) Eadem teslis majoribus subsolitariis. Mus n. (c) Eadem fossilis, testis obsolete cancellatis. An serpula polythalamia ? Broch. (d) Eadem ? testis subangulatis, glomeratis. Mon cabinet, Habite les mers de l’Asie australe. La variété (c) se trouve en Italie. Cette espèce devient grande. 25. Serpule siphon. Serpula sipho. S. test& tereli, longd, undato-curvd, versùs basim obsolete cancellatä; spir& baseos congestd, subtùs planulatd. An Gualt. Conch. t. 10. fig. L. Dargenv. Conch. t. 4 fig. H. Masier. Adans. Seneg. pl. 11. f. 5. Habite l’Océan des Indes , à Timor. Mus.n» Elle varie beau- coup , et néanmoins jela crois distincte de la suivante, 26, Serpule grand-tube. Serpula arenaria. S. test anticè tereti, rectiusculé4 ; postice subangulatd, contorto-spiratä, subtùs planulaté. S'erpula arenaria. Lin. Syst. nat. p. 1266, 368 ANIMAUX Gualt. Conch:t. 10: fig. N? Bonan. recr. 1. t. 20. fig. C. Martin. Conch. 1. t.3. fig. 19. B. C. Habite la mer des Indes. Mus, n.° Elle offre aussi différentes variétés. Etc. Voyez le terebella madreporarum. Shaw, miscell. 8 pl. 239 , et le serpula gigantea de Pallas, qui est peut-être un magile. VERMILIE. (Vermilia.) Corps tubicolaire, allongé , atténué vers sa partie postérienre , muni extérieurement d'un opercule testacé, orbiculaire , très-simple. Tube testacé , cylindracé , insensiblement atténué vers sa partie postérieure , plus ou moins contourné, et fixé par le côté sur les corps marins. Ouverture ronde , à bord souvent muni d’une à trois dents. Corpus tubicolare, elongatum, postice sensim atte- nualum , operculo testaceo, orbiculato simplicique anticè instructum. Tubus testaceus , cylindraceus , posticè sensim ate- nuatus , plus minüusve contortus, repens, corporibus marinis latere affixus. Apertura rotunda; margine dento unico vel dentibus duobus tribusre sæpè armato. QGLSERYATIONS,;, Les serpulées auxquelles nous donnons maintenant le nom + de vermilies , étaient confondues parmi les serpules. Ce fut Daudin qui, le premier, s'aperçut que ces annelides, SANS VERTÈBRES. 36 toujours ramparntes , étaient munies d’un opercule calcaire, Il les sépara des serpules et en fit des vermets, ne-considérant pas que le vermet d'Adanson est réellement un mollusque et non une annelide, Ayant vu moi-même , dans quelques espèces, l’opercule calcaire de ces serpulées , je les ai réu- nies d'abord avec la galéolaire qui est pareïllement operculée; mais depuis, considérant que ces animaux n’ont ni le port, ni l’opercule de la galéolaire , j'ai cru devoir les en séparer pour en former un genre particulier. L’opercule des vermi- lies est orbiculaire à sa base , à dos convexe , le plus sou- vent conique. ESPÈCES. 1. Vernmilie à bec. fermilia rostrata, V. testé terett, lævigatd, madreporibus incruslatd; aper- tur? dente acuto rostriformi. Mus. n.0 Habite les mers de la Nouvelle Hollande, dans l'épaisseur d’une porite. Son tube est assez gros ; rouge, et paraissait vide. 2. Vermilie triquètre. ’ermilia triquetra. V. testd repente; flexuosé, triquetré ; dorso carind simplici. Serpula triquetra. Lin: Gmel. p. 3740. Boru. Mus. p. 436 . tab. 18. f. 14. (b) Jar. testé linea rubr& utroque latere carinæ. Habite l'Océan Européen et la Méditerranée. Mus. n.0 Elle rampe et serpente sur les corps marins, y étant fixée dans toute ou présque toute sa longueur. Son opercule est conique, La variété b se trouve sur an peigne des mers australes. . Vermilie bicarinée. l’ermilia bicarinata. “5 V. Lestd repente, flexuosd , subtriquetrd, rubrd; dorso bicarinalo ; aperturd lobo bicorni. Mus. n.0 Habite les mers de la Nouvelle Hollande, sur les fucus. Elle est d’assez petite taille , à caxènes ondées , subdentées. Tome F. 2/ 370 ANIMAUX 4. Vermilie chenille. V’ermilia eruca. V. testä repente, tereti-subulatä , transverse rugosé, albid&; lineis binis rufis dorsalibus. Mus. n.° Habite les mers australes. Elle n’est lisse sur aucun point de son tube; ses rides transverses sont les termes de ses divers accroissemens. 5. Vermilie subcrénelée. /’ermilia subcrenata. Y. testé repente , flexuosd, albidé ; carin& dorsali carinis- que lateralibus dentato - crenatis ; operculo brevissime conico. Mon cabinet. Habite l'Océan Indien, sur le spondyle mutique. Elle se crense un lit sur la coquilie. 6. Vermilie plicifère. ’ermilia plicifera. V. testd repente, flexuosé, cylindric“; cariné dorsali minimd ; lateribus plicis creberrimis tenuissümis arcuatis. Mon cabinet. Habite la Méditerranée, sur un peigne ; tube d’un blanc rougeàire. 7. Vermilie scabre. FVermilia scabra. V. testé repente , tereti, gracili, flexuosé ; dorso carinis subquinis, minimis, denticulatis. Mon cabinet. Habite dans la Manche, près la Rochelle, sur un peigne. Eile est différente du vermetus 5-costatus de Daudin. 8. Vermilie rubanée. l’ermilia tœniata. V. testä repente, contorlé& , subtriquetré, alb4 ; fasciis duabus dorsalibus rubro-violaceis, Mus. n.0 Habite sur une monodonte des mers australes, à la terre ds Diémen. Etc. Voyez les vermets de Daudin , recueil de Mém, p. 44. … SANS VERTÈBRES. 371 GALÉOLAIRE. ( Galeolaria.) Corps tubicolaire .... muni antérieurement d'un opercule testacé , composé. | Tubes testacés, très-nombreux, eylindracés, sabangu- leux, droits, ondés, serrés en touffes, fixés par leur base, ou- verts à lenr sommet. Ouverture orbiculaire, à bord se ter- minant d'un côté par une langnette spatulée. Opercule - orbiculaire, galéifsrme, armé en-dessus de pièces testacées diverses , au nombre de cinq à neuf, dont une au milieu est linéaire tronquée, et toutes attachées à son bord d'un seul côté. Corpus tubicolare. ... anticè operculo testaceo composito instructum. Tubuli testacei, numerosissimi , cylindraceo-angu- lati , erecto-undati , conferti , cæspitost , basi affixi , extremitate superiore pervi. Æpertura orbicularis ; margine in lingulam spatulatam hinc terminato.Oper- culum orbiculare , galeiforme , valvis testaceis varüs supernè armatum. Valvæ quinque ad novem , operculi margine hinc af eicd median& lineari-truncaté aliis majore. OBSERVATIONSe La galéolaire tient sans doute de très-près aux vermilies ; aussi d'abord je les réunissais toutes dans le même genre. Ce- pendant la considération de leur port tout-a-fait particulier, celle de la languette de leur ouverture , et surtout celle de leur singulier opercule , m'ont décidé à les distinguer comme 97e ANIMAUX " genre , étant persuadé que l’animal doit offrir dans ses ca ractères des particularités qui autoriseront cette distinction. La pièce orbiculaire de leur opercule n'est point conique, mais squamiforme ; elle supporte neuf petites pièces testa- cées , quatre de chaque côté et une au milieu. Celle-ci est dentelée à la troncature de son sommet ; les autres le sont un peu sur leur bord interne. ESPECES. 1. Galéolaire en toufle. Galeolaria cœspitosa. G. testis angulosis, brevrusculis , in eæs:ilem lalam con- fertis; aperturæ ligulé postice canaliculaté. Mus. n.°0 Habite les mers de la Nouvelle Hôéllande. Péroa et Lesueur. Mon cabinet Les touffes sont un peu diffuses. 2. Galéolaire allongée. Galeolaria elongata. G. testis elongatis, tereti-angulalis, in massam crassam coalitis ; aperturæ ligulé posticè planulaté. Mus. no Habite....les mers de la Nouvelle Hollande? Ce n’est peut-être qu’une variété de lu précédente; mais elle est trés-remarquable. Ses tubes sont trois fois plus longs que ceux de l’autre. MAGILE. (Magilus.) * Test ayant sa base contonrifiien une spirale courte, ovale , héliciforme; à quatre tours contigus , convexes, dont le dernier est plus grand et se prolonge en tube dirigé en ligne droite ondée. Le tube convexe en-des- sus, cariné en-dessous, un peu déprimé et plissé sur les côtés : à plis lamelleux , serrés, ondés, verticaux, plus épais d'un côté que de l'autre. Animal inconnu. LA SANS VERTÈBRES. 373 Testa basi in spiram brevem ovatam heliciformem convoluta ; anfractibus quatuor contiguis convexis : uliimo majore , in tubum elongatum undato-rectum porrigente. Tubus suprä convexus, infernè carinatus , ad latera subdepressus plicatus ; plicis lamellosis confertis undatis verticalibus, in altero tubi latere crassioribus. Animal ignotum. OBSERVATIONS. à Le singulier test du agile offre, à sa base, une spirale héliciforme , ordinairement enchassée dans l'épaisseur d’un corps madréporique. Le dernier tour de cette spirale s’al- longe progressivement en un tube de la forme ci-dessus in- diquée , et qui acquiert quelquefois une longueur considé- rable. 1l parait que l’animal est contourné en spirale dans ses premiers développemens , et qu'ensuite il s’allonge en ligne droite ondée , s'enveloppant d'un tube , s’y déplaçant successivement, et remplissant de matière testacée l'espace qu'il abandonne à mesure qu’il se déplace. Il en résulte qu’au lieu de former derrière lui quelques cloisons séparées, comme dans plusieurs serpules, cet animal remplit d’abord la spirale qu'il a quittée, remplit après la portion du tube qu'il n’occupe plus , etse trouve toujours contenu dans la cavité restante de son tube. Cette cavité est arrondie , très lisse en ses parois, et offre inférieurement une gouttière qui correspond à la carène du tube. Au rapport de M. Ma- shieu , on observe assez souvent ce corps testacé à l’Isle- de-France , et quelquefois son tube a jusqu à trois pieds de longueur, En considérant la description que Pallas donne de son serpula gigantea (Miscell. Zool. p. 139. t. 10. f. 2—:0.), il me parait hors de doute que cette serpule est une espèce 374 ANIMAUX du genre magile. S'il en est ainsi, l'animal des magiles serait connu dans ses caractères principaux, celui de Pallas étant déjà distinct des serpules , par ses branchies spirales resserrées en massue , et par les petites cornes de son oper- cule. ESPECE. 1. Magile antique. Magilus antiquus. Campulote. Guett. Mém. vol. 3. p.540. pl. nr. f. 6. Magilus antiquus. Montfort. Couch 2. p. 43. figura mala. Mus. n° Mon cabinet. Habite.... Je crois que c’est celle de l’Ile de France. Les exem- plaires du Muséum ne sont point fossiles. IVota. MM. Pérou et Lesueur ont rapporté la spirale seulement d’un magile jeune, renfermé dans lépaisseur d’une astrées Cette spirale est à test mince, finement lamelleux , et n°a pas encore de tube. Je crois qu’ell: appartient à une espèce par- ticulière que je nomimerai provisoirement, magile de Péron, Magilus Peronit. SANS VERTÈBRES. 375 AAA AAA AAA RAA AAA AA RAR LE LAS AAA AA SAR LAVE CLASSE DIXIÈME. LES CIRRHIPÉDES. (Cirrhipeda.) Animaux mollasses, sans tête et sans yeux, tes- tacés , fixés. Le corps comme renversé , inartieule , muni d’un manteau, ayant en dessus des bras'tenta- culaires , cirreux , multiarticulés. «Bouche presqu'inférieure , non saillante; à mà- choires transversales , dentées , disposées par paires. Les bras en nombre variable , inégaux , disposés sur deux rangs , et composés chacun de deux cirres sé- tacés, muluarticulés, ciliés, à peau cornée , portés sur un pédicule commun. L’anus terminant un tube en forme de trompe. Une moëlle longitudinale noueuse ; des branchies externes, quelquefois cachées ; circulation par un cœur et des vaisseaux. Coquille soit sessile, soit élevée sur un pédicule tendineux, flexible ; composée de plusieurs valves 370 ANIMAUX incgales , tantôt mobiles, tantôt soudées, tanissées interieurement par le manteau. Animalia mollia, capite oculisque carentia , testacea, fixa. Corpus subresupinatum , inarti- culatum , tegumenti appendice involutum , desuper brachiis tentacularibus, cirratis, muliiarticulatis anstructum. Os subinferum, non prominulum : maxillistrans- versalibus dentatis per paria dispositis. Brachia numero Varia , inœqualia , biordinata : singula cirris geminalis ,selaceis, multiarticulatis , ciliatis, tegumento corneo indutis, pediculo impositis. Anus tubum proboscideum terminans. Medulla longitudinalis nodosa ; branchiæ ex- ternæ , interdüum absconditæ ; circulatio corde vas- culisque confecta. T'esta vel sessilis vel pediculo flexili tendineo elevata; valvis pluribus modo mobilibus, modà ferruminatis, tegumenti appendice intus ves- tutrs. OBSERVATIONS. Des animaux qui ont une moëlle longitudinale noueuse, des bras ou cirres articulés, à peau cornée , et plusieurs paires de mâchoires qui se meuveni transversaiement , ne sont assurément pas des mollusques ; des animaux dont le corps est, à l’extérieur , enveloppé d'un manteau en forme de tunique, saus offrir d'anneaux transverses , ni SANS VERTÈBRES. 397 de faisceanx de soies, ne sauraient être des annelides ; enfin des afimaux qui n’ont point detête, point d'yeux, et dont le corps, muni d’un manteau , se trouve enfermé dans une véritable coquille, ne peuvent être non plus des crustacés. Les animaux dont il s’agit, appartiennent donc à une classe particulière, puisqu'on ne peut les rapporter convenablement à aucune de celles déjà éta- blies; or , c’est le cas des cirrhipèdes dont j'ai effective- ment formé une coupe classique, qui me paraît devoir être conservée. À la vérité, en établissant la classe des crustacés, j'en formais alors le premier ordre de cette classe, sous le nom de crustacés aveugles; mais, peu d'années après, je les en séparai et les rapportai à la fin des mollusques , ce qui ne valait pas mieux. Sans doute ces mêmes animaux ont des rapports avec ceux des mollusques que nous appelons conchifères , puisque leur corps est pareillement muni d’un manteau, quoique différent par sa forme et son usage ; et on les a crus voisins des brachiopodes. Mais ils ont des rapports fort remarquables avec des animaux d’autres classes; et dans ce cas, il nous semble qu'on doit peser la valeur de ces rapports. Si, par exemple , l’on considère ceux de leurs caractères que fournissent les plus importans de leurs organes, on tronvera sans contredit que c’est des crustacés que les cirrhipèdes se rapprochent le plus ; car ils en ont le système nerveux ; ils ont même des mâchoires analogues à celies des crustacés, et leurs bras tentacu- laires semblent tenir des autennes des astaciens : ce sont aussi des filets sétacés, à peau cornée , partagés en une multitude d’articulations. Les cirrhipèdes complettent et terminent Fénorme 378 ANIMAUX branche des animaux articulés. Si leur corps n'offre plus d’articulations ni de peau solide, leurs brasien présentent encore ; or, C'est uniquement parmi les animaux articulés que l’on trouve une moëlle longitudinale noueuse ou ganglionnée dans toute sa longueur. Ils ne se lient donc pas réellement avec les animaux de la classe suivante, Après eux, le système nerveux change de mode, la moëlle longitudinale noueuse ne reparaît plus, et, dans les conchifères et les mollusques qui suivent, la moëlle épinière ne se montre pas encore. Ce fut pendant la production de ces derniers que la nature prépara le nou- veau plan d'organisation des animaux vertébrés, qui devait amener l'existence des animaux les plus parfaits. Le corps des cirrhipèdes est toujours fort raccourci; mais tantôt presque immobile et enfermé dans un test immédiatement fixé, il n'offre aucun prolongement infé- rieur , ei tantôt il est élevé sur un prolongement inférieur , tubuleux et mobile, qui est fixé par sa base, lui permet divers mouvemens , et ‘doit être disuüngué du corps qui contient leswiscères, Ainsi, tous les cirrhipèdes sont adhérens et fixés par leur base sur des corps étrangers et marins. Mais dans les uns, la coquille adhère immédiatement aux corps marins sur lesquels elle est fixée ; tandis que dans les autres, la coquilie, dont les valves sont toujours distinctes, mobiles , entourant complètement ou incomplètement le corps , se trouve portée, avec ce corps , par un pédicule tubuleux, tendineux, souple, mobile, plus où moins contractile, et qui est fixé par sa base, Il ne paraît pas que Yanimal ait la faculié de changer son attache, pour se déplacer et aller se fixer ailleurs. SANS VERTÈBRES. 4 34 Dans les uns, la tunique qui constitue le manteau de ces cirrhipèdes n’enveloppe qu'uue grande portion du corps, et fournit le tégnment externe du pédicule de ceux qui ne sont pas sessiles ; dans les autres, comme dans les otions et les cinéras, la tunique enveloppe tout le corps et ne laisse qu'une ouverture antérieure pour la sortie des bras; dans aucun , cette tunique n’est partagée en deux lobes, comme dans beancoup de conchiferes et de mollusques. Les cirrhipèdes ont un cœur que Poli a vu battre très- distinctement , un foie, des branchies hors de l’abdo- men , a‘tachées sous le manteau, et renfermées dans læ coquille , au moins pour les races dont le corps n’est pas élevé sur un pédicule. Leurs bras varient en nombre et vont jusqu'a vingt- quatre ; c’est-à-dire , douze paires , six de chaque côté : ils sont grêles, longs, inégaux , articulés , ciliés , à peau cornée et disposés par paires. Les plus lorigs se trouvent au sommet du corps. Ils diminuent ensuite graduellement de longueur , de manière que les plus courts sont près de la bouche. Les uns et les autres se roulent en spirale, lorsque l'animal cesse de les étendre et n’en fait point usage. Ces bras n’ont aucune analogie avec les tentacules des mollusques , ni même avec ceux des céphalopodes , dont le propre est d'être sans articulation. Ils seraient plutôt des espèces d'antennes, étant analogues à celles des crustacés macroures; mais l'animal n’ayaut point de tête , je les considère comme des bras. Le propre;de Ja coquille des cirrhipèdes est d’être plurivalve, Néanmoins, dans le plus grand nombre de 380 ANIMAUX celles qui sont fixées immédiatement , la coquille paraît univalve , parce que ses pièces, qui nous semblent an nombre de quatre à six , sont ordinairement soudées en- semble par les côtés. Cette coquille est conique ou tubu- leuse, fixée par sa base, tronquée et ouverte à son sommet. Dans l'ouverture, qui estterminale, on apercoit deux ou quatre valves mobiles que l'animal écarte et ouvre à son gré, lorsqu'il veut étendre ses bras; qu'il resserre et referme dans le cas contraire , et qui consti- tuent ce qu'on nomme l’opercule de la coquille. Mais dans les cirrhipèdes qui ne sont fixés que par l’inter- mède d’un pédicule tubuleux qui soutient le corps et sa coquille, alors cette coquille est constamment plurivalve. Son caractère est toujours fort différent de celui de la coquille immédiatement fixée. En effet, cette coquille plurivalve consiste , dans le plus grand nombre, en un assemblage de cinq pièces testacées , inégales et qui for- ment, lorsque la coquiile n'est pas ouverte, un cône comprimé sur les côtés. Dans certaines espèces , dont on a formé un genre particulier , on voit, outre les cinq pièces principales, beauconp d’autres plus petites , iné- gales , situées au-dessous des premières , et que l'on peut considérer comme des pièces accessoires. Dans quelques cirrhipèdes à corps pédiculé, les pièces de la coquille sont isolées ou très-séparées , ne couvfent pGint entière- ment le corps, et ne font qu'y adhérer. Quelquefois même , il n y en a que deux en tout. Quelque grande que soit la différence entre la coguille des cirrhipèdes sessiles et celle de ceux qui sont pédiculés, on remarqne néanmoins que les animaux des uns et des autres ont eutr'eux beaucoup de rapports, et qu'ils SANS VERTÈBRES. 381 sont liés classiquement par une orgauisation analo- gue. Dans aucun de ces coquillages, on ne voit jamais deux valves, soit principales , soit uniques , réunies d’un côté, s'articulant en charnière ; et on ne connait point de ligament propre pour contenir les valves dans ce point de réunion, et pour les ouvrir. Ces valves sont unique- ment maintenues dans leur situation, les unes par leur adhérence à la membrane qui les tapisse à l'intérieur , les autres par celle qui les fixe autour de l'extrémité supé- rieure du pédicule du corps. Cette disposition des valves, qui jamais ne s’articulent en charnière , montre une grande différence entre la coquille plurivalve des cirrhipèdes celle essentiellement bivalve des conchifères. Ceux qui ont un tube qui soutient la coquille, recoi- veut, dans ce tube, les œufs qui se séparent de leur double ovaire. Ils s’y perfectionnent ; et comme ce tube n'est point simple et qu'il a des parties musculeuses à l'intérieur , les œufs remontent ensuite dans la coquille et sont rejetés au dehors. On ne connaît encore qu'un petit nombre de genres appartenant à ceite classe d'animaux, quoiqu’on les ait multipliés en considérant mieux les caractères de races déja observées. Cependant, comme ces animaux sont marins, il est à présumer qu'il en existe un grand uombre que nous n'avons pu encore recueillir, parce que les circonstances dans lesquelles ils se trouvent, les ont fait échapper à nos recherches. Je partage les cirrhi. pèdes en deux ordres qui sont extrémement distincts l’un de l’autre ; en voici le tableau : 382 ANIMAUX DIVISION DES CIRRHIPÈDES. ORDRE PREMIER. CIRRHIPÈDES SESSILES. Leur corps n’a point de pédoncule, et se trouve enfermé dans une coquille fixée sur les corps marins. La bouche est à la partie supérieure et antérieure du corps. (1) Opercule quadrivalve. Tubicinelle. Coronule. Balane. Acaste. (2) Opercule bivalve. Pyrgome. Creusie. ORDRE SECO ND. CIRRHIPÈDES PÉDONCULÉS. Leur corps est soutenu par un pédoncule tubuleux , mobile , dont la base est fixée sur les corps marins. La bouche est presqu’inférieure. (x) Corps incomplètement enveloppé par sa tunique. Sa coquille, end sta SANS VERTÈBRES. 383 composée de pièces coutigües, laisse à l’animal une issue libre, lorsqu'elle s’ouvre. Anatife. ; Pouce-pied. (2) Corps tout à fait enveloppé par sa tunique, mais qui offre une ouverture antérieure. Sa coquille, formée de pièces séparées, n’a pas besoin de s’ouvrir pour la sortie des bras de l'animal. FE Cinéras. Ouon. ORDRE PREMIER. CIRRHIPÈDES SESSILES. Leur corps n’a point de pédoncule , et se trouve enfermé dans une coquille fixée immédiatement sur les corps marins. La bouche est à la partie supérieure et antérieure du corps. Si l’on ne savait, par l'observation, que l'organisation . des animaux de cet ordre est fort analogue à celle des | cirrhipèdes pédonculés, à peine oserait-on les ranger tous dans la même classe, tant, à l'extérieur, les deux sortes de coquillages qu'ils présentent sont différentes. En effet, la coquille des cirrhipèdes sessiles n'est jamais cemprimée sur les côtés, paraît en général d’une seule pièce, ressemble à un cône où à un tube tronqué au sommet , et offre constamment à l'intérieur un oper- cule formé de deux ou quatre pièces mobiles que l'animal écarte lorsqu'il veut faire sortir ses bras tentaculaires, 384 ANIMAUX Cette coquille, solide et calcaire, ainsi que les pièces de son opercule, est toujours fixée sans intermède sur les corps, et ne saurait se déplacer. Par ces différens carac- tères , elle diffère considérablement de celle des cirrhi- pèdes pédonculés. Néanmoins les rapports entre les cirrhipèdes , sessiles et pédonculés, sont si grands, que Linné les réunissait tous dans un seul genre, celui de lepas. Mais Bruguière, sentant la nécessité de diviser le genre lepas , au moins en deux genres particuliers, établit à ses dépens ses balanus et ses anatifa, qui forment actuel- lement nos deux ordres. Nous rapportons, au premier de ces ordres , les six genres qui suivent. TUBICINELLE. (Tubicinella. ) Corps renfermé dans une coquille, et faisant sailhir supérieurement des bras petits, sétacés, cirreux , inégaux, Coquille univalve, operculée, tubuleuse, droite, nn r Lé té peu atténuée vers sa base, entourée de bourrelets en anneaux , tronquée aux deux bouts, ouverte au sommet, et fermée à la base par une membrane. Opercule à quatre valves obtuses. Corpus in testé inclusum, supernè brachia, parva, setacea , cirrhata inæqualiaque exerens. Testa univalvis , operculata , cylindraceo-tubulosa, recta , versus basim subattenuato , costis transversis annulatim cincta, utrinque truncatä, apice pervia , membrana postice clausa. Operculum quadrivalre , valvulis obtusis. SANS VERTÈERES: 385 OBSERVATIONS. En attendant que les particularités de lanimal de la tubicinelle soient plus connues , nous savons que sa coquille est fort différente de toutes celles des autres cirrhipèdes ; qu'elle présente un tube LE testace , cylindracé » un peu atténué vers sa base, tronqué aux deux bouts, et muni de bourrelets transverses , én anneaux , “qui sont les indices de ses divers accroissemens, chaque bourrelet ayant été d’abord le bord même de l'ouverture de la coquille: Cette coquille semble ouverte aux deux bouts ; mais sa troncaturé inférieure est, pendant la vie de l'animal, fermée par une membrane dont où apperçoit les restes. Cette même coquille est fixée sur le corps des baleines, s'y enfance par tiellement à mesure qu'elle grandit , pénétrant à travers la peau , jusques. dans l'épaisseur de la graisse de ces cétacés. Son ouverture est orbiculaire. Les valves de son opercule sont trapézoides , obtuses, mobiles , et insérées dans la partie supérieure de la paroi interne de la coquille. La tubicinelle a évidemment de grands rapports avec les coro-. nules , et néanmoins sa coquille est très-différente de la leur. ESPECE, » Tubicinelle des baleines. Zubicinella balænarum. Annales du Mus. vol. 1. p. 461. tab, 30. f. 1. eus. vormianum. p. 281. Tubicinella Lamarckii. Leach. cirrip. acampt, £. 1 3 Habite sur les baleines des mers de l'Amérique méridionale. CO RO NULE. ( Coronula.) Corps sessile, enveloppé dans une coquille , faisant saillir supérieurement des bras petits, sétacés et cirreux. Tome F. 23 386 ANIMAUX Coquille sessile , paraissant univalve , suborbiculaire , conoïde ou en cône rétus, tronquée aux extrémités , à parois très-épaisses , intérieurement creusées en cellules rayonnantes. Opercule de quatre valves obtuses. Corpus sessile , testd operculatd involutum , supernè brachia parva, setacea cirrataque exerens. Testa sessilis, suborbicularis , valvam indivisam simulans , conoidea, aut conico-retusa, extremita- tibus truncata ; parietibus crassissimis , intus cellulis radiantibus excavatis. Operculum quadrivalve : valwis obtusis. * OBSERVATIONS. Ici, lé bord de l'ouverture n’étant jamais renflé en bour- relet, la coquille n’est point cerclée transversalement par des bourrelets en anneaux, comme dans la tubicinelle. Son ouver-' ture est toujours régulière ,arrondie-elliptique, légèrement hexagône, et les valves de l'opercule, qui tiennent plutôt à l'animal qu’à sa coquille, ont leur insertion voisine de la base de la paroi interne. La lame testacée qui tapisse la paroi interne de la coquille , s'étend jusqu'en bas dans les coronules , et ne S’arrête pas à moitié, comme dans les balanes. L'épaisseur de la coquille va en s’'aggrandissant infé- rieurement, et se trouve divisée dans son intérieur en quan- tité de cellules rayonnantes , grandes ou petites, qui mon- trent que cette coquille a une structure trés-particulière. Sa troncature inférieure n'a point de lame calcaire pour clore cette extrémité ; mais une membrane que fournit l’animal y supplée. Les coronules vivent sur le corps de certains ani- maux marins, comme les baleines, les cachalots, les tortues de mer , s’enfoncant en partie par leur base dans l'épaisseur de ces corps, lorsque leur tégument n’a pas trop de dureté. On en trouve néanmoins qui vivent sur des corps durs, comme des coquilles, etc. SANS VERTÈBRES. 387 ESPECES. 1. Coronule diadème. Coronula diadema. C. testé ,ventricoso-cylindraced, truncat&; angulis sex, quadricostatis : costis longitudinalibus transverse striatis. Lepas diadema. Lin. Born. Mus. p. 10.t.1.f. 5. 6. . Chemn. Conch. 8, p. 319: t. 99. f. 843. 844. | Balanus diadema. Brug. dict. n.° 18. Encycl. pl. 165, f, 13. 14. Habite sur les baleines, etc. 2. Coronule rayonnée. Coronula balænaris. C. test orbiculalo-convexd'; radiis sex angustis transverse striatis ; interstitiis sulcatis : sulcis radiantibus. Lepas RC AREE Gmel. Pediculus balænaris. Chemn. Caide. 8. 1.00. f. 845. 846. Annales du Mus. vol. 1. p. 468. tab. 30. f. 2. 3, 4. Habite sur les baleines, Encyel. pl. 165. f. 19.18. Coronule des tortues. Coronula testudinaria. , C. testé elliptico-convex&; radiis sex angustis transverse striatis ; énlerstitits læœvibus. Lepas testudinarius. Lin. Gualt. Conch. t. 106. fig. m. n.o. Chemn. Conch. 8. t. 99. f. 847. 848. Balanite des tortues. Brug. dict. n.0 19. Encycel. pl. 165. f. 15. 16. Habite la Méditerranée , l'Océan, sur les tortues de mer, etc. Elle est trés-distincte de la précédente. Les cellulosités de so épaisseur sont trèés-fines. LA BALANE. { Balanus.) Corps sessile , enfermé dans une coquille operculée. Bras nombreux, sur deux rangs, inégaux, articulés, ciliés, composés chacun de deux cirres soutenus par un pédicule, et exsertiles hors de l’opercule. Bouche sans saillie, pan quatre mâchoires transvérses, dentées, et en 388 _ ANIMAUX outre quatre appendices velus, ressemblant à des palpes. Coquille sessile, fixée, univalve, conique, tronquée au sommet, fermée au fond par une lame testacée adhé- rente. Ouverture subtrigone ou elliptique. Opercule inté- rieur, quadrivalve : les valves mobiles, insérées près de la base interne de la coquille. Corpus sessile , testé operculatd inclusum. Brachia numerosa , biordinata ; inœqualia , articulata , ciliata, cirris gemellis pedunculo impositis composita , exträ operculum exsertilia. Os non prominulum : maxillis quatuor transbersis dentatis; prætereà appendicibus quatuor hirsutis palpos simulantibus. Testa sessilis, affixa , univalvis, conica, apice truncata : fundo lamellä testace& adhærente clauso. Apertura subtrigona aut elliptica. Operculum inter- num , quadrivalve : valyis mobilibus , propè basim in- ternam testæ insertis. OBSERVATIONS., LL Ce n’est point de toutes les balanites de Bruguière dont il s’agit ici, mais seulement de celles dont la coquille est tout à fait univalve par la soudure de ses pièces, fermée inférieu- rement par une lame testacée , et qui a un opercule qua- drivalve. Nos balanes embrassent une grande partie de ces coquillages marins que l’on trouve fixés sur les rochers, les coraux , les coquilles diverses , et qu’on nomme vulgai- rement g#lands de mer. Comme ceux-ci sont très-nombreux et fort diversifiés dans les mers, il nous a paru qu’ils consti- tuaient plutôt un ordre qu'un seul genre; et en effet nous avons déjà distingué parmi eux plusieurs genres particuliers qui facilitent leur étude. SANS VERTÈBRES. 389 La coquille des £a/anes est immobile dans toutes ses par- ties externes; c'est un cône en général court; quelquefois allongé, fixé sans intermède sur les corps marins, et qui parait univalve, les pièces qui le composent étant bien sou- dées ensemble. Ce cône est tronqué et ouvert à son som met, et son ouverture, souvent un peu irrégulière, est trigone ou elliptique. Comme les parois de ce cône sont immobilés , l'animal serait à découvert et exposé dans sa partie supérieure , si la nature ne l'avait pourvu d'un oper- cule dont les pièces mobiles pussent s'ouvrir à son gré, pour le passage de ses bras cirreux et des alimers qu'ii veut saisir. Les pièces de cet opercule, ici au nombre de quatre, s'articulent tantôt près de la base interne des parois de la coquille, et tantôt vers'le milieu de ces parois. Elles forment, en se réunissant , un cône intérieur souvent pointu, qui cache alors la partie.supérieure de l’anunal. Une lame testacée, en grande partie libre , tapisse la partie supérieure et interne de la coquille, et ne descend point jusqu’en bas. Dans les cirrhipèdes du second ordre, la coquille pro- prement dite n'existe plus, selon nous, mais seulement l'opercule qui en tient lieu et que la nature a varié dansdle nombre et la disposition des pièces, suivant les genres. Le test des balanes est médiocrèment poreux dans l’épais- seur de ses parois ; et comme la paroi interne de ce test est lisse, il n’est pas probable qu'aucune des parties du manteau de l'animal pénètre dans ces pores. Il n’en est pas de même des coronules , dont le fond de la coquille n’est point fermé par une lame testacée , et dont les chambres nombreuses des parois du test sont ouvertes inférieurement. On appercoit sur le cône des alanes, les indices de ses accroissemens en hauteur, et sur la lame de son fond, ceux de ‘ses accroissemens en largeur. Probablement à chaque station d’accroissement , l'animal désunit les pièces de sa coquille , et ensuite les soude entr’elles de nouveau. Les pièces du 390 ANIMAUX ï use "ra cône nous paraissent au nombre de six , à quoi ajoutant celle du fond , la coquille en offre sept. Les valves réunies se recouvrent les unes les autres par leurs bords latéraux , s’enchässent même quelquefois, et offrent souvent entr’elles, sur leurs côtés, des espaces allongés , verticaux, plus enfoncés que le test , et qui s'élar- gissent supérieurement ; c’est à ces espaces particuliers que Bruguière a donné le nom de rayons. ESPECES. . 3. Balane anguleuse. Balanus angulosus. B. testé albidé, conic&, longitudinaliter costat&; costis subacutis inæqualibus; radiis transversè striatis. Mus. no s Habite les mers d'Europe , sur le cancer pagurus. Elle est multangulaire et se rapproche de ja suivante. 2. Balane sillonnée. Balanus sulcatus. B. testd albid&, conic&, longitudinaliter sulcaté; sulcis obtusis ; radüis transverse striatis. Lepas balanus ? Lin. Syst. nat. p. 1107. Poli test. 1. t. 4, f. 5. Lepas balanus. Born. Mas. p. 8. t. 1. f. 4. Chemn. Conch. 8. p. 301. t. 97. f. 820. Balanus sulcatus. Brug. dict. n.o 1. Encyel. pl. 164.1, (B) Var. foss. ex Italid. Habite les mers d'Europe. Mas. no Elle tient à la balance tulipe, et conserve quelquefois une teinte rougeñtre. La base de la coquille est comme plissée. La variété fossile se trouve en Piémont et dans le Plaisantin. M. Ménard. 3. Balane tulipe. Balanus tintinnabulum. B. testé purpurascente , conica, subventricosà, longitudi- naliter lineatd ; radiis transversè striatis ; operculo postice rostralo. Lepas tintinnabulum. Lin. S. nat. p. 1108. (a) Testé conicé, basi latd. SANS VERTÈBRES. 391 Gualt. Conch. t. 106. fig. H. Chemn. Conch. 8. t. 97. f. 830. (b) £estd conica, ventricosé, obliquatä. Rumph, Maos.t, 41. fig. A. 7 EN Chemn. Conch. 8. t.97. f. 829. (c) Lestä elongato-conicé , vix ventricosé. Dargeuv. Conch. t. 30. fig. À. Knorr. Vergn. 5. t. 30. f. 1. Chemn. Conch. 8, t. 97. f. 828. Encycl. pl. 164. f. 5. Habite l'Océan d'Europe , d’ Amérique et de l’Inde. Mus n.° Espèce commune dans les collections, assez grande et qui varie beaucoup. On la trouve fossile en Italie. 4. Balane noirâtre. Balanus nigrescens. B. testé violaceo-nigra , subconicé#, elongata ; sulcis pro- fundis longitudinalibus; radiis transverse striaëis ; oper- culo postice rostrato. Mus. n.0 Habite les mers de la Nouvelle Hollande. Voyage de Péron. e V 5. Balane cylindracée. PBalanus cylindraceus. B. testé basi angustiore , elongatd, subventricosé, albidé: vel purpuräscente radiis transversë strialis. List. Conch. tab. 443. f. 255. Knorr. Vergn. 2. t. 2. f. 6 (b) Var. testé cylindraced, longissima. Gualt, Conch. tab. 106. fig. E. ’ (c) Var. foss. testis aggregatis. Habite l'Océan d'Europe et d'Amérique. Mas. no Quoique voisine de la balane tulipe , sa coquille n’est point conique; sa base est moins large qu'ailleurs. La variété (b) à quelquefois jusqu’à quatre pouces de longueur. La variété (c) se trouve près de Turin. € 6. Balane caliculaire. Balanus calycularis. B. testd ovat&, ventricosd , basi coarctatd; radiès Tævibus ; valvis supernè distinctis, subdisjunctis. : Mon cabinet. Habite les mers d'Amérique ,#nr des racines. Opercule oblique- ment pyramidal, à peine rostré ; à valves autérieures lon- gues , trés-sillonnées. 392 ANIMAUX Balane rose. Balanus roseus. 2 B: testé oblique conici, ventricosé , roseo-purpurascente ; radits non strialis. Mus. n° Habite l'Océan ce la Nouvelle-Hoiïlande, à l'ile St-Pierre , St.-Francois. Voyage de Péron. 8. Balane œuvée. Palanus ovularis. B. testà gregali, cylindraceo-ventricos#, truncaté , albé, lœævi; aperturd dilatatd; radiis lœvibus ; opercult valvis subacutis. In lepas balanoïdes ? Lin. Syst. nat. p. 1108. (a) Testa breviuscula ; allitudine aperturæ latitudinem paululim superante. (b) Testa oblonga ; altitudine aperturæ latitudinem duplo superante Bonan. recr. 2. f, 14. pessima. Chemn. Conch. 8. 1. 95. f. 824. (c) Testa majuscula, subventricosa. Habite les mers d'Europe, sur les corps marins. Les individus nombreux et serrés les uns à côté des autres, ont l’aspect d'œufs rassemblés et très-blines. Les valves de l’opercule ne sont point sillonnées. Mus. n.9 9- Balane chétive. Balanus miser. B. testé gregali, brevi, truncat&; valvis reclis, dorsa lœvibus aut longitudinaliter divisis ; aperturd dilataté ; opérculi valvis acutis, Chemn. Conch.8. 1 97. f. 821. Encycl dk 164. f. 4. (b) Eadem paulà longior, cylindrica, dorsa infernè 2. seu 3 sulcalo. Habite les mers de l'Europe. Mus. n.o On l’a confondue avec le Zepas balanoïdes , dont elle différe beancoup. La var. b. habite dans la Manche , et se trouve fossile en Italie. 10. Balane amphimorphe. Balanus amphimorphus. _B. lesta gregali, purpurascenle, ovald , subventricosé; . radiis parvis ; aperturé subdilatatà. Mas, n,° SANS VERTÈBRES. 393 Habite.... Celle-ci n’est peut- être qu’ane variété de la B. tulipe; mais elle tient de très-pyés à la suivante, sauf son : ouverture peu resserrée. Elle varie à la couleur blanche; les individus ne viennent point les uns sur les autres, On la trouve fossile en Italie. 4 Balane perforée. Balanus, perforatus. B.testé gregali, purpuro-violaceä, ovato-conicé ; radiis lbis angustlis ; aperturd coarctaté. : (a) T'esla conica substriatæ. Mon cabinet. : Chemn. Conch. 8. t. 97. f. 822. Encyel. pl. 164. f. 2. () Testa ventricoso-conica. Mus. n.° Bonan recr. 1. f. 15. Chemn. Conch, 8 t.98. f. 840. Encycl. pl. 164. f. 12, in-f. Balanus perforatus. Brug. dict, n.° 9. Habite la Méditerranée, les côtes de Barbarie, celles du Sénégal, ete. 12. Balane lisse. Palanus lœvis. B. testé conicd, lævi; aperturé coarctaté ; radis angustis insculptis. Balanus lævis..Brug. diet, n.° 2. (b) Var. testé tenu; strits longitudinalibus crebris minimis. Habite l'Océan atlantique austral, les côtes du Brésil. Taille petite ou médiocre. Coquille mince, blanche, en cône oblique. 3. Balane épineuse. Balanus spinosus. B. test& albo-rubescente, ovato-conicé#, spinis lubulosts echinaté ; radiis transverse striatis. Lepas spinosa. Gmelg p. 3213. Chemn. Conch. 8. p.317. tab. 98. f. 840 ett. 09. f. 841. Balanus spinosus. Brug. n.0 8 Encycel. pl. 164. f. 10. Habite l'Océan athantique austral, Mas. n.® Et mon cabinet. Balane radiée. Balanus radiatus. B. test conicd , lineis violaceis picté ; radiis lœvibus. Chemn. Conch. 8. p. 319. t. go. f. 842. | Encycl. pl. 164. f. 15. Balanus radiatus. Brug. n.° 12. x Habite la mer des grandes Indes. Mon cabiact, 394 ANIMAUX Balane palmée. alanus palmatus. B. testé depresso-conicé , lævi; valvis infernè fissis , digi- Lato-palmalis. An balanus striatus ? Brug. dict. n.o 3. Lepas palmipes? Gmel. Habite les mers d'Europe, sur des moules. Mon cabinet. Coquille petite , blanche. J'en possède une variété à côtes, dont la circonférence inférieure est à peine divise. 16. Balane stalactifère. Balanus stalactiferus. B. testé conoide&, obliqu&, infernè crassiore, cellulosa ; extùs sulcis filiformibus creberrimis, adpressis ; radis nullis; aperturé coarctat&. - Balanus squamosus. Brag. n.o 17. Encycl. pl. 165. f. g—10. An balanus cranchii? Leach. Cirrip. pl. (b) Var. sulcis granulosts. Habite les mers de St.-Domingue, Pagès. Elle vit aussi dans les mers des grandes Indes. Elle tient à Ja suivante et à la B. crêpue par ses rapports. Sa coquille est d’un gris bleuûtre ; ses sillons ressemblent à des stalactites filiformes , inégales , serrées. 17. Balane plissée, Palanus plicatus. B. testé depresso-conica , plicis inæqualibus longitudina- libusque radiaté; aperturd tetragond; radis quatuor transversè rugosis. (a) Testa valde depressa, Ma de () T'esta conica. (c) T'esta conica scaberrima ; Mplicis tuberculato-granosts. Habite les mers de la Nonvelle Hollande. Péron et Lesueur. Mas. n.° Son testest épais et très-poreux dans l’épaisseur de sa base. Le fond de la coquille paraît dépourvu de lame testacée. Les valves de l’opercule ont leur bord supérieur ondé, sublobé. 18. Balane double-cône. Balanus duploconus. 8. testæ parte supremé univalvi, indivisé , convexd : infe- riore turbinat&, non clausé ; aperturd ellipticä. SANS VERTÈBRES. 395 Balanus duploconus. Péron. Habite les mers de la Nouvelle Hollande, port de ouest, sur un madrépore. L'exemplaire est sans opercule et incomplet. 19. Balane patellaire. Balanus patellaris. B. testé depresso-conicé , rudi, cinereo-violascente ; plicis inæqualibus radiantibus ; aperturd ellipticä. Cabinet de M. Ménard. Lepas stellata ? Poli, test. 1,1. 5. f. 18. Habite la rade de Viltefranche , prés de Nice , sous les rochers submergés. Petite espèce qui tient de la B. plissée. Son bord inférieur est festonné , mince, sans cellulosité distincte. 20. Balane demi-plissée. Balanus semiplicatus. B. testé ‘ovalo- conica ; valvis superne sulcato - ATX ; radits transverse striatis. Habite l'Océan atlantique méridional. Taille petite ou médio- cre; individus grouppés, nombreux. Mon cabinet. Elle varie à plis prolougés jusqu’au bas. Balane des gorgones. Balanus galeatus. B, test& ovalo-obliquatd; subconicd; aperturd obliqu#, trigond. Lepas galeata. L. Mant. 2. p.544. Gmel. p. 3209. Schroet. Einl. in die Conch. 3. p. 518.t, 9.f. 20. Balanus galeatus. Brug. dict. n.e 16. Encyel. pl. 165. f. %. 8. Habite l'Océan asiatique , sur des gorgones qui l’encroûtent. Son ouverture n’est pointMlatérale ; mais la position de la coquille sur la gorgone , lui donne cette apparence. Balane subimbriquée. Balanus subimbricatus. B. testé conoided; costis crassis carinalo-imbricalis ; oper- culi valyis sinuato-lobatis. Mus. n.0 "4 Habite les mers de la Nouvelle Hollande , baïe des chiens marins, Péron et Lesueur. : 5. Balane ridée. Balanus TUGOSUS. B. testé allo -rubescente, conoide& , Pnphudinaliler rugosd; aperturd minima. Mas. n,° 350 ANIMAUX Habite... Dn voyage de Péron , sur une pointe d’onrsin, Ca n'est point le /epas rugosa. Mont. act. soc. lin. 8. p. 25. 1. £. 5 ,qui ne m'est pas connu. 24. Balane plancienne. Balanus plancianus. B. testé albd, conict', brevi, lævisgatt; aperturä dilatati ; operculo compresso : valvis obtusissimis. Plancus Conch. p. 29. tab. 5 f. 12. ” Habite la mer adriatique. Collect. de M. Ménard Cette espèce nous parait fort différente de notre halane œuvée, n.0 8. 25. Balane pustulaire. Balanus pustularis. B. testé brevi, subconicd; valvis lævibus; radiis sex : duobus solitariis ; aliis per paria remota geminutis. . Habite..-.. Fossile d’Andona en Piémont, Cabinet de M. Ménard. 26. Balane crèpue. Balanus crispatus. B. testé conicé, truncat& ; radits quinque ; valvulis apice nudis, infernè muricalo-crispatis. Lepas crispata. Schroet. Einl. in Conch. 3. p. 534. t. 9. fan - Balanus crispatus. Brug. dict. no 7. Encycl. pl. 164. f. 11. Habite.... On la trouve fossile en Italie. Cette espèce a l'aspect du B.conoideus, n.,. 16; mais elle a des rayons bien apparens. 27. Balane ponctuée. Balanus punctatus. B.' testé conict , transversè striat& , albo punctat& ; radiis lævibus ; operculo postice bicorni. Br. * Balanus punctatus. Brug. n., 11. Encycl.. pl. 164.f. 14. Chemn. Conch. 8. tab. 97.f. 827. Habite l’Océan des Indes. 28. Balane fistuleuse. Balanus fistulosus. B. testé tubulosé, elongaté, striatd; valvulis supernë dehiscentibus ; aperturé patula. Lepas elongata. Chemn. Conch. 8. tab. 98. f. 838, \ SANS VERTÈBRES,. 307 Balanus fistulosusi Brug. n.° 6. Encycl. pl. 164. £ 7. 8. Habite l'Océan boréal. 29. Balane large. Balanus latus. B. testdbrevi, contcé, truncatd ; basi latd , lobatd; valyis sub tabulä externé decidud sulcatissimis. Balanus major , Latus. List. Conch. tab. 442. f. 284. Habite l’Océan des Antilles. Mon cabinet. Etc. Ajontez le balanus patelliformis de Bruguière, n.° 14., et d’autres encore. ÂGASTE. (Acasta.) Anal s* 5 4 Coquille sessile, ovale, subconique, composée de pièces séparables. Cône formé de six valves latérales , inégales , réunies; ayant pour fond une lame orbiculaire , concave au côté interne , et ressemblant à une patelle on a un gobelet. Opercule quadrivalve. AÆnimal:its s . * L2 T'esta sessilis , ovata , subconica, partibus separa- bilibus composita. Conus ex valvis senis lateralibus coadunatis ; fundo lamell& seu valvd orbiculatd, latere interno concavé , patellam vel pocillum simulante. Operculum quadrivalve. " È OBSERVATIONS. … Les acastes ne sont point fixées sur des corps solides ou durs , et paraissent vivre toules dis des éponges. Dans une espèce que J'avais observée, j'appercevais des motifs de distinction pour un genre particulier, et j'attendais la con- firmation de ce genre, dans l'observation de quelque autre 395 ANIMAUX espèce , offrant les mêmes caractères. M. Zeach vient d'établir ce genre sous le nom d’acasta, que je m'empresse d'adopter. Les valves des ‘acastes ont péu d'adhérence entr'’elles, surtout celle du fond ; et comme elles sont inégales , l’ou- verture de la coquille est irrégulière. Cette coquille posée , ne peut se tenir debout , la valve de sa base étant convexe en dehors , quelquefois conoïde. ESPÈCES. ; 1. Acaste de montagu. Æcasta montagui. A. testé valvis acutis , transversè strialis, extus spinulis ascendentibus muricatis. Acasta montagui. Leach. Cirrip. Acampt, pl. f. Habite.... Valve inférieure patelliforme. 2. Acaste gland. Æcasta glans. A. ovalis ; Lesté supernäspinulos& , transversim substrialé ; valvd baseos cyathiformi, margine sex-dentatd. Mus. n.° » Habite à la Nouvelle Hollande , à l’ile Xëng , dans des éponges. Péron. Elle est rougetre, peu épineuse , et les six dents _ de sa valve inférieure sont inégalement espacées : quatre sont par paires écartées ; les deux autres sont solitaires. ÿ 3. Acaste sillonnée. Æcasta sulcata. A. testé oblonga , longitudinaliter sulcatd; sulcis scabrius- culis ; valyvd baseos pocillaté , margine crenulatd. Mus. n.° Habite la baïe des chiens marins, à la Nouvelle Hollande, dans les éponges. PéronMPetite, blanche, presque transparente. Etc. Ajoutez le pas spongites (a. spongiles ), Poli est. 1. P: 25. tab. 6. f. GE SANS VERTÈDRES, 399 CREUSIE. ( Creusia.) ii Corps sessile, subglobuleux, enfermé dans une coquille operculée. Trois ou quatre paires de bras ten- taculiformes. Bouche sans saillie , à la partie antérieure et supérieure du corps. Coquille sessile , fixée , orbiculaire , convexe-conique, composée de quatre valves : les valves inégales, réunies, distinctes par leurs sutures. Opercule intérieur , bivalve. Corpus sessile , subglobosum ; testé operculaté in- clusum. Brachiorum tentaculiformium paria tria vel quatuor. Os non prominulum , in anticä et suprem& corporis parte. : Testa sessilis, fixa , orhiculata , convexo-conica , quadrivalvis : valvis inœqualibus ,coadunatis ; suturis distinctis. Operculum internum, bivalve. OBSERVATIONS. Parmi le petit nombre de glands-de-mer dont l'opercule est bivalve , on ne cénnait encore que deux genres, les creusies et les pyrgomes; ce sont , en général , des coquilles fort petites , fixées sur des madrépores ou sur d'autres corps inarins. Le genre des creusies à été établi par M. Zeach ; il se distingue des pyrgomes, par la coquille composée de quatre valves bien distinctes par leurs sutures. ESPECES. 1. Créusie de stromé. Creusia strormia. C. testé conico-conpert; yalvis sulers radiatis, suturis duabus serratis. 4oo , ANIMAUX Lepas stromia: Mall. Zool. dan. 3. p. 21. tab. 94. f, 1—4. Habite les mers du Nord. Ouverture trigone. 2. Creusie spinuleuse, Creusia spinulosa. C. testé lurbinatd, converé , suturis quatuor signaté; sulcis minimis , radiantibus, spinulosiss Creusia spinulosa. Leach. cirrip. acampt. pl. f. ” Habite les mers de l’Inde, sur un madrépore. L’opercule est obliquement pyramidal. Ses valves, plus larges qu’élevées, sont sillonnées transversalement en-dehors. Ouverture ronde: 3. Creusie verrue. Creusia verruca. C. testé depressd , oblique lamelloso - striat#; aperturé subquadratd. . _ Lepas striata. Pennant, Zool. brit. 4. pl. 38. £. 7. Lepas verruca. Chemn. Conch. 8, t. 98. f. 834. Balanus verruca. Brug. n.e 13. Encycl. pl. 164. f. 16, 17: Habite les mers du Nord, - . - . PY R GO ME. (Pyrgoma.) Animal. . .. Coquille sessile, univalve, subglobuleuse, ventrue ; convexe en-dessus, percée au sommet. Ouverture petite ; elliptique. O percule bivalve. . Animal... Testa sessilis , univalvis, globoso - ventricosa ; supernè convexa, apice forata. Apertura parva , elliptica. Operculum bivalve. OZSERVATIONS. M. Savigny est le premier qui ait reconnu , distingue et nommé ce genre, et probablement il nous éclairera sur l'animal, lorsqu'il en publiera la descripuon. SANS VERTÈBRES. 401 La pyrgome diffère fortement des creusies , au moins par sa coquille qui paraît entièrement univalve, subglobuleuse, et dont la paroi intérieure est sillonnée longitudinalement. Le dos convexe de cette coquille offre un espace elliptique ; circonscrit par un bord crénelé, et c’est presqu'au milieu de cet espace que se trouve l’ouverture. La coquille est en- chässée dans l'épaisseur d’un polypier pierreux, de notre genre astrea, ESPECE. 1. Pyrgome rayonnante. Pyrgoma cancellata: Pyrgoma cancellata. Leach. cirrhip. . Pyrgoma. Sav. Mss. Habite... la merrouge? De l'ouverture an lord de l’espace dorsal, partent des sillons convexes et en rayons. C’est la substance du polypier qui les rend échinés, ORDRE SECOND. CIRRHIPÈDES PÉDONCULÉS. Leur corps est soutenu par un pédoncule tubuleux ; coriace , mobile, dont la base est fixée sur les corps marins. La bouche est presque inférieure. Sauf ce qui constitue l'essentiel de l'organisation inté- rieure , les cirrhipèdes pédonculés sont si différens de ceux de notre premier ordre , qu'il est étonnant que Linné les ait réunis les uns et les autres dans le même genre. Malgré son autorité, Bruguière a distingué ceux dont il s’agit ici, et en a formé son genre apatife. Tome F. :6 4o2 ANIMAUX Il semble d’abord que ce soit surtout par la coquille que les cirrhipèdes de cet ordre sont si différens des cirrhipèdes sessiles; mais si l’on considère que le tube qui soutient cette coquille est réellement une partie mème de l'animal , on sentira que les différences entre les ani- maux des deux ordres, embrassent différens rapports. Dans ma manière de juger les choses, la coquille analogue ou correspondante à celle des cirrhipèdes sessiles , n'existe plus ici; son opercule seul subsiste après avoir changé de forme et de composition. C’est donc lui seul qui protège maintenant les parties essentielles de l'animal ; et comme il est composé de plusieurs pièces inégales, mobiles, susceptibles de s'ouvrir pour les besoins de l'animal qu'il recouvre , nous le verrons lui-même s’atté- nuer peu-à-peu et presque disparaître , en parcourant les genres qu’il a paru nécessaire d'établir. Les cirrhipèdes pédonculés vivent tous dans la mer. Leurs bras sont cirreux, inégaux, articulés, à peau cornée ou coriace. Leur support tubuleux est organisé, vivant, musculeux intérieurement, recoit les œufs qui sy développent et que l'animal fait ensuite remonter pour leur évacuation. Quoiqu'ils n’offrent point de véri- table transition aux conchifères , c’est de ces animaux ivarticulés qu'il faut les rapprocher , et particulièrement des conchifères brachiopodes. Ils ne tiennent nullement aux pholadaires : voici les quatre genres qui divisent cet ordre. ANATIFE. ( Anatifa.) Corps recouvert d'une coquille, et soutenu par un pédoncule tubuleux et tendineux. Bras tentaculaires nom- SANS VERTÈBRES. 403 breux, longs, inégaux, articulés, ciliés, sortant d’un côté sous le sommet du corps. Coquille comprimée sur les côtés, à cinq valves : les valves contiguës, inégales; les inférieures des côtés étant les plus grandes. Corpus testé obtectum , pedunculo tubuloso tendi- neoque impositum. Brachia tentacularia numerosa , longa, inæqualia , articulata, ciliata , sub corporis apice luinc exsertilia. Testa lateribus compressa , quinquevalvis : valyis contiguis, #nœæqualibus ; laterum inferioribus majo- ribus. OBSERVATIONS. Quoique cela ne soit pas trés-nécessaire , je réduis ici le genre analife de Brugutére, aux espèces dont la coquille n’a que cinq valves ; êt en cela, j'imite M. Zeach, qui distingue aussi ces cirrhipèdes. Linné, qui n’a pu faire qu’un dégrossissement, et qui l’a fait partout en homme de genie, rassemblait dans un seul genre tous nos cirrhipèdes. Ce fut Bruguière qui, le premier, commença les nouvelles distinctions que les pro- grès de la science rendaient indispensables. Il distingua tous les glands de mer, sous le nom de balanus, et donna à tous les cirrhipèdes qui ont un pédoncule tubuleux, le nom d’azatifa. C’est d’une partie de ces anatifes dont il s'agit ici. La coquille de nos anatifes est composée de cinq valves , deux de chaque côté, et la cinquième sur le bord dorsal. Celle-ci est plus longue et plus étroite que les autres. Ces valves sont réunies les unes aux autres par une membrane qui les borde et les maintient dans leur situation. Dans la 4o4 | ANIMAUX coquille fermée , ces mêmes valves sont rapprochées en un cône applati, qui est soutenu sur un pédicule tubuleux, tendineux, flexible , susceptible de s’allonger et de se con- tracter pendant la vie de l’animal , et dont la base est fixée sur quelque corps marin. Les mouvemens divers que l’ani- mal fait exécuter au tube qui le soutient, le mettent à portée de se procurer plus aisément les alimens qui lui conviennent. L'animal de l’anatife lisse (/epas anatifera , Linn. ) est décrit et figuré dans l’histoire des testacés de Poli; il a douze paires de bras, et sa bouche est armée de deux paires de mâchoires dentelées et transverses, ainsi que de deux autres paires mutiques, molles et velues , que Poli considère comme des palpes. Les branchies des anatifes, selon M. Cuvier, sont des appendices en pyramides allongées, adhérentes à la base extérieure des cirres, auxquels nous donnons le nom de bras. Ce caractère des branchies fournit un nouveau rapport entre ces cirrhipèdes et les crustacés brachyures. ESPECES. 1. Anatife lisse. Ænatifa lævis. A, testé compressé, lævi; tubo pedunculiformi. lonso, {ransverse rugoso. Lepas anatifera. Lin. Syst. p. 1109. Chemn. Conch. 8, p. 340. t. 100.f. 853. Pennant, Zool. brit. 4. pl. 38. f. o, Seba Mus. 3. tab.16.f.1. Anatife n.0 2. Brug. dict. Encycl. pl. 166, f, 1. Habite les mers d'Europe et ailleurs. Espèce commane, vul- gairement appelée conque anatifere ou bernache. Son pédicule a jusqu’à 9 pouces de longueur. 2. Anaüfe velue. Ænatifa villosa. À. testé compressé, lævi; lubo pedunculiformi villoso. " SANS VERTÈBRES. 405 Anatifa villosa. Brug. dict. n.o1. Habite la Méditerranée. 3. Anatife dentelée. Anatifa dentata. x A. testé compressé, lœvi ; valvulé dorsali carinato-dentaté. Concha anatifera margine muricata. List. Conch. t. 439, f. 282. Anatlifa dentata. Brug. dict. n.o 3. Habite la Méditerranée. Voyez Sloan. jam. hist. 1. tab. X. 4. Anaüfe striée. Ænatifa striata. A: testé parvé triangulari subcompressé; valris argute Strialts. Gualt. Conch, tab. 106. f. 2. 3. List. Conch. tab. 44o. f. 283. Anatifa striata. Brug. dict. n.0 4. Encycl. pl. 166. f. ». Lepas ansertfera. Lin. Syst. nat. p. 1109. Pentalasmis striata, Leach. cirrhip. campyl. pl. f. Habite l'Océan atlantique et Américain. 5. Anatife witrée. Anatifa vitrea. A. Lestä subventricosd', lævi, tenuissimé, pellucidd ; valvä dorsali medio angulat&, basi latiore, rotundatd. 1] Mon cabinet. Habiteles côtes de la Manche, près de Noirmoutier. Communi- quée par M. Latreille. Cette espèce est très-différente de l’ana- tife lisse. Sa coquille est courte, enflée , trigone comme celle de l’anatife striée , mince, transparente, à valve dorsale coudée et angulense dans son milieu , dilatée et arrondie à son extré- mité inférieure, Le Zepas fascicularis de Montagu , commu- niqué par M. Leach, ne me parait qu’une variété de cette espèce. POUCE-PIED. (Policies) Corps recouvert d’une coquille, et soutenu par un pédoncule tubuleux et tendineux. Plusieurs bras tentacu- laires , comme dans les anatifes. 406 ANIMAUX Coquille comprimée sur les côtés et multivalve : les valves presque contignés, inégales, au nombre de treize ou davantage; les férienbes des côtés étant les plus petites. Corpus testé obtectum , pedunculo tubuloso tendi- neoqueïimpositum. Brachia plura tentacularia, ut in anatifis.. T'esta lateribus compressa , multivalvis : valvis sub- contiguis , inœqualibus , tredecim aut ultra ; laterum inferioribus minoribus. OBSERVATIONS. Les pouce-pieds ont un aspect assez particulier, qui les rend facilement reconnaissables. Les pièces inférieures des côtés applatis de leur coquille, sont toujours plus petites que les supérieures et quelquefois sont très-nombreuses. Le pédicule qui soutient le corps etsa coquille, est le plus sou- vent fort court, et en général chagriné , écailleux même, ridé , assez roide. M. Leach a le premier établi ce genre, dont néanmoins il distingue le Zepas scalpellum. | ESPECES. 1. Pouce-pied groupé. Pollicipes cornucopie. P. congesla; pedunculo brevi , coriaceo , squamoso; testæ valvis numerosis , lœvibus , inæqualibus. Lepas pollicipes. Gmel. p. 3213. D’Argenv. Conch.t. 26. fig. D. à List. Conch. t. 439. f. 281. Chemn. Conch. 8. tab, 100. f. 851. 852. Anatifa pollicipes. Brug. dict. n.° 6. De Encyclop. pl. 166. f. 10. 11. sf Pollicipes cornucopia. Leach. cirrhip. Rs pl. f. Habite les côtes de la Manche, la Méditerranée. Mus.{n.° SANS VERTÈLRES. 2. Pouce-pied couronne. Pollicipes mitella. P. pedunculo squamoso ; testä multivalyi compressa : transverse strialis. Lepas mitella. Lin. Syst. nat. p. 1108. Rumph. Mus. tab. 45. fig. M. Chemn. Conch. 8. tab. 100.f. 849. 850. Anatifa mitella. Brug. dict. n.° #. Encyclop.pl. 166. f. 9. Habite les mers de l’{nde. Mns.n. 3. Pouce-pied scalpel. Pollicipes scalpellun:. 407 valvis P. pedanculo squamoso, infernè allenuato ; testé com- pressd, tredecimvalvi læœviuscula. Lepas scalpellum. Lin.p. 1109. Gmel. p. 3210. Mull. Zool. dandp- 23. t. 94. f. 1.2. Chemn. Conch. 8: vign. p. 294. f. a. A. et p. 338. Anatifa scalpellum. Brug. dict. n.05. Encyelop. pl. 166, f. =. 8. scalpellum svulgare. Leach, cirrhip. Habite les mers du nord de l’Europe. Etc. Ajoutez le pollicipes villosus. Leach. cirrhip. CINÉRAS. ( Cineras. ) Corps pédonculé, tout-à-fait enveloppé dans une tunique membraneuse : la tunique enflée supérieurement , 2? ayant antérieurement une ouverture au-dessous de son sommet. Plusieurs bras menus, articulés, ciliés, sortant par l'ouverture antérieure. Coquille : cinq valves testacées , oblongnes , séparées, ne couvrant pas entièrement le corps; dont deux aux côtés de l'ouverture , et les autres dorsales. Corpus pedunculatum , tunicd membranaced penitüs obyolutum : tunicé supernè turgidé, infra apicem antice 408 ANIMAUX aperturé hiante. Brachia plura tenuia, articulata, ciliata , per aperturam anticam exsertila. Testa : valvæ testaceæ quinque , oblongæ , sepa- ralæ, corpus non penitus tegentes : duabus ad latera aperturæ : alteris dorsalibus. OBSERVATIONS. Le genre cinéras, établi par M. Leach , partage avec le suivant (les otions) ce caractère remarquable, d’avoir des valves testacées, étroites et tellement séparées, qu’elles ne peuvent recouvrir entièrement le corps de l’anunal. On voit même que ce corps, de part Maure, est tout-à-fait enveloppé d'une membrane qui, par un prolongement, revêt le pédoncule, puisqu'il offre une ouverture anté- rieure pour la sortie des bras. Les cinéras se distinguent des otions, parce qu'ils ont cinq valves testacées, et qu'ils ne présentent point à leur sommet les deux cornes tubu- leuses et tronquées des otions de ces derniers. ESPECE. 1. Cinéras flambé. Cineras vittata. Lepas cortacea. Poli test. 1. tab. 6. f. 20, Cineras vittata. Leach. cirrhip. campylosomata. pl. f. Habite... l'Océan Britannique ? Communiqué par M. Leach. OTION. (Oton.) Corps pédonculé, tout-à-fait enveloppé d’une tunique membraneuse , ventrue supérieurement. Deux tubes en forme de cornes, dirigés en arrière, tronqués, ouverts à leur extrémité, et disposés au sommet de la tunique. Une SANS VERTÈBRES. Aoù ouverture latérale y un peu grande. Plusieurs bras arti- culés, ciliés, sortant par l'ouverture latérale: Coquille : deux valves testacées , petites , sémilunaires, séparées , et adhérentes près de l'ouverture latérale. Corpus pedunculatum , ‘tunic& membranace& su- pernè ventricosd obvolutum. Tubi duo, corniformes , retrorsum versi, truncal, extremitate pervü, ad apicem turicæ. Apertura lateralis ; majuscula. Bra- chia plura, articulata, ciliata, per aperturam late- ralem exsertilia. Testa : valvæ duc, testaceæ ; parvulæ, semilu- nalæ, separatæ , propè aperturam lateralem adhœ- rentes, OBSERVATIONS. BRuGUIÈRE avait déjà remarqué que l'organisation du lepas aurira de Linne , s'éloignait beaucoup de celle de ses anatifes ; qu’il y avait mème erreur dans ce qu'il disait de sa coquille, et qu'il fallait distinguer ce cirrhipède comme un genre particulier. C’est ce qu'a fait M. Leach, en établis- sant ce genre sous le nom d'o/077 Effectivement les ofons sont les plus singuliers des cirrhipedes, ceux qui ont la coquille la plus réduite, puis- qu'elle ne consiste qu’en deux valves oblongues, presqu’en croissant , et séparées, une de chaque côté de l'ouverture qui donne issue aux bras. Quant aux deux cornes tubuleuses et tronquées qui se trouvent au sommet de la tunique, elles sont plus singulières encore, et il semblerait que les branchies de l’animal recoivent l’eau par les ouvertures de ces cornes , qui font partie de l'enveloppe particulière du corps. 410 ANIMAUX ESPECES. £. Otion sans taches. Otion Cuvieri. O. corpore cornibusque immaculatis. Lepas aurita. Lin. Syst. nat. p. 1110. Ellis Act. angl. 1958. t. 34. f. 1. Lepas leporina. Poli test, t.6. f. 21. Seba Mas. 3. tab. 16. f. 5. Martin. Conch. 8. p. 345. tab. 100. f. 857. 858. Lepas aurita. Brug. dict. p. 66. Otion Cuviert. Leach. cirrhip. campyl. pl. f. Habite l’Océan septentrional. 2. Otiontacheté. Otion Blainvillir. O. corpore cornibusque maculatis. Otion Blainvillit. Leach. cirrhip. ébid, pl. f. Conchoderma. Olfers magaz. de Berlin, 1814. Habite la mer de Norwège. Cette espèce est plas gréle dans toutes ses parties que la précédente, IVota. M. de Blainville a décrit ce genre dans le dict. des Sciences naturelles , sous le nom d’aurtfera. SANS VERTÈBRES. rt RAA AAA RAR RAR A/R REA SAAE IEVLE AA EAA AAA VER BEA AA/R CLASSE ONZIÈME. LES CONCHIFÈRES. (Conchifera.) Animaux mollasses , inarticulés, toujours fixés dans une coquille bivalve; sans tête et sans yeux; ayant la bouche nue, cachée, dépourvue de parties dures, et un manteau ample, enveloppant tout le corps, formant deux lobes laminiformes : à lames souvent libres, quelquefois réunies par devant. Ge- nération Ovo-vivipare ; point d’accouplement. Branchies externes, situées de chaque côté entre le corps et le manteau. Circulation simple ; le cœur à un seul ventricule. Quelques ganglions rares; des nerfs divers , mais point de cordon médullaire gan- glionné. Coquille toujours bivalve, enveloppant entière- ment ou en partie l'animal , tantôt bre, tantôt fixée : a valves le plus souvent réunies d’un côté par une charnière ou un ligament. Quelquefois des pièces testacées accessoires et étrangères aux valves , aug- mentent la coquille. 412 * ANIMAUX Animalia mollia , inarticulata , in testä bivalvi perpetuo affixa ; capite oculisque'nullis ; ore nudo, abscondito , partibus solidis destituto ; pallio am- plo, corpus totum amplectante , lobos duos lami- niformes formante : laminis vel liberis vel antice coadunatis. Generatio ovo- vivipara; copulatio nulla. Pranchiæ externæ, intra corpus et pallium re- conditæ.. Circulatio simplex ; cor uniloculare. Gangliones aliquot rari; nervi varü; at chorda medullaris nodosa nulla. T'esta semper bivalois, animal penitus vel par- tim recondens |, modo libera, modo affixa : valvis sœpissimè cardine vel ligarñento marginali unitis: Partes testaceæ, accessoriæ , valvis alienæ ; tes- tam interdüum amplificant. OBSERVATIONS. Lorsqu'on à commencé à instituer des classes pour diviser les animaux, particulièrement ceux qui sont sans vertèbres, on a d’abord considéré nécessairement les plus grandes généralités qui les distinguent; et nos premières coupes, quoique justement limitées par Îles caractères choisis pour les circonscrire, ontembrassé des plans d'organisation vraiment différens. C’est ainsi que, pour déterminer la classe des insectes, on n’a d’abord considéré, parmi les animaux sans vertèbres , que ceux qui ont des pattes articulées. Dès-lors , les arachnides et les crustacés se trouvèrent rangés parmi les insectes. Linné SANS: VERTÈDRES. 413 + # porta méme singulièrement loin la généralisation ; car ayant déterminé les insectes, comme je viens de le dire, tous les autres animaux sans squelette et privés de pattes articulées, furent considérés , par lui, comme ne formant qu'une seule classe , celle des vers : classe énorme, qu'il partagea en cinq sections; les intestinaux , les mollusques , les testacés, les lithophytes et les zoophytes. Comme section des vers, les. mollusques de Linné embras- saient effectivement de vrais mollusques, toutes les radiaires, des annelides, des cirrhipèdes ; tandis que d’autres vrais mollusques en étaient séparés , parce qu'ils ont une coquille. Cette mauvaise détermination est encore celle qu’on trouve dans le Systema nature. Trouvant cet ordre de choses établi, jen commencai le changement, dans mon premier cours au Muséum ; je placai les mollusques avant les insectes, après en avoir écarté les radiaires et les polypes ; et, peu d'années après, profitant des observations anatomiques de M. Cuvier, pour les caractériser convenablement, les mollusques furent nettement, distingués, parmi les autres animaux saus vertèbres, comme étant les seuls qui sont à la fois inarticulés , doués d’un système de circulation et d’un système nerveux dépourvn de cordon médullaire gan- glionné dans sa longueur, De cette détermination , résulta une rectification qui parut suflire , parce que les animaux qu’elle associait, tenaient réellement les uns aux autres, par: des rapports au moins très-généraux. . Cependant , le caractère choisi pour déterminer les mollusques , porte encore sur une généralité si grande, qu'elle embrasse deux plans d'organisation tout-à-fait différens ; car celui des conchifères , dont je vais parler, An ANIMAUX n'est assurément pas le même que celui des vrais mollus- ques. Jusques-là , je m'étais borné à les distingüer comme un ordre parmi les mollusques ; mais considérant enfin les particularités importantes de l'organisation de ces animaux, je les en séparai entièrement, dans mon cours de 1816, et les présentai, comme classe particuïière, sous la dénomination que je conserve ici. Cette coupe était déja exposée comme classe, par M. Cuvier, sous la dénomination d’acéphales on de mollusques acéphales ; dénomination subardonnée que je ne pus adopter, parce qu'elle est contraire aux principes convenables et de tout temps admis, sur la manière de diviser les productions de la nature. En effet, ce savant n’attache plus au mot classe, l'idée qu'on en avait eue généralement avant et depuis Linné, celle de réunir toutes les races d’un groupe naturel, sous ue dénomination générale et commune ; puisque maintenant le groupe d’auimaux auxquels il donne le nom commun de mollusques, est divisé, par lui, en six classes, qui ne sont que des coupes secondaires. Aussi ses acéphales se trouvent-ils être la quatrième division de ses mollus- ques. [Cuv. règne animal, vol. 2, p. 453.] Lorsqu'on ne veut pas bouleverser tout ce qui a été fait en histoire naturelle, ni détruire l’ordre si simple, établi dans la manière de subordonner les divisions, on ne forme point des classes dans une classe. Si quelqu'un avait la fantaisie de donner le nom de classe à chacun des ordres des insectes, et conservait néanmoins le nom d’in- sectes aux animaux de toutes ces coupes, je dirais que, dans le fait, les insectes seraient encore une véritable classe pour lui, et je pense la mème chose des mollusques de SANS VERTÈBRES. 415 M. Cuvier. Pour moi, les conchifères sont tout-à-fait étrangers aux mollusques, Ces animaux, véritablement particuliers , n’ont effecti- vement point de tête distincte , jamais d’yeux , jamais de vrais tentacules. Leur bouche, toujours cachée sous le manteau , entre les points de réunion de ses deux lobes, n'offre ni trompe , ni mâchoires , ni dents cornées, en un mot, aucune partie dure, et ne paraît propre qu'à donner entrée aux alimens , dans l'organe de la digestion. Cette bouche, qui n’est que l’orifice d’un œsophage court, est assez grande, et présente quatre feuillets minces, triangalaires , qui paraissent tenir lieu de lèvres, mais qui ne sont point des tentacules. Ces mèmes animaux ont un cœur placé vers le dos; des vaisseaux artériels et des vaisseaux veineux; par con- séquent , la circulation en eux est complètement établie. Néanmoins leur cœur est petit, caché, plus difficile à apercevoir que celui des mollusques. Il n'y a pas de doute que les animaux dont il s'agit, n'aient réellement un cerveau , et qu'ils ne jouissent du sentiment. Mais ce cerveau, qui paraît ici très-imparfait ; est dans sa nature essentiellement unique et indivisé; ce qui est évident pour ceux quise sont fait une juste idée de sa fonction. Cependant M. Cuvier le dit formé de deux ganglions séparés , savoir , un sur la bouche et un agtre vers la partie opposée, ajoutant que ces deux ganglions sont réunis par deux cordons nerveux qui embrassent un grand espace [ #natom. comp. vol. 2, p. 309 ]. Il me paraît probable qu'un seul de ces ganglions, celui qui est au-dessus de la bouche, est le véritable cerveau , et qu'il contient le foyer ou centre de rapport pour les sensa- 16 ANIMAUX tions. Si ce cerveau.est si peu développé , c’est qu'en effet, dans les animaux dont il est question, le sentiment est encore très-obseur, ce que l'observation d’une huître , d'une moule , etc., atteste suffisamment. Au reste, il n’y a dans ces animaux, non plus que dans tous ceux de la série à laquelle ils appartiennent , ni cordon médul- laire ganglionné , ni moelle épinière. Tous les conchifères paraissent privés de sens particu- liers, et réduits à très-peu-près au sens général du toucher: Dans beaucoup d’entr'eux néanmoins, ce sens paraît se particulariser dans les filets tentaculaires qui bordent les lobes du manteau, ou seulement certains endroits de leur bord, Ces filets tentaculaires, qui paraissent très- sensibles, qui sont au moins très-irritables , sont nom- breux en général, courts, très-fins , et s’agitent quelque- fois avec une vitesse extrême. Il résulte toujours de cette réduction des sens à un seul, que les conchifères sont inférieurs en perfection- nement et en facultés aux vrais mollusques ; mais ils sont les seuls qui s'en rapprochent par leurs rapports généraux. Les conchifères semblent aussi avoir certains rapports avec les tunicters, et néanmoins ils en sont éminemment distingués par leurs caractères , par le plan même de leur organisation. j'ose dire plus, les conchifères sont moins rapprochés des tuniciers qu’on ne l'a pensé ; car, outre leur forme tout-à-fait particulière , la nature et la situa- tion de leur organe respiratoire, n’offrené rien d’analogue ni de comparable dans les tuniciers ; et, quelque faible que soit le sentiment en eux, on ne saurait douter qu'ils en jouissent, tandis qu'il est plus que probable que les tuniciers en sont privés. SANS VERTÈBRES. 417 Tous les conchifères se reproduisent sans accouple- ment et paraissent être hermaphrodites. Sans doute ils se suffisent à eux-mêmes, ou bien ils se fécondent les uns les autres ,‘ par la voie du fluide environnant, qui sert de . véhicule aux matières fécondantes. Leur corps, enveloppé dans un ample manteau, n’a pu développer sa tête, et des yeux, nécessairement sans usage, n'ont pu s’y former. L’ample manteau de ces con- chifères nous offre quelques particularités remarquables, qui caractérisent certaines familles de ces animaux. Tantôt il est ouvert par-devant, et offre deux grands lobes bien séparés , et tantôt il l’est seulement aux deux extrémités, imitant un fourreau cylindracé, ouvert aux deux bouts. Ce même manteau fournit, dans plusieurs familles, des replis prolongés, conformés en tubes, plus ou moins saillans au-dehors, et auxquels on a donné le nom de trachées ou de siphons. De ces trachées , qui sont au nombre de deux , l’une conduit l’eau aux branchies et à la bouche de l'animal , l’autre lui sert pour ses déjections. Les conchifères ont un foie volumineux, qui embrasse l'estomac et une grande partie du canal alimentaire. En général, on peut dire que le système des parties paires semblables est presqu'aussi marqué à l’intérieur qu’à l'extérieur , dans ces animaux. Leurs branchies sont externes : elles paraissent plus particulièrement telles dans ceux qui ont le manteau ouvert par-devant ; car étant placées au-dehors , sous le manteau , on peut les observer sans détruire aucune partie de l'animal, en soulevant les lobes qui les recouvrent. Ces branchies sont opposées, plus grandes que celles des mollusques , et offrent , dans leur situation et leur forme, Tome F. 27 418 ANIMAUX des caractères qui leur sont particuliers. Ce sont de grands feuillets vasculeux , ordinairement taillés en crois- sant, placés de chaque eôté sous le manteau, et qui recouvrent le ventre de l'animal, sur les côtés duquel ils sont le plus souvent attachés deux à deux. Ces feuillets, dont souvent la largeur égale presque celle du corps, sont formés par un tissu de petits vaisseaux repliés, serrés les üns contre les autres, et disposés ‘a-peu-près comme des tuyaux d'orgue. Tous les conclufères sont ‘des animaux testacés. Ils sont revêtus d'une enveloppe solide, qui est toujours formée de deux pièces, soit uniques, soit principales. Ces pièces sont opposées l’une à l’autre, et constituent la coquille tout-à-fait particulière de ces animaux. Ainsi, la coquille des conchiferes -est essentiellement bivalve. Elle est composée de deux: pièces opposées, pres- que toujours jointes ensemble ; près de leur base , par un ligament coriace , un peù corné:, qui, par son élasticité , tend sans cesse à faire ouvrir-les valves. Le point d'union des deux valves a lieu sur une partie de leur bord, représente une charnière, et le plus-souvent se trouve, en outre, affermi par les dents ou protubérances testacées qui sont à cette charnière, Les deux valves d’un conchifère sont tantôt inégales entr’elles ; elles fôrment alors une coquille dite :réqui- valye:; et tantôt, au contraire , ces valves’ se ‘ressemblent evuèrement par-leur forme générale :et leur grandeur : on dit, dans ce second cas, que la coquille est équivalve. Parmi-les coquilles équivalves ; lon en trouve cqui, lorsque les: deux valves -sont fermées ; offrent néanmoins, vers lenrs extrémités latérales ; une ‘ouverture ou un bäil: ‘SANS VERTÈBRES. 419 lement plus ou moins considérable, Dans celles où le bâillement est considérable, on a observé que l'animal a presque toujours le manteau fermé par-devant. La coquille des conchifères est si particulière aux animaux de cette classe, que, lorsqu'on en observe une dont l'animal n’est pas connu et de quelque pays qu’elle nous soit apportée, on peut toujours déterminer, en la voyant, non-seulement la classe à laquelle appartient l'animal qui l’a formée , mais même quelle est celle des principales familles de cette classe à laquelle cet animal doit être rapporté. Le ligament des valves est tantôt extérieur et tantôt intérieur. Dans les deux cas, il sert non-seulement à contenir les valves , mais. en outre à les entr’ouvrir. Lorsque ce ligament est extérieur , si la coquille est fermée , il est alors tendu. Dans ce cas, si le muscle qui tient les valves fermées se relâche, lélasticité seule du ligament suflit pour les ouvrir. Lorsqu’au contraire le ligament est intérieur , il se trouve comprimé tant que la coquille est fermée; mais dès que le muscle qui tient les valves fermées se relâche , l’élasticité du ligament comprimé suffit encore pour ouvrir ces valves. Les conchifères ne rampent jamais sur un disque ven- tral, comme beaucoup de mollusques; mais, parmi eux, il y en a qui possèdent un corps:musculeux, con- tractile, souvent comprimé et lamelliforme , que l'animal fait sortir et rentrer à son gré. Ce corps leur sert à se déplacer avec leur coquille , quelquefois à exécuter une espèce de saut, quelquefois encore à attacher des fils tendineux, pour se fixer aux corps marins. Comme leurs moyens de mouvement se trouvent à 430 ANIMAUX peu-près réduits à ceux de leurs muscles d'attache et de leur manteau musculeux, ces deux sortes de parties ont obtenu chez eux un grand développement. L'épaissear du muscle qui attache l'huître à sa coquille, et l'ampleur du manteau de tous les conchifères, sont assez connues. Considérons d’abord les muscles qui attachent ces ani- maux à leur coquille , parce qu'ils fournissent des carac- tères utiles à employer, dans la détermination des rapports. Il y a des conchifères qui, comme l'huître, n’ont qu'un seul muscle qui leur traverse en quelque sorte le corps, pour s'attacher aux valves de la coquille, ce qu'Adanson a observé. D'autres én ont deux , tels que les vénus, les tellines,, ete.; et ces muscles, écartés entr'eux , traversent les deux extrémités du corps de l'animal ;, pour s'attacher aux extrémités latérales de la coquille. Il ÿ en a même parmi ces derniers , Comme dans les mulettes , les ano- dontes, qui semblent se diviser et paraissent avoir trois ou quatre muscles d'attache. Ges muscles ont ordinairement beaucoup d'épaisseur. Ils sont composés de fibres, droites , verticales, et, à l'endroit où ils s’anissent à la coquille, ils acquièrent une dureté remarquable. Leurusage est de fermer les valves, ense contractant; lorsqu'ils ;se relâchent, le ligament de ces valves suffit, par son, élasticité, pour.les ouvrir. Pendant la vie de l'animal, ces muscles changent réellement de place ,' sans cesser un instant d’attacher V'animal à sa coquille. Ils s’oblitèrent, se dessèchent, et se détachent inseusiblement .et successivement d’un côté ; tapdis qu'ils s’accroissent ou se multiplient de l'autre SANS VERTÈBRES. Â2+ eôté, par l'addition de nouvelles fibres, de manière à garder toujours la même position , relativement aux par- ties de la coquille, à mesure qu’elle accroît son:volume, Lorsque l'animal est enlevé, ces muscles d'attache lais- sent, sur Ja face interne de la coquille , des impressions. qui font connaître leur situation, leur nombre et les déplacemens qu’ils ont éprouvés. Dans les conchifères , l'animal n’a jamais de coquille, ni de parties dures à l'intérieur. Son corps est toujours mollasse , toujouns.enveloppé, souvent ovale, plus où moins comprimé, et sa bouche est ordinairement située vers la partie la plus basse de la coquille , au côté gauche de sa charnière. Tous Les conchiferes sont aquatiques : aucun ne saurait: vivre habitueliement à l'air libre, comme beaucoup de mollusques. Quelques races vivent dans les eaux douces ; toutes les antres vivent dans les eaux marines. La plu- part sont libres, d’autres sont fixés sur les corps marins par leur coquille, et d'autres encore s’y attachent par des filamens cornés , auxquels on a donné le nom de byssus. Comme la coquille n’est pas le propre d'animaux d’une seule classe, que beaucoup de mollusques , d'annelides ettous les cirrhipèdes en sont munis; que d'ailleurs, je suis obligé , par mon plan, de me resserrer considérable- ment dans cet ouvrage , je n’en ferai pas ici l'exposition, non plus qu’en traitant des mollusques. Je renvoie , pour tout ce qui concerne la coquille , aux articles conchifères , conchyliologie et coquille, que j'ai publiés dans le dictionnaire d'Histoire Naturelle, édition dernière de Déterville. 429 ANIMAUX Maintenant que nous savons que les conchifères appar- tiennent à la branche des animaux inarticulés ; qu’ils sont en quelque sorte intermédiaires entre les mollusques et les tuniciers, quoique très-différens des uns et des autres ; qu'ils ne se lient point aux cirrhipèdes, malgré les appa- rences de rapports qu’offrent les brachiopodes et les cirrhipèdes pédonculés; enfin , que les conchifères sont les seuls qui offrent généralement une coquille bivalve, presque toujours articulée en charnière; nous allons faire l'exposition de ceux de leurs genres qui nous sont connus , ainsi que des principales espèces qui appartien- nent à ces genres , sans les décrire. Nous divisons cette classe en dix-neuf familles, que nous partageons en deux ordres, de la manière suivante, DIVISION DES CONCHIFÈRES. Onpre Ier Conchifères dimyaires. Ils ont au moins deux muscles d'attache. Leur coquille offre intérieurement deux impressions musculaires sépa- rées et latérales. (1) Coquille régulière , le plus sonvent équivalve. (a) Coquille en général béante aux extrémités latérales, ses valves étant rapprochées. (*) Conchifères crassipedes. Leur manteau a ses lobes réunis par- devant, entièrement ou en partie ; leur pied est épais, postérieur; le bäillement de leur coquille est toujours remarquable, souvent considérable. Les Tubicolées. SANS VERTÈBRES. 423 Les Phôoladaires. Les Solénacées. Les Myaires. {(**) Conchiferes ténuipedes. Leur manteau n'a plus où presque plus ses lobes réunis par-devant; leur pied est petit, comprimé ; le bäillement de leur coquille est son- vent peu considérable. (+) Ligament intérieur, avec on sans complication de ligament externe. Les Mactracées. Les Corbulées. (+ +) Ligament uniquement extérieur. Les Lithophages, Les Nymphacées. (b) Coquille elose; aux extrémités latérales, lorsque les valves sont fermées. | Conchifères lamellipèdes. Leur pied est applati, lamellifor- me, non postérieur. Les Conques. Les Cardiacées. Les Arcacées. Les Nayades. (2) Coquille irrégalière , toujours inéquivalye: Les Camacées. OrDRE ILe Conchifères monomyaires. Ils n’ont qu'un muscle d'attache. Leur coquille offre intérieurement une seule impression musculaire sub- centrale. (1) Coquille transverse et équivalve, Les Bémitiers. 42 4 ANIMAUX (2) Coquille soit longitudinale, soit inéquivalve. (a) Ligament marginal , allongé sur le bord, sublinéaire. Les Mytilacées. Les Malléacées. (b) Ligamént resserré dans un espace court sous les crochets, toujours connu et point conforimé en tube: Les Pectinides. Les Ostracées. (e) Ligament, soit inconnu, soit fotmant un tube tendineux sous la coquille. Les Rudistes. Les Brachiopodes. ORDRE PREMIER. CONCHIFÈRES DIMY AIRES. Leur coquille offre intérieurement deux impressions musculaires séparées et latérales. Cet ordre embrasse la principale et la plus grande portion des conchifères, et comprend des animaux testacés , attachés à leur coquille par deux muscles au moins, qui sont fort écartés, et s'insèrent vers les extrémités latérales des valyes. Lorsque l'animal n’est PVR À Il les-lai SE plus dans sa coquille , ces muscles laissent à l'intérieur des valves, des impressions plus ou moins marquées, qui D P ) font reconnaître leurs points d'attache et l’ordre de la coquille. SANS VERTÈBRES. 425 Je rapporte à cet ordre treize familles, toutes assez dis- tinctes, auxquelles appartiennent les plus belles coquilles bivalves connues. Sauf la dernière de ces familles, toutes les autres offrent des coquilles régulières dont les valves sont parfaitement égales et semblables entr’elles. Pour en faciliter l'étude , je partage les conchufères dimyaires où à deux muscles, en quatre sections ; savoir : Ire Section. Conchifères crassipèdes. IL.e Secrron. Conchifères ténuipèdes. IILe Secrion. Conchifères lamellipèdes. IV.e Secrion. Conchifères ambigus , ou les Ca- macées. CONCHIFÈRES CRASSIPÈDES. Leur manteau est entièrement ou en partie fermé par- devant ; leur pied est épais, postérieur ; leur coquille fermée est bdillante par les côtés. Par les rapports qui semblent les lier entr'eux, les conchifères crassipèdes me paraissent constituer, une coupe assez naturelle , dont je forme la première section des dimyaires. Ces animaux ne se déplacent point ou presque point, quoiqu'ils ne soient pas fixés ; ils vivent habituellement dans le même lieu où ils se sont enfoncés, les uns dans la pierre ou dans le bois qu'ils ont percé, les autres dans le sable. Ceux qui ont été observés, ont les deux lobes du manteau plus ou moins complètement 426 ANIMAUX réunis par-devant. Les deux siphons qui sont saïllans à l'opposé du pied, sont réunis dans ceux que l'on connaît, sous une enveloppe commune que fournit le manteau. Dans ceux encôre dont on conuaîtle pied , il est épais, gros on petit, subcylindrique, plus généralement posté- rieur et plus propre à des môuvemens verticaux ou en avant de la coquille, qu'à ceux de translation où de loco- motion ordinaires. Ce pied ne présente pointun corps applati sur les côtés en forme de lame, comme dans les conchifères ténuipèdes et lamellipèdes, où il sort par l'ouverture des valves pour se fixer sur les corps marins, afin de déplacer la coquille en se contractant. Je divise ces conchifères en quatre familles, de la manière suivante. DIVISION DES CONCHIFÈRES CRASSIPÉDES. (1) Coquille, soit contenue dans un fourreau tubuleux, distinct de ses valves, soit entiérement ou en partie incrustée dans la paroi de ce fourreau, soit saillante au-dehors. : Les Tubicolées. (2) Coquille sans fourreau tabuleux. (a) Ligament extérieur. (+) Coquille, soit manie de pièces accessoires , étrangères à ses valves, soit très-baillante antérieurement. Les Pholadaires. (+) Coquille sans pièces aceessoires, et bäillante seule= ment aux extrémités latérales. Les Solénacées. (b) Ligament intérieur. Les Myaires. SANS VERTÈBRES. 427 LES TUBICOLÉES. Coquille , soit contenue dans un fourreau testace , distinct de ses valves , soit incrustée , entièrement ou en partie, dans la paroi de ce fourreau, soit saillante en-dehors. D'après la manière dont la nature procède dans ses productions , l’on doit toujours trouver à l'entrée, comme à la fin de chaque classe, des objets plus différens et en quelque sorte plas singuliers que ceux qui forment la masse principale de la classe même ; et ici, comme dans les autres élasses que nous avons établies, ces dif- férences sont très-marquées , puisque nous commencons nos conchifères par les-arroscirs, et que nous les termi- nons par la lingule , dernier genre des brachiopodes. Les tubicolées dont il s'agit ici, sont assurément des conchifères ; mais d’une singularité si grande , que cer- taines d’entre elles ont été rapportées à d’autres classes par des naturalistes modernes, quoique très-éclairés. Il est en effet bien singulier de trouver une coquille bivalve enfermée dans un::tube testacé ; et bien plus singulier encore, de la voir incrustée dans la paroï de ce tube, concourant à compléter cette paroi. La singularité des tubicolées , ainsi que celle des pho- lades, a fait méconnaître ce que lés coquilles qui y ap- partiennent ont réellement d'essentiel ; savoir : deux valves semblables , égales, régulières et articulées en charnière. Comme, parmi les coquilles des tubicolées, il 428 : ANIMAUX y en a qui ont des pièces accessoires, étrangères à leurs valves, ainsi qu'on en voit dans les pholades , on les a prises pour des coquilles multivalves; cé qui a donné lieu à des associations bizarres, comme nous le montrerons en traitant des pholadaires. Ici, les doutes, relativement aux rapports classiques des tubicolées, et à ceux qu'elles ont avec les pholadaires, sont évidemment levés par les caractères de transition qui lient les arrosoirs aux clavagelles, celles-ci aux fistu- lanes, et bientôt ensuite aux. tarets qui, eux-mêmes, tiennent aux pholades. Les coquillages de cette famille sont térébrans., s’en- foncent dans la pierre , dans le bois , et même dans les coquilles à test épais; quelques-uns cependant restent dans le sable. Voici les six genres que nous rapportons à ceite famille. ARROSOIR. (Aspergillum. ) Fourreau tubuleux , testacé, se rétrécissant insensible ment vers sa partie antérieure, où ilest ouvert , et grossis- sant en massue vers l’autre extrémité. La massue ayant, d’un côté, deux valves incrustées dans sa paroï. Disque terminal de Ja massue convexe, percé de trous épars, subtubuleux , ayant une fissure au centre. Animal inconnu. ° Vagina tubulosa, testacea , antice sensim aïte- nuata , apice pervia , versus alteram extremitatem in clavam ampliata : clavé uno latere valvis duabus in pariete incrustatis.Clavæ discus terminalis eonvexus, SANS VERTÈBRES, 429 foraminibus sparsis subtubulosis instructus, centro Jissurd notatus. : Animal ignotum. à OBSERVATIONS. L’arrosoir, depuis long-tems dans les collections toujours assez rare et recherché, est sans contredit le fourreau testa- cé d'unconchifère , mais des plus singuliers. Il constitue un genre remarquable, qui a, jusqu'à présent, fort embar- rassé les naturalistes pour le classer et assigner son véritable rang parmi les animaux testacés. Zinzé le rangeait parmi les serpules, c’est-à-dire, parmi les annelides testacées ; et jaiété moi-même fort indécis à cet égard, le considérant néanmoins comme appartenant à la classe des mollusques. Depuis; j'ai enfin reconnu que ce genre est très-voisin des Jistulanes, et que sa coquille, véritablement bivalve et équivalve, existe toujours, mais se trouve adhérente au fourreau , complétant, par ses deux valves ouvertes eten- chässées, une partie du tube qui contient l'animal. Le genre qui suit, n’offrant plus qu’une valve enchässée dans la paroi du fourreau, fournit une preuve en faveur du rapport attri- bué à l'errosoir. C'est sans doute par erreur qu’on a dit et représenté l'arrosoir , comme étant fixé sur les rochers, par son extré- mité la plus petite. IL est nécessairement ouvert à cette ex- trémité , comme les clavagelles et les fistulanes, et ne doit pas être plus fixé que ces coquillages. ESPÈCES. 1. Arrosoir de Java. Æspergillum Javanum. A. vaginé lævi; disco postico fimbrié radiaté circumdato. Serpula penis. Lin. Syst. nat. p, 1267. Gualt. Conch. tab, 10, fig.M. 430 ! ANIMAUX Martin. Conch. #.t. a. f. 7. Habite l'Océan des grandes Indes. Mus. n. Mon cabinet. Arrosoir à manchettes. Æspergillum vaginiferum. A. vaginé longissimaæ, subarticulalé, ad articulos vaginis frliaceis aucta; fimbriä disci postici brevissima. An phallus testaceus marinus ? List. Conch. t. 548. ME Habite la mer Rouge. Mon cabinet. M. Savigny en a recueilli de grandes portions de la partie antérieure du tube. Il doit avoir plusieurs pieds de longueur. Le dernier article posté- rieur que je possède , estilong de 22 centimètres. 3. Arrosoir de la Nouvélle Zélande. Æspergillum Novæ Zelandic. A. vaginé nudéä, posticè clavaté; clavæ disco terminaic parvo, fimbrié destituto. Favan. Conch. pl. 59. fig. E. Habite la Nouvelle Zlande. Espèce très-rare, moins grande et plus en massue que les précédentes. Son disque postérieur est aussi poreux, mais n'est plas entouré par une fraise rayonnante. 4. Arrosoir agglutinant. .Æspergillum agglutinans. A. vaginé variè curué, subclavaté , corpora aliena agglu- tinante ; clavæ disco. nudo , tubulïs idistinctis echinato. Mus. no Habite les mers de la Nouvelle Hollande. Péronet Lesueur. Plus grêle et à massue moins grosse que dans l’espèce précé- dente, son disque postérieur est aussi sans fraise raÿonnante, mais ce disque , au. lieu d’être simplement percé de pores , offre des tubes saillans, séparés, inégaux, et.une fissure au centre. Par-tout au-dehors, à l’exception du ‘disque, :ce tuyau testacé est recouvert de fragmens de sable , de coquilles et de madrépores.' Longueur, 32 millimètres; mais ce tuyau n’est pas entier. CLAVAGELLE. ( Clavagella. #à “Fourreau tubuleux ,testacé ; atténué et -onvert nn a rement, et terminé en arrière par une massue ovale, sub- SANS VERTÈBRES. A31 comprimée , hérissée de tubes spiniformes. Massue offrant d’un côté une valve découverte , enchâssée dans sa paroi ; l’autre valve libre dans le fourreau. V’agina tubulosa, testacea, anticè . attenuata et " \ : n . aperta , posticè in clavam ovatam , subcompressam , tubulis spiniformibus echinatam terminata : clavä hinc valvam detectam in pariete fixam prodiente ; altera in tubo libera. >] OBSERVATIONS. Les clavagelles sont évidemment moyennes, par leurs rapports , entre les arrosoirs et les fistulanes. Dans les arro- soirs , lés deux valves de la coquille sont ouvertes, fixées et enchâssées dans la paroi de la partie postérieure du four- reau, et paraissent au-dehors; dans les c/avagelles, une seule ‘des, deux valves est enchâssée dans la paroi du fourreau et‘se:montre ‘aussi au - dehors , tandis que l’autre valve est libre dans l'intérieur du fourreau ; enfin dans les fistulanes., aucune valve n’est fixée; la coquille esttout-à : fut:libre au fond du fourreau. Si la inassue des arrosoirs offre de petits tubes disposés en frange circulaire autour du disque postérieur, la massue des clavagelles, présente aussi de petits tubes saillans qui la rendent hérissée et comme épineuse, soit sur un de ses côtés , soit à son som- met ; et ces petits tubes , ni les pores tubuleux du disque, ne se retrouvent plus dans les fistulanes./Par:tout, c’est la partie postérieure du fourreau qui est la plus large , et qui contient la coquille bivalve et équivalve , celle-cin’envelop- pant que la‘partie postérieure de:l’animal, comme :dans le taret ; tandis que: la partie antérieüre du fourreau va toujours eh sé rétrécissant, etse-trouve ouverte pour Je passage des deux siphons de l’animal. AÂ32 ANIMAUX ESPÈCES. 1. Clavagelle hérissée. Clavagella echinata. C. vaginæ clavé ventricosé, uno lalere aculeis tüubulosis undique echinaté. Fistulana echinata. Annales du Mus. vol, 7. p. 429. ne 3. et vol. 12. pl. 43. f. 0. Habite.... Fossile de Grignon. Cabinet de M. de Roissy. 2. Clavagelle à crête. Clavagella cristata. C. vaginæ clavé utroque latere muticé; fimbrià verticali è tubulis spiniformibus distinctis cristam æmulante. Habite... Fossile de Grignon. Mon cabinet. 3. Clavagelle tibiale. Clavagella tibials. C. vaginæ clavé muticä, subcompressé, valvam testæ detectam hinc prodiente. Fistulana Libialis. Annales du Mus. vol. 7. p. 428. n.o 2. et vol. 12. pl. 43. f. 8. Habite... Fossile de Grignon. Cabinet de M. de France. Sa massue n’ayant plus de tübes spinuliformes, cette espèce fait le passage aux fistulanes. 4. Clavagelle de Brocchi. Clavagella Brocchii. C. vaginé pyriformi; clava hinc tubulis brevibus inæquas libus subprominulis asperat4. T'eredo echinata. Brocch. Conch. vol. 2. p. 270. t. 15.f. 1. Habite... Fossile d'Italie. FISTULANE. (Fistulana. ) Fourreau tubuleux, le plus souvent testacé, plus renflé et fermé postérieurement , atténué vers son extrémité antérieure, ouvert à son sommet, contenant une coquille libre et bivalve. Les valves de la coquille égales et bäil- lantes lorsqu'elles sont fermées. q SANS VERTÈBRES. 433 Animal.... ayant, à sa partie antérieure, deux caläs mules cyathifères. Vagina tubulosa, sæpius testacea , posticè turgi- dior et clausa , versus extremitatem anticam atte- nuata , apice aperla , testam lberam bivalvem includens; valvis testæ œæqualibus , in conjugatione hiantibus. Animal. ... anticd parte-calamulis duobus cyathi- Jeris instructd. OBSERVATIONS. J'ai exposé, dans les Ænnales du Muséum, À l'article fistulane (vol. 7. p. 425), les difficultés que j'avais ren- contrées pour caractériser convenablement ce genre de. coquillage , parce que je prenais, comme tous les natura- listes, le fourreau tubuleux qui renferme l'animal et sa coquille, pour la coquille elle-même. Mais apercevant enfin que le fourreau dont il s’agit est une pièce tout-h-fait étrangère à la cagtille » Je reconnus bientôt les rapports qui lient entre eux les divers genres de la famille des {1bicolées à celle des pholadaïires ; j'exposai ces rapports dans mon cours de l’an X, tels qu’ils me paraissent encore actuelle- ment, et j'en insérai , à l'article cité des Annales , quelques- unes des principales considérations auxquelles je renvoie le lecteur. Les fistulanes , voisines des clavagelles et des arrosoirs, ont leur coquille libre , dans l'intérieur de leur fourreau , et aucune des valves dé cette coquille ne se trouve plus en- châssée dans la paroi de ce tube, comme dansles deux genres précédens. Dans quelques-unes , le fourreau offre à l'intérieur , des cloisons commencées, en quart devoûte, et Tome F. 28 434 ANIMAUX . äffouverture antérieure , deux petits tubes non saillans au- dehors, et qui sont formés par une cloison longitudinale peu prolongée. Ces fistulanes indiquent leur voisinage de notre genre cl/avagelle. On ne connaissait aucune partie de l'animal des fistu- lanes , et l'on supposait seulement sa grande analogie avec celui du taret. Mais, d'aprés des observations récemment communiquées par M. ZLesueur, pendant son voyage en Amérique, nous savons que l'animal d’une fistulane qu’il a observée , quoique dans l’état sec, est muni de deux cala- mules qui font saillie en avant, par la partie ouverte du fourreau testacé qui le contient, c’est-à-dire, par l'extré- imité grêle de ce fourreau. Ces calamules sont de longs appendices filiformes , fistuleux , calcaires , terminés chacun par cinq à huit godets infundibuliformes , semi-cornés ou calcaires, empilés les uns au-dessus des autres , et qui peu- vent s'écarter, puisqu'ils se séparent dans l'état sec. Ils font paraître la partie supérieure de chaque calamule comme verticillée. Ces appendices ou calamules, que M. Zesueur n’a pbservés que sur une espèce existent sans doute dans toutes les autres, avec les modifications qui tiennent aux diffé- rences spécifiques. Ce sont pour nous, les branchies ou plutôt les supports des branchies de l'animal, Ils sont analo- gues aux deux palmules observées, par M. Cuvier, dans un taret. Ce ne sont point des bras articulés, analogues à ceux des cirrhipèdes , puisque leur pédicule filiforme, fistuleux et calcaire , est sans articulations ; ce ne sont pas non plus les deux palettes pierreuses des tarets ici changées, car la fistu- lane, munie des calamules citées, n’en a pas moins ces deux palettes : elles sont demi-circulaires, striées, avec une dent triangulaire. Il était nécessaire que, dans les fistulanes , les calamules {comme branchiales) fussent transportées vers l'extrémité SANS VERTÈBRES. 435 ouverte du fourreau testacé , puisque ce fourreau est fermé à l’autre extrémité. Mais dans les tarets, où le fourreau calcaire est ouvert aux deux bouts, cette nécessité n’a point lieu. Les fistulanes vivent dans le sable , dans le bois , dans les pierres et même dans l'épaisseur de quelques autres coquilles qu’elles savent percer. On prétend qu'il y en a dont l’ani- mal , aprés avoir percé une coquille étrangère , y vit. sans autre fourreau que les parois du trou qu'il a creusé. Peut- être qu’alors son fourreau , très-mince et appliqué contre les parois du trou, n'a pu être remarqué. Les valves de certaines de ces coquilles ressemblent un peu à celles des modioles. ESPECES. 1. Fistulane massue, Fistulana clava. ; F. vaginé tereti-clavaté, recté; testæ valvis elongatis, extremitalibus subfornicatis. Encyclop. pl. 167.:f. 17-22. Favan. Conch. pl. 5. fig. K. Habite l'Océan des grandes Indes. Mus. n:0 Mon cabinet. 2. Fistulane corniforme. Fistulana corniformis. F. vaginé tereti-clavaté , undato-tortuosé ; aperturä anticé tubulis duobus inclusis divisé. Eacyclop. pl. 167. f. 16. Favan. Conch. pl. 5. fig. N. (b) Var. vaginé longiore, magis contorlé; postice septis aliquot fornicatis. Habite l'Océan des grandes Indes. Mon cabinet. D’aprés un dessin envoyé, il parait que c’est l’animal de cette espèce que M. Lesueur a observé, et dont il a va et fait passer les deux calamales. Nous les avons maintenant sous les yeux. 3. Fistulane en paquet. Fistulana gregata. F. vaginis pluribus clavatis, aggregatis; testæ valvis angustis arcualis ; aliis duabus unguiculatis , serrulatis. 436 ANIMAUX T'eredo. Schroet. Einl. in Couch. 2. p. 574. &. G. f. no. Encycl. pl. 169. f. 6-14. Guettard. Mém. vol 3. t. 70. f. 6-9. Habite... Mus. n.° Mon cabinet. Cette fistulane a les palettes dentelées , munies d’une dent subulée. 4. Fistulane lagénule. Fistulana lagenula. F. nana, latere affixa; vaginé lagenæformi, segmentis transversis articulata. ‘Encyclop. pl. 169. f. 23. Habite.... Mus. n° Sur une valve d'anomie, où il s'en trouve deux indiviäns. Elle est représentée, sur une valve de peigne, dans l'Encyclopédie. 5, Fistulane ampullaire. Féstulana ampullaria. F: arenulis obducta ; vaginé ampullaceä continué ; aper- turé intùs bicarinata. Fistulane ampallaire. Annales du Mus. vol. 7. p. 428. Faujas. Géologie, vol. 1. p. 93. pl. 3. f. 1-5. Habite.... Fossile de Grignon et Beynes, 6. Fistulane poire. #éstulana pyrum. F. vaginé pyrriformi nudé. . Mus. n.° Habitc.... Fossile de Sienne en Italie, Cu. CLOISONNAIRE. ( Septaria. ) ‘ Animal. . .. ) Tube testacé très-long, insensiblement atténué vers sa patie antérieure, et comme divisé intérieurement par des cioisons yoûtées , la plupart incomplètes. Extrésmité antérieure du tube terminée par deux autres tubes grèles, non divisés intérieurement. Animal... Tubus testaceus longissimus, anticè sensim atte- SANS VERTÈBRES. 437 nuatus, septis fornicatis plerisque incompletis internà subdivisus. Tubi extremitas anterior tubulis duobus aliis gracilibus , intus indivisis terminata. OBSERVATIONS. Quoique l'animal et la coquille de la cloisonnaire ne me soient pas connus, les grandes portions de son fourreau testacé que j'ai vues, m'ont convaincu que l'animal est analogue à celui des fistulanes , qu'il n’en diffère principale- ment que par sa taille, et parce que ses deux siphons anté- rieurs sont fort longs et se sont formés chacun un fourreau particulier téstacé. Cet animal doit donc avoir postérieure- ment une coquille bivalve , qui a échappé à ceux qui ont recueilli le grand tube ou les portions qu’on en voit dans les cabinets. Je n’ai vu que des cloisons rares, inégalement distantes et toutes incomplèlés. Quelques fistulanes ent aussi des cloisons en voûte, dans la partie postérieure de leur fourreau ; mais la partie menue ou antérieure de cé fourreau n'offre point de tubes particuliers saillans au- dehors. Au reste, la cloisonnaire n'est guères qu'une fistulane exagérée, et mérite à peine d'être distinguée comme génre. ESPECE. 1. Cloisonnaire des sables. Septaria arenaria. Serpula polythalamia. Lin. Syst. nat. p. 1260. Solen arenariüs. Rumph. Mus. tab. 41. fig, D. Es Seba Mans. 3. tab. 94. ( tubz duo majores). Martini Conch. 1. tab. 1. Gét1r. Habite l'Océan des grandes Indes , dans le sable, Mus. n.e 438 ANIMAUX TÉRÉDINE. ( Teredina. ) « Fourreau testacé, tubuleux, cylindrique ; à extrémité postérieure fermée, montrant les deux valves de la coquille ; à extrémité antérieure ouverte. Vagina testacea , tubulosa , cylindrica ; extremitate posticd testæ valvas duas prodiente ; anticé extremi- tate apertd. OBSERVATIONS. Comme il s’agit ici d’une modification particulière , dif- férente de celles qu’offrent les genres précédens, j'ai cru devoir distinguer , comme genre, les deux coquillages que Jy rapporte, quoiqu’on ne les connaisse que dans l’état fossile. ESPECES. 1. Térédine masquée. Teredina personata. T'. tubo recto tereti-clavato; clavé sinubus losulisque larvam simulante. J'istulana personata. Annales du Mus. 7. p. 429. n.0 4. Ibid. vol. 12. pl. 43. f. 6.5. ° Habite.... Fossile de Courtagnon , de Champagne. 2. Térédine bâton. Z'eredina bacillum. T°. testé solidä; tubo recto tereti , vix inferné crassiore. Teredo bacillum. Brocch. Coach. 2. p.273. tab. 15. f. 6. Habite.... Fossile des environs de Plaisance, en Italie. TARET. (Teredo. ) Animal fort allongé, vermiforme , couvert d’un tube testacé, percant le bois; faisant saillir antérieurement SANS VERTÈBRES. 439 deux tubes courts et deux corps operculifères adhérens aux côtés des tubes , et faisant sortir postérieurement un muscle court, recu dans une coquille bivalve à laquelle il est attaché. Tube testacé , cylindrique , tortueux , onvert aux deux extrémités , étranger à la coquille et recouvrant l'animal. Coquille bivalve, située postérieurement en dehors du tube. Animal prœlongum , vermiforme , tubo testaceo vestitum , lignum terebrans; anticè tubulos duos Breves exerens, corporaque duo operculifera lateribus tubulorum adhærentia; posticè musculum breve testi bivalvi receptum et affixum emuttens. Tubus testaceus, cylindricus , flexuosus , uträque extremitate pervius , à testé alienus , animal vestiens. Testa bivalvis, posticè extr tubum dispesita." OBSERVATIONS. Les farets sont de véritables conchiferes, qui appartien- nent , comme les cinq genres qui précédent, à la famille des tubicolées. Ils ont encore, comme les animaux de ces genres , un fourreau testacé qui les enveloppe, qui est étranger à leur coquille , ct qu'on ne retrouve plus dans les pholades. Mais ici, le fourreau est ouvert aux deux extré- mités; et nou-seulement la coquille, au lien d'être inte- rieure, se montre au-dehors, mais elle n’est plus immobile, adhérente , fermant le fourreaupostérieurement. La jcoquille des tarets se compose de deux valves qui, dans l'espèce commune, sont presqu’en losange, concaves, munies chacune d’une pièce subulée en dedans, et qui 440 ANIMAUX portent sur leur dos l'empreinte bien marquée de deux palettes pinnées, tout-à-fait semblables à celles mentionnées dans la deuxième espèce. Ces palettes existent donc dans les deux espèces, et toujours à l'extrémité postérieure de l’ani- mal. La coquille dont il s’agit n’est pas sans doute propor= tionnée à la grandeur de l'animal ; mais c’est le propre des coquilles de cette famille, d’être incapables de renfermer complètement le corps auquel elles adhérent. A l’orifice antérieur du fourreau , l'animal présente deux petits tubes ou siphons qu'il tient à l'entrée du trou qu’il habite , et deux Corps particuliers opposés qui semblent operculifères. Les palmules ou palettes pinnées, nous paraissent branchiales. Les tarets font beaucoup de tort en perçant les bois des vaisseaux, les pieux qui sont sous l’eau dans les ports, rui- nant les digues, etc. ESPÈCES. I. Taret commun. 7 eredo navalis. T. anticè palmulis duabus brevibus, simplicibus , callo operculiformt lerminatts. Teredo navalis. Lin. Syst. nat. p. 1267. Le tarot. Adans. Seneg. p. 264. pl. 19. Encycl. pl. 167. f. 1.—5. Habite en Europe, dans les bois enfoncés sous les eaux marines, 2. Taret des Indes. TZeredo palmulatus. T. palmulis longiusculis, pinnato-ciliatis, subarticulalis. Adans. Act. de l’Acad. des Sciences , 1769. pl. 9. f. 12. % eredo bipalmulata. Syst. des anim. sans vert, p. 129. Cuv. regn. anim. vol. 2. p. 4094. Habite l'Océan des grandes Indes, les mers des pays chauds. Ce faret, dont nous n’avons vu ni le tube ni la coquille , ne diffère peut-être du précédent que par sa taille plus grande, el parce que ses palmules , plus longues, ont été facilement observées. SANS VERTÈBRES. 4x Obs. Le Ropan d'Adanson (Seneg. pl. 19- f. 2.), appartient à cette famille. Sa coquille est enfermée dans un fourreau mince qui reste attaché au corps pierreux dans lequel il est enfoncé. Nous ne le connaissons pas. ? LES PHOLADAIRES. a Coquille sans fourreau tubuleux , soit munie de pièces accessoires , étrangères à ses valves, soit très-bail- lante antérieurement. Nous ne rapportons que deux genres à cette famille ; mais l’un d'entre eux, fort nombreux en espèces , est extrêmement singulier , en ce que la coquille est munie de pièces accessoires , étrangères à ses valves ; c’est le genre des pholades. Il est, en effet, fort singulier de trouver en ‘déhioès , Sur la charnière des DHétadéé des pièces particulières atta- chées, couvrant et cachant le ligament, et d'en observer d’autres en dedans, fixées sous les crochets. Dans un temps où l’on donnait fort peu d'attention à l'importance des rapports, on n’a considéré, dans la coquilie des pholades, que le nombre des pièces qu’elle présentait ; on l’a regardée comme une coquille multivalve , et, lui associant celle des anatifes, des balanes et des oscabrions, on en a formé üne division à part parmi les coquilles. Cette association est assurément tellement disparate, que maintenant personne n'oserait la reproduire. On reconnaît actuellement que toutes les pholades sont des coquilles bivalves, équivalves , régulières; que leurs valves sont réunies ou articulées en charnière , et que 442 ANIMAUX toutes conséquemment sont des conchifères, Mais, outre ces deux valves toujours existantes , ces coquilles présen- tent des pièces singulières, que l’on doit regarder comme accessoires ; car leur nombre varie selon les espèces , et l'on sait que les deux valves essentielles se retrouvent toujours, enveloppant immédiatement l'animal. Parmi ces pièces accessoires, quelque adhérence qu'aient, avec l'animal , les deux pièces isolées qui sont situées en dedans sous les crochets, ces pièces ne constituent nulle- ment le ligament des valves, celui-ci étant réellement extérieur, quoique caché par l'équipage des pièces testa- cées qui le recouvrent. Les pholadaires sont térébrantes, s'enfoncent dans la pierre, le bois et les masses madréporiques, où elles vivent solitairement. Quoique leur famille soit peut-être assez nombreuse en genres divers, nous n’y rappor- tons encore que les genres pholade et gastrochène , ce dernier même paraissant déjà très-différent des pholades. PHOLADE. €{ Pholas. ) Animal habitant une coquille bivalve, dépourvu de fourreau tubuleux; faisant saillir antérieurement deux tubes réunis , souvent entourés d’une peau commune, et postérieurement faisant sortir un pied où un muscle court, très-épais, applati à son extrémité. Coquille bivalve | équivalve, transverse , bâillante de chaque côté ; ayant des pièces accessoires diverses , soit sur la charnière, soit au-dessous. Bord inférieur ou pos- térieur des valves, recourbé en dehors. SANS VERTÈBRES. 443 Animal testam ‘bivalvem inhaküans, vagin tubu- los& destitutum , tubulos duos coalitos ,. tegumento commuri sæpè vestitos , anticè EXETens , posticè pedem vel musculum brevem crassissimum , apice relusum emiltens. Testa bivalvis, æquivalvis , transversa ; utroque latere hians ; accessoribus testaceis varüs supra vel infrä cardinem adjunctis. Margo inferior aut posterior valvarum supernè reflexus. OBSERVATIONS, Quelque singulière que paraisse la coquille des pholades, par les pièces accessoires qui se trouvent à sa charnière, elle n’en est pas moins parfaitement conforme au caractère de toutes les coquilles bivalves dont l'essentiel est d’avoir les deux valves réunies en charnière , en un point de leur bord. Mais ici, outre les deux Valves qui constituent la coquille, l’on voit des pièces particulières, diversement situées, en nombre variable, et loujours plus petites que les véritables valves. Dans les p/olades, la coquille enveloppe elle-même, en grande partie, le corps de l'animal, et alorsil n’a pas besoin de fourreau pour le défendre ou le garantir; mais, dans les genres précédens , le corps de l’animal étant fort allongé et n'ayant sacoquille bivalve qu’ason extrémité postérieure, il lui a fallu un fourreau pour le garantir des accidens, et c’est celui qu’on observe en effet. Les pholades sont, la plupart, des coquillages térébrans. Elles percent les pierres, le bois, ous’enfoncent dans le sable; elles vivent, comme stationnaires, dans les trous ou les conduits qu’elles se sont pratiqués. Leur coquille est en général mince , fragile , blanche , à côtes ou stries dentées, VA # AUTA ANIMAUX + rudes au tact. Leur genre est assez nombreux en espèces ; on en mange plusieurs. ESPECES. 1. Pholade dac'yle. Pholas dacty lus. Ph. testé clongaté, posticè angustato-rostraté, costis posticalibus dentato - muricalis; latere antico mutico porrecto. Pholas dactylus. Lin. list. Conch. tab. 433. Pennant, Zool. brit, 4. tab. 39. f. 10. Chemn. Conch. 8. tab. 101. f. 859. poli. test. 1pl.7. Encycl. pl.168 f. 2—4. (b) Var. costis posticalibus crebrioribus plicato-squamu- losis ; latere antico abbreviato. Habite les mers d'Europe, dans les rochers marins. Mas. n.° Mon cabinet La variété (b) est moins allongée, plas écail- Jleuse postérieurement. 2. Pholade orientale. Pholas orientalis. Ph. testé elongaté , posticè rotundaté , non rostrata ; costis posticalibus exquisitè dentatis ; latere antico mulico. List. Conch. tab. 431. Encycl. pl. 168. f. 10. Chemn. Conch. 8. tab. 101. f. 86o. Habite les mers orientales , celles de l’Inde. Mon cabinet. Elle ressemble un peu à la ph. dactyle ; maïs elle n’est point rostrée postérieurement. 3. Pholade scabrelle. Pholas candida. Ph. testé oblongé, posticè non rostralé ; undiquè costis striisque transvtrsis denticuliferis. Pholas candidus. Lin Syst. p. 1111. Encycl. pl. 168. £. 11. Gualt Conch. tab. 105. fig. E. Pennant. Zool. brit. tab. 39. f, 11. Chemn.Conch. 8 tab. 1o1.f. 861. 862. (b) Eadem minor el angustior. Habite l'Océan d'Europe, les côtes de France, dans la Manche, ct offre quelques variétés, On la trouve enfoncée dans la SANS VERTÈBRES. 445 vase ; quelquefois elle se loge dans le boïs des bords de la mer. Sa taille est médiocre on petite Mon cabinet. 4. Pholade dactyloïde, Pholas dactyloïdes. Eh. testé parvd, ovali-oblongé, posticè sinuato-rostraté, vir costata ; suleis transversis denticulatis. An Pennant. Zool. brit. 4. pl. 40. f. 13 2 Habite l’Océau britannique. Mon cabinet Communiquée par M. Leach, sous le nom de pholas parva , Montag. 5. Pholade silicule. Pholas silicula. Ph. testé oblongo-angusté, subpellucidé , costellis denti- feris radiaté ; dente calloso in uträque valvä. Habite à l’île de France. Mon cab. Longueur , 24 millimètres. 6. Pholade grande taille. Pholas costata. Ph. testi migné, oblongo-ovalé, costis dentatis elevatis undiqu str'alé; latere postico rotündo. Pholas costatus. Lin. Syst. nat. p. 1111. Gualt. Conch. t. 105. fig. G Chemu.Conch. 8. tab. 101. f. 863. List. Conch. pl. 434. Encycl. pl. 169. f. 1. 2. Habite l’Enrope australe, les mers d'Amérique, sur les rochers des côtes. Mon cabinet. Mus. n.o Grande espèce très-dis- tincte. Les côtes de son côté postérieur sont plus élevées et plus écartées que les autres. 7. Pholade crèpue. Pholas erispata. Ph. testà ovali, hinc obtusiore, hiantissimä , .crispato- striaté ; sulco longitudinali unico , suvmediano. Fholas crispata. Lin. Syst: nat. p. 1111. Pennant. Zool. brit 4, pl. 4o. f. 12. Chemn. Conch. 8. tab. 102. f. 872.— 5874. Encycl. pl. 169. f. 5—1. Habite l'Océan d'Europe, les côtes de la Manche. Mus. n.° Mon cabinet. L’animal devient fort gros , à siphons réunis, longs, avancés. 8. Pholade calleuse. Pholas callosa. Ph. testä ovalo-oblongi, sinuaté, posticë crispalo-striaté ; latere antico lœvt; valvarum callo cardinali prominulo globoso. 446 ANIMAUX Mon cabinet. Habite aux environs de Bayonne. 9- Pholade en massue. Pholas clavata. Ph. testé posticè turgidé, obtusissimé, anticèe elongato- compressé ; Strêts clavæ arcuato-divaricatis : partis pos- ticalis decussato-denticulatis. (a) Pholas clavata major. Pholas striata. Lin. Gualt. Conch. tab. 105. fig. F. Chewn. Conch. 8. tab. 102. f. 867—869. (b) Pholas clavata media. Chemn. Conch. 8. tab. 192. f 870. 891. (c) Pholas clavata minima. Pholes pusillus, Lin. Brown. Jam. 417. tab. 4o, f. 11. Chemn. Conch. 8 tab. 102. f. 864—866. Encycel. pl. 169 f. 8—10. Habite les mers de l’Europe australe et d'Amérique. Mus. n.e Mon cabinet. Etc. Voyez la pholade julan. Adans. Seneg. pl. 19. f. 1. Encycl pl. 169. f. 3. 4. Elle se rapproche de la ph. crépue. GASTROCHÉÈÉNE. { Gastrochæœna. ) Coquille bivalve, équivalve, presque cunéiforme , très- bäillante ; à ouvertare antérieure très-grande, ovale, oblique ; la postérieure presque nulle. Charnière linéaire, marginale, sans dents. T'esta bivalvis , œquivalvis, subcuneiformis , hiantis- sima ; aperturd anticé maximé , ovali, obliqud; pos- cd subnulld. Cardo linearis, marginalis , edentulus. OBSERVATIONS. Le genre gastrochêne de Spengler tient de très-près aux pholades et semble néanmoins appartenir à une famille SANS VERTÈBRES. 447: différente. On dit que l’animal a les deux lobes du manteau libres et non réunis par-devant, et qu'il fait saillir anté- rieurement, par la grande ouverture de la coquille , deux gros tubes ou siphons réunis. Son pied, qui est à l'opposé, parait petit, et ne pouvoir sortir qu’en écartant un peu les valves. Quant à la coquille , elle n'a point de pièces acces soires, et elle est térébrante. ESPECES. ou 1. Gastrochène cunéiforme. Gastrochæna cuneiformis. G. testé cuneiformi, tenui, subpellucidé ; valvarum strüis transversis arcualis, Gastrochæna. Spengl. Nov. act. dan. 2, f. 8—11. Cuv. Regn. anim. 2. p. 490. A Pholas hians. Chemn. Conch. 10. p. 364. tab. 172. f. 1678— 1681, Gmel. p. 3217. Habite à l’ile de France, aux îles d'Amérique, dans les rochers calcaires. Mus. n.0 Couleur d’an blanc grisätre. 2, Gastrochène mytiloïde. Gastrochæna mytiloides. G. testé ovat&; valvis are4 longiludinali pyramidaté dis- tinctis : rugis transversis fuscis. Mas. n. à Habite à l'ile de France. 3, Gastrochène modioline. Gastrochæna modiolina. G. test4 parvulà ; natibus ant basim prominulis. Mya dubia. Pennant. Zool. brit. 4. pl. 44. f. 19. Encycl. pl. 219 f.3. 4. /ZVon bene. Habite prés de la Rochelle et snr les côtes d'Angleterre. Elle est petite , trés-fragile; ses valves séparées sont très-difficiles à réunir, à cause da bäillemeui considérable qui doit résulter de leur réunion. Mon cabinet. . 448 ANIMAUX LES SOLÉNACÉES. Loquille allongée transversalement , sans pièces accessoires, et bdillante seulement aux extrémités latérales. Ligament extérieur. Les solénacées ne sont plus des coquillages téré- brans , comme les pholadaires et les tubicolées , qui per- cent les pierres et.le bois; maïs elles s’enfoncent dans le sable où elles vivent solitairement , ou du moins sans se déplacer. Par leur pied épais, subcylindrique , souvent fort long, et par les deux lobes de leur manteau réunis par-devant et ouverts aux deux extrémités, ces coquillages présentent des rappoñts d'une part avec les pholadaires, et de l’autre , avec les myaires. La plupart des solénacées sont fort remarquables par la singularité de forme que nous offre leur coquille. Ce sont des coquilles bivalves, équivalves, souvent très- allongées transversalement , et qui chacune ressemblent à un bâton ou à un cylindre droîït ou arqué, ouvert et bäillant aux extrémités latérales. Plusieurs cependant sont plus ou moins applaties, élargies même, et néanmoins toujours transversales. En général, lenrs crochets sont petits, peu saillans , à peine visibles. Les dents cardinales des solénacées sont très-variables, suivant les espèces. Il y en a qui n'en ont aucune ; et dans celles qui en possedent, on n'en trouve pas plus de cinq, outre les deux valves. On en voit tantôt une seule sur chaque valve, tantôt une sur une valve et deux sur J’autre , SANS VÉRTÈBRES. 449 tantôt enfin deux sur l’une et trois sur l’autre valve. Le point de réunion des valves ou le lieu de la charnière, varie aussi beaucoup, selon les espèces. Après en avoir séparé quelques genres que l’on confondait parmi les solens , nous réduisons cette famille aux trois genres qui suivent, SOLEN. ( Solen. ) Coquille bivalve, équivalve , allongée transversale- ment, bâillante aux deux bouts; à crochets très-peuts, non saillans. Dents cardinales petites, en nombre variable, quelque- fois nulles, rarement divergentes, plus rarement s'insé- rant dans des fossettes. Ligament extérieur. T'esta bivalvis , æquivalvis » transversim elongata, utroque latere hians ; natibus minimis, sæpè vix perspicuis. | ; Dentes cardinales parvi, numero variabiles, inter- dùm nulli, rard divaricatr, in foveas rarius intrantes. Ligamentum externum. Animal à manteau fermé par-devant ; faisant sortir, par une extrémité de sa coquille, un pied subcylindrique, et par l'autre, un tube court, contenant deux tubes réunis, OBSERVATIONS, Les solens , vulgairement appelés manches à couteau ; sont des coquilles bivalves, marines, transversalement Tome F. 29 450 ANIMAUX oblongues, c'est-à-dire, fort étendues en largeur, tandis que ce que l'on doit prendre pour leur longueur , est extrême- ment borné. Elles sont obtuses ou arrondies aux extrémités; y offrent, de chaque côté, une ouverture ou un bäillement plus ou moins considérable, et représentent un tuyau un peu aplati, ayant quelquefois la figure d’un manche de couteau. Les unes sont droites et les autres un peu courbées. Ces coquilles singulières sont composées de deux valves égales , réunies par une charnière , plutôt latérale que située au milieu du bord inférieur. Souvent même cette charnière se trouve très-près de l’une desextrémités. Les crochets sont très- petits, peu renilés , quelquefois à peine apparens. Enfin, le ligament est extérieur et situé prés de la charnière. En ouvrant les valves, on aperçoit deux ou trois petites dents cardinales, quine sont point divergentes. Ces dents se joignent latéralement lorsque les valves sont fermées, et ne s’enfoncent point dans des cavités préparées pour les recevoir. Les solens vivent vers les bords de la mer , dans le sable, où ils s'enfoncent quelquefois jusqu'a deux pieds de profon- deur , dans une position verticale. Ainsi, lorsque l'animal est vivant, ce coquillage est toujours situé perpendiculairement sur un des côtés de sa coquille, et présente supérieurement, c’est-à-dire, vers l'entrée de son trou, le côté de la coquille où ses deux tuyaux peuvent sortir. Toute la manœuvre de ce coquillage consiste à remonter, du fond de son trou, jusqu’à la super- ficie du sable ou même au-dessus, et à rentrer ensuite dans son trou, au moyen des extensions et contractions de son pied musculeux qui se trouve à l’extrémité la plus enfoncée de sa coquille. Voyez les Mémoires de l'Académie des Sciences , année 1712 > P. 116. SANS VERTÈBRES. 45x ESPECES. Dents cardinales contiguës au bord antérieur. 1. Solen gaîne. Solen vagina. S. testé lineari, recté; extremitate alteré marginaté ; car- dinibus unidentatis. Solen vagina. Lin Syst. nat. p. 1113 Gmel n°1. (a) Solen vagina major. List. Conch. t. 4og. f. 255. Gualt. Conch, t. 95. fig. D. Chemin Corch 6.t 4 f. 28. (by Solen vagina abbrev'ata. Rumph. Mus. t. 45 fig. M. Chemn. Conch. 6. t. 4. f. 26, Eacycl: pl. 222. f. 1. a. b. c. (c) Solen vagina minor, maculis paris picta. Mon cab. Habite l'Océan d'Europe , d'Amérique et de l’Inde. Commun dans les collections. Il! offre différentes variétés de coloration et de taille. La var. B se trouve fossile à Grignon. >. Solen corné. Solen corneus. S. testé parva, lincarÿ, recté, immaculalz4 ; cardinibus unidentatis, Mus n.° Habite à l’ile de Java. Laichenau. Mon cabinet. Couleur de corne; longueur, 5o millimctres. 3. Solen vaginoïde. Solen vaginoïdes. S. testé lineari, subarcuatä , rubellä ; cardinibus uniden- tatis. Muos. no Habite au canal d'Entrecastaux, et à toutes les îles de la Nouvelle Hollande. Très - commun ; il est un peu courbé. Largeur, 85 millimètres. 4. Solen silique. Solen siliqua. S. testé lineart , recté; cardine altero bidentato. Solen siliqua. Lin. Syst, nat. p. 1113. Gmel. n.o 2. (a) Solen siliqua maÿor. Pennant, Zool. brit. 4.:pl. 45. f. 20. ANIMAUX > Qt ®] Chemn. Conch. 6. pl. 4. f. 29. et litt. d. Knorr. Vergn. 6. t. 7. f. 1. List. Conch. t. 413? Encycl. pl. 222. f. 2. a. b. c. (b) Solen sil'qua minor. Mon cabinet. Habite les mers d'Europe. Comman dans les collections. Schroëter en cite une var. de l'Inde. Einl. in Conch. 2. t. 7. f. 6. La coq. semble un peu courbée. On confond aisément cette espèce avec la premiére , lorsque les dents cardinales ne sont pas en bon état. 5. Solen sabre. Solen ensts. S. testa lineari, subarcuaté ; cardine altero bidentato. Solen ensis. Lin. Syst. nat. p. 1114. Gmel. n.° 3. (a) Solen ensis major. Schroet. Eial. Conch. 2, p. 626. t. 9. f. 9. Chemn. Conch.6. t. 4. f.29 ? Encyel. pl. 23. f. 3. (b) /d. minor et angustior. List. Conch. t. 4rr. f. 257. Pennant, Zool. br. 4. pl. 45. f. 22: Encycel. pl. 223. f. 1. 2. Habite les mers d'Europe et d'Amérique. Trèës-commun dans les collections. Dents cardinales un peu écartées du bord antérieur. 6. Solen nain. Solen pygmœus. $. Lesta minima, lineari, subarcuatz; cardinibus subbi- dentatis. Solen pellucidus. Pennant, Zool, brit. 4. pl. 46. f. 23. Solen minutus. Montag.ex D. Leach. (b) Var. cardine altero unidentalo . Habite l'Océan d'Europe, sur les côtes de France et d’Angle- terre. Mon cabinet. 7. Solen ambigu. Solen ambiguus. ah tal JA S. testé lineari, subrecté, pallidä, obscure radiatà ; car- Jun tu fhen Gurba. dinibus unidentatis. f Vin Ven À Dane Me Mon cabinet. Mus. n.° ] 2019 Leg 7} Sun F; : À. #4 brutes - Habite... Je le crois des mers d'Amérique. On le prendrait on AA pour le 5. vagina ; mais sa charniére est bien plus reculée, SANS VERTÈBRES. 453 et il a des rayons blanes et obliques sur un fond fauve-pâle, Longueur, un décimètre. 8. Solen coutelet. Solen cultellus. S. testé tenui, ovali-ovlongé , subarcuatä, maculosé ; cardine altero bidentato. ” Solen cultellus. Lin. Syst. nat. ÿ. 1114. Gmel. n.0 5e Rumph. Mus t.45.fis.E, Chemn, Conch. 6. t.5 f. 36. 35. Encycl. pl. 223. f. 4. a. b. ( vulg. la gousse de pois. ) Habite les mers de l'Inde. Espèce jolie, très - distincte; com- mune dans les collections. 9. Solen plat. Solen planus. S. testé planulaté, lineart, recté; extremitatibus rotun- datis; cardinibus bidentatis. Solen maximus. Gmel. n.° 15. Chemn. Conch. 6. tab, 5. f, 35. Encyel. pl. 223. f. 5. Habite les mers de l’Inde. Mon cabiuet. Espèce rare, plas applatie que les autres. Les deux dents cardinales de la valve gauche sont obliques et divergentes, 10. Solen double côte. Solen minutus. S. testé minimé , lransversim oblonga ; latere anlico costis duabus serratis ; cardinibus unidentatis. Solen minutus. Lin. Syst. nat. p. 1115. Montag, test. brit. 1. 53. t. 1.f, 4. Ex D. Leach, Chemn. Conch. 6. t.6.f. 51.52. Habite l'Océan britannique. Mon cabinet. Communiqué par M. Leach, sous le nom de Biapholius spinosus. Dents cardinales | ou charnière | plus voisines du mi- lieu que du bord antérieur. 11. Solen gousse, Solen legumen. S. testé lineari-ovali, recté ; cardinibus mediis bidentatis ; altero biido. Solen legumen. Lin. Syst. nat. p- 1144. Gmel. n° 12. 13: bi [S14 ANIMAUX Planc. Conch. tab. 3. f. 5. Born. Mus. p. 25. tab. 2. f. 1. 2. Chemn. Conch.6. tab. 5. f. 32—34. Encyel. pl. 225. f. 3. (b) Var. testé transversim longiore ;j cardine alter tridentato. Habite la Méditerranée, l'Océan atlantique. La variété b, que je possède, me paraît être le chama subfusca de Lister. Conch. tab. 420. f. 264. Solen de Dombey. Solen Dombeir. S. testé lineari-ovali, recté, radiatä; cardinibus mediis subbidentatis : dente altero breviore obsoleto. Encycel. pl. 224. f. 1. a.b. c. Habite les mers de l’\mérique méridionale, les côtes du Pérou. Dombey.Mus. n.° Mon cabinet. Solen de Java. Solen Javanicus. S. testé lineari, recté , transversim angusté ; allerius valvæ cardine bidentato, alterius tridentato : medio bifido. Mon cabinet. Habite à l'île de Java. M. Laïchenau. Largeur ou longueur transversale, 60 millimètres. Couleur jaune à épiderme rembruni. Solen des Antilles. Solen Caribœus. S. testä oblongo-ovali, recté, pallidè fulvé ; alterius valvæ cardine bidentato , alterius dente unico bifido. List. Conch. tab. 421. f. 265. Encycel. pl. 225. f. 1. Habite l'Océan des Antilles. Coq. non radiée ; couleur fauve pâle ; des stries d’accroissement ou transverses, et point d’autres. Mon cabinet. Solen sublamelleux. Solen antiquatus. S. testé oblongo-ovali, sub epiderme albä; strüis trans- versis, ad latera basimque sublamellosis ; cardinibus bidentaiis. | SANS VERTÈBRES. 453 Solen cultellus. Pennant, Zool. brit. 4. pl. 46. f. 25. S'olen antiquatus. Montag. ex D. Leach. Habite l'Océan britannique. Mon cabinet. Communiqué par M. Leach. 16. Solen resserré. Solen constrictus. S. testé albä , tenui, oblongä, subrectà, lœviusculé ; ex- tremitatibus retundatis ; medio subconstriclo. Mus. n.° Habite les mers de la Chine ou du Japon. Béron. 17. Solen rétréci. Solen coarctatus. $. testé ovali-oblongé, transverse strialé, medio coarc- taté , utrinque rotundatä , cardine altero bidentato. An solen coarctatus ? Brocch. Conch. 2 p. 497. n.° Habite... Fossile d'Italie, envoyé par M. Bonelli. Mus. n.o Largeur , 27 millimètres. Dents cardinales obliques ; une sur une valve et deux sur l’autre, insérées dans une fossette. 18. Solen rose. Solen strigilatus. S. testé ovali - oblongd, valdè convexé, rosed ; radiis binis albis ; strits obliquis insculptis. Solen strigilatus. Lin. Syst. nat. p. 1115. Gmel. n.° 7. List. Conch. t. 416. f, 260. Gualt. Conch. t. 91. fig ce Chemn. Conch. 6. tab. 6. f. 41. 42. Encycl. pl. 224. f, 3. (b) Id. Minor ; cardinis dente unico recto, Habite la Méditerranée, l'Océan atlantique. Mas. n° Mon cabinet. On le trouve fossile près de Bordeaux et à Dax. 19. Solen radié. Solen radiatus. S. teslä oblonge - ovali, recté, violacea ; radiis quatuor albis. Solen radiatus. Lin. Syst. nat. p. 1114. Gmel. n.° 6. List. Conch. tab. 422. f, 266. Guale. C. tab. 91. fig. b. Chemn. Conch. 6: t. 5. f. 38. 39. Encycel. pl. 225. f. 2. Habite l’Océau asiatique et des grandes Indes. Mus. n.o Mon cabinet. 20. Solen violet. Solen violaceus. $. lestd oblongo-ovali , extremitalibus rolundatä, violaceé BE Te Cz É ANIMAUX raduis binis ; cardinibus unidentatis ; ny mphis prominen- tibus. Mon cabinet, Habite l'Océan des grandes Indes. Je l’ai d’abord pris pour le solen diphos ; mais il est moins grand, et n’est point rostré antérieurement. [1 a l’épiderme vert, et deux rayons bian- «hâtres au-dessous. Son test est violet en dedans comme en dehors. 21. Solen rogtré. Solen rostratus. S. test transversim oblongä, violace#; radiis pluribus obscuris; latere antico attenuato rostralo ; cardine altero bidentato. Solen diphos. Chemn. Conch. 6. p. 68. £. 7. f. 53. 54. Gmel. n.0 13. Encycl. pl. 226. f. 1. An solen virens ? Lin. Syst. nat. p. 1115. Habite l'Océan des grandes Indes. Mus. n.° Mon cabinet. Espèce très-distincte de la précédente, ayant de même l’épi- derme vert, et les nymphes ou les callosités du ligament saillantes en dehors. Etc. Voyez le solen diphos chinensis de Chemn. Conch. XI. p.200, tab. 108. f. 1933. Voyez aussi le solen linearts. Chemn. Conch. XI. p. 198. t. 198. f. 1931. 1932. PANOPÉE. (Panopæa). Coquille équivalve , transverse, inégalement bâillante sur les côtés. Une dent cardinale conique, sur chaque valve , et à côté une callosité comprimée, courte , ascen- dante, non saillante en-dehors. Ligament extérieur , sur le côté allongé de le coquille, fixé sur les callosités. Testa æquivalvis , transverse , lateribus inæqualiter hians. Dens cardinalis unicus , conicus., in utrdque valv&, et hinc callum breve ,compressum , ascendens , non exsertum. Ligamentum exlernum , callis affixum . in latere productiore testæ. + SANS VERTÈBRES, 457 OBSERVATIONS. C’est avec raison que M. Ménard de la Groye a établi le genre des panopées. Ces coquilles sont distinguées des glycimères par leur charnière munie de dents et par leur ligament situé sur leur côté allongé. Elles avoi- sinent Plus encore les solenss mais leurs crochets sont trés-protubérans. La situation du ligament des valves ne permet pas de les associer aux myes. Je ne citerai que l'espèce non fossile, n'ayant pas l’autre sous les yeux, et qui, d'ailleurs, n'en est peut-être qu'une variété. ESPE CE. 1. Panopée d’Aldrovande. Panopæa Aldrovandi. Chama glycimeris altera. Aldrovand. test. lib, 3. p. 473 et 474. List. Conch. tab. 414. f. 258. Born. Mus. tab. 1. f.8. Ma gly cimeris. Gmel. p. 3222, Chemn. Conch. 6. t.3. f. 25. Panopæa. Ménard. Annales du Mus. vol. 9. p. 13r. Habite la Méditerranée. Mon cabinet. La panopée fossile se trouve près de Parme, en Italie. Elle est figurée , table 12, au lien cité des Annales, et appartient à M. Faujas de S.- Fond. M. Ménard la considère comme une espèce distinctes GLYCIMÈRE. ( Glycimeris. ) Coquille transverse, très - bâillante de chaque côté. Cbarnière calleuse, sans dent, Nyvmyphes saillantes au- dehors. Ligament extérieur. Testa transversa , utroque laïere valdè hians. Cardo callosus; dente nullo. Nymphæ extùus promi- rentes. Ligamentum externum. 458 ANIMAUX OBSERVATIONS. Le petit nombre de coquilles connues qui appartiennent à ce genre, a été rapporté au genre des myes; mais ces coquilles n’ont ni la charnière des myes, ni celle des mu- + lettes dont on faisait des myes. Les glycimères ont beaucoup de rapports avec les solens et avec les saxicaves; mais elles en différent par le ligament situé sur le côté court de la coquille, et en outre se distin- guent des solens par leur charnière sans aucune dent. ESPÈCES. ï. Glycimère silique. Glycimeris siliqua. GT. testé transversim oblongé, epiderme nigra; natibus decorticatis ; valvis intus disco calloso incrassatis. Mya siliqua. Chemn. Conch. XI. p. 192. t. 198. f. 1934. Glycimeris incrassata. Syst. des anim. sans vert. p. 126. Habite les mers da nord. Mus. n.° Mon cabinet. 2, Glycimère arctique. Glycimeris arctica. / GL. testé ovaté, ventricosé, antice truncal&, transversè striaté; costis duabus obtusis. Habite l'Océan arctique , la Mer blanche. Mon cabinet. Ce n’est point le mya arctica d‘Oth. Fabricius. A l'extérieur, cette glycimère ressemble au mya truncata. 3. Glycimère nacrée. Glycimeris margarilacea. GL. testé ovaté , antice truncalä, tenu, intus margari- taceä. Mon cabinet. Habite.... Fossile de Grignon. Coq. très-bâillante antérieu- rement. Valves minces , fragiles. Largeur , 30 millimètres. Ect. Voyez le mya edentula de Pallas. Itere 1. p. 26, n.o 57, = Le SANS VERTÈBRES. 499 LES MYAIRES. Ligament intérieur. Une dent élargie et en cuilleron , soit sur chaque valve, soit sur une seule , donnant attache au ligament. La coquille est bäillante aux deux extrémités latérales ou à une seule. Les myaires nous ont paru devoir suivre immédiate- ment les solénacées , venir après les glycimères , et con- duire naturellement aux mactracées. Néanmoins elles diffèrent éminemment des solénacées par la situation du ligament de leurs valves ; celui-ci étant tout-àa-fait inté- rieur, et reçu tantôt sur une seule dent élargie en cuilleron et saillante en dedans, tantôt sur deux dents semblables et intérieures. L'animal fait saillir antérieu- rement un gros tube formé de la réunion de deux auires qu'il enveloppe, et postérieurement un pied qui n'est plus cylindrique comme celni des solens, mais comprimé et de taille médiocre. Voici les trois genres que nous rapportons à cette famille. MYE. (Mya.) Coquille transverse, bäillante aux deux bouts. Valve gauche, munie d'une dent cardinale grande, comprimée, arrondie saillante presque verticalement. Une fossette cardinale à l'autre valve: Ligament intérieur s'insérant sur la dent saillante et dans la fossette de la valve opposée. 460 ANIMAUX Testa bivalvis, transversa, utrinque hians. Dens cardinalis unicus , magnus , dilatato - compressus , rotundatus , verticaliter prominens ad valvam sinis- tram. Fovea cardinalis in alterd valvd. Ligamentum internum , dente pronunulo foveäque alteræ valve inserlum. Conchifère à manteau fermé par-devant, ayant à une extrémité un pied court, comprimé et assez épais, et faisant sortir , à l’autre extrémité, un grand tube qui en contient deux autres ; l’un pour l'entrée de l’eau, et l’autre pour l'anus. OBSERVATIONS. Les myes sont des coquilles marines bivalves, transverses, inéquilatérales, imparfaitement équivalves, et ouvertes plus ou moins aux deux extrémités latérales comme les solens. Elles n’ont qu’une seule dent à la charnière, mais qui est extré- mement remarquable. Cette dent, qui tient à la valve gau« che , est grande , relevée presque perpendiculairement au plan de la valve , élargie , comprimée , obronde , et creusée d’un côté comme un cuilleron pour recevoir le ligament. Elle ferme l'entrée de la fossette cardinale de l’autre valve, lorsque les deux valves sont resserrées. Le ligament des valves est intérieur, court et épais. Il s'attache d’une part à la dent saillante, et de l’autre part dans la fossette de la valve droite. Le pied de l’anünal est court, suborbiculaire. Linné a confondu mal à propos, dans le mème genre, les myes avec les mulettes, qui sontde coquilles d’eau douce , et dont la charnière est fort différente. Les myes se tiennent enfoncées dans le sable , à travers SANS VERTÈBRES. 461 lequel elles font saillir le long tube qui enveloppe ses deux tuyaux. | ESPE CES. 1. Mye tronquée. Mya truncata. M. testé ovatä, ventricosé, anteriùs truncatä ; cardinis dente antrorsm porrecto rotundalo inlegerrimo. Mya truncata. Lin. Syst. nat. p. 1112. Gmel. n.0 1, Gualt. Conch. t. gr. fig. D. Pennant. Zool. brit. 4. pl. 41. Chemn. Conch. 6. t. 1.f. 1. 2. Encyel. pl. 229. f. 2. a. b. Habite l'Océan d'Europe. Mon cabinet. 2. Mye des sables. Mya arenaria. M. testé ovaté , an!eriùs rotundatä ; cardinis dente denti- culo laterali aucto. Mya arenaria. Lin. Syst. nat. p. 1112. Gmel. n. 2, Bast. op. subs. 2. p. 60. t me Le Chemn. Conch. 6. t. 1. f. 3. 4 Encyel. pl. 229. f. r. a. b. Pennant, Zool. brit. 4. pl. 42. Habite l'Océan d'Europe; commune dans la Manche, sur les côtes de France. Mon cabinet. 3. Mye érodone. Mya erodona. WT. testé ovatd, antice subrostratd ; cardinis dente nudo reclo. / Erodona mactroides. Daud. Bosc. hist. des coq. vol. 2. pl.6.f. 1. Roissy. hist. des coq. vol. 6. p. 431. t. Go. f, 5. An lellina guinaica? Chemn. Conch..10. p. 348. t, 170. f. 1.651—1653. Habite, ... probablement les côtes d'Afrique. 4. Mye solémyale. Mya solemyalis. M. testé transversim oblongé , tenui, pellucid#, extremi- tatibus obtusé ; latere postico brevissimotantico produc- tiore, oblique radiato. Mus. n.° Habite les mers de la Nouvelle Hollande. Coquille blanchätre , 462 ANIMAUX singulière , un pen bâillante antérieurement, et qui serait une solémye si chaque valve était munie d’une dent élargieet saillante. Largeur, 20 à 22 millimètres. ANATINE. ( Anatina. ) Coquille transverse , sabéquivalve , bäillante aux deux côtés ou à un seul. Une dent cardinale nue, élargie, en cuilleron , saillante intérieurement, insérée sur chaque valve et recevant le ligament. Une lame ou une côte en faulx, adnée , obliquement courante sous les dents car- dinales, dans la plupart. T'esta transversa , subæquivalwis , utrinque vel uno latere hians. Dens cardinalis nudus , dilaiatus , cochleariformis , internè prominulus in uträque valva ligamentum excipiens. Lamella vel costa falcata , adnata , infra dentes cardinales obliquè decurrens, in plurimis. OBSERVATIONS. Les anatines sont bien distinguées des myes, puisqu'elles ont une dent en cuilleron sur chaque valve, tandis que les myes n’en ont qu’une en tout. Elles semblent faire le passage aux lutraires, et lier les myaires aux mactracées. Chaque cuilleron des anatines est comme soutenu par une lame dans les unes, ou par une côte dans les autres , qui est oblique- ment courante sur la coquille. Le ligament est intérieur , et s'attache dans le creux de chaque cuilleron des valves. Souvent, à côté de chaque crochet, part une fissure décur- rente qui forme quelquefois une saillie , imitant une seconde lame courante. - SANS VERTÈBRES. 463 ESPBECES. 1. Anatine lanterne. ÆAnatina laterna. A. testé ovaté, tenuissimé, pellucidé, fragili, utrinque rotundatä. An mya anserifera? Chemn. Conch. XI. p. 193. Vign. 26. litt. A. B. mala. | Habite l'Océan des grandes Indes. Mon cabinet. Elle est renflée , n’est point rostrée antérieurement. On la connait sous le nom de lanterne. Elle est très-rare. 2. Anatine tronquée. Anatina truncata. A testé ovaté, tenui, transversè striata, anticè subtrun- cati, punclis prominulis minimis exlùs asperald. Mon cabinet. Habite dans la Manche, près de Vannes. Commnuiquée par M. Aubry , Médecin. Le Muséum en possède un individo an peuplusgrand, plus transparent , assez semblable d’ailleurs, qui vient de l'ile St-Pierre et St.-Francçois, à la Nouvelle Hollande. 3. Anatine subrostrée. Ænatina subrostrata. A. testé ovalé, membranaced ; antico latere attenuato, subrostralo. Solen anatinus. Lin. Gmel.n.o 8. " Ramph. Mus. t. 45. fig. O. ÿ Chemn. Conch. G. t. 6. f. 46—48. Encycl. pl. 228. f. 3. a. b. Habite l’Océan Indien, les mers de la Nouvelle Hollande. Mus, n.° 4. Anatine longirostre. Ænatina longirostris. A. testa ovaté-oblongé , membranaceä, pellucidé , fragili ; latere antico longiore attenuato rostriformi; dente car- dinali minulo exrcavalo. Mya rostrata ? Chemn. Conch. XI, p. 195.Vign. 26. litt. C. D. Habite.... Mus,n.° L’exemplaire da Musénm est jeune, moins grand que dans la fig. citée, et un peu fruste. U provient probablement des mers australes. 464 ANIMAUX 5. Anatine globuleuse. Ænatina globulosa. A. testé subglobosä , decussatim striaté , albd : pellucidé ; latére an!ico brevissimo hiante. Mya anatina Gmel. p. 3221. An tugon? Adans. Seneg. t. 10. f. à. Chemn. Conch. 6, t. 2. f, 13—16. Evcycl. pl. 22y,. f. 3. a. b. Habite sur les côtes d'Afrique , à l'embouchure des fleuves: 6. Anatine trapézoïde. Anatina trapezoides. Æ. lesti rotundato-quadraté, convexé, lenui, pellucidé , lœvigald; dente cochleari obliquato. Corbula. Encyel. pl 230. f.6. a b, Habite... Mus. n.0Mon cabinet. Elle est un pen inéquivalve. La coquille de Petiver (Gazoph. t. 94. fig. 4. c. 51.) y res- semble un peu. 7. Anatine ridée. Ænatina rugosa. A. teslé rotundato--subquadraté, convexé , tenut, pellu- cidé ; rugis obliquis insculptis. Mon cabinet. Habite à St.- Domingue: Elleest nn peu plus grande que la précédente. Ses cuillerons sont moinsisolés. 8. Anatine imparfaite. Ænatina imperfecta. A. testé ovalté; sub'næquivalvi, tenui, lævigat4; lalere antico abbrevialo; dente cardinall angus/o, margini adnalos Mus. n.0 Habite à la Nouvelle H:llande, dans la baïe des chiens marins. Blanche , mince, transparente, ayant une côte antérieure. Largeur, 35 millimetres. 9. Anatine myale. Ænatina myalis. A.testé magnd,ovaté, ventricosé , inæqu'valvt, punctis + minutissimis asperaté; cochlearibus brevibus rotundatis , unidentatis. Mya declivis. Pennant. Zool. brit. 4. p. 66. n.° 15. Ligula pubescens. Montag. SANS VERTÈRRES. 465 Habite aux îles Hébrides, Mon cabinet. Communiquée par M. Leach. Coquille assez semblable au mya arenaria pat son aspect extérieur, plus grande même, assez solide, et néanmoins demi-transparente. 10. Anatine ru picole. Ænatina rupicola. A, testé parvé , ovato oblongé, extùs transversèm sulcata; _ datere antico longiore, truncato. Rupicole Extr. du cours, ete. p. 108. Habite aux environs de la Rochelle , dans les rochers , comime les lithophages. M. 'leuriau-de-Belleyue. Largeur, 12 millim. CONCHIFÈRES TÉNUIPÈDES. Leur manteau n° plus ou presque plus ses lobés réunis par devañt. Leur pied est petit, comprimé. Le bail- lement latéral de leur coquille est le plus souvent peu considérable. Je rapporte ici un assez grand nombre de coquillages qu'il a jusqu'a présent été fort difficile de ranger conve- nablement selon l’ordre de leurs rapports, parce qu'ils appartiennent à des familles qui, dans l’ordre de leur production ; ne forment point une série simple. Les uns parurent tenir de très-près aux soléns , et même y furent réunis ; quoiqu'il soit probable que l'animal, et surtout son pied, aient une forme, des proportions et même une disposition très-différentes. D'autres furent rangés parmi les Myes; d’autres le furent parmi les Tellines et les Vénus; enfin quantité de ces coquillages restèrent dans les collections sans détermination et sans trouver, dans les cadres, déjà formés, de rang convenable. Obligé d'augmenter le nombre de ces cadres, afin de faciliter le placement de quantité d’objets qui eussent Tome F. 30 466 ANIMAUX embarrassé ailleurs, et effacé les limites des familles, ma division des conchifères ténuipèdes comprend quatre coupes distinctes, dont une seule (les Zthophages) paraît plus arülicielle que les autres, sans néanmoins cesser d’être utile : voici la citation de ces. coupes. (1) Ligament intérieur, avec ou sans complication de ligament externe. Les Mactracées. Les Corbulées. (2) Ligament uniquement extérieur. Les Lithcphages. Les Nymphacées. LES MACTRACÉES. L'animal a le pied petit, mais comprimé et propre à des mouvemens de déplacement. Coquille équivalve , le plus souvent baillante aux. ex- trémités latérales. Lisament intérieur , avec ou sans complication de ligament externe. Les mactracées tiennent évidemment de très-près aux myaires; néanmoins, comme l'animal a le pied petit, comprimé et propre à ramper ou changer de lieu, elles appartiennent à une coupe différente, qui doit suivre celle des myaires. Elles ont effectivement, comme les myaires, le ligament intérieur, et cette situation da ligament se retrouve encore la même dans les corbulées, qui en sont très distinctes. Après les corbulées , le liga- ment des valves est uniquement extérieur dans le reste des conchifères dimyaires. Silon en excepte quelques lutraires , la coquille des SANS VERTÈBRES, 467 mactracées n'offre à ses extrémités latérales qu'un bail- lement médiocre, très-petit, même postérieurement, auel- quefois presque nul ou tout à fait nul. Je rapporte icisept genres, savoir : ù (1) Ligament uniquement intérieur. (a) Coq. baïillante sur les côtes. Lutraire. Mactre. (b) Coq. non baillante sur les côtés. Crassatelle. Erycine. (2) Ligament se montrant au-dehors, où étant double, l’un interne et l’autre externe. Onguline. Solémye. Amphidesme. LÜTRAITRE. ( Lutraria.) Coquille inéquilatérale ; transversalement oblongue où arrondie, baïllante aax extrémités latérales. Charnière ayant une dent comme pliée en deux, ou deux dents dont une est simple, et une fossette adjointe , deltoïde, oblique, saillante en-dedans. Dents latérales nulles. Liga- ment intérieur , fixé dans les fossettes cardinales, Testa inæœquilatera , transversim oblonga , vel rotundata , extremitatibus lateralibus hians. Cardo dente unico subcomplicato , vel dentibus duobus : altero simplici, cum foved adjecté , deltoïded, 468 ANIMAUX obliqud , intus prominente. Dentes laterales null. Ligamentum internum , in foveis affixum. ©bBSERVATIONS. Les lütraires sont éminemment distinguées des martres, parce qu’elles manquent de dents latérales, et élles offrent une transition aux myaires par leurs rapports avec les ana- tines. Leur charnière présente en effet, sur chaque valve, une protnbérance compritnée, creusée en fossette en-dessus, ét, à côté, une ou deux dents, dont une est comme pliée en deux, tandis que l’autre est simple. Ces coquilles , sur-tout celles qui sont iransversalement oblongues , sont plus bäil- Jantes que les mactres. L'animal fait sortir par le côté anté: rieur de sa coquille, qui est le plus ouvert, deux siphons; ét par le côté opposé un pied petit, compruné. ESPÈCES. Coquille transversalement oblonguë. 1. Lutraire solénoïde. ZLutraria solenoides. L. testé oblongd; striis transversis rugæformibus:; laterë antico prælongo , apice rotundato , valdë hiante Mya oblonga. Gmel.-p. 3221. Gualt. test. t. 90. fig. A. à. Da Costa. Conch. brit. p. 30. t. 17. f. 4. Chemn. Conch. 6. tab. 2. f. 12. flabite l'Océan d'Europe. Mus. no Mon cabinet. Grande coquille d’un blanc sale ou roussätre , très-baillante , ven- true , à côté postérieur court, arrondi. Deux dents à côté de la fossette. Largeur, un décimètre et 10 millimètres, On la trouve fossilé au Mont Marius, près de Rome. à. Lutraire ellipuüque. Lutraria elliptica. L. testé ovali-oblongé, læviusculé ; Brriis transversis exi- guis ; laleribus rotundatis : antico longiore. Mactra lutraria. Lin. Gmel. p. 3259. SANS VERTÈBRES. 469 List. Conch.t. 415. f. 259. Pennant. Zool. brit. 4. pl. 52. f. 44. Chemn. Conch. 6. t. 14. {. 240. 241. (b) Far. aniico latere attenualo , ohtuse acuto. Habite l'Océan d'Enrope, dans le sable des côtes. Mon cabine Elle est presqu’aussi grande que la précédente, an peu moins bâillante , à crochets petits. On la trouve fossile aux environs de Bordeaux, 8. Lutraire ridée. ZLutraria rugosa. L. testé ovatà, albido-flavescente ; strits longitudinalibus elevatis, transversas minds elevatas decussantibus. Mactra rugosa. Gmel. p. 3261. Chemn Conch.6. tab 24. f. 236. Encycel. p. 254. f. 2.a.b. (b) far. stris longitudinalibus posticis rarioribus , magis elevatis, du | \ : Mu. n. 9 Habite l'Océan européen, où elle parait rare. Mon cabinet3 La varicté b. vient de St.-Domingue, Coquille orbiculaire ou subtrigone. 4. Lutr aire comprimée. Lutraria compressa. L; testa tenui, compressé, rotundalo-trigond , squalida , transverse strialé ; pectunculus latus, etc. List. Conch. 1.253. f. 88. Da Costa. Conch. brit. p. 200. tab. 13. f. à. Encyel. pl. 257. f 4. £igula compressa, ex D. Leach, An mactra Listeri. Gmel p. 3261? Habite dans la Manche, sor les côtes de France, où elle es? * ués-coumune. Mon cabinet, Elle est d’un grissale, quel- quefois jauaètre ou roussâtre, 5. Lutraire calcinelle. £utraria piperataæ, L. testé ovaté, compressé, transversè striaté : dentibus mi: ntnis ; foveoli magna obliquatä. Poiret , voyage en Barb. 2. Pres. Mactra piperata. Gmel, p. 3261. 479 ANIMAUX Culcinella. Adans. RUE p- 232. t. 17. £ 18. Chemn. Conch 6. t. 3. f. 21. Häbite dans la Méditerranée. Mon cabinet. Cette lutraire est plus applatie et moins arrondie que la précédente. Elle est assez mince, transparente, jaunâtre , quelquefois très= blanche. 6. Lutraire tellinoïde. Lutraria tellinoides. L. testé ovaté, lenut, p:llucidé , albi; striis transversis 2nœqualibus Lenuibus ; latere postico brevi, subplicato. sn mactra pellucida? Gmel. p. 3260. Habite... On la dit des côtes de la Guinée. Mon cabinet, Cette lutraire et les cinq suivantes sont difficiles à caracté- riser , étant également blanches, minces et transparentes. 7. Lutraire blanche. Lutraria candida. L. testé ovaté, tenut , pellucidé, candidé ; strits transversis inæqualibus ; lalere postico anticum DR ue Mns. n,° Habite..., C'est peut-être à celle-ci qu’appartient le mactra pellucida , cité ci-dessus. Les deux PHDEUR sout néanmoins très-distinctes. L 8 Lutraire papyracée. Lutraria papyracea. L. Lestä ovalo -rotundaté, lenut, pellucidé, transversim strialé ; latere antico patulo-hiante, line& elevaté longitudinali utrinque distincto. Mactra papyracea ? Gmel. n.° 3. hemn, Conch, 6. t. 23. f. 231 ? Encyel. pl. 255. f. 2. a. b? Habite l'Océan indien. Mus.n.° Mon cabinet. Elle a, près de son côté antérieur, des stries longitudinales trés-fines, en une place isolée. Eu vieillissant , elle devient très-bäillante. 9- Latraire petits-plis. Zutraria plicatella. Z,. testé ovato -rotundaté , tenut , pellucida, alba; plicis tenuibus transversis , crebris; latere antico brevi sub- angulato. An mactra papyracea? Gmel. p. 3257. Chemn Conch. 6. t. 23. f.231? Habite... Probablement l’Océan indien. Mus. ne SANS VERTÈBRES. 471 ro. Lutraire gros-plis. Lutraria crassiplica. L. testé ovato-rotundaté, Lenui, pellucid#, albd, converxé; plicis transversis , majusculis , composilis ; latere postico brevissimo. (b) An ejusd. var ? Eucycl, pl. 255. f. 2. a. b. Habite.... probablement l'Océan indien. Mus. n.° Largeur , 30 millimètres. 11. Lutraire applatie. Lutraria complanata. L. testé ovaté , tenui, arcuatim plicaté ; plicis transversi m striatis. Mactra complanata. Gmel. p. 3261. Chemn. Conch. 6 t.24.f. 238. Encycl. pl. 258. £. 4. Habite l'Océan indien. Je n’ai point vu cette espèce; et, quoi= qu’elle soit sans doute trés-voisine de la précédente, elle est différente et plus allongée transversalement. 12. Luotraire dent-épaisse. Lutraria crassidens. L. testé ovaté , solidä, opacé , transversé substriaté; denté cardinali crasso ; fovea ligamenti non prominenlte. Mon cabinet. Habite.... Fossile des fallans de la Touraine. MACTRE. (Mactra. ) Coquille transverse, inéquilatérale , subtrigone, un peu baillante sur les côtés , à crochets protubérans. Une dent cardinale comprimée, pliée en gouttière sur chaque valve, etauprès une fossette en saillie. Deux dents latérales rapprochées de la charnière, comprimées , intrautes. Ligament intérieur, inséré dans la fossette cardinale. Testa transversa , inæquilatera , sublrisona , late- ribus paulisper hians ; natibus prominentious. 472 ANIMAUX Dens cardinalis in uträque valva compressus ; plicato-canaliculatus , cum adjecté foveold intus promi- nulé. Dentes laterales duo COMpresst , utrinque propè cardinem admoti , inser tr. Ligamentum interrum , in Joveolà cardinali insertura. OBSERVATIONS. Les rnactres, débarrassées des lutraires qui en obscur- cissaient le caractère ou le rendaient inexact, constituent un très-beau genre , assez nombreux en espèces. Ce sont des coquilles marines, souvent un peu grandes » presque tou- jours trigones, légérement bäillantes sur les côtés, soit lisses, soit dés ou sillonnées transversalement. Le carac- tère de leur charnière est assez $ singulier : on voit sur cha- que valve, sous les crochets, une dent comprimée , phiée en gouttière, quelquefois comme divisée en deux pièces diver- gentes; et à côté se trouve une fossette subcordiforme, oblique, qui donne attache au ligament des valves. On remarque en outre deux dents latérales comprimées et in- irantes; l’une rapprochée plus ou moins de la fossette du ligament, et l’autre de la dent cardinale, Quand la fossette est fort large , comme cela a lieu dans certaines espèces, la dent cardinale est très-oblique , rétré- cie et même en partie avortée ; 5 Anaïs les denis latérales exis- tent toujours. Hope Par un des côtés de sa coquille, l'animal fait sortir deux tubes qu'il forme avec son manleau, et par l'autre u un n pied musculeux , comprimé. ESPECES. 5 Mactre géante. Mectra gigantea. M. lestd magnd, solidé, albido-fulvà, iransversim sub- striaté, intra nales hiante; fove4 cardinali maximé cordaté. SANS VERTÈBRES. 473 Encycl. pl. 259. f, 1. Chemn. Conch. 10. t.170. f. 1656. Habite les mers de l'Amérique septentrionale. Mus. n.o Mon cabinet. Le bâillement entre les se est ici dans le sens de l’ouverture des valves , et en cela fort différent de celui de l'espèce suivante. 3. Mactre de spengler. Mactra spenglerti. M. testé trigona , lævi; vulv4 plant; natibus distantibus , aperturé lunaté separatis. Mactra spenglert. Gmel. p. 3256. Chemn. Conch. 6. t. 20. f. 199—201. : Encycl. pl. 252. f. 3. a. b. Habite les mers du Cap de Bonne-Espérance. Mus. n.° Mon cabinet. Espèce peu commune, recherchée et très - dis- tincte par ses caractères. 3. Mactre striatelle. Mactra striatella. M. testé magné, pellucidé, albi, convexa; vulv& obliqué striaté, angulo obtuso circumscriptà; natibus substrialis. Encyel. pl. 255. f. 1. a. b. Habite.... les mers de l’Inde ? Mus. n.o Mon cabinet. Je crois que cette espèce a été confondue avec la suivante dont elle es! bien distincte. Elle devient plus grande. À. Mactre carinée. Mactra carinata. W. testé trigoné , pellucidé, allä, convexé; vulva angulis lamellé elevaté carinatis circumscripté; natibus lœvibus. Gualt. test, tab. 85. fig, F. Knorr Vergn.6. t, 34 f. 1. Encyel. pl. 251. f, 1. a. b. c. An mactra stréatula? Gmel. p. 3255. Habite.... la Méditerranée ? L’océan des Indes? Mas.n,, Mon cabinet. La planche 251. f. 2. et celle 252. f. 1. de l'Encyclopédie, représentent nne mactre à angles du corsele: aigus, mais point carinés. Je crois que ce n'est qu’une variété, 5. Mactre fauve. Mactra helvacea. M. testé ovato -trigond, pallide alba, fulvo-radiata; 474 ANIMAUX vulvé lunuläque convezis, rufis; dentibus laleralibus remolis. Tactra glaut@nGmel. Exrcluso Bornit synonvrmo. DMactra helvacea. Chemn. Conch. 6. p. 234. L. 23. f. 232, 233. Encycel. pl. 266. f. 1. a. b. Poli test. 1.t. 18. f. 1—3. Habite les côtes d'Espagne, de l’Italie. Mns. n.o Mon cabinet. Elle devient fort grande; ses crochets sont lisses. Les vieux individus sont roux, obscurément rayonnés. 6. Mactre rostracée. Mactra grandis. D. testé trigoné, antice productiore subrostralä , lævi , cervind, pallidè radiatä ; natibus tumidis, fusco-violaceis. Mactra grandis. Gmel. n., 12. Chemn. Conch. 6. t. 23. f. 228. Encycl. pl. 253. f. 1. a.b. Bona. Habite... Ses rapports avec la suivante, dont elle est cepen- dant très-distincte, font présumer qu’elle vit dans l’Océan atlantique et peut-être Européen. Mon cabinet. 7. Mactre lisor. Mactra stultorum. M. testé ovato-trigont, lævi, subdiaphané , pallide fulvé; radis albidis obsoletis; facie interné albido - purpu- rascen£e. Mactra stullorun. Gmel. n° 11. Lisor. Adans. Seneg. tab. 17. £ 16. Poli test. 1. t. 18. f. 10—12. Chemn. Conch. 6. t. 23. f. 224. 225. d Encycl. pl. 256. f. 2. a. b. (b) far. testé minore, pallidiore ; natibus albidis. Habite la Méditerranée, l'Océan d'Europe et latlantique. Mus- n.° Mon cabinet. Les individus parfaits ont les crochets violets, comme dans la m. Rostracée , mais lear côté antérieur ne s’avance pas de la même manière. 8. Mactre mouchetée. Mactra maculosa. I. testé ovato-trigoné , spadiceo-rufé , radiis maculisque albis variegatd ; nalibus vulvé lunulique subrioluceis. Mus. n.0 Habite.... Elle est plus brillante, plus vivement colorée ex moins trigone que la précédente. Intérieurement, elle a trois taches pourprées, dans la partie inférieure de ses valves. SANS VERTÈBRES. 475 9. Mactre paillée. Mactra straminea. M. testé ovato-trigoné, tenui, lævi, subirradiaté; natibus _ obsoleté rufis. Mon cabinet. Æn Schroet. einl. in Conch. 3. t. 8. f. 2. Habite.... Je soupaonne qu'elle n’est qu’une variété de la m. Lisor ; mais elle est singulière, presqu’unicolore et luisante. 30. Mactre australe. Mactra australis. M. testé trigoné, solidé , albé ; striis transversis tenuibus, subfurcatis; facie interné maculis violaceis nebulosis. Mus. n.°0 An mactra glabrata ? Gmel. n.0 7. Chemn. Concb. 6. t. 22. f. 216. 217. Habite les mers de la Nouvelle Hollande, au port du Roi Georges. Largeur, 39 millimètres, 11. Mactre violette. Hactra violacea. li. Lesté ovalo-trigoné, tenut, intus exrtusque violace“ ; nalibus saturioribus ; vulud anoque albidis. JHactra violacea. Gmel. n.0 18. Chemn. Conch, 6. t. 22. f, 213. 214. Encycl. pl. 254.-f. 1. a. b. Habite l'Océan Indien, sur la côte de Tranquebar. Mus. n.° Mon cabinet. Elle est très-obscurément rayonnée. 12. Mactre fasciée. Mactra fasciata 21. testé trigonä, lœvi, tenui, subdiaphané, albé ; zonis distantibus violaceis ; vulvé striata. Gualt. Conch. t. 71. fig, B. An mactlra corallina ? Gmel. n. 9. (b) Var. testé radiis pallide fulvis ornatà. Habite.... probablement l'Océan atlantique. Mon cabinet. Coquille, dont je ne connais pas de figure passable , toujours ornée de zones violettes, d’un blanc violet intérieurement, ventrue , rare dans les collections. 13. Mactre enflée. Mactra turgida. : M. Lesté ovsto-trigoné, lumidé, lenui, lævi , allé, natibus rubescentibus ; vulvé eleganter striaté. 476 ANIMAUX List. Conch. 1, 263. f. 09. ? Chemn. Conch. 6. 1. al. f. 210. 212. Mactra turgida. Gmel. n.0 19. Euacycl. pl. 255, f 3. a, b. Habite les mers de l’Inde. Mas. no Elle a une tache rouge pourprée $ous chaque crochet. ; 14. Mactre plicataire. Mactra plicataria. D. testé albé, diaphané , transverse rugoso-plicatd; vulvd planiusculé ; ano depresso , oblongo+ Chemn. Conch.6G. t. 20. f. 202—204. Encycl. pl. 255. f. 2. a. b. Mactra plicataria. Gmel.n. 2. Habite l'Océan Indien. Mon cabinet, 15. Mactre rufescente. Mactra rufescens. D. testé ovato-trigond , tumidé , basi lœvigata fulvo-rufes- cente; supernè striato-plicaté. Mus. n.o Habite à la Nouvelle Hollande , dans la baïe des chiens marins. La pointe des crochets est violeite. Largeur, 55 miilimètres. 16. Mactre tachetée. Mactra maculata. DL. testé obtus: trigoni, inflaté, tenui, albidé; maculis spadiceo-rufis, ano impresse. Chemn. Conch. 6. tab. 21. f. 208. 209. Babite les mers de l'Inde. Mon cabinet. 17. Mactre subplissée. Mactra subplicata. M. testé tr'goné, tenui , allé, lateribus baseos subplicaté ; disco lœvi ; cardinis dente laterali bilobo. Mus. n.° Habite.... Le corselet est circonscrit de chaque côté par on angle comme dans la M. plicataire; néanmoins sa forme et son aspect la distivguent,. 18. Mactre triangulaire. Mactra triangularis. M. testà trianguluri, solülé, alla, transverse plieata; maculis spadiceis sparsis : superioribus majoribus. SANS VERTÈBRES. 477 Encycl. pl. 253. f. 3; a. b. c. Habite.... Mus, n.° Mon cabinet. Coquille très-rare: 19. Mactre lactée. Mactra lacteu. D1. testé ovalo-trigond, sublurgidé, tenui, pellucid4, albé ; fasciis lacteis ; striis transversis lenuis:tmis. Poli test. 1. tab. 18.f. 13. 14. An mactra lactea? Gmeï. n° 10. Habite la Méditerranée , au golfe de Tarente. Mon cabinet. Coquille très-blanche. Largeur , 35 millimètres. ao. Mactre raccourcie. Mactra abbreviata. M. testé obtusè frigoné , transversim abbreviatä, alba ; ano vulväque eleganter plicatis. Mus. n.°0 Habite les mers de la Nouvelle Hollande, au port Jackson: Largeur, 34 millimètres, &i. Mactre ovaline, Mactra ovalina. D testé ovatä , tenut, pelducidé , supernè fenuissimèe sfriatd; vulvé angulo circumscripfé ; natibus lævissimis. Mon cabinet. Habite. ,. l'Océan Indien? Elle est blanchâtre. Largear ; 35 millimètres. 22. Mactre blancüie. Mactra alba. M. testé obtusé trigoné , turgidé, subpellucidé, alba ; striis transversis minimis ; lineis longitudinalibus raris, ob- soletis. An mactra lactea, etc. Chemn. Conch. 6, t. 22. f, 290. 241. Encycl. pl. 254. f. 5? Habite.... les mers de J’{nde. Mus. n.0 23, Mactre-solide. Mactra solida. M. testé trigond, opacd, læviusculé, subantiquat4. Mactra solida. Lin. Syst. nat. p. 1126. Gmël, n.0 13, (a) T'esta unicolor, albido-cinerascens aut flavescens. List. Conch. &. 253. f. 87. Pennant Zool: brie. 4. t. 51. f. 43. A, Eucycl. pl. 258. f. 1. Chemn, Conch, 6.t, 23. f. 230. 56 ANIMAUX (b) Var. testé cingulis olivaceis fuscis aut cœæruleis picta. Da costa test, brit. tab. 15. f r. Knorr vergn. 6, t. 8. f. 5. Chemn. Conch. 6. t. 23. f. 229. Habite l'Océan d’Europe, Trés - commune dans Ja Mince Mus. n.o Mon cabinet. J'en ai une variété à zones élevées , pliciformes, de.la Manche. 24. Mactré marron. Wactra castanea. M. testé parvulé, trigond, opacé , subantiquaté , saturatè castaneé. Mas. no Habite.... Elle fat envoyée de Lisbonne, et vient peut-être du Brésil. On pourrait la regarder comme une variété de la précédente ; mais elle est proportionnellement moins éievée. Largeur, 34 millimètres. 5. Mactre rousse. Mactra rufa. D. testé ovalo-tr'goné , turgidé, tenui , lævi, fulvo-ru'é; radiis albidis obsoletis ; natibus subviolacets. Mus. n. ‘ Habite... Elle est bombée et fort différente de la m. Lisor. Largeur, 4o à 42 millimètres. 26. Mactre sale. Mactra squalida. M. testé subtrisoné, tumidä, inæquilaterd, fulvo - squa- lidä ; latere antico maculé fuscé tincto. Mus. 1.0 Habite.... Elle est d’an blanc jaunûtre , obscurément tachetée de fauve, sans ressembler à la m. tachetée. Largeur, 47 millimètres. 27. Mactre du Brésil. Mactra Brasiliana. M. testé ovato -elliptict, subtrigoné, alb4, læviuscula; vulvé striis longitudinalibus ‘obliquè divaricatis, epi- derme fuscé tectis. Mus. n.o ñ Habite à Rio Janeiro. Lalande fils. Largeur, 71 millimètres; Elle est presqu’équilatérale. SANS VERTÈBRES, 479 28. Mactre donacie. Mactra donacia. 1. testé solidé, transversè striatt; latere poslico brevisi simo , subtruncato ; antico valdé productiore. Mus. n.0 Habite.... Elle est trés-différente de la lutraire solénoïde ; et presqu'aussi grande, Je n’en ai vu qu’une valve. 29. Mactre déprimée. Mactra depressa. DM. testé subovaté , tenu, pellucidä, candidé, convexi ; disco lævi depresso ; lateribus striato-plicatulis. Chemn, Conch. 6. tab. 24. f. 234. Habite ....les mers de l’Inde. ? Mus. n.0 Largeur, 48 millim. 30. Mactre lilacée. Mactra lilacea. M. testé ovato-trigoné, solidé, albo-violacescente , supernè eleganter plicata, infernè lœvigalté; cingulis nalibusque violaceis, Mus. n.o Habite.... Elle vient de Lisbonne, peut-être rapportée da Brésil. Elle offre à l'intérieur, une grande tache fauve sous chaque crochet. Largeur, 43 millimètres. 31. Mactre trigonelle. Mactra trigonella. M. testé trigoné, inœquilateré , albä; dentibus cardinal;: bus obsoletis , subnullis. Encyel: pl. 250. f. 2. à. b. c ? Habite à la baie des chiens marins, Mas. n.° 32. Mactre deltoïde. Mactra deltoides, M. testé ovalo-tr'goné, inæquilaterd, albëä; latere postico breviore ; vulva anoque eleganter plicatis. Mus. n.° (b) Eadem testé majore, fossil, de Grignon. (c) Eadem testé mul'o minore, fossili. de Bordeaux. Habite... La variété b. fossile est large de 34 millimètres. 33. Mactre crassatelle. Mactra crassatella. M. testé trigoné, solid&, umbontbus tumidä, transvers& striaté , subantiquatä; dentibus lateralibus crassiusculis. 480 ANIMAUX Mactra truncata. Montag.ex D. Leach. . $ Habite l'Océan britannique. Mon cabinet. Communiquée par M. Leach. Couleur fauve , avec quelques zonës rousses où livides. CRASSATELLE. (Crassatella. ) Coq. inéquilatérale , suborbiculaire où transverse, à valves closes. Deux dents cardinales subdivergentes et une fossette à côte. Ligament intérieur, inséré dans la fossette de chaque valve. Dents latérales nulles où obsolettes. Testa inæquilatera, suborbicularis vel transversa , clausa. Dentes cardinales subbint, cum foved laterali ad- jecté : laterales nulli aut obsoleti. Ligamentum inter- num , foveolé cardinali insertum. OBSERVATIONS: Les crassatelles ont beaucoup de rapports avec les mactres et avec les /utraires : et en effet, dans chacun de ces trois genres , le ligament des valves est intérieur ct attaché dans la fossette cardinale de chaque valve. Mais, dans les crassatelles, les valves réunies $ont tout à fait closes, au moins sur les côtés, ce qui n’est pas ainsi dansles mactres ni dans les lutraires. | Il n'y à que deux dents cardinales apparentes dans les crassatelles, parce que la fossette un peu large a fait avorter la troisième, ce qui fait que cette fossette se trouve à côté des dents cardinales. Dans certaines espèces , le ligament, quoiqu’intérieur, se montre un peu à l'extérieur, mais moins que dans les amphidesmes. SANS VERTÈBRES. 48+ Toutes les crassatelles sont des coquilles marines , régu- lières, équivalves , inéquilatérales, libres, ou qui n’adhé- rent point aux corps marins. La plupart des espèces acquiè- rent avec l’âge beaucoup d'épaisseur. ESPÈCES. Coquille non fossile. | 1. Crassatelle de King. Crassatella kingicola. C. testé ovato-orbiculaté , subgibb4, albido-flavescente , obsoletë radiat4; strits transversis exiguis; natibus plicairs. Mus. n.° Annales, vol. 6. p. 408. Habite les mers de la Nouvelle Hollande, à l’île King. Péron et Lesueur. Son épiderme est bran , manque à la base de la coq. Largeur, 95 millimètres. 2. Crassatelle donacine. Crassatella donacina. C. test ovalo-trigona, valdè inœquilater 4, gibbé ; strits transversis exiguis ; natibus lævibus. Mus. n.° Annales, vol. 6, p. 408. (b) Eadem natibus plicato-rugosis. Mon cabinet. Habite les mers de la Nonvelle Hollande, Epiderme mince ; brun - roussàtre. Le côté postérieur plus court et arrondi; l’anos et le corselet enfoncés. 3. Crassatelle sillonnée. Crassatella sulcata. C. testé ovalo-trigoné, valdè inœquilaleré , gibb#, trans- versim sulcato - plicatä ; latere antico angulato produc- tiore. Mas. no Annales, vol. G. p. 408. (b) Eadem testé minore fossili. Crassatelle sillonnée. Annales dn Mns. vol."6. p. 409. n.0 à. (c) Var. testé magis depressà, elegantissimé plicatà. Habite les mers de la Nouvelle Hollande, à la baie des chien marins. Elle est par-tout élégamment plissée et sillonnée transversalement ; ses crochets néanmoins sont presque lisses, Tome F, I f82 ANIMAUX Taille des précédentes. La coquille (b)se trouve aux envi- rons de Beauvais. La variété (c) se trouve à l'ile aux Kanguroos. Voyez Chemn. Conch. vol. 10. tab. 172. f. 1668- : 1669. C’est de cette espèce que paraît se rapprocher notre crassatelle renflée fossile. 4. Crassatelle rostrée. Crassatella rostrata. C. testé crassa, ovato-trigoné, lævigaté , rosfrata; latere antico productiore subangulato ; intùs margine crenulato. Mus. n° Annales vol. 6. p. 408. Mon cabinet. Habite l'Océan des Antilles, de l’Amérique méridionale. Epid rme brun ; test fauve ou jaunûtre à lextérieur , fine- ment rayonné par des lignes verticales peu apparentes. 5. Crassatelle polie. Crassatella glabrata. C. iestä trigoné , solidä, supernè anticeque sulcaté ; natibus umbonibusque glabratis. Muactra ‘neyel. pl. 257. f. 3. Crassatella glabrata Annales du Mas. 6. p. 408. An mactra glabrata ? Gmel. p. 3258. Habite... l'Otéan d'Afrique ? de l’Inde ? Mus. n.o Mon cab. 6. Crassatelle subrayonnée. Crassatella subradiata. C. testé trigont, subæquilateré , Prancvereeh sulcatä , griseo-fulvä ; radiis albïs interruptis, obsoletis. Cabinet de M. Valenciennes. Habite l'Océan austral. Rapportée par M. Milbert , da voyage de Baudin. Petite coquille formant presqu’une transition à l'espèce suivante. Largeur, 16 à 17 millimètres. Le mactra striata, Chemn. Conch. 6, t. 22. f, 222, en offre un peu l'aspect. 7. Crassatelle de Guinée. Crassatella contraria. C. testé trigoné , tumidé , a'bi aut fulvo-rubescente , ma- culis spadiceis varié ; anticë striis transversalibus , pos- ice longitudinalibus. s Vénus Chemn Conch.G. p. 318. t. 30. f. 315-319. Crassatelia undulata. Annales du Mus. 6. p. 408. Venus contraria. Gel. (a) eslé alod', maculis rufis fleruosis picté ; natibus lividis. SANS VERTÈBRES. 483 (b) Testé fulvo-rubescens ; maculis fuscis varits ; natibus rubris. l Habite l'Océan d'Afrique, les côtes de Guinée. Mon cabinet. Cette crassatelle obtusément trigone , renflée dans les deux . variétés, est crénelée au bord interne des valves. Ses crochets sont colorés. 8. Crassatelle ea coin. Crassatella cuneata. C. testé solidé , transvers4 , lœvi, subcuneatd ; latere postico brevissimo subtruncato. Mus. no Habite les mers de la Nouvelle Hollande, à l’île aux Kanguroos. Forme d’un donax ; couleur blanchätre ; largeur, 27 mill. 9. Crassatelle erycinée. Crassatella erycinæa. C. testé trigond, lævigaté, fulvo-virescente, depressius- culé ; nalibus decorticauis. Mus. n, | Habite les mers australes. Mon cabinet. Communiquée par M. Labillardière. Largeur , 18 à 20 millimètres. 10, Crassatelle cycladée. Crassatella cycladea. C. testé obluse trigoné, gibbé, tenut; striis transversis extguis ; dentibus lateralibus longiusculis. Mas. n.o 5 Habite les mers australes. Voyage de Péron. Taille et forme de la cyclade cornée. Couleur , gris rougeàtre, 11. Crassatelle striée. Crassatella striata. C. testé trigoné&, compressé ; slrüts transversis , crassis, sulciformibus ; umbontibus lævigatis. Mactra striata, Gmel. p. 3257. Chemn. Conch. 6. tab. 22. f. 222—223. Encycl. pl. 254. f. 4. Habite.... Cabinet de M. Valenciennes. Mas, n.0 Coq. blan- châtre ; largeur, 25 millimètres. On la dit de la Nouvelle Hollande. A8 ù HO ANIMAUX Coquille fossile. 12. Crassatelle renflée. Crassatella tumida, C. test& ovato-trigoné, œlate gibbé crassissimd; antico latere angulato; natibus transverse sulcatis ; margine intùs denticulato. Annales du Mus. vol. 6. p. 408. Chemn. Conch,. 7. tab. Go. litt. a b.c. d. Venus ponderosa. Gmel. f Encyel. pl. 25y.f. 3. a. b. An mactra cycnus ? Gmel. Habite... Fossile de Grignon. Mas. n.o Mon cabinet. Son analogue vivante parait être la crassatelle sillonnée, n.0 3. Elleest striée et, dans certains individus , tout-à-fait sillon- née transversalement. . 13. Crassatelle sinuée. Crassatella sinuata. C. testé obliquè trigond, lumidé, transversë sulcaté ; lalere antico subangulato , sinuato. Mus. n« Habite...,. Fossile des environs de Bordeaux. 14. Crassatelle striatule. Crassatella striatula. C. testé ovato-trigoné; strüts sulcisve transversis, crebris, tenuibus. Habite... Fossile du cabinet de M. Valenciennes , trouvé près de St.-Brieux. 15. Crassatelle comprimée. Crassatella compressa. C. testé ovato-orbiculaté, planiusculé, anticè angulaté ; sulc's transversis tenuibus, scalariformibus , ad nates eminentiorièus. Cr. compressa. Annales du Mus. vol. 6. p. 410. Habite..... Fossile de Grignon et de Courtagnon. Mon cabin. Mus. n.o Le bord interne des valvesest finement crénelé. 16. Crassatelle lamelleuse. Crassatella lamellosa. C. testé transversim oblongé, planiusculi, anticè angu- SANS VERTÉBRES. Ab laté ; cingulis transversalibus erectis, remotis ; lamelli- formibus. Crass.lamellosa. Annales du Mus. vol. 6. pe 4ro. Brander foss. h. tab. 7. f.G9 .pro 89. Tellina sulcata. (b) Var. testé turgidiore, transversim breviore. Habite... Fossile de Grignon. Mus. n. Mon cabinet. Elle a aussi le bord iaierne des valves finement crénelé. 17. Crassatelle trigonée. Crassatella trigonata. C. testé parvulé , orbiculato-trigonz, transversim elegan- terque sulcatä; natibus læviusculis; margine integer- rêmo. Crassatella triangularts. Annales dan Mus. 6. p. 411. Habite.... Fossile de Grignon et de Magnitot. Mon cabinet- Etc. Ajoutez la cr. lisse et la cr. bossue des Annales, dontje n’ai pas d'exemplaires sous les yeux. 13. Crassatelle large. Crassatella latissima. C. testa elliptic4, compressi, maxima, transversim inæ- qualiter sulcala ; latere antico subangulato ; margine À integro. Cabinet de M. Faujas de St-F'ond. Habite.... Fossile de Saint-Iries, près de Boulenne , dépar- tement de Vaucluse. Elle est large, plate et d’une taille ex- traordinaire. Largeur , 132 millimètres. < ERYCINE. (Erycina.) Coquille transverse, subinéquilatérale, équivalve, rare- ment bäillante. Deux dents cardinales inégales, diver= gentes , ayant une fossette interposée. Deux dents Jaté- _ rales oblongues, comprimées,. courtes, intrantes. Liga- ment intérieur , fixé dans les fossettes. T'esta transversa , subinæquilatera , æquivalyis , rard » . . . + , hians. Dentes cardinales duo, inæquales, divaricati , 486 © ANIMAUX cum foveolé interposit&. Dentes laterales duo, oblongi , compresst, breves , inserti. Ligamentum inter- num, in foveolis affixum. OBSERVATIONS. Les erycines sont des coquilles en quelque sorte équivo- ques, dont le vrai caractère de la charnière est assez diffi- cile à juger. On y aperçoit deux dents inégales divergentes entre lesquelles est une fossette. Mais l’une de ces dents se réunissant avec la base de la dent latérale de ce côté , on la prend quelquefois pour une dent bifide, et l’on croit voir dans son lobe externe, l'élément de la dent pliée des mactres, Néanmoins l’enfoncement qui, dans l’autre valve, corres- pond à ce lobe, suffit pour montrer l'erreur. Je ne citerai ici qu'une espèce , parce que celles que j'ai indiquées dans les Annales du Museuin , ne sont plus sous mes yeux. ESPECE. 1, Erycine cardioïde. Ærycina cardioides. E. testé ovato - orbiculari , parvuld, decussalim striaté: striis transversis remolis, longitudinalibus creberrimis. Mus. 1,0 Habite les mers de la Nouvelle Hollande, au port da Roi Georges. Trouvée sur le sable. Largeur , 9 ou 10 millimètres. Etc. Pour les Erycines fossiles, voyezles Annales du Muséum, vol,6.p.413. | ONGULINE. (Ungulina.) Coquille longitudinale ou transverse, arrondie supé- rieurement , presque équilatérale ; à valves closes. Les crochets écorchés, SANS VERTÈPRES. 487 Une dent cardinale courte et subbifide, sur chaque valve, et à côté une fossette oblongue, marginale, diysée Lists _ en deux par un étranglement. Ligament intérieur , s'in- \ sérant dans les fossettes. Tesia longitudinalis aut subtransversa , supernè rotundata , subæquilatera ; valvis non hiantibus. Nates decorticati. ; Dens cardinalis in uträque valv&, brevis subdi- visus , cum adject& foved oblongd , marginali, medio angustato - divisd. Ligamentum internum foveis in- serlum. OBSERVATIONS. Ce genre, établi par Daudin, est remarquable par la fossette qui recoit le ligament. Elle est oblongue et comme divisée en deux fossettes , l’une au bout de l’autre, Quoique le ligament soit intérieur , on l’aperçoit au-dehors , à cause de la situation presque marginale des fossettes. Les o7gu- Zines sont sillonnées ay-dehors, et teintes de rouge en- dedans. | ESPECES. 1. Onguline allongée. Ungulina oblonga. U. testé fulvo-fuscà , arcuatim rugosé, supernè rotundaté, longitudine latitudinem superante. Ungulina. Daud. Bosc. hist. nat. des coq. 3. p. 96. pl. 20. fn 12 Habite.... Patrie inconnue. Mon cabinet. Longueur , 27 mil. coquille convexe , enflée , arrondie dans sa jeunesse , s’allon- geant avec l’àge, 2. Ongaline transverse. Ungulina transversa. U. testé rotundato-transversd , rugosé, fulvo-fusca. 458 ANIMAUX Mus. n.o … Habite.... Cette onguline n’est peut-être qu’une variété de ja précédente. Elle est seulement un peu plus large que longue. SOLÉMYE. ( Solemya.) Coquille inéquilatérale , équivalve, allongée transver- salement, obtuse aux extrémités, à épiderme luisant, débordant. Crochets sans saillie, à peine distincts. Une dent cardinale sur chaque valve, dilatée , comprimée, très-oblique , légèrement concave en-dessus, recevant le ligament. Ligament en partie intérieur et en partie externe. T'esta inœquilatera , æquivalvis , transversim oblon- gæ, extremitatibus obtusa , epiderme nitido marginem prominente. Nates non prominuls , vix distincti. Dens cardinalis in utrdque valv&, dilatatus, compressus , perobliquus , supernè subconcavus , ligamentum ex- cipiens. Ligamentum partim internum , partim ex- ternum, OBSERVATIONS, Au premier aspect , les so/émyes ressemblent x des mo- dioles, et néanmoins leurs caractères les rapprochent des solens et plus encore des anatines. Ce sont des coquilles minces, transversalement oblongues , presque cylindriques ou cylindriques-déprimées , obtuses aux extrémités, et mu- _nies de rayons écartés, divergens , qui partent des crochets et vont se terininer au bord supérieur des valves, ainsi qu'à leurs extrémités latérales. Elles sont recouvertes d’un épiderme brun, trés-luisant , qui déborde la coquille en se déchirant, sur-tout vers son côté antérieur. Ces coquilles SANS VERTÈBRES. 489 ne sont point bâillantes postérieurement , mais elles le sont un peu à leur côté antérieur. Les deux dents cardinales qui recoivent le ligament ont une callosité courante au-dessous de chacune d’elles ; mais ce ligament resserré entre la dent et le bord de chaque valve , se montre en outre au dehors , enveloppant le bord de la valve. ESPECES. 1. Solémye australe. Solemya australis. S. testé oblongd, fuscé, nitidé, radiaté ; valvis propè nates emarginalis. Mus.n.o ya marginipeclinata. Péron. Habite les mers de la Nouvelle Hollande, au port du Roi Georges. Largeur , 40 à 5o millimètres. 2. Solémye méditerranéenne. Solemya mediterranea. S. testé oblongé, fuscé, nitidä, flavo-radiaté ; valvis ad nates indivisis. Poli, test. 2. p. 42. et vol. 1. tab. 15.f, 20 {_ Solen. Encycl. pl. 225. f. 4. Habite la Méditerranée, dans le sable. Cabinet de M. F'alen- ciennes. e | AMPHIDESME. (Amphidesma.) Coquille transverse , inéquilatérale , subovale ou arron- die, quelquefois un peu bäillante sur les côtés. Charnière ayant une ou deux dents, et une fossette étroite, pour le ligament intérieur. Ligament double : un externe court; un autre interne , fixé dans les fossettes cardinales. T'esta inæquilatera , transversa, subovalis vel rotun- data , interdum lateribus subhians. Cardo dente unico 490 ANIMAUX vel dentibus duobus , cum foveolé angust& ligamento interno idonæd. Ligamentum duplex : externum breve ; internum in foveolis cardinalibus affixum. OBSERVATIONS. Les amphidesmes semblent , par leur réunion , former un groupe artificiel, et néanmoins ils se tiennent tous par ce rapport singulier, d’avoir deux ligamens ; un extérieur qui maintient les valves, et un autre intérieur, fixé dans les fossettes de la charnière. Quelques-uns offrent , outre les dents cardivales, des dents latérales plus ou moinssaillantes. Depuis assez long-tems , j'avais établi ce genre dans mes cours, sous le nom de donacille (extrait du cours, etc. p.107), parce que l'espèce que je connus d’abord avait l'aspect d’une donace. | Ces coquillages font. une sorte de transition des mactra- cées aux conchifères dimyaires à ligament extérieur. La plupart sont de petite taille. ESPECES. 1. Amphidesme panaché. Æmphidesma variegata. ÆA. testà suborbiculaté, convexo-depressa , tenui, albido- purpurascente , maculis lituræformibus spadicets; natibus contiguis , radiatis. T'ellina. Encycl. pl. 291. f. 3. (b) An ejusd. var. mactra achatina. Chemn. Conch. XI. t.200.f. 1957. 1958. Habite.... les côtes d'Afrique? Mon cabinet et celui de M Regley. La coquille de Chemnitz vient de l’Inde. Plis des tellincs. Largeur, 42 millimètres. ». Amphidesme donacille. Æmphidesma donacilla. A. testé ovato-trigoné , posterius breviore obtusé , albido fulvo fuscoque variegaté, subiradiaté, SANS VERTÈPRES. A91 Mon cabinet. Mactra cornea. Poli, test. 2. tab. 19. f. g.—11 Habite la Méditerranée, dans le golfe de Tarente. Coquille petite, très-variable dans ses couleurs. Largeur , 20 millim. 3. Amphidesme lacté. Æmphidesma lactea. A. testé rotundato-ellipticé , tenui, alba, nitidä ; latere antico subhiante ; strits transversis lenuissémis. Tellina lactea. Poli, test. 1. teb. 15. f.:8. 29, Habite la Méditerranée, dans le golfe de Tarente. Mon cab. La coquille est moins orbiculaire que le Lellina lactea de Linné Ses fossettes plus courtes, plus larges. 4. Amphidesme corné. ÆAmphidesma cornea. A. teslé ovalo-trigoné , posleriüs brevissim&, corneo- rufescente, imneaculaté. Mus. n.° Habite... les mers de l'Ile de France? Largeur, 26 millimètr. Il semble avoisiner les crassatellés. 5. Amphidesme albelle. Æmphidesma albella. A. testé ellipticé, tenui, pellucidéä, lævigaté; dente car- dinal' foveaque minimis. Mus. n.° Habite.... les mers australes. Voyage de Péron. Blanc, luisant , transparent. Largeur, 20 à 22 millimètres. 6. Amphidesme lucinale. Æmphidesma lucinalis. A. testé orbiculaté, giblé, allé, pellucida, lœvi; foveis cardinalibus angustis, perobliquis. T'ellina lactea. Lin. Gmel. n.o 69, Gualt. test. tab. 51. fig. D. Chemn.Conch. 6. t, 13.f. 125. e Lucina. Encyel. pl. 286.f 1.a.b.c. Habite l'Océan d'Europe. Commun dans la Manche. Mon cab. 7. Amphidesme de Boys. Æmphidesma Boysir. A. lesté ovalé, glabré, albé ; foveolis cardinalibus brevius- culis. Mactra Boysit. Maton, act, soc. linn, 8, p. 72. n.° 10. Wood , act. soc, linn. 6. t. 18. f. 9. 12 462 ANIMAUX Habite les côtes d’Angleterre’, etc. Largeur, 18 millimètres. 8. Amphidesme exigu. Æmphidesma tenuis. Æ. lesté minimé orbiculato-trigont, subæquilatera ; denti= bus lateralibus remotis. Mactra tenuis. Maton, act. soc. linn. 8. p. 7. n.° 8. Abra tenuis. Leach. Habite les mers d'Angleterre. Communiqué par M. Leach. 9. Amphidesme sinué. Æmphidesma flexuosa. À testé parvulé, subglobosé, lenerrima ; sinu ab umbone ad marginem decurrente. Tellina flexuosa. Maton, act soc. linn, 8. p: 56. n.0 16. Thyasira flexuosa. Leach. Habite les mers d'Angleterre. Communiqué par M. Leach. 10. Amphidesme mince. Æmphidesma prismatica. Æ. teslé ovalo-oblongé , submembranaceë , pellucidé ; den- * £ibus cardinalibus subnullis; lateralibus remotiusculis. Ligula prismatica. Montag. test. brit. JU 23. t. 26. f. 3. Ex D. Leach. ÆAbra prismatica. Leach. Habite les côtes d'Angleterre. Communiqué par M. Zeach. 11. Amphidesme phaséoline. Âmphidesma phaseolina. A. tesfä ovaté, subdepressé, tenut, albé; latere antico brevi , angulato , truncato, Mon cabinet et celui de M. J’alenciennes. Habite à Cherbourg, dans la Manche. Coquille blanche, à fossettes cardinales, étroites. Dents cardinales fortes ; les latérales nulles. Largeur, 20 millimètres. 4 12. Amphidesme corbuloïde. Amphidesma corbu- loides. Æ testé ovato-oblonga, inœquivalvi, tenui; lalere antico longiore , angulato , truncato ; epiderme longitudinaliter strialé. Mya Norwegica. Chemn. Conchb. 10. p. 345. 1. 190. f. 1647. 1648. SANS VERTÈBRES. 493 Habite la mer du nord, et dans la Manche, Mon cabinet et celui de M. Regley. 13. Amphidesme glabrelle. Æmphidesma glabrella. A. testé subovali, albé, subpellucidé ; striis transversis exiguis ; latere an:ico breviore, oblique truncato. Mus. n.o Habite les mers de la Nouvelle Hollande, à l’ile aux Kanguroos. Largeur , 24 millimètres. 14. Amphidesme pourpré. Æmphidesma purpuras- cens. A. testé ovali, lenui, obsolet transversim striaté, par- vulä, albido-purpurascente. Habite les côtes de France, près de Cherbourg. Cabinet de M. de France. 15. Amphidesme nucléole. Æmphidesma nucleola. A. testé minimé, rotundalé , inœquilateré, convexd, albidä; lateribus puniceis. Habite les côtes de France, aux environs de Cherbourg. Cabinet de M. de France. Largeur, 5 ou6 millimètres. 16. Amphidesme physoïde. Æmphidesma physoides. A. Lesté orbiculato-globosé, hyaliné, vesicularti. Mus. n.0 Habite au port da roi Georges. Péron. Taille d’an pois ordinaire. LES, CORBULÉES. Coquille inéquivalve. Ligament intérieur. L'inégalité des valves n’est point uniquement le propre des coquilles irrégulières : elle se rencontre aussi dans certaines coquilles véritablement régulières; c’est-à-dire , 494 ANIMAUX dont tous les individus d’une espèce se ressemblent entie- rement, aux différences près des âges. On en trouve effec- tivement des preuves dans quelques bucardes et autres, qui sont néanmoins des coquilles régulières, et c’est aussi le cas des corbulées qui, comme coquilles régulières, ne doivent point faire partie de la famille des camacées. Ainsi, les corbulées sont des coquilles régulières, inéquivalves , inéquilatérales et transverses. Elles avoisi- nent évidemment les mactracées, et tiennent aux crassa- telles et aux érycines par leurs rapports; mais comme coquilles inéquivalves , elles s’en distinguent et constituent une petite famille à part. Les corbulées sont des coquilles marines , en général de petite taille ou de taille médiocre. Elles ne sont point sensiblement bâillantes sur les côtés, et l'an de leurs crochets est toujours plas protubérant que l’autre. Je ne rapporte à cette pelite famille que deux genres ; savoir : . celui des corbules et celui des pandores. GORBULE. (Corbula.) Coquille régulière , inéquivalve, inéquilatérale , point ou presque point bâillante. Une dent cardinale sur chaque valve , conique, courbée , ascendante et, à côté, une fossette. Point de dents latérales. Ligament intérieur, fixé dans les fossettes. Testa regularis, inæquivalvis , inæquilatera , sub- clausa. Dens cardinalis in uträque valvé&, conicus , curvus, ascendens , cum foved laterali udjecta. SANS VERTÈBRES. 495 Dentes laterales nulli. Ligamentum internum in foveis insertum. | OBSERVATIONS. Bruguière ne connaissait point les corbules , en formant son tableau des genres des coquilles ; mais quoiqu'il n’en ait pas donné les caractères , il les reconnut et leur assigna un nom générique , lorsqu'il fit dessiner les bivalves. Ces coquilles avoisinent l’onguline et les crassatelles par leurs rapports; mais elles s’en distinguent éminemment par l'iné- galité de leurs valves, et par cette dent cardinale forte et relevée qui les caractérise. On en connait déjà un assez grand nombre d’espèces. Leur taille est médiocre ou petite. ESPECES. Corbule australe. Corbula australis. C. testd ovaté, valdèe inœquilater&, lateribus subhiante ; striis transversis undatis ; latere antico longiore , an- gulato Mus. n.o (b) Var. testé minore, anteriës magis depressé. Mus. n. Habite les mers de la Nouvelle Hollande, au port du Roi Georges , etailleurs. Elle semble se rapprocher de la venus monstrosa, que Bruguière a rangée parmi ses corbules (Encycl. pl. 230. f.2.a. b.c.); mais la nôtre est différente. Coquiile blanchatre , à côté postérieur très-court, Largeur, 35 millimètres. | 2. Corbule sillonnée. Corbula sulcata. C. testé subcordatä, transversim sulcafé, obsolète radiatà ; . natibus gibbis purpurascentibus. Corbula. Encyel. pl. 230. f. 1. a.b.c. Corbula sulcata. Syst. des anim. sans vert, p. 137. Habite,.,. l’Océau indien? Mon cabinet. Largeur, 20 à 22 m 496 ANIMAUX 3. Corbule dent-rouge. Corbula erythrodon: C. testé ovaté, transversim sulcatd; latere antico produc« tiore subaculo, margine interno purpurascente. Mus. n.o Une valve. Habite..... On la dit des mers de la Chine et du Japon. Largeur, 30 millimètres. 4. Corbule ovaline. Corbula ovalina. C. testé ovaté, parvulé, transversé sulcata ,rubro radiatd; latere antico subacuto. Mus. n° . Habite les mers de la Nouvelle Hollande. Largeur, 8 ou g milli- mètres. 5. Corbule de Taïu. Corbula taïtensis. C. testéovalo-trapeziformi, biangulaté, radia d; sulcis transversis scalariformibus : interstitiis longitudinaliter striatis. Mas. n.° Habite à l'ile de Taiti. M. Patersoon. Largeur , 12 ou 13 mill. 6. Corbule noyau. Corbulæ nucleus. C. testé globoso-trigoné | transversim strialä, subanti- quati ; umbone altero giblosiore. Mya inæquivalvis. Montag. test. brit. p. 38, Maton, act. societ. linn. vol. 8. p. 40. tab. 1.f. 6. Habite l'Océan britannique. Mon cabinet. Communiquée par M. Leach. “ Corbule enfoncée. Corbula impressa. ES | C. testé ovato-trigoné , lurgidé , transversim sulcata; pube plané ; ano profundè impresso. Mus. n.0 Habite.... Petite coquille d'an gris rougeñtre ou pourpré. Largeur, 12 millimètres. 8. Corbule porcine. Corbula porcina. C. testétransversim oblongé , albidé , læviusculz ; lalere postico rotundato ; antico angulato , subrostrato ; érun- cato: \ _ SANS VERTÈBRES. : 497 Corbula. Encyel. pl. 230. f. 3. a. b. c. Habite... Onla dit des mers australes. Mus n., Mon cabinet: Par sa forme, elle tient de l’amphidesme corbuloïde. 9. Corbule graine. Corbula semen. C. testé perparvé , ovalo -trigoné , tenui, pellucidé , læviuscula. Mus. n.0 LE Habite les mers australes, au port du Roi Georges. Largeur , 7 à 8 millimètres Espèces fossiles. 10. Corbule gauloise. Corbula gallica. € testé ovato-transversé ; valvé mmajore turgidd, ad netes tenuissimé striaté: umbone lœviusculo. Corbula gallica. Mus. Annales, vol. 8. p. 466. Encycel. tab. 230.f. 5.a.b.c? Habite.... Fossile de Grignon, Mns. n.0 Commune. Je n’ai vu qu’une valve. 11. Corbule petites-côtes. Corbula costulata. C. testé ovato-trigoné; valv4 minore, costellis longitudi- nalibus radiaté : nate lævi. Mus. n.o Habite... Fossile de Grignon. J'avais pris la valve de celle-ci, comme étant la supérieure de l'espèce précédente. 12. Corbule ridée. Corbula rugosa. C. testé trigoné , ventricosé, subgibbé ; sulcis transversis grossiusculis ; latere antico angulato , subacuto. Corbula rugosa. Mus. Annales , vol. 8. p. 467. n.° 2. (b) Var. testæ sulcis scalariformibus. Muss n.o (c) War. testé sublævigatä Mus. n., Mon cabinet. Habite .... Fossile de Grignon. La variété b, se tronve aux environs de Bordeaux et en Italie, La variété c. est de Grignon. 13. Corbule striée. Corbula striata. C. testé ovalo-transversä , subrostrafd; strits transversis tenuibus elegantissimis. Tome F. ER 498 ANIMAUX Corbula striata. Mus. Annales, vol, 8. p:467. n.° 3. Habite..... Fossile de Grignon et de Courtagnon. Mon cabinet. Etc. Voyez dans le vol. 8. des Annales du Muséam, p. 468, 469 , d’autres espèces que je n’ai point sous les yeux. PANDORE. ( Pandora.) Coquille régulière , inéquivalve , inéquilatérale , trans- versalement oblongue, à valve supérieure applatie , et l’inférieure convexe. d - Deux dents cardinales chlongues , divergentes et iné- gales à la valve supérieure ; deux fossettes oblongues à l'autre valve. Ligament intérieur. Testa regularis , inæquivalvis , inæquilatera , trans- versim oblonga ; valyd superiore planulatd ; inferiore convexé. | Dentes cardinales duo oblongi, divaricati , inæ- quales , in valvd superiore ; foveolæ duæ oblongæ ad valvam alteram. Lisamentum internum. OBSERVATIONS. Par leur charnière, les pandores semblentse rapprocher des placunes; mais elles ont deux impressions musculaires , et , quoiqu'inéquivalves comme les camacées, leur coquille régulière et libre les en éloigne et les rapproche des corbules. ESPÈCES. 1. Pandore rostrée. Pandora rostrata. P. Lesté latere antico longiore, atlenualo, rostrato , ,hinc in utréque valvä angulato. SANS VERTÈRRES. 499 Tellina inœquivalwis. Lin. syst. nat. p. 1118. Gmel. n.0 23. Poli.test. 1. tab. 15. f. 5 et 9. Chemn. Conch. 6. tab. XI. f. 106. a. b.c. Pandora. Encyel. pl. 250. £. 1. a.b. c. Pand. margaritacea syst. des anim, sans vert. p. 137. | Habite la Méditerranée et dans la Manche, sur nos côtes. Mon, cabinet. 2. Pandore obtuse. Pandora obtusa. P. testa latere antico vershs extremitatem dilatalo , obtu- sissimo, hinc obsoletë angulato. Pandora obtusa. Leach. Habite..., l'Océan britannique? Mon cabinet. Communi- quée par M. Leach. Espèce plas petite et trés-distincte de la précédente. LES. :LIT.HOPHAGES. Coquilles térébrantes, sans pièces accessoires , sans Jourreau particulier , et plus ow moins bdillantes à leur côté antérieur. Le ligament des valves est extérieur. Les animaux de ces coquilles savent percer les rochers calcaires, s’y établissent à demeure et y vivent habituel- lement. Ils s’y enfoncent de manière que leur extrémité antérieure , placée vers l’entrée du trou qui les contient, est toujours à portée de recevoir l’eau dont ils ont besoin. Ces coquillages bivalves restent ainsi cachés, toute leur vie, dans des trousassez profonds qu’ils se sont creusés dans les rochers. On ne connait pas encore les particu- larités de l’organisation de ces animaux; mais leurs ha- bitudes étant analogues à celles de la plupart des phola- 500 ANIMAUX daires , ils nous avaient d’abord paru devoir s’en rappro- cher au moins sous ce rapport : depuis , nous les en avons écartés. Cependant nous n’entendons pas rassembler ici toutes les coquilles bivalves térébrantes ou qui percent les pierres; car nous ferions en cela un assemblage évi- demment disparate. Nous connaissons effectivement des coquilles pareillement térébrantes, qu’on ne peut écarter les unes des vénus, les autres des modioles, les autres des lutraires , les autres enfin des cardites, et ce n’est point de celles-là dont il est maintenant question. Parmi les conchifères térébrans, nos lthophages sont des coquilles plus ou moins bäillantes antérieure- ment ; à côté postérieur court ,-arrondi ou obtus; à liga- ment des valves toujours extérieur ; qui vivent habituelie- ment dans les pierres ; et dont , quant à présent, nous ne connaissons point de famille particulière à laquelle il soit plus convenable de les rapprocher. Nous citerons néanmoins parmi elles quelques espèces dont les habi- tudes ne nous sont pas connues. M. Fleuriau de Bellevue nous a fait connaître la plupart de ces coquillages , en a traité dans le Journal de physique de lan 10, et dans le Bulletin des Sciences, n.0 62. Il pense que les coquilles térébrantes ne percent: point les pierres à l’aide d'un frottement de la coquille contre la pierre; mais au moyen d'une liquear amollis- sante ou dissolvante que l'animal répand peu à peu. Par la réduction que nous exécutons parmi nos Ltho- phages , leurs genres se bornent aux trois qui suivent. - SANS VERTÈBRES. Sor » SAXICAVE. (Saxicava. Coquille bivalve, transverse, inéquilatérale , bâillante antérieurement et au bord supérieur. rpg presque sans dents. Ligament extérieur. Testa bivalris, rs transversae, inœæquilatera , antice margirique superiore hians. Cardo subedentulus. Liga- mentum externum. sh OBSERVATIONS. Les saxicaves, que M. Fleuriau de Bellevug-nous a d’abord fait connaitre ; sont des lithophages remarquables par leur charnièré ; en ce qu’elle est tantôt dépourvue de dents cardinales, et que tantôt elle offre deux tubérosités écartées , relevées, obsolètes, à peine dentiformes. Ces coquilles sont transverses, à côté postérieur court et obtus; à côté antérieur plus allongé, moins renflé, souvertt tron- qué. Elles percent les rochers. Taille petite ou médiocre. ESPECES. Saxicave ridée. Saxicava rugosa. S. testé rudi, ovaté, utréque extremilate oblusé, trans- verse strialä, «.. Mytilus rugosuss Lin. syst. nat. p. 1156, Penmant. Zool. brit. 4. pl. 63. f, q. Habite l'Océan du nord , les mers britanniques. Communi- quée par M. Leach. 2. Saxicave gallicane. Saxivava gallicana. S. testé ovato-oblongé, transverse striati; datere antico productiore compresso trunçato. Mon cabinet. :502 ANIMAUX Habite la Manche, sur les côtes de France, à St.-Valerie et à la Rochelle. M Fleuriau de Belle-Vue. Elle est moins grande et moins renflée que la précédente. 3, Saxicavé pholadine. Saxicava pholadis. S. testé oblongé, rudi, transversim rugosd; posticè oblu= siore. Mytilus pholadis. Lin: Mant. Gmel. p. 3357. Mull. Zool. dan. 3 tab. 85. f.1—3. Mya byssifera. O. Vabr. faun. groënl. p. 408. FRAC Byssomie. Cuv. regn. Anim. 2. p. 490. Habite la mer du nord, dans.les .fentes des rochers et perçant les pierres. 4. Saxicave australe. Saxicava australis. Ÿ, testi ovalé , turgidé , tränsversim striald; lalere antico costé obliqué subangulato. Must n.° Wacira crassa. Péron. Habite à l'ile des Kanguroos. Péron. Etc. Le mytilus rugosus de Schroeter. einl, in Conch. 3. p-429 t. 9. f. 14. paraît être de ce genre. 5. Saxicave venériforme. Saxicava veneriformis. S.,1esté fransversim oblongd; stris transversis varüits. Mas. n.” e Habite.... Elle est beaucoup plus grande que les autres. PÉTRICOLE. (Petricola.) Coquille bivalve , subtrigone , transverse, inéquilaté- rale; à côté postérieur arrondi ; l'intérieur atténué, un peu bäillant. Charnière ayant deux dents sur chaque valve ou sur une seule. Testa bivalvis, subtrigona , transversa, inæquila- teralis ; latere postico rotundato ; antico attenuato , paulum hante. Cardo dentibus duobus in uträque valvd, vel in unicä. SANS VERTÈBRES. 503 OBSERVATIONS. Je réunis icimes genres pétricole et rupellaire. Le carac- tère du premier était d'offrir deux dents sur une valvé et une seule sur l’autre ; celui du second, de présenter deux dents sur chaque valve. Mais ayant trouvé quelque variation à cet égard , et la forme de la coquille étant à peu pres la même de part et d’autre , il y a de l'avantage à les réunir. Les pétricoles dont il s’agit maintenant sont térébrantes, du moins celles dont l'habitation est connue, et constituent un genre assez nombreux en espèces. Il me serait assez diffi- cile de leur assigner ailleurs une place plus convenable. ESPÈCES. 1. Pétricole lamelleuse. Petricola lametlosa. P. testé ovalo-trigona, obliqué ; lamellis transversis , reflexo-erectis ; intlerstitiis Lenuissime strialis. An donar irus ? Lin. syst, nat. p. 1128. An venus rupestris ? Brocch. Conch. 2. t. 14. f. 1. Habite la Méditerranée. Mon cabinet. Rapportée d’[talie, dans l’état fossile, par M. F'aujas. Elle est plus grande que l’trus. Largeur, 24 millimètres. Deux dents sur une valve, et une seule sur l’autre. J'ai une autre coquille que je rapporte à l’irus. 2. Pétricole ochrolenque. Petricola ochroléuca. P. testé tenui, ovato -tr'goné, albo-lutescente ; striës transversis remotiusculis; ad énterstitia striis exilioribu: verticalibus. Mon cabinet. Habite.,.. Envoyée de Bordeaux. Largeur, 26 millimètres. Deux dents sur une valve, et une en cœur sur l’autre. 3. Pétricole demi-lamelleuse. Petricola semi-lamellata. P. testé tenui, albi, trigona; sulcis transversis remo- ttusculis : superioribus lamellosis ; énterstitiis longitudi- naliter striatis. 504 ° ANIMAUX Mon cabinet: Habite aux environs de la Rochelle, dans les pierres , d’où je l'ai retirée. Elle est petite, demi-transparente. Deux dents sur une valve et une sur l’autre. 4. Pétricole Incinale. Petricola lucinalis. P. testé suborbiculart , inflatd, margine superiore subde= pressé; Striis transversis ‘arcuatis , aliisque longitudi- nalibus interpositis varie inflexis. Mus. n.° Habite à la Nouvelle Hollande, au port da Roi Georges. Péron. Deux dents sur une valve et une sur l’autre. Largeur de l’ongle. 5. Pétricole striée. Petricola striata. P. testé ovato-trigoné, sulcis longitudinalibus creberrimis strialé; strils transversis raris ; latere anfico compresso. Mon cabinet. Habite prés de la Rochelle, dans les pierres. /'leuriau de Belle Vue. Deux dents sur une valve et une dent bifide sur l’autre. 6. Pétricole costellée. Petricola costellata., P. testé inflalté, trigoné; costellis longitudinalibus , cre- bris, undatis, subacutis. Mon cabinet. Habite prés la Rochelle, dans les pierres. Æleurtau de Belle Vue. Une dent large et deux petites sur une valve; une seule sur l’antre, 7. Pétricole roccellaire. Petricola roccellaria. P. testé ovato - trigoné, sulcis : longitudinalibus radiatim rugosé ; striis transversis raris. Mon cabinet. Habite prés de la Rochelle, dans les pierres. Fleuriau de Belle Vue. Deux dents sur une valve ; une dent obsolète sur l’autre. 8. Pétricole menue. Petricola exilis. P. tesla minimé, subellipticé; striis transversis remotis longitudinalibus , crebris, tenuissimis. Mon cabinet, SANS VERTÈBRES. | 5o5 Habite. .... Fossile des environs de Pont-Leyois » à huit lieues de Blois. Tristan. 9. Pétricole rupérelle. Petricola ruperella. P. testà ovato-trigoné; latere postico inflato, lœvi: antico longitudinaliter rugoso. Ruaperelle striée. Fleuriau de Belle-Vue. (b) Var.undiquë sulcis longitudinalibus rugesa. Habite aux environs de la Rochelle, dans les rochers calcaires Deux dents sur chaque valve, dont une au moins est bifide La variété (b) vient des environs de Bayonne. Pétricole chamoïde. Petricola chamoides. P. testé ovalé, inflaté , crassé ; rugis longitudinalibus prope marginem superum lamelloso-crispis ; Mere antico latiore. Mon cabinet. Habite..... Fossile d'Italie, communiqué par M. F'aujas Deux dents sur chaque valve. Largeur, 30 millimètres 11. Pétricole pholadiforme. Petricola pholadiformis. P. testé transversim elongata; latere postico brevissimo, sulcis longitudinalibus lamelloso-dentatis utrinque ra- diato ; antico subglabro. Mon cabinet. Habite..... Coqnille trés-rare, non fossile, provenant du cabinet de Madame de Bandeville, et ayant , à l’extérieur, l'aspect d’une pholade. Deux dents cardinales à chaque valve. Côté antérieur un peu bäillant. Largeur , 46 millim Pétricole fabagelle. Petricola fabagella. P. testà ovali, striis longitudinalibus exilibus transversis- que aliquot decussalé. Mas. n.° Habite à la Nouvelle Hollande , dans des madrépores. 13. Pétricole languette. Petr:cola linguatula. P. testé parvé, transversim oblongä; latere postic; bre- vissimo ; antico elongalo subtruncato. Musn.° Mya soleaoides. Péron. Habite à la Nouvelle Hollande, port du Roi Georges Ete. Voyez venus Uithophaga. Gmél. no 145. et Broceh. 5o6 ANIMAUX Conch. 2. t. 13. f. 15. Voyez, aussi venus lapicida. Gmel. n.° 148. Chemn. Conch. 10. t. 172. f. 1665. 1666. VÉNÉRUPE. (Venerupis.) Coquille transverse , inéquilatérale, à côté postérieur fort court, l’antérieur un peu bâillant. Charnière ayant deux dents sur la valve droite, trois sur la valve gauche , quelquefois trois sur chaque valve : ces dents étant petites, rapprochées, parallèles et peu ou point dWergentes. Ligament extérieur. Testa transversa , inæquilateralis ; latere postico brevissimo ; antico subhiante. Cardo dentibus duobus in valvé dextré , tribus in sinistrd , interdum tribus in uträque : omrubus parvis, approximaus , parallels , vix divaricatis. Ligamentum externumt. OBSERVATIONS. Les vérérupes, ou vénus de roches ; semblent effective- ment avoir une charnière analogue à celle des vénus, et cependant leurs dents cardinales, un peu différemment disposées, suffisent pour faire reconnaitre leur genre. Ce sont des coquilles lithophages ou perforantes , très-inéqui- latérgles, et qui ne sont distinguées de nos pétricoles que parce qu’elles ont trois dents cardinales, au moins sur une valve. ESPECES. 1. Vénérupe perforante. Venerupis perforans. V. testé ovaio-rhombed, transversim striatd ; latere antico productiore lamelloso , subtruncato. SANS VERTÈBRES. bo7 Venus perforans. Montag. test. brit. p. 127. 1. 3. f. 6. Mat. act. soc. linn. 8. p. 89. (b) Eadem minor et angustior ; lamellis substriatis. Habite sur les côtes d Angleterre, dans les pierres. Mon cabinet. Communiquée par M. Leach. Largeur, 38 millimètres. La variété b. se trouve sur les côtes de France. M. Fleuriau de Belle-V'ue. 2. Vénérupe noyau. F’enerupis nucleus. V. testé ovaté, extremitatibus obtusé, ad umbones lævi- galé; striis transversis ; latere antico lamelloso. Mon cabinet. Habite dans les pierres , aux environs de Ja Rochelle. M. }"Zeu- riau de Belle-Vue. Trois dents sur une valve et deux sur Pautre, Largeur ,12 millimètres. 3. Vénuérupe lamelleuse. V’encrupis irus. V. testé ovali, anticè longiore, latiore, subangulato, lameëlis transversis cinclé ; interstiliüs longitudinaliter strialis. Donaz irus. Lin. syst. nat. p. 1128. Gmel. n.o 11. Gualt test. t. 95. fig. A. Chemn. Conch. 6. t. 26. f. 268—270. Poli, test. 2. t. 19. f. 25. 26. Encycl. pl. 262. f. 4. (b) Eadem minor, fucis adhærens. Habite la Méditerranée et s'enfonce dans les pierres. Mon cabinet. 4, Vénérupe étrangère. V’enerupis exotica, V. testé ovali - oblongé, ertremitatibus obtusd, lamellis transversis cincté ; interstitiis transversim strialis , Loca- liter subdecussatis. Mus, n.0 Habite.... Elle est da voyage de Péron. Largeur, 17 mill. 5. Vénérupe distante. l’enerupis distans. V. testé ovato-rhombet, alba, fulvo-maculaté ; strits lon- giludinalibus tenuibus ; lamellis transversis raris dis- tantibus. Maus. n.o Habite les mers australes, aux iles St.-Pierre et St.-Francois. 508 ANIMAUX … Péron. Cette espèce et les précédentes ont des rapports avec l’érus. 6. Vénérupe crénelée. V’enerupis crenata. | V. testé ovati, longitudinaliter transversimque sulcaté, inlüs violaceä ; sulcis superioribus lamellosis crenalis. Mus. n.° Habite les mers de la Nouvelle Hollande. Voyage de Péron: Largeur, 4o millimètres. 7. Vénérupe carditoïde. Y’enerupis carditoides. V. testà ovato - oblongé , extremifalibus obtusä, alba, la- mellis transversis cinclä; interstitiis longitudinaliter > costulis. Mon cabinet. Habite les mers de la Nouvelle Hollande. Péron. Largeur, 32 millimètres. ‘ LES NYMPHACÉES. Deux dents cardinales au plus sur la méme valve. Coquille souvent un peu bdillante aux extrémités latérales. Ligament extérieur ; nymphes, en général, saillantes au dehors. Sous la coupe des nymphacées, je rassemble diffé- rens coquillages qui furent en quelque sorte vagillans, pour les naturalistes, entre les solens et lestellines, dont effectivement plusieurs d’entr'eux furent rapportés, les uns aux solens, et les autres au genre des teliines, et cependant dont aucun n'appartient réellement m1 au premier , ni au second de ces genres. Les nymphacées avoisinent plus les conques par leurs rapports, que les solénacées. L'animal de ces coquillages a le pied petit , souvent comprimé, et non conformé ni SANS VERTÈBRES. 509 disposé comme dans les solénacées et les myaires, Si la coquille est bâillante aux extrémités latérales, c'est en général de peu de chose. Les dents caridinales sont rare- ment divergentes, et on n’en voit jamais trois sur la même valve. Ces coquillages sont littoraux. Toutes les 7ymphacées s'avoisinent par leurs rapports, et les différens genres établis parmi elles ne paraissent, dans leurs caractères distinctifs, que les résuliats de changemens successifs et presqu’insensibles > survenus parmi ces coquillages. Je les partage en deux coupes de la manière suivante. (1) Nymphacées solénaires. Sanguinolaire: Psammobie. Psammotée. (2) Nymphacées tellinaires. (a) Des dents latérales: nne ou deux, Telline. Tellinide. Corbeille. Lucine. Donace. (b) Point de dents latérales, Capse. Crassine. SANGUINOLAIRE. (Sanguinolaria.) Coquille transverse, subelliptique , un peu bäillante aux extrémités latérales ; à bord supérieur arqué, non 5ro ANIMAUX parallèle à l’inférieur; charnière offrant sur chaque valve deux dents rapprochées. Testa transversa , subelliptica, ad latera paulisper hians ; margine supero arcuato , inferiort non parallelo. Cardo dentibus duobus approximatis in uträque valvä. OBSERVATIONS. Quoique les coquilles dont il s’agit ici paraissent tenir de très-prés aux solens, dont même on ne les a point distin- guées , elles n’en ont plus la forme générale, et commen- cent à s’en éloigner. Elles n'offrent plus effectivement cette forme transversalement allongée , ayant le bord supérieur parallèle à l’inférieur, comme dans la plupart des solens. Elles ne sont plus que médiocrement bäillantes aux extré- mités latérales, ét il est probable que l'animal de ces coquilles n’a plus ce pied cylindrique, tout à fait postérieur des solens ; que les deux lobes de son manteau né sont plus qu'en partie fermés ou réunis par devant, peut-être mème ne le sont point du tout. ESPÈCES. 1. Sanguinolaire soleil - couchant. Sanguinolaria oc- cidens. S. testé subellipticé, transversim striaté , albo rubelloque radiata et maculaté; nymphis prominentibus. Soloccidens. Cheman. Conch. 6. p.74. t. 7. f.6r. Solen occidens. Gmel. n.° 21. Encycl. pl. 226. f. 2. a. b. Habite... Mus. n.° Mon cabinet. Grande et belle coquille trés-rare, Elle est un peu renflée on ventrae, à crochets légèrement protubérans. Elle x prés d’un décimètre de largeur. SANS VERTÈBRES; BIT 2. Sanguinolaire rosée. Sanguinolaria rosea. S. testé semi-orbiculatä, leviter convexd , albd; natibus roses ; striis transversis arcualis. List. Conch. t. 395. f. 236. Knorr. Vergn, 4. t. 3. f. 4. Chenin. Conch. 6, t. 7. f. 56. Solen sanguinolentus. Gmel. p. 3227. Habite à la Jamaïque. Mus. n.0 Mon cabinet. Elle est bien connue. 3. Sanguinolaire livide. Sanguinolaria livida. S. testä semi-orbiculaté , tenut, violacescente, lævigatd; . latere postico subtriradiato. Mus. n.° Habite à la Nouvelle Hollande , baie des chiens marins. Péron, Largeur, 55 millimètres. Elle a trois rayons blan= chàtres sur le côté postérieur. 4. Sanguinolaire ridée. Sanguinolaria rugosa. S. testé ovalé, ventricosd, longitudinaliter rugosé , poste: rius violaced ; nymphis violaceo-nigris ; ano nullo. Venus deflorata. Gmel, p. 3274. List. Conch. tab. 425. f. 273. Chemn. Conch. 6, t. 9. f. 59—82. (b) far. testi exlüs roseé , non radialé. Habite les mers de l’Inde et celles de l'Amérique. Mus. n.e Mon cabinet. La coquille b. semble devoir être distinguée comme espèce, PSAMMOBIE. ( Psammobia. ) Coquille transverse , elliptique où ovale-oblongue , planiuscule, un peu bâillante de chaque côté, à crochets saillaus. Charnière ayant denx dents sur la valve gauche, ét une seule dent intrante sur la valve opposée. T'esta transversa , ellptica aut ovato-oblonga , pla- niuscula , utroque latere paulisper hians ; natibus pro- tan: ANIMAUX minulis. Cardo dentibus duobus in valyd sinistré ; dente unico inserlo in oppositd. | OBSERVATIONS. Comme les sanguinolaires, les psammobies semblent tenir aux solens parce qu’elles sont un peu bäillantes par les côtés, et plusieurs y ont été effectivement réunies. Néanmoins elles en diffèrent par leur forme qui se rapproche plus de celle des tellines, Outre qu’elles sont häillantes par les côtés, elles n’ont point le pli irrégulier du côté antérieur des tellines, quoiqu'elles aientsouvent,sur ce côté, un angle ou un pli qui est symétrique sur les deux valves. Ces coquilles sont assez Jolies, souvent ornées'de couleurs vives, et leurs espèces sont assez nombreuses. # ESPÈCES. 1. Psammobie vergettée. Psammobia virgata. P. testi ovati , anticè subangulat&, allidé, radis roseis pictd ;rugis transversis crassiusculis. An tellina angulata ? Born. Mus. p. 30. t. 2, f. 5. Encycl. pl. 227. f. 5. (b) Eadem ? transversè longior ; rugis tenuioribus. Mus.n. Habite l'Océan indien. Mon cabinet. Il semble que le solen striatus de Gmelin ait des rapports avec cette espèce ; mais ç on ne lui attribue qu’une dent cardinale. 2. Psimmobie boréale. Psammobia feroensis. P. testä cblongo-ovaté , subtiliter transversim strialé ; albi , radis roseis picté ;are4 anguli antici decussatim striaté. Tellina feroensis. Gmel. p. 3235. Tellina incarnata.-Pennant , Zool. brit. pl. 47. f. 31. Habite les mers du'nord. Mon cabinet. Communiquée par M. Leach. Ce n’est presque qu'une variété de la précédente. Cependant ses étries sont plus fines sur les deux facettes de son côté antérieur ; elle est treillissée près des crochets. SANS VERTÈBRES. 513. 3. Psammobie vespertinale. Psammobia vespertina. P. testé ovali-oblong#, albidé ; natibus fulvo-violaceis; radiis violaceo-rubellis ; rugis transversis, anticè emi- nentioribus. Solen vespertinus. Gmel. p. 3228. Chemn. Conch.6. tab. 7. f. 59. 60. (b) Eadem magis violacea ; radiis intensioribus, Mas. n., Born. Mus. tab. 2. f. G. 7. Habite la Méditerranée, l’Océan atlantique. Mon cabinet, La variété b, tout-à-fait violette à l’intérienr, se trouve dans les lagunes de Venise, prés de Chioggia. Mon cabinet. 4. Psammobie fleurie. Psammobia florida. P. testé ovali- oblongä, lutescente ; radtis rubris, albo maculatis. Mon cabinet. T'ellina. Poli, test.1. tab. 15. f. 19 et2r. Habite dans les lagunesde Venise, prés de Chioggia , et dans le golphe de“Tarente. , 5. Psammobie maculée. Psammobia maculosa. P. testé ovali, rubellé , radüis spadiceis interruptis , ma- culis albis variis ; rugis transversis strüsque obliquis decussantibus, An Eucycl? pl. 228, f. 2. (b) Eadem major, testé vix radiata. Mon cabinet. Habite.... Mus. n., Belle espèce remarquable par des stries fines, très-obliques, qui traversent les rides transverses. Ces rides , sur le côté antérieur, sont relevées presque en lames. 6. Psimmobie bleuâtre. Psammobia cærulescens. P. testdovali-oblongä , anticè angulaté, subviolaceé ; rugis transversis, lenutbus , furcatis, anastomosantibus; lineo- lis verticalibus minimis. An tellina gari? Lin. Gmel. p. 3229. Chemn. Conch. 6. p. 100. t. 10. f, 92. 93. (b) Eadem multiradiata. Mns. n.° Habite les mers de l’Inde. Mon cabinet. Sa couleur est d’un violet rougeätre ou gris de lin, Son pli antérieur est régu= lier, et ne ressemble point à celui des tellines, Tom F. 33 5t4 ANIMAUX 7. Psammobie allongée. Psammobia elongata. -P. testé ovato-elongaté , pallidä , violaceo-radiaté ; nati- bus fulvis, tumidis. Mon cabinet. Habite dans la mer Rouge. Largeur, 50 à 80 millimètres. 8. Psammobie jaunâtre. Psammobia flavicans. P. testé elliptica, carneo - flavescente; strits transversis exlguts. Mus. ns Habite à la Nouvelle Hollande, port du Roi Georges. Péron. Mon cabinet. Largeur, 6o à 64 millimètres. 9. Psammobie écailleuse. Psammobia squamosa. * P. testä ovali-oblonga, violace“, transversim rugosé, oblique striatd; costis posticis imbricalo-squamosis. Mon cabinet. Habite..... Coquille mince, comme le Solen bullatus de Linné, dont nous faisons un cardium ; qui a aussi son bord postér. crénelé; mais qui est nn peu plus petite er plus étroite. Elle est très-rare , et nous la croyons des mers des grandes Indes. Largeur, 33 millimètres. 10. Psammobie blanche. Psammobia alba. P. testé ovali, alb4, subbiradiaté , tenut; strits trans- versis minimis. Mus. no Habite à la Nouvelle Hollande, port da Roi Georges. Voyage de Péron. Largeur, 30 millimètres. 11, Psammobie de Cayenne. Psammobia Cayenensis. P. testé ovali, alb4, posticé rotundatä; lalere antico angustiore , subrostrato. Solen constrictus. Brug. catal. Mém. dela Soc. d’hist. nat. p: 126. n.o 3. Habite à Cayenne. Mon cabinet, Communiquée par M. le Blond. Voyez Encyel. pl. 227. f, 1. Elle lui ressemble uu peu. 32. Psammobie lisse. Psammobia lœvigata. P. testé ovaté, lœvi, posticè lafiore rotundaté , anlicé angustiore; nalibus pallidè roses. SANS VERTÈBRES. 515 Mus. n. Habite.... Elle est blanche, avec une légère teinte rose vers les crochets. Largeur , 44 millimètres. 13. Psammobie tellinelle. Psammobia tellinella. P. testé oblongé, subæquilateré , transversim striakd, albid& ; radis rubris interruptis. Habite dans la Manche, près de Cherbourg. Cabinet de _ M. Valenciennes. Ce n’est point le tellina donacina de Linné. Point de dents latérales. 14. Psammobie gentille. Psammobia pulchella. P. testé ovali-oblongé , tenut, rubro-violacescente, elegan- tissimé striaté ; strits lateris antici cum aliis discordan- tibus. ‘ Mus. n.° Habite.... Du voyage de Péron. Largeur, 22 millimètres. Un angle , en ligne oblique , sépare les stries transverses de celles An côté antérieur. 15. Psammobie orangée. Psammobia aurantia. P. testé ovato-oblongé, parvulé, tenui , pellucidé, supernë hiante. Mus: nt. Habite à l’ile de France. M. Mathieu. Petite coquille d’un jaune orangé , don: les valves réunies sont bäillantes au bord supérieur. Largeur , 13 à 14 millimètres. 16, Psammobie fragile. Psammobia fragilis. P. test4 ovali-oblongä , purpureo-violuscente , tenuissimé ; fragilissimé ; striis transvcrsis éxiguis lineolisque verti- calibus minimis inlerruptis. Habite la Méditerranée ? Cabinet de M. Valenciennes. Coquille très-mince , transparente. Largeur, environ 30 millimètres. 17. Psammobie livide. Psammobia livida. P. teslä oblongä, anticè angulaté, carneo-lividé , trans- versé striaté ; lineolis longitudinalibus exiguis interrupe tis ; valvé angusté inæquali. 516 ANIMAUX Mus. n.0 Habite les mers de la Nouvelle-Hollande , x Ja baïe des chicns marins. Elle est luisante ; et à son corselet, l’une de ses valves est plus sillonnée que l’autre. Largeur , 30 millimètres. 18. Psammobie galathée. Psammobia galathæu. D. testd ellipticé, depressé, lacted, strits minimis relicu- latä : aliis transversis , aliis longitudinaliter perobliquis. Mus. n,0 Habite... les mers australes? Coquille toute blanche , tant à l'intérieur, qu’au dehors. Son côté antéricur obliquement tronqué , n’a point de réticulation. Largeur, 36 millimet. PSAMMOTÉE. ( Psammotæa. ) Coquille transverse , ovale ou ovale-oblongue, un peu bâillante sur les côtés ; une seule dent cardinale sur chaque valve , quelquefois sur une seule valve. Testa transversa , ovata vel ovato-oblonga , ad latera paulisper hians, Dens”cardinalis unricus in uträque valvé, interdium in valvé unicd. OBSERVATIONS. Les psammotées ne sont que des psammobies dégéné- rées : elles n'en ont plus les trois dents cardinales [ deux sur une valve et une seule sur l’autre ] ; car la valve gauche qui devait offrir deux dents, n’en présente plus qu'une; quel- quefois l’une des valves est sans dents, et l’autre valve en montre deux. Ces coquillages ne sont point dés solens, n’en ont point la véritable forme, et ont les crochets protubérans. Leur ligament est extérieur , s'attache sur des nymphes un peu saillantes, et leur côté antérieur n'offre point le pli irrégulier des tellines. SANS VERTÈBRES. Sr ESPECRES- 4. Psammotée violette, Psammotæa violacea. P. testé ovato-oblongé, subventricosé , albido-radiaté ; striis transversis. Mus. no Habite les mers de la Nouvelle Hollande. Voyage de Péron. Largeur , environ 5o millimètres. 2. Psammotée zouale. Psammotæa zonalis. P. testé ovato - oblongägplaniusculé, albido - lutescente ; zonis L'vidis transversis. Mon cabinet. Habite... Elle est striée transversalement, et offre des linéoles verticales, blanches, interrompues, très-fines. Largeur, 42 millimètres. 3. Psammotée solénoïde. Psammotæa solenoides. P. testé oblongo - ellipticé, lævigald; natibus subpromi- nulis ; cardinibus mediis, unidentatis. Mon cabinet. Habite.... Fossile de Grignon. 4. Psammotée transparente. Psammotæa pellucida. P. testé ovalt-oblongé, depressä, pellucidä ; latere antico lanceolalo , subangulato, plicato. Mon cabinet. Habite.... Deux dents cardinales sur une valves aucune sur l’autre. Coquille mince , bianchätre. Largeur, 45 millimètres. Psammotée sérotinale. Psammotæa serotina. CN * P. testé ovali-oblongé , subdepressé, pallidè violaces; natibus albis ; radiis binis albidis , obsoletis. Habite... On la dit des mers de l’Inde. Cabinet de M Regley. Elle est mince, violacée à l’intérieur. Largeur, 48 millim. Mus. n.o 6. Psammotée blanche. Psammotæa candida. P. testé ovali - oblonga , tenuë, pellucidé ; latere antica 518 ANIMAUX brevissimo, angulato ; stritstransversis, exilissimis, longi- tudinalibusque aliquot radiantibus. An Chemn. Conch. 6 t. 11 f. 99. Tellina hyalina. Habite les mers de la Nouvelle Hollande, à l’ile aux animaux: Mus. n.0 La dent cardinale de chaque valve est bifide. Largeur, 5o millimètres, 7. Psammoiée tarentine. Psammotæa tarentina. P. testé orbiculato-ovaté , subdepressé, albidé, decus- salt ; Strits èransversis , arcuatis, tenuibus : verticalibus extlissimis ; natibus Jra@ise Mon cabinet Habite la Méditerranée au golphe de Tarente. Coquille à côté postérieur arrondi et plus court. Largeur, 26 millimètres. eue 8. Psammotce donacine. Psammotæa donäcina. P. testé ovatä, subdepressé, albidä; radirs rubris remo- tis ; striis transversis , exiguis , elegantissimis. Habite... l'Océan d'Europe? Mon cabinet. Largeur, 22 millimètres. NYMPHACÉES TELLINAIRES. Ces nymphacées sont plus nombreuses que celles que jai nommées solénaires, peu ou point bäillantes aux extrémités latérales, et n'offrent anssi presque jamais plus de deux dents cardinales sur la même valve. Les animaux de ces coquillages ont tous le manteau à deux lobes libres, sauf les plications qu'il forme pour * les deux syphons antérieurs, soit réunis, soit séparés, qu'on leur connaît. Leur pied, qu'ils font sortir de la coquille , lorsqu'ils veulent se déplacer , est en général applaü en lame plus où moins large, et néanmoins il est quelquefois étroit , allongé et en cordelette. SANS VERTÈBRES. 519 Dans les coquilles de cette division, le ligament des valves est extérieur ; mais il est quelquefois plus ou moins enfoncé , et il arrive que lorsque les bords de l'écusson se trouvent très- rapprochés , il paraît intérieur. Ces coquillages vivent dans le sable, à peu de distance des côtes. | Parmi les genres qui appartiennent à ces nymphacées , nous allons d’abord exposer ceux qui, outre leurs dents cardinales, quelquefois presqu’effacées , offrent une ou deux dents latérales ; tels que les tellines , tellinides , cor- beilles , lucines et donaces. Nous présenterons ensuite les capses et les crassines , qui n'ont point de dents latérales. MÉLEINE. , (Tellina.) - Coquille transverse ou orbiculaire, en général appla- te ; à côté antérieur anguleux , offrant, sur le bord, un pli flexueux et irrégulier. Une seule ou deux dents car- dinales sur la même valve. Deux dents latérales souvent écartées. Testa transversa vel orbicularis , ut plurimüm pla- nulata ; latere antico angulato, margine inflexo , aut plicaturd irregulari flexuosé insignito. Dens cardi- nalis unicus vel dentes cardinales duo in cädem valva. Dentes l'aterales duo , sæpe remot. OBSERVATIONS. « Le genre des tellines , établi par Linné ; est naturel, et n avait besoin que d'un peu plus de précision dans ses çcarac- ÿ20 ANIMAUX tères , afin d'être débarrassé de quelques coquilles qui lui sont étrangères et qui y furent réunies. Lés £e/lines tiennent de très-près aux 2ymphacées solénaires par leurs rapports, et d’un peu plus loin aux solens. Le pli flexueux qu’on remar- que sur leur bord supérieur, près de leur côté court, les rend facilement reconnaissables. Presque toutes d’ailleurs ont des dents latérales qui , sur une valve, sont applaties. On les distingue des conques, non-seulement par leur pli irrégulier , mais parce qu'on ne leur voit pastrois dents car- dinales sur la même valve. Ces coquilles sont marines, littorales, point ou peu bâillantes sur les côtés, souvent lisses, quelquefois écailleuses , et en général d’un aspect agréable jpar les couleurs vives qui les ornent. Dans les te/lines , comme dans les donaces et les capses, c'est le côté le plus court de la coquille qui porte le liga- ment des valves; ce ligament est uniquement extérieur. Quoique ces coquilles soient équivalves dans leur circons- cription , les deux valves du même individu ne se ressem- blent pas toujours parfaitement. Quelquefois une valve est plus bombée que l’autre; quelquefois encore les stries d’une valve , ou de l’un de ses côtés, ne sont point semblables à celles de l'autre. Dans quelques espèces, la charnière res- semble à celle des capses : mais le pli du bord l’en distingue. Ce genre est fort nombreux en espèces, et souvent elles sont assez difficiles à caractériser. Des figures ne suffisent pas toujours; onen a peu de bonnes , et il faudrait des des: criptions ; mais nous n'en pouvons donner ici. ESPECES. , Coquille transversalement oblongue. x. Telline soieil-levant. 7'ellina radiata. T, testé oblonga, longitudinaliter subtilissème stria! 4, nitidé, albi; radis rubris. SANS VERTÈPBRES. 5or Tellina radiata. Lin. syst. nat. p. 1117. Gmel. p. 3232. Gualt. test, tab. 89. fig. 1. à Chemn. Conch. 6. tab, 11. . 102, Eucyel. pl. 280. f. 2. Habite l'Océan d'Europe et d'Amérique. Mas. n.o Mon cab. Belle et assez grande espèce , commune dans les collections, 2. Telline unimaculée. 7'ellina unimaculata. T. testé oblonga, longitudinaliter subtilissime striaté, subpolité , albä; natibus purpureis ; intùs flavescente Encyel. pl. 280. f. 3. : Habite l'Océan d'Amérique. Mus. n.o Mon cabinet. Quoique très-voisine de la précédente, elle en est constamment distincte. Dans tous les âges, elle est sans rayons. 3. Teiline semizonale, 7'ellina semizonalis. T. lesté oblongä , angusté, longitudinaliter subtilissimè stréalé , albido - violacescente, subzonalä; intùs pur- pured. Mon cabinet, Habite.... Cette espèce, moins grande et plus étroite que les précédentes , est pourpre intérienrement, avec deux rayons blanchätres très-obliques au côté antériear. 4. Telline maculée. Tellina maculosa. T. esta oblongä, antice rostralä, transversim striaté, subscabrä, albidä; maculis litturiformibus spadiceis ; pube lamellosä. Chemn. Conch. t. 8. f. 73. List. Conch. t. 390. f. 238. Encycl. pl. 288. f. 5. Favan. Conch. cv. 40. fig. F. 1. (b) Var. testé albo-radiati. (c) Var. testà albidi, immaculata. Mus. n.° Chemn. Conch. 6. v. 11. f. 104. Encycl. pl. 288. f. 5 Habite.... Elle est toujours plus allongée que le tellina virgata. Je la crois des mers de l’Inde et de l’ile de France. Mus. n.o Mon cabinet. Vulg. la pince de chirurgien. 5. Telline vergetée. Tellina virgata. PT. Lesté ovali, anticè angulalé, transversim strial&, ra- dis virgatd; maculis nullis. ANIMAUX Tellina virgata. Lin. Gmel. p. 3229. Ramph. Mas. tab. 45. fig. H. Chemn. Conch. 6. t. 8, f. 66—"2. Encycl. pl. 288. f. 2—4. (a) Testé albé; radiis rubris. () Testé flavé ; radiis rubris. (c) Testé rubrä; radiis albis. ‘Habite lOcéan indien. Mus. n.o Mon cabinet Elle est com- mune dans les collections, qu’elle orné par ses variétés. 6. Telline staurelle. Zellina staurella. T. testé ovali, antice angulaté , transverse striatd , albidä obsolete radiatä ; natibus sæpe cruce purpured notatis. (a) Testa cruce radiisque ornata. (b) Testa crucigera; radiis nullis. (c) Testa subrad'ata; cruce nullc. Habite les mers de la Nouvelle Hollande. Voyage de Péron. Quoique voisine de la précédente, elle en parait très-distincte. Largeur , 52 millimètres. Mus. n.° | 7. Telline porte-croix. T'ellina crucigera. T. testé ovato-oblongé , subrostralé , transversè tenuissi- mique striaté, candidé; natibus cruce purpureë insi- gnilis. Mus. n.0 Habite.... Du voyage de Péron. Celle-ci n’est point rayonnée, et diffère de la précédente par sa forme. Lageur, 45 millimètres. 8. Telline de spengler. Z'ellina spenglert. T. testé anguslo -elongatx , transversim striaté, sublus ulroque latere angulatä: laterum angulis serratis. T'ellinu spengleri. Gmel. p. 3234. Chemn. Conch. 6. tab. 10. f. 88—00. Encycl. pl. 287. f. 5: a. b. (b) An ejusd. var. ? List. Conch. t. 398. f. 237. Habite aux iles de Nicobar. Mus. n.o Mon cabinet. Espèce tranchée 'et fort remarquable. Elle est blanche, un peu rose près des crochets. SANS VERTÈBRES. bo3 9. Telline rostrée. Z'ellina rostrata. T. testé oblongt , purpurascenle , nit'dé , anterius angu- lato-rostraté ; rostro reclo, supérnè sinu separalo. An tellina rostra a ? Lin. Gmel. n.o 22. List Conch t. 382. f. 225. Rumph. Mas. t. 45. fig. L Gualt. test. t. 88. fig. T. Chemin. Conch. 6. tab. 117. f. 105. Kaorr. Vergn. 4. t. 2. f. 3 et 5. Encycl. pl. 289 f 1. Habite 1 Océan indien. Mus. n.° Mon cabinet. Elle estmince, fragile, à stries trés-fines, d’un pourpre plus foncé aux crochets. o. Telline latirostré. Z'ellina latirostra. T. testé oblongé, purpurascenfe , subradiata , anteriüs sinudto-angulaté ; rostri margine infimo ascendente. Mon cäbinet. Habite. ... les mers de l’Inde, Espèce voisine , mais distincte de la précédente. T'elline sulfurée. 7'ellina sulphurea. T. testé oblongd, citrint vel albido-lutescente, anterius sinuato-angulata ; Pr immeérso. Tellina. Born. Mus. tab. a. f. (b) Var. testé majore, both ; es pallidè fulva. Habite l'Océan indien. Mus. n.o Mon cabinet. La variété (b) est blanchätre, un peu fauve vers les crochets, et teinte d’orangé en-dedans. Elle se trouve dans la baie de tous les saints. Telline langue-d’or. Z'ellina foliacea. T. testé ovali, tenui, valdè depressé, aureo-fulvé ; rimä serrata- Tellina foliacea. Lin. Gmel n6 18. : Rumph. Mus. t. 45. fig. K. Chemn. Conch 6.t. 10.f. y5. Encycl. pl. 287. f. 4. Habite l'Océan indien. Mus. n.° Mon cabinet. Valves très- minces. Dents latérales fort rapprochices des cardinales. 524 ANIMAUX 13. Telline bicolore. Tellina operculata. T. testé ovato=oblongä,.purpurez , albo fasciaté ; latere antico productiore, subrostrato ; valv4 alteré convexiore. Tellina operculata ? Gmel. n.° 32. Chemn. Conch.6, t.11.f. 07. Habite l'Océan des Antilles. Mus. n,. Cabinet de M. Danfréne. Les dents latérales nulles. Stries fines et croisées vers le bord supérieur. Deux callosités blanches , à l’intérieur, prés du pli de ce bord. Largeur , 66 millimètres. 14. Telline rose. Tellina rosea. T. testé ovalé , trigoné , albido-rose&, propè nates magis colorald; strits decussatis obsolefissimis. Mus. n.0 Habite.... Elle est grande, plus rose en-dedans qu’en-de- hors, un peu convexe. C’est peut-être le tellina rosea, Gmel. n.0 58. Mais la figure qu’il cite de Knorr, n’en donne pas une idée. Largeur , 72 millimètres ; longueur , 48. 15. Telline chloroleuque. Z'ellina chloroleuca. T. lesté ovali, tenuï, pellucente , albidä, tenuissime striaté; latere postico majore rotundato; natibus purpurets. (b) Eadem testé, radiis rubris obsoletis. Habite.... Mus. n° Espèce assez grande, à valves trés-minces, teintes, en - dedans , d’un jaune faible et verdatre. Largeur, 65 millimètres, 16. Telline elliptique. Z'ellina elliptica. T. test& oblongo » ellipticé , tenui, albidd, tenuissime striaté, inlüs aurantié; natibus subpurpurets. Gualt. test. tab. 89. fig. G. Habite.... Mus. n.o Cette espèce avoisine beaucoup la précé- dente ; mais sa forme , sa taille et ses couleurs, sont diffé- rentes. Elle est un peu teinte d’orangé ; une de ses valves est plus colorée que l’autre. Largeur , 76 millimètres. 7. Telline albinelle. Tellina albinella. T. testé ovato- oblongé, tenui , ‘pellucidä, alba; latere SANS VERTÈBRES. 525 antico attenuato , subangulato ; umbonibus obsolelë corneis. | Mus. n.0 is € Habite les mers de la Nouvelle Hollande, à l’île St.-Pierre- St.-François. Péron. Elle est fort applatie. Largeur, 43 millimètres. 18. Telline perle. Tellina margaritina. , T. testé ovali, tenui, pellucidä, nitida , margaritaceä ; latere antico attenuato. Mus. ns Habite à la Nouvelle Hollande; au port du Roi Georges. Péron. Largeur, 17 à 18 millimètres, 19. Telline zonelle. Z'ellina strigosa. T. testé ovato-oblongé , exlùs intusque candidé , obscurë zonata ; dente cardinali in utréque valvé subunico. An tellina strigosa? Gmel. n.° 64. Vagal. Adans. Seneg. t. 17. f. 19. Habite sur les côtes occidentales de l'Afrique. Mus. n. Mon cabinet. Elle est très-blanche, avec quelques zones . obscures, pâles, grisätres, quelquefois jaunatres ; planiuscule, striée transversalement. Largeur, 70 millimètres. 20. Telline applatie. Z'ellina planata. T. testé ovaté compressé, transversim substriaté, albidé ; umbonibus lœvibus fulvo-rubellis : intus pallidé rose. Tellina planata. Lin. Gmel. n.° 19. . Gualz. test. tab. 80. fig. G. Poli test. 1. t. 14. f. 1. Born. Mus. tab. 2. f. 9. T'ellina complanata. Gmel. n.0 60. An Chemn. Conch.G. t. 11. f. 98? Encycl. pl. 289. f. 4? Habite la Méditerranée. Mon cabinet. Espèce grande, fort applatie, très-distincte, 21. Telline pourprée. Tellina punicea. T. testä ovat&, subtrigon& , planulaté, transversim dense striaté; dentibus cardinaltbus bifidis. T'ellina punicea. Born. Mus. tab. 2. f. 8. Gmel. no 5g. Eucycl. pl. 291. £. 2. 526 ANIMAUX Mus. n.o l ” Habite la Méditerranée. Elle varie à zones blanchàtres, inéga= les. Couleur d’un blanc pourpré au pourpre intense. Largeur, fo millimètres. 22. Telline palescente. Z'ellina dépressa. T. testé ovaté , inæquilaterd, planiuscula, tenuissimë striuté, pallidé incarnatd ; umbonibus purpurascentibus. Tellina. Gualt. test. t. 38. fig. L. Tellina depressa. Gmel. Tellina incarnata. Poli , vol.1. tab. 15. €. 1: vol. 2. p. 36. Tellina squalida. Mont. test. brit. p. 56 Habite la Méditerranée et l’Océan d'Europe. Mus. n.o Mon cabinet. Elle a deux rayons blancs sur le côté antérieur. 23. Telline gentille. Tellina pulchella. T. lesté ovato-oblongé , depressé , n'tidé, anticé rostraté, transverñ8im striaté , rubré ; radiis albidis. Tellina rostrata. Born. Mus. tab. 2. f. ro, Poli, test. 1. tab. 15. f.8. et vol. 2, p. 38. Habite la Méditerranée , dans le golphe de Tarente. Mus. n. Mon cabinet. Espèce petite, jolie, analogüe ru virgata, mais étroite et constante. 24. Telline féverolle. Zellina fabula. T. testé ovaté, compressé, antertüs subrostratä: valva alterd læbi , alterd oblique substriaté ; striis réflexis. Tellina fabula Gmel. p. 3239. Montag. test. brit p.61. Maton , act. societ. linn. 8. p. batini or. Habite l’Océan boréal d'Europe. Mon cabinet. ComMmuniquée par M. Leach. Petite coquille blanche, un peu teinte de fauve. Ses stries obliques sont sur le côté antérieur d’une de-ses valves. quelquefois sur la face entière de la valve. Largeur , 15 à 18 millimètres. 25. Telline mince. 7'ellina tenuis. T. testé ovato -trigoné, lenus, planiusculs , Lenuissimé striaté, rubell4: supernè fascüs angustis albicantibus, “ SANS VERTÈBRES. 527 List. Conch. t, 405. £. 25r. Tellina tenuis. Mat. act. soc. linn. 8, p. 52. n.0 8. , Habite l’Océan britannique. Mon cabinet. Elle est très-dis. tincte du tellina incarnata de Linné. Elle à des strieg verticales interrompues. 26. Telline délicate. Z'ellina exilis. T. testé ovato-trigoné enuissimaä, compressä, pellucidé , purpurascente; strits transversis subtilissimis. Mon cabinet, Habite.... Elle est plus mince et plus délicate que la précé- dente, Côté antérieur fort “@ourt, oblique , obtusément anguleux. Largeur, 12—14 millimètres. 27. Telline donacée. T'ellina donacina. T. testé ovaté, compresso-planiusculé, tenuissimé striaté ; anteriùs obtusissimé , albidä ; radüis rubris interruptis. Telline donacina. Lin. syst. nat. p. 1118. Tellina variegata. Poli. test. 1. tab. 15, f. 10. et vol. 2. P- 45. Tellina donacina. Mat. act. soc. linn. 8. p. 5o.t. 1. f. 7. Habite la Méditerranée et l’Océan d'Europe. Mon cabinet et celui de M. Valenciennes. j 28. Telline onix. Z'ellina nitida. T. testé ovato-trigoné, oblongé, compressé ,subæquilateré, eleganter striaté, pallidè fulvé; zonis lacteis; intùs aurantié. Tellina nitida. Poli. test. 1. t. 15. £, 2—4, Habite la Méditerranée, Du cabinet de M. Va!enciennes. Trés-distincte de la t. zonelle ; largeur, 36 millimètres. 29. Telline scalaire. T'ellina scalaris. . T. testé ovatä, compressiuscula, albo-flavescente , trans- versim eleganterque strialé ; latere antico subbiangulato, breviore. Mus. n.o Habite... Voyage de Péron ? Elle.semble avoir des rapports . 528 ANIMAUX par sa forme et ses stries , avec notre telline scalaroïde , fossile. Largeur, 34 millimètres. 30. Telline psammotelle. T'ellina psammotella. T. lestd oveti, transversim subtilissime striatä , albidé; latere antico brevi angulato sinuato; natibus roseo tinctis. Mus. n.0 f Habite.... Elle semble se rapprocher du t. angulata de Gmelin. n.0 go. Chemn. Conch. 10. t. 150. f. 1654. 1655. Elle offre à l’intérieur des rayons'aurores , ei d’autres roses ou pourpres , inégaux , incomplets. Largeur, 35 millimètr, Coquille orbiculaire, ou arrondie-ovale. 31. Telline pétonculaire. Tellina remies. T. testa suborbiculaté, compressé, crassä, albidä ; strits transversis tenuissimis ; verticalibus interruptis fissuri- formibus. Tellina remies. Lin. Gmel. n.° 66. List. Conch. t. 266. f, 102. Born. Mas. tab. PP EL dr Encycl. pl. 290. f. 2. Habite l'Océan indien et américain. Mus. n., Mon cabinet. Coquille grande, commune dans les collections. Deux dents cardinales sur chaque valve. 39. Telline sillonnée. Zellina sulcata. T. testé suborbiculata, convezxiusculé , transversim sul- cato-rugosé , albé ; natibus lævibus. An Chemn. Conch. 6. tab. 12. f. 113? Encycl. pl. 290. f. 3. (b) Var. testà fasciis rufis obsoletis. Habite la mer des Indes et celle de la Nonvelle Hollande, à la baie des chiens marins, ainsi qu’au port Jackson. Mus. 0.° Mon cabinet. Il parait qu’on l’a confondue avec la pré- cédente , dont elle est cependant très-distincte. SANS VERTÈBRES. 529 33. Telline striatule. Tellina striatula. T. testé suborbiculaté, tenut, transversim subtilissimé striatä , albidé ; valvé alterä dente cardinali unico. List. Conch. t. 267. f. 103. An tellina fausta ? Montan. act. soc. linn. 8. p. 52. Habite.... l'Océan d'Europe? Mus n.° Mon cabinet. Elle est toujours moins fgrande que la t, pectonculaire, et à valves « minces. 34. Telline rape. Zellina scobinata. T. testé ilenticulari, convexd, scabré; squamis lunatis quincuncialibus. Tellina scobinata. Lin. Gmel. n. 68, Gualt. test. tab. 96. fig. E. Chemn. Conch. 6. t. 13. f. 122—124. Encycl. pl. 291. f. 4. a.b. c. d. Habite l'Océan indien. Mus. n.o Mon cabinet Coquille uv peu grande, écailleuse, blanche, à taches ferrugineuses , quel- quefois disposées par rayons. 35. Telline rayonnante. Zellina crassa. T.test4 suborbiculatä , incrassaté4, transversim sulcaté ; albid&, roseo -radiaté; umbonibus purpurascentibus ; intùs sœpe sanguineo-maculat à. List. Conch. t. 299. f. 136. Encycl. pl. 29r. f. 5. T'ellina crassa. Pennant, zool. brit. 4. p. 73. t. 48. f. 28. Venus crassa. Gmel. p. 3288. Habite l'Océan d'Europe, etc. Mus. n.0 Mon cabinet. Elle devient assez grande, plus ou moins rayonnée, et est élé2 gamment sillonnée transversalement. 36. Telline doigt-d’aurore. Tellina lævigata. T. testé orbiculato-ovati, disco lœvigaté, versus marsi- nem striato-sulcald , albidä; radiis margineque aurantirs; nymphis inflexis. Tellina lævigata. Lin. Gmel. no 20, Cheran. Conch. 6. t. 12. f, 211. Schroet. einl. 2. p. 649. t. 7. f. 10. Habite l'Océan européen et indien. Mus. n° Belle espèce, plus grande que la précédente. Les nymphes font un peu le cuil- Tome F. 3/ 9209 ANIMAUX leron en-dedans. Couleur blanche à l'intériear; avec une teinte citrine de chaque côté. Ca En | Telline langue de chat. Zellina lingua felis. T. testé rotundato-ovalé, anticè obtusissima , albé , radïis roseïs picté ; squamulis lunatis quincuncialibus. T'ellina lingua felis. Lin. Gmel. p. 3220. Rumph. Mus. t. 45. fig. G. Knorr. Vergn. 2.1t.9.f. 1. Chemn. Conch. 6. t. 8. f. 65. Encycl. pl. 280. f. 6. Habite l'Océan indien. Mus. n.o Mon cabinet. Jolie espèce, bien distincte. 38. Telline ridée. Z'ellina rugosa. T. testé rotundato-ovatz, alb4; natibus flavescentibus ; rugis transversis, undato-flexuosis Tellina rugosa. Born. Mus. tab. 2. f. 3. 4. Chemn. Conch. 6. t. 8. f. 62. Encyel. pl. 200. f. 1: Habite les mers de l’Inde et la Nouvelle -Hollande. Mus. n.e Mon cabinet. 39. Telline contournée. Tellina lacunosa. T, testé rotundato-ovaté#, ventricosé , lénui, transversim strialé, supernè medio depressé , contorto - lacunosé; dentibus lateralibus nullis. Tellina lacunosa. Chemn. Conch. 6. t. 9. f. 98. Tellina papyracea.G mel. n° 10. Encyel. pl. 290. f. 14. # Habite les côtes de Guinée. Mus. n.° Cabinet de M. Valericiennes. Coquille blanchâtre ; largeur , 51 millimètres. Lo. Telline dentelée. Tellina gargadia. T. teslä rotundato-ovalä, compressé , superius anterius- que undato-rugosé , albé ; rimd dentata ; natibus lævibus. Tellina gargadia. Lin. Gmel. n°1. Rumph. Mus. t. 42. fig. N. Chemn. Conch. 6. t.8, f. 63. 64. Encycl. pl. 287. f. à SANS VERTÈPBRES. 531 Habite l'Océan indien. Mas. n° Mon cabinet. Largeur, 34 millimètres. Âr. Telline scie, Zellina prisus. T. testd rotundato-vvaié , transversim pereleganter stria- té, albä; vulvd lanceolaté concavé , dentibus exiguir utrinque armald. Eacycl. pl. 287. f. 14 a. b. Habite.... l'Océan indien. Mus. n.o Elle est striée, même sur les crochets ; largeur, 38 millimètres. Le tellina serrata, Brocch. test. 2. p. 510.t. 12. f. 1. paraît avoisiner cette espèce. 42. Telline multangle. Tellina multangula. T. testé lato-trigoné, subventricosé , transversim striatd, propè marginem subdecussaté , albä; latére antico lon- giore ,sinualo , subbiangulato. Tellina polygona. Chemn. Conch. 6, t. 9. f. 97. Tellina multangula. Gmel. n.° 9. Habite les côtes de Tranquebar. Mus. n.o Point de dents laté rales ; les crochets jaunàtres, ainsi que l’intérieur. 43. Telline polygone. 7'ellina polygona. T. testé trigoné, ventricosé , transversim striat4, allé; margine superiore sinuato , flexuoso. Tellina guinaica. Chemn. Conch. 10.t 190. f. 1651 — 1653. Tellina polygona. Gmel. n.0 gr. Habite les mers de la Nouvelle-Hollande et l'Océan indien, Mus. n° Celle-ci est teinte d’un orangé pâle aux crochets età l’intérieur; elle n’a pas de dents latérales. Malgré sa forme, je présame qu’elle n’est qu’une variété de la pré= cédentes 44. Telline capsoïde, Zellina capsoides. T, testé lato-trigoné , subæquilateré, transversim striaté , striis vertlicalibus subdecussatd; lateris antiçt angulo bisulcato: Mus. n.0 ANIMAUX Cr e D Habite à l’île St.-Pierre-St.- Francois. Péron. Coqui. blanche, qui semble tenirà la telline multangle, mais qu en est distincte; largeur , 48 millimètres ; des dents latérales. 45. Telline treillissée. Z'ellina decussata. ; T. testé orbiculato-trigona , subæquilaterd , sulcis vertica- _dibus striisque transversis decussatd; natibus flavescen- tibus , læviusculis. Mus. n.° Habite à la Nouvelle Hollande,au port du Roi Georges. Péron. Elle diffère du Pirel d’Adanson ( £ellina cancellata , Gmel.) étant presqu'équilatérale ; couleur blanche ; des dents latérales. 46. Telline du Brésil. Zellina Brasiliana. T. testa obovalo-trigoné , tenu, alb4, margaritaced; ertüs intusque fascia obliquaä purpureé ex nate ad latus posticum. Mus. n.° Habite l’Océan du Brésil, à Rio-Janeiro. Lalande. Largeur, 30 millimètres. 47. Telline oblique. Zellina obliqua. T. testé ovali-trigoné, compressé , lransvérsim lenuissime striatd; latere antico obliquè attenuato, longiore ; postice brevissimo , rotundato. An lellina Madagascariensis ? Gmel. n.o 44. List. Conch. t. 386. f. 233. Habite.... à Madagascar ? Mon cabinet. Couleur grisàtre ; Largeur, 5o millimètres. Inflexion du bord et côté antérieur à peine sensible. 48. Telline ombonelle. Zellina umbonella. T. Llesté ovali, subrrigoné, convexä, albid&, subanti- quatä ; striis tenuissimis ; umbonibus hyalinis. Mus. n.° Habite à la Nouvelle Hollande, à l'ile King. Le côté antérieur est plus court et un peu anguleux; largeur, 39 millimètres, 49. Telline deltoïdale. Tellina deltoidals. T°, Lesta orbiculato-trigondé, compressé , transversim stria- SANS VERTÈBRES. 533 #4 ; latere antico obliqué altenuato , iuflexo ; valvé alter sulcato. Muos. n.° (b) Var. testé strits elegantioribus ; latere antico vis inflexo. Habite les mers de la Nouvelle Hollande, à l'ile St.-Pierre- St.-François. Couleur blanche; largeur, 34 millimètres, 50. Telline nymphale. Zellina nymphalis. T. testé rotundato-ovaté, supernè lransversim strialä; latere antico oblique attenuato, angulato sulcato; nym- phis tnternis dilatatis. Mus. n.0 Habite... Elle est blanchätre, à côté postérieur large, arrondi. Ses crochets sont lisses; une dent sur une valve et deux fort inégales sur l’autre; point de dents latérales ; largeur, 41 millimètres. Br, Telline solidule. Tellina solidula. T. testé orbiculato-trigond, convexé, anteriùs subangu- laté , rubella aut flavescente ; fasciis concentricis albidis. Bonan. recr. 2. f. 44. Petiv. gaz. t.94. f.6. Pennant. Zool. brit. 4.t. 49. f. 32: Dacosta. Conch. brit. t. 12. f. 14. Maton. Act. soc. linn. 8. p. 58. (b) Var. testé minore subglobosé. Habite l'Océan européen, les côtes de France et d'Angleterre. Coquille commune dans les collections, quelquefois rou- geàtre, sur - tout sur les crochets, plus souvent jaunâtre, avec des zones fasciales. Elle tient à la telline mince par ses rapports; mais elle est moins large, plus convexe et plus solide. Ses dents cardinales varient beaucoup; néanmoins il n’y en a jamais plus de deux sur la même valve. 52. Telline bimaculée. Zellina bimaculata. T.. Lesta triangulo-subrotundä, latiore , lævi, albida ; intis maculis duabus, sanguineis: T'ellina bimaculata. Lin. Gmel. n° 71. Chemn. Conch. 6 tab. 13. f. 127. Encycl. pl. 290. f. 9. 534 ANIMAUX Habite l'Océan européen. Cabinet de M. de France. Largeur, 16 millimetres. 53. Telline. six-rayons. Tellina. sexradiata. T. testé rotundalo-trigoné , inæquilateré, albidé ; intùs præsertim radiis sex fusco-cæruleis , subinterruptis. Chemn. Conch:. 6. tab. 13, f. 132, litt. b. Encycl. pi. 290. f. 10. Habite l'Océan d'Europe. Cabinet de M. de France. Taille de la précédente , mais distincte. 54. Telline ostracée. Tellina ostracea: T. testé ovalo-rotundatä, complanaté , tenui, albido- grised; strüs transversis elevatis'; latere antico obliquë truncato, biplicato. Encycl. pl, 290. f. 13: Habite les mers de l’Inde. Mon cabinet. Petite coquillegrisatre, à stries inférieures fines, tandis que lessupérieures sont pres- , que lamelliformes. Taille du tellina tenuis. Coquille fossile. 1. Telline patellaire. Z'ellina patellarts. T. testé elliplicé , compressiusculé ; strits transversis subæqualibus tenuissimis ; cardine bidentato. Annales du Mus:7.p. 232. Habite.... Fossile: de Grignon. Cabinet de M. de France. 2. Telline scalaroïde. T'ellina scalaroides. . Lesté rotundato-ovaté, compressé , subangulaté ; stris transversis, elevatis, remotiusculis, tenuibus ; cardine bi- dentato. Annales du Mus. 7. p. 233. Habite.... Fossile de Grignon. Mon cabinet et celui de M. de France. L’une des deux dents cardinales est canaliculée, comme divisée en deux, 3. Telline rostrale. Zellina rostraks: T. testé oblongo-transversä, angusté, transversim sul- calé ; latere antico rostrato, subbiangulato. o SANS VERTÈBRES, 535 Annales du Mus. 7. p.234. n. 6. Habite... Fossile de Grignon et de Parnes. Cabinet de M. de France et le mien. 4. Telline zonaire. Z'ellina zonaria. T. testé ovaté, complanalté , transversim sublilissime striaté ; zonis rufis, inæqualibus; lalere antico angu- lato subacuto. Annales du Mus. 7. p. 235. obs. Habite... Fossile des environs de Dax et de Bordeanx. Mon cabinet. Largeur, 49 millimètres. Etc. Voyez le septième volume des Annales du Muséum, pour d’autres tellines fossiles qui y sont mentionnées. TELLINIDE. (Tellinides.) Coquille transverse , inéquilatérale, un peu‘applatie, légèrement bâillante sur les côtés; à crochets petits, non enflés; sans pli irrégulier sur le bord. Charnière à deux dents divergentes sur chaque valve. Deux dents latérales presque obsolettes , dont une postérieure est rapprochée des cardinales, sur une valve. T'esta transversa , inœquilatera , planulata , latert- bus paulisper hians ; natibus parvis subdepressis ; margine plicaturd irregulari non inflexo. Cardo den- übus duobus divaricatis in uträque valvd. Dentes laterales duo , subobsoleti ; unico postico propè cardi- nem admoto in unic& valvd. OBSERVATIONS. ® Je me vois obligé de présenter comme type d’un genre particulier , une coquille qui ne peut être placée convena- blement dans aucun de ceux qui l’avoisinent. Elle diffère 536 ANIMAUX des psammobies par ses dents latérales, des tellines par son défaut de pli marginal flexueux, des lucines , parce qu’elle est bällante et qu’elle n’en a point les impressions fasciales intérieures. Une de ses valves paraît avoir trois dents cardinales , à cause de la dent latérale rapprochée de la charnière. ESPECE. 1. Tellinide de Timor. Z'ellinides T'imorensis. Mus. n.o Cabinet de M. Falenciennes. Habite l’Océan des grandes Indes ou austral, près de Timor. Coquille ovale-elliptique , applatie, blanche, assez mince , à stries transverses, concentriques, ayant une dépression sur le côté antérieur de chaque valve, et le bord supérieur ondé. Largeur , 55 millimètres. ; LA CORBEILLE. ( Corbis.) Coquiile transverse , équivalve, sans pli irrégulier au bord antérieur ; ayant les crochets courbés en dedans, en opposition. Deux dents cardinales ; deux dents laté- rales, dont la postérieure plus rapprochée de la char- nière. Impressions musculaires simples. Testa transversa, æquivalvis , anterius lhinc ad marginem non deformiter flexa ; natibus oppositè incurvis. Cardo dentibus duobus. Dentes laterales duo : postico ad cardinem propius admoto. Impressiones musculorum simplices. + OBSERVATIONS. Les corbeïlles, que je réunissais comme Bruguières avec les lucines , en paraissent réellement distinguées, surtout par SANS VERTÈRBRES. 537 les animaux qui les produisent. Aussi n’ont-elles pas, comme les lucines, une de leurs impressions musculaires prolongée en bandelette. Elles tiennent de plus près aux tellines ; mais elles n’ont pas, comme ces dernieres, un pli irrégulier au bord antérieur et supérieur des valves. Ainsi, je suivrai M. Cuvier, qui vient d’en former un genre a part. ESPÈCES. 1. Corbeille renflée. Corbis fimbriata. C. testä transverse ovali, gibbé, longitudinaliter strialé ; sulcis transversis undulalis ; margine crenulato. Venus fimbriata. Lin. Corbis fimbriata. €uv. Regn. anim. 2. p. 481. Chemn. Conch. 7. p.3. Vign.et t. 43. f. 448. 449. Encycel. pl. 286. f. 3. a.b.c. Lucina. Habite l'Océan indien. Mus. n.o Mon cabinet. Coquille blanche, grosse , renflée, recherchée dans les collections. M. V’alen- ciennes en possède un individu , ayant, accidentellement, un pli sinueux sur le bord du côté postérieur. 2. Corbeille lamelleuse. Corbis lamellosa. C. testé transversim ellipticé , cancellat& ; lamellis trans- versis, elevatis, remotiuscults; striis longitudinalibus cre- berrimis , intrà lamellas. Lucina lamellosa. N. Annales du Mus. vol.7. p. 237. Chemn. Conch. 6. t. 13. f. 137. 138. Encycl. pl. 286. f. 2. a. b. c. Habite.... Fossile de Grignon, près de Versailles. Mus. n.o Mon cabinet. Elle est elliptique, transverse, et a ses lames simplement dentées du côté postérieur. 3. Corbeille pétoncle. Corbis petunculus. C. testé rotundatä , ventricosé , crassé , cancellat& ; la- mellis transversis crebris, ad lalus posticum plicato- crispis serralis. Cabinet de M. Brongniart. Habite.... Fossile des falanières de Granville, au sud de Valo- gne. Coquille grande , ayant à l’extérieur l'aspect d’'nn grand pétoncle treillissé , crépu, 538 ANIMAUX LUCINE. ( Lucina.) Coquille suborbiculaire, inéquilatérale, à crochets petits, pointus, obliques. Deux dents cardinales diver- gentes, dont une bifide, et qui sont variables ou dispa- raissent avec l’âge. Deux dents latérales : la postérieure plus rapprochée des cardinales. Deux impressions mus- culaires très-séparées , dont la postérieure forme un pro- longement en fascie, quelquefois fort long. Testa suborbicularis , inœquilaieralis ; natibus par- vis, acutis, obliquis. Cardo variabilis : modd dentibus duobus divaricatis, und quorum bipartitd, ætate evanescentibus; modd dentibus nullis. Dentes late- rales duo, interdum obsoleti : postico ad cardinem propius admoto. Impressiones musculares remotissi- mæ , laterales : posticd in fasciam interdum prælon- gam productä. Ligamentum externum. OBSERVATIONS. Le genre /Zucine, aperçu et nommé d’abord par Bruguières, qui en fit graver les principales espèces , me parait naturel et devoir être conservé, sauf à en séparer les corbeilles. 11 est cependant singulier , en ce que, dans ce genre, la charnière est souvent variable. Ce qui semble néanmoins le caractériser , en indiquant des rapports entre les animaux des espèces, ce sont les impressions muscu- laires , dont une (celle du côté postérieur ) se prolonge et forme une bandelette plus ou moïns longue, qui s'étend quelquefois jusqu’au milieu de la valve. Ces impressions indiquent un pied analogue à celui de la Zoripède de Pol + SANS VERTÈBRES. 539 La charnière des /ueines , quoique variable , offre ordi- nairement deux dents cardinales divergentes, dont une est comme partagée en deux. Ces dents s'effacent ou dispa- raissent avec l’âge, au moins dans certaines espèces. Dans une autre , on n’en trouve jamais. Les dents latérales existent dans la plupart des espèces; et dans certaines , on ne Îles retrouve point. Par leur charnière , les /ucines semblent se rapprocher des tellines, surtout à cause de leurs dents latérales ; mais on ne leur voit nullement le pli irrégulier des tellines. Dans les espèces qui offrent un angle sur la coquille , cet angle ne forme jamais, dans le bord , le pli flexueux qui distingue les tellines, ce qui a fait rapporter ces coquilles , par Linné, à son genre vénus. Toutes nos lucines ont le ligament extérieur; il y est toujours apparent, quoique quelquefois il soit un peu enfoncé. Il l’est même tellement dans la telline lactée , avec les bords de l’écusson rappro- chés, qu'il paraît alors tout-à-fait intérieur. Or, comme le pied singulier et en cordelette de l'animal de cette coquille a été observé et décrit par M. Poli, ce savant zoologiste napolitain en a fait un genre particulier , sous le nom de loripes. Nous n'avons pas adopté ce genre , quoiqu'il pa- raisse fondé , tant sur un caractère de la coquille , que sur des caractères de l’animal , parce que nous pensons que les rapports de ce coquillage avec les autres lucines , ne permet- tent pas de l'en écarter , et que les impressions qui s'obser- vent dans la coquille de la plupart des autres lucines , indi- quent que leurs animaux ont un pied analogue, sauf les différences qui appartiennent à celles des espèces. ESPÈCES. 1. Lucine de la Jamaïque. Lucina Jamaicensis. L. testa lentiformt, scabré, sulcato-lamellosw, intùs sub- luted ; lamellis breyibus concentrécis ; latere antico utrin- y Jueangulato. ANIMAUX Cr > (> Venus Jamaïcensis. Chenth. Conch.7. p. 24. t. 39. f. 408. 409. Encycl. pl. 284. f. 2. a. b. ce List Conch. t. 300. f. 137. (b) Eudem testé intùs flavé, scabré. (c) Eadem teslé minore intis extüsque candida. Habite l'Océan des Antilles. Mus. n.° Mon cabinet. Coquille grande, moins bombée que les suivantes. Le corselet relevé sous l’anus ; les lames transverses écartées, L’abricot. 2 Lucine épaisse. Lucina pensylvanica. L. testi lentiformi ventricosé, tumid4, crassä, albé; lamellis concentricis , membranaceis ; ano cordalo magno. | ù Venus pensylvanica. Lin. Gmel. n° #1. List. Conch. t. 305. f. 138. Born. Mus. t. 5. f.8. Encycl. pl. 284. f. 1. a. b. c. Habite l'Océan d'Amérique. Mus, n, Mon cabinet, Vulg. la Bille d'ivoire. Espèce très - distincte ; coquille blanche en dedans et en dehors. 3. Lucine édentée. Lucina edentula. L. tesl4 orbiculato - ventricosé , subglobosa , intüs flaves- cente, edentulé; ano ovalo ; stris concentricis rugæ- formibus. Venus edentula. Lin. Gmel. n. 80, Lise. Conch. t, 260. f. 96. Chemn. Conch. 7. p. 34. 1. 40. f. 427—{a9. Encycl. pl. 284. f. 3. a. b. c. Habite l'Océan de l'Amérique, la Jamaïque. Mus n.o Mon cabinet. Coquille mince , enflée, blanchâtre au dehors, jaune d’abricot en dedans et aussi grande que les précéden- tes. On en trouve sur nos côtes, une variété toute blanche. Cabinet de M. Valenciennes. 4. Lucine changeante. Lucina mutabilis. L, testé orbiculato-ovaté , obliqué , compressé ; intùs valis radiatim strialis ; seniorum cardine edentulo. Venus mutabilis. Annales du Mas. vol. 7. p. 61. SANS VERTÈBRES. 54t Habite..... Fossile de Grignon. Mus. neo Mon cabinet. Coquille singulière, n’ayant des dents cardinales que dans les jeunes individas. L’ane de ces dents, profondément divisée en deux , donne à une valve l’apparence de trois dengs divergentes. Largeur , trois à quatre pouces. 5. Lucine ratissoir. Lucina radula. L. testa orbiculaté , lentiformi, converd , albid“; lamellis concentricis numerosis ; ëntüs Striis radiantibus obsoletis. Tellina radula. Montag. test. brit. t. 2. f. 1. 2. Maton. Act. soc.linn 8. p. 54. n.0 12. Petiv. gaz. tab. 93. n.° 18. Habite l'Océan britannique. Mon cabinet. Communiquée par M. Leach. Elle se rapproche beaucoup de la suivante, 6. Lucine concentrique. Lucina concentrica. ZL. testé orbiculaté, compresso-convex4; lamellis concen- tricis , elevalis, distinctis ; striis longitudinalibus ad interstitia minutissimis , interdum nullis. Lucina concentrica. Annales du Mus, vol. 7. p.238. Encyel:pl. 285-f.2.a. bc. Habite.... Fossile de Grignon. Mus. n.o Mon cabinet. Taille de la précédente; mais elle est presque l’analogue fossile de la l.rotondaire. 7. Lucine divergente. Lucina divaricata. L. testé orbiculari, subglobost, albä, antiquata , bifariara oblique striata. Tellina divaricata. Gmel. n.0 #4. Bonann. recr. 3. f. 349. Chemn. Conch. 6. p.134. t. 13, f. 129. Encycl. pl. 285. f. 4. a. b. Poli. test. 1. pl. 15. f. 25. Habite la Méditerranée , l'Océan Américain , les côtes du Brésil. Lalande. Largeur, 30 millimètres. Mus. n° Mon cabinet. Bord des valves quelquefois crénelé. 8. Lucine carnaire. Lucina carnaria. L. lestä orbiculato-trigoné , inœquilaterd, convexo-depres- sé, exlùs intusque incarnaté; striis lenuibus variis : hine undato-reflexis. 5Â2 ANIMAUX Tellina carnaria. Lin. Gmel. n.0 70, List. Conch. t. 339. f. 156. Born. Mus. t. 2. f. 14. Chemn. Conch. 6. t. 13. f. 126. Habite l'Océan d'Europe, la Méditerranée, dans le golfe de Venise. Mus. n° Mon cabinet, Intérieur des valves, ronge de sang. 9. Lucine rude. Lucina scabra. I. lesta orbiculari depresso-converd , albä, subpellucidé; costellis squamosis radiantibus ; intùs punctis impressis. Encycl. pl. 285. f. 5. a. b. c. Chemn. Conch. XL. tab. 199. f. 1945. 19464 Habite. ... les mers d'Amérique ? Mon cabinet. 10. Lucine réticulée. Lucina reticulata. L. testé orbiculari, compresso-convexé , albidä; lamellis concentricis, distinctis ; interstitis longitudinaliter striaiis ; ano ovaloimpresso. An tellina reticulata ? Maton. Act. soc. linu. 8. p. 54.t. 1.f. 9° Chemn. Conch. 6. t. 12. f. 118. Habite les côtes de France, prés de l’Orient. Mon cabinets Ses dents cardinales sont fortes, et une des latérales, rappro- chée de la charnière, semble en augmenter le nombre. Cette coquille ressemble encore beaucoup à la 1. rotondaire. 11. Lucine écailleuse. ZLucina squamosa. L. testd suborbiculafi , tumidé, inæquilaterali ; costellis radiantibus imbricalo - squamosis ; ano vulväque et- cavalis. Encycl. pl. 285. f. 3. a. b. c. Habite..... Cabinet de M. Valenciennes. Largeur, 24 millimètres, 12. Lucine lactée. Lucina lattea. L. testé lentiformi, gibbé , alba, pellucidé, transversim tenuiter strialé ; natibus tumidis, uncinatis. Tellina lactea. Gmel. n.° 69. Gaualt. test. 1. 71. fig D. Chemn. Conch. 6. t. 13. f. 125. Encvcl. pl. 286. f, 1. a. b. c. SANS VERTÈBRES. 543 Poli, test, 1. tab. 15.f. 28. 29. Loripes. (b) Eadem ma/or , valvis intùs substriatis. Habite la Méditerranée. Mon cabinet. lossile dans lès faluns de la Touraine. Largeur, 16 millimètres, Le pied de l’ani- mal est allongé et en cordelette. La variété b. vient des mers de la Nouvelle-Hollande, 13. Lucine ondée. Lucina undata. L. testé suborbiculuri, convexé, transvcrsim inæqualiter striaté, subundata , albidé; umbonibus fulvis. Venus undata. Pennant. Zool. brit. 4.t. 55. f. 51. Mysia undata. Leach. An tellina rotundata? Maton. Act, soc. linn. 8. p.56. Habite l'Océan britannique et sur les côtes de Cherbourg. Mon cabinet, Communiquée par M. Leach. 14. Lucine circinaire. Lucina circinaria. L: testä orbiculatä , anticè subangulaté ; ‘strits transversis creberrimis, exiguis ; dentibus lateralibus subnullis. Annales du Mus. vol. 8. p. 238. n.0 3. Habite.... Fossile de Grignon, Courtagnon, etc. Mon cab. 25. Lucine colombelle. Lucina columbella. L. testé suborbiculaté, convexo-gibbosé , transversim sul- caté; latere sulco magno exaralo; natibus prominulis oblique arcuatis. Mus. n. Habite.... Fossile des faluns de la Touraine et des environs de Bordeaux. Mon cabinet. 16. Lucine sinuée. Lucina sinuata. L. testé rotundato - ovati , tumidä , tenui, albé; latere antico sulco profundé exarato. T'ellina sinuata. Montag. Ex. D. Leach. An tellina flexuosé ? Maton. Act. soc. linn. 8. p.56. Habite l'Océan britannique. Mon cabinet. Communiquée par M. Leach. Petite coquille mince , transparente , très-voisine de la 1. colombelle, par sa forme. 17. Lucine peigne. Lucina pecten. L. testé orbiculato-transversé , planulato-convexé, albidé,, costellis rotundatis, transversim striatis , radiantibus. 544 AMMAUX Mon cabinet. Habite sur les côtes du Sénégal, Largeur, 14 millimètres. 18. Lucine jaune. Lucina lutea. L. testé minimé orbiculato - transversé, lœvi, pellucidé, luteo-virente ; dentibus lateralibus nullis. Mon cabinet. Habite les mers de l'Ile-de-France. Largeur, 9 ou 10 millimèt. 19. Lucine digitale. Lucina digitalis. L. testä parva, orbiculato - trigoné , albidi ; umbonibus Lumidis, roseo-pictis ; striis tenuibus obliquis elegantis- SIMS. An tellina digitaria ? Lin. Gmel. n.° 55. Habite la Méditerranée. Mon cabinet. Petite coquille blanche , teinte de rose, 20. Lucine globulaire. Lucina globularis. L. testé subglobosa , tenui, albidä, vesiculosé ; dentibus lateralibus nullis. | Mus. n.0 Habite les mers de la Nouvelle - Hollande, au port du Roi Georges. Largeur, 11 millimètres. DONACE. (Donax.) Coquille transverse, équivalve, inéquilatérale , à côté antérieur très-court, très-obtus. Deux dents cardinales, soit sur chaque valve, soit sur une seule; une ou deux dents latérales plus ou moins écar- iées. Ligament extérieur , court, à la place de la lunule. T'esta transversa , æquivalvis , inœquilatera ; latere antico brevissimo , obtusissimo. Dentes cardinales duo , vel in uträque valkv&, vel SANS VERTÈBRES, 545 3 alter : laterales x s. 2, subremoti. Ligamentum externum, breve, posticum , ani loco insertum. OBSERVATIONS. Les donaces se reconnaissent, en général, au premier aspect, par leur forme assez particulière. Ce sont des coquilles transverses, un peu applaties, très-inéquilatérales, presque triangulaires, ayant leur côté antérieur fort rac- courci, obtus et comine tronqué , ce qui leur donne assez souvent la forme d’un coin. Leurs valves sont égales l’une à l’autre; et dans beaucoup d'espèces, le bord intérieur de ces valves est dentelé ou finement crénelé. Ce qui caractérise leur genre, c’est d’avoir à leur char- nière , outre les dents cardinales , une ou deux dents laté- rales, un peu écartées, séparées des cardinales, et qui sont analogues aux dents latérales des mactres, des lucines, des tellines , des corbeilles , des cyclades. Felativement aux conchifères à coquille inéquilatérale, et qui appartiennent à cette famille , le côté le plus court de la coquille est toujours le postérieur dans les vénus et les cythérées, tandis que le plus long ou le plas grand; dans ces coquilles, est celui qui porte le ligament , c'est-à-dire, le côté antérieur. Or, c’est précisément le contraire dans les donaces et les tellines; car le ligament des valves se trouve sur le côté le plus court de ces coquilles. Ainsi, les donaces ont plus de gapports avec les tellines qu'avec les vénus. Elles n'ont point, malgré cela, le pli fiexueux des tellines. L'animal des donaces fait sortir de sa coquille deux tubes ou siphons disjoints, grèles, fort longs , et un pied en lame large , quelquefois sécuriforme. Les donaces sont des coquilles marines, lisses ou fine- ment striées, littorales, et souvent ornées de couleurs vives très-agréables. Tom F. 35 546 ANIMAUX ESPECES. Bord interne des valves entier ou presqu'entier. Donace bec-de-flûte. Donax scortunr. D. testä triangulari, anticè acuté, decussatim striuté; vulvé cordatd, pland: marginibus submuticis. Donazx scortum. Lin. syst. nat. p. 1126. Gimel, n.° 4. - List. Conch, tab. 357. f. 220. Bora. Mas. tab, 4.{. 1. 2. Encycl. pl. 160. f. 2. Chema, Conch. 6. t. 25. fig. 242—247. Habite l'Océan indien. Mus. no Mon cabinet. Coquille blanchâtre, un peu violette , l'une des grandes espèces du geure. Donace pnbescente. Donax pubescens. D. testé triangulari, decussaté , lamellosé ; vulva cu plané : marginibus lamelloso-serratis. Donazx pubescens. Lin. Gmel. n.02. €Chemn Conch. 6. p. 251. tab, 25. f.248. Encycl. pl. 260. f. r. Habite l’'Oréan indien. Mon cabinet. Espèce très-voisine de la précédente ; mais distincte et moins grande. 3. Donace en coin. Donax cuneata. D testé trigont, compressé , cunetï/ormt, rufé, albo ra- dialä ; strits longitudinalibus exilissimis ; vulvé convexd4 Ÿ rugosé. Donax cuneata. Lin. Gmel. n.0 5. List. Conch. t. 392. f. 231. Born. Mus. p. 5°. Vign. Knorr. Vergn.6. 1.5. f. 3. Chemn. Conch. 6. t.26 f. 269, Encycel. pl 261. f, 5. Habite l'Océan indien. Mus. n.o Mon cabinet. Le Muséum en possède nne variété de l'Asie australe, à laquelle la figure citce de Lister parait ressembler. 4. Donace comprimée. Donax compressa. D. testé cunei/ormi, compressé, basi acut&, carneo fulvé , irradiaté ; vulvé subrugosé : marginibus angulatis. Encycel. pl. 262. f. G. a. b.c. Hebite.... Je la crois des mers de l’Inde. Mon cabinet. Elle est voisine de la précédente; mais bien distincte. \ SANS VERTÈBRES. 547 5. Donace deltoïde. Donax deltoïdes. D. testé triangulari, læviusculé , albido-roseä; vulvé pla- niusculé, longitudinaliter striatd. Mus. n.0 Hibite à l'ile aux Kanguroos. Péron. Elle est plus grande et moins comprimée que la précédente. 6. Donace rayonnante. Donax radians. D. testa ovato-trigoné , transversè striafz, albo fulvoque radiaté vulvé obliquè striaté. Chemn. Conch. 6. 1.26. f. 267. Encycl. pl. 261. f. ©. Habite.... Elle est très-distincte de la donace encoin, n.0 3. Mon cabinet. 7. Donace raccourcie. Donax abbreviata. D. testä trigoné, transversim tenerrimè strial&, antlice rugosé ,; albidé; radiis duobus rufis ; altero cærulescente. Cabinet de M. F'aujas de S1.-Fond. Habite.... Cette donace est transversalement plus conrte que Jes autres, a le bord interne des valves très-entier , et des linéoles sur le sommet des rayons. Largeur, 28 milli- mètres. 8. Donace granuleuse. Donax granosa. D. testé ovato-trigona , tenuissimé striaté, albidé : radis zonisque violaceis obsoletis ; vulv4 angulat4, subgranosä. Mus. n. Habite.... Lille a des linéoles longitndinales interrompues comme dans la donace. Encycl. pl. 262. f. 8, , à laquelle elle ressemble un peu, 9. Donace colombelle. Donaxr columbella. D. testé ovato-trigoné , transversè strialä , albido-violaces- cente; zonts obsodetis. Mus. n.° (2) Var. zonis violac:is. Habite à la Nouvelle Hollande, au port du roi Georges. Mon cabinet. Son côté antérieur est court, obliquement 548 ANIMAUX tronqué. Largeur , 24 à 25 millimitres. Sa variété est violette en-dedans. 10. Donace vénériforme. Donax veneriformis. D. testé orbiculalo- trigoné , transversè striata, grised; radiis obscuris ; strüis vulvæ crenulatis. Mus. 1.0 Habite, .., les mers d'Asie? Du voyage de Péron. Largeur, 27 millimètres. xx Donace australe. Donax australis. D: testé ovato-trigoné , transverse striata , albidä vel fulv4, intùs violacet ; vulvé decussatÆ, subgrarrosa. Mus. n. Habite à Timor et à la Nouvelle Hollande. Péron. Elle a des rapports avec la donace bicolore. Largeur , 30 millimètres. 12. Donace épidermie. Donax epidermia. D. testé canealo-tlrigond, anterius oblusd, epiderme viridi- flavicante , læviusculé ; vulv& longitudinaliter striat&, Mus. n.0 Habite à l'ile des animaux, à la Nouvelle Hollande. Péron. Elle a des rapports avec le donax lævigata. ( Voyez le grand Capse); mais elle est trés-différente par sa forme plus ea coin , et par les dents de sa charnière. 13. Donace bicolore. Donax bicolor. D. testé ovato-cunealé , albidä, fusco tincté; strits longé- tudinalibus exiguis, pauciores transversas decussantibus ; anticé sulcis undulato-crispis. Gualt. test. tab. 88. fig. S. List. Conch. t. 392. f, 231? An Donax bicolor? Gmel. no 16. Habite... Je la crois des mers de l’[nde ou de celles de l’Ie-de: France.Mon cabinet. Elle est tachée de violet à l’intérieur. 14 Donace subrayonnée. Donax wvittata. D. testa ovatä, depressiusculi , transversim striato- sul- calé, albida ; radiis rufis, perpaucis, supernè lates- centibus. ‘ SANS VERTÈBRES. 549 Mon cabinet: Habite l’Océan britannique. Communiquée par M. Leach. 25. Donace triquètre. Donax triquetra. D. testä triangulari, subæquilateré , infré4 nates saccaté, albidé striis transversis exiguis. Mus. n.° | Habite les mers de la Nouvelle - Holjande , an port da Roi Georges. Coquille petite, luisante, ayant quelques vestiges de rayons, et, à l’intérieur, une tache violätre obscure. Largeur, 15 millimètres. Bord interne des valves distinctement crénelé ox denté. 16. Donace grimacante. onax ringens. D. testé magné, ovalo - trigont , albidé , intus violace ; vulvé gibbé, undato-rugosä, scabra : margine serrato- ringente. » A Donaz serra. Chemn. Conch. 6. tab. 25. f. 251. 252. Æancycel. pl. 260. f. 3. a. b. Habite l'Océan indien. Mus. n.o Mon cabinet. Coquille grande, bâillante , grimacante à l’angle supérieur de son corselet, ct constituant une espèce très-distincte. Largeur, 74 miilimètr. 17. Donace ridée. Donax rugosa. D. testé triangulari, inflaté , anlicé oblique truncaté , sulcis longitudinalibus, creberrimis, rugosa ; vulsà cor- datà : marginibus angulatis. Dnazx rugosa. Lin. syst. nat, p. 1127. Gualt. test. tab. 80. fg. D. Chemo. Conch. 6. t. 25. f. 250. Encycl. pl. 262. f. 5, a. b. (2) Var. testé rubente natibus purpureis. Eneyel. pl. 262, 1.3: Kaorr. Vergn 6. 71.28. f. 8. (3) Var. testé intùs extüsque violace4. Ë Nov. Holl. (4) Var. esta extus albé aui purpurascente ; margine super( undatim depresso. Ë A\ov. Holl. 55o ANIMAUX Habite l'Océan d'Amérique, les côtes des Antilles. Mus. n.° Mon cabinet, Cette espèce est fort différente de celle qui pré- cède Elle est élégamment silionnée , blanche , ou rougeûtre, ou violette, selon les variétés. LA 18. Donace de Cayenne. Donax Caianensis. D. testé subtriangulari , purpurascente , antice obtusissi- mé; sulcis longitudinalibus exrsuis ; vulyé lateribus sub= biangulaité. - Mon cabinet. Habite l'Océan de la Guyane. Elle est très-voisine dela prévé - dente ; mais moins renflée. 19. Donace allongée. Donax elongata. D. testé transversim elongaté&, longitudinaliter sulcata , anterius obtusissima ; vulvæ sulcis subdenticulatis. Pamet. Adans. Sénég. tab. 18. £. 1. Gualt. test. tab. 89. fig. F. An donax spinosa ? Chemn. Conch.6. t. 26, f 2558. (2) Var. testé albido-fulvéY intùs alba. Habite l'Océan atlantique , les côtes d'Afrique. Mus. no Mon cabinet. Elle est violette en dedans. La variété (2) est du voyage de Peron. 20. Donace denticulée. Donax denticulata. D. testé anterids oblusissimd, allé , cæruleo aut purpureo radi'atà ; striis longitudinalibus ëmpresso - punctatis ; labiis transversë rugosis. Donar denticulata. Lin. syst. nat. p. 1127. Gmel. n.06. = List Conch. 1. 356. £. 218, 219. Kuorr. Vergn."2. t. 23. f, 2—5. Chemn. Conch. 6. tab. 26. f. 256. 257. Eucycl. pl. 26a,f. 7.a b. c. Habite la Méditerranée, l'Océan atlantique. Mas. n.o Mon cabinet. Espèce jolie, distincte, d’une taille médioere. “1. Donace cardioïde. Donax cardioides. D. testä trigoné, lurgidé, longitudinaliter sulcaté, pos- ticé læsiusculä, alla, rufo maculati; vulyd medio giblä. Has. n.° SANS VERTÈBRES. 551 Habite les mers de la Nouvelle Hollande, à l'ile St.-Pierie- St.-Francois. Mon cabinet. Elle est renflée, courte trans- le versalement , sillonnée comme un cardium, maculée « rouge brun. Largeur , 28 ou 30 millimétres. Une tache oran- gée à l’igtérieur, On en a une variété blanche au dehors. 22. Donace à réseau. Donax meroe. D. testz ovato-trigonä , compressé, transversim parallel} striaté, lineis purpureis subreticulatis picti; vulvd eæ- cavalé. Venus meroe. Lin. Gmel, n.° 22. List. Conch. t. 378. f. 221. Chemn. Conch. , t. 43. f. 450—/52. Encyel. pl. 261. f. 1. a.b. Habite l'Océan indien. Mus. n.° Mon cabinet. Jolie coquille, voisine de la suivante ; mais bien distincte, Largeur, 50 millimètres. 23. Donace ondée. Donax scripta. à D. testé ovala, subcompressä, læœvi , scripté lineis purpu- reis undatis : vulvd cavä : marginibus aculis. List. Conch. t. 350. f. 222. et 1. 380. f. 223. Kanorr. Vergn. 6. 1. 7.f. 4.5. Chemn. Conch. 6. t. 26.f. 261—265. 7 Encycl. pl. 261. f. 2. 3.4. Habite l'Océan indien. Mus. n.° Mon cabinet. Moins grande que celle qui précède, elle n’est pas, comme elle , élégim- ment sillonnée en travers ; elle offre plusieurs variétés qu’on pourrait distinguer. 24. Donace tronquée. Donax trunculus. D. testé transversim elongatä, striis longiludinalilus mi- nümis , inlùs violacet ; latere antico lævi, brevissimo. Donazx trunculus. Lin. syst. mat, p. 1127. List. Conch. t. 396. f. 217. Adans, Seneg. t. 18. f. 2. Kauorr: Vergn. 1. t.".f. 7. Eorn. Mus. t. 4. f. 3. 4. €hurmn. Conch. 6 cv. 26. f. 25%—9264, Hubive la Méuiterrauée, aûgolle de Tarente ( Mon cabinet, ); 552 ; | ANIMAUX l'Océan atlantique. Elle est petite, olivatre en-dehors, res- semble à la donace allongée par sa forme ; mais sou côté an- térieur est sans rides. On donue son nom à uue autre coquille en Angleterre. Cette espèce est assez rare dans les collections. 25. Donace fabagelle. Donax fabagella.@ D: testé transversim oblongé, nitidé , albido-rubellé, ob- solet radiatd'; striis Lenerrimis verticalibus transversas decussantibus. Cabinet de M. Dufresne. Habite.... Son côté antérieur cst court, oblique , convexe, subcariné. Largeur, 26 millimètres. i 26. Donace des canards. Donax anatinum. D. testé transversim oblongé, nitidulé, albidé, corned vel pallidè rubente, siriis longttudinalilus exilissimis; latere antico obliqué truncato. fn lellina donacina. Lin. Gualt. test. tab. 88. Gg. N. (2) Var. Lesté majore ; radtis interruptis. (3) Var. testé penttüs albd. Habite l'Océan d'Europe, la Méditerranée. Mus. n.° Mon cabinet. Coquille commune, dont onne trouve aucune figure bonne à citer. On en rencontre souvent, par quantité, dans le jabot des canards-macreuses. Ele est tantôt sans rayons, el tantôt obscurément rayonnée. À l’intérieur , elle est légérement teinte de violet La var. (2)est de la Méditer- ranée ; elle a jusqu’à 40 millimètres de largeur. Cette espèce n’a rien de communavec le fellina donacina. Maton, act. soc. linn. 8. t. 1. f. 7. Je crois que celle-ci est la psammobie tellinelle. ë Etc. Ajoutez les autres espèces qui ne me sont pas connues, 27. Donace de la Martinique. Donax Martinicensis. D: testi ovalo-transversd, complunatd, transverse striata' ; striis longiludinalibus extilissimis; antico latere oblique truncato : postico producto rotundato. Aon cabinet. Habite les côtes de la Martinique. M. Moreau de Joannes. Belle espèce , blanchütre , teinte de rese, applatie comme le teilina planata, obscurément rayonuée. Largeur, 50 millim. (SL Cr C9 SANS VERTÈPRES, CAPSE. (Capsa.) Coquille transverse , équivalve, close. Charnière ayant deux dents sur la valve droite ; une seule dent bifide et intrante sur l’autre valve. Dents latérales nulles. Liga- ment extérieur. US Testa transversa, æquivulvis , valvis approximatis clausa. Cardo dentibus duobus in valv& dextré , dente unico bifido et inserio in altera. Dentes late- rales null. Lisamentum exlernum. OBSERVATIONS. Les capses sont des coquilles un peu inéquilatérales, ayant leur ligament sur le côté court, comme dans les tellines et les donaces. Elles appartiennent à la division des tellinoïdes , quoiqu’elles manquent de dents latérales. Elles tiennent aux psammobies et à certaines tellines par les dents de leur charnière ; mais elles ne sont presque point bäillantes sur les côtés, et n'ont pas le pli des tellines. E SPECES. 1. Capse lisse. Capsa lœvisata. C. testé triangulari , subæquilater#, obsoletè strialéä, epi- derme flavo-virescente , intüs et ad nates violacea. Donazx lœvigata. Gmel.p. 3265. Chemn. Conch.6. p.253. t. 25 f, 249. Habite l'Océan indien, à Tranquebar. Mon cabinet. Elle est à peine déprimée dans le voisinage de son côté antérieur, et plus équilatérale que la suivante. Largeur, 55 miilimètres, 2. Capse du Brésil. Capsa Brasiliensis. C. testéoblongo-tr'goné , inœquilater&, prope Latus anti- cum valde depressé, transversim longiiudinaliterque strialé. 554 _ ANIMAUX Donaz. Encycl. pl. 261. f. 10. Habite l'Océan du Brésil. Lalande. Mus. n5 Mon cabinet. Elle avoisine la précédente , offre un épiderme semblable; mais elle devient plus grande, est plus inéquilatérale, presque blanche à l’intérieur, et distincte par ses stries, es 3 : ‘ CRASSINE. (Crassina.) Coquille suborbiculée, transverse , équivalve , subiné- quilatérale, close. Charnière ayant deux dents fortes, divergentes sur la valve droite , et deux dents très-iné- le plus long. Testa suborbiculata , transversa , œquivalvis , sub- inœquilatera , clausa. Cardo dentibus duobus validis , divaricatis in valvd dextrd; dentibus duobus inæqua- lissimis in alterd. Lisamentum externum , in latere longiore. O:B SERV AMEIIONNS. 0e La crassine ressemble à une petite crassatelle, par son aspect, et par l’épaisseur, la solidité et la clôture parfaite de ses valves dans leur rapprochement ; mais la situation de son ligament l’en distingue. Elle ne peut être du genre des vénus, puisqu'elle n’a pas plus de deux dents sur chaque valve, et qu'elle semble même n’en avoir qu'une seule, trés-grosse, sur la valve gauche, l’autre dent étant fort peu siullante. ESPÈCE. 1. Crassine crassatellée. Crassina danmoniensis. C. testé orbiculato- risoné , brunneo-fulvi, transverse ru gosé; rugis parallelé strtutis, seulari/ormibus ; 1ntus alba. RE DE CM EDEN Venus danmoniensis. Montag.-Er D. Leach. SANS VERTÈBRES. 55 Habite l'Océan britannique. Mon cabinet. Commaniqnée par M. Leach. Corselet et anus concaves : le premier, lancéolé ; le second, presqu’en cœur; les bords internes des valves crénélés. Largeur, 30 millimètres. LES CONQUES. Trois dents cardinales au moins sur une valve, l’autre en ayant autant ou moins. Quelquefois des dents latérales. Les conques constituent une des plus belles familles et des plus nombreuses parmi les conchifères. Elles offrent des coquilles équivalves, orbiculaires ou transverses , toujours régulières, libres, et en général très-closes, sur- tout sur les côtés. Klles sont plus ou moins inéquilatérales , et on lés voit rarement munies à l'extérieur de côtes véri- tablement rayonnantes. Leur dernier genre en offre assez généralement de semblables ; parce qu'il est sur la limite et qu'il fait une transition des conques aux cardiacées. L'animal des conques forme souvent , avec son mantean , deux tubes ou siphons qu’il fait sortir hors de sa coquille, dont l’un sert pour le passage de l’eau qui arrive aux branchies et à la bouche, tandis que l'autre est utile aux déjections, Son pied est éminemment lamelli- forme. Je divise cette famille en conques fluviatiles , dont l'animal a le pied allongé , étroit et peu saillant; et en conques marines, dont l'animal fait sortir des siphons allongés, inégaux , et a le pied large , saïllant. 1.0 Conques fluviatiles : coq. ayant des dents latérales et recouverte d'un faux épiderme. Cyclade. 556 ANIMAUX Cyrène. Galathée. 2.0 Conques marines : point de dents latérales dans la plupart ; rarement un drap marin subsistant et recouvrant toute la coquille, sauf les crochets. Cythérée. Vénus. ë Vénéricarde. CONQUES FLUVIATILES. Coquilles recouvertes d’un faux épiderme , et ayant à leur charnière des dents latérales. Les conques fluviatiles vivent dans les eaux douces, ainsi que les rayades ; mais les premières nous paraissent faire partie de la famille des conques , tandis que les nayades s’en éloignent évidemment. Les unes et les autres ont la coquilie recouverte d’une espèce d’épiderme verdâtre , qui devient plas ou moins brun , et qui, sur les crochets, est souvent écorché et comme rongé. Ces coquillages habitent les lacs, les étangs , les rivières, se tiensent en général dans la vase et y sont situés de manière que leurs crocheis sont en bas et plus on moins enfoncés dans cette vase, Ce qui distingne les congues fluviatiles des nayades , c'est que les premières tiennent aux conqueg par lanimal et la charnière de leur coquille ; qu'effectivement leur animal fait saïllir des siphons, et que la charnière de 7, ( ; Ja analooues : leur coquilie offre des denis eardinales , analogues à SANS YERTÈBRES. 539 celles des vénus; tandis que rien de semblable ne se montre dans l'animal et la coquille des nayades. Néan- moins les conques fluviatiles diffèrent des marines, non-seulement par l'habitation, mais aussi parce que leur charnière présente des dents latérales , qui n'existent point dans la coquille des conques marines. Je rapporte à cette coupe les trois genres qui suivent. CYCLADE. (Cryclas.) Coquille ovale-bombée , transverse, équivalve ; à cro- chets protubérans. Dents cardinales très-petites , quelque- fois presque nulles : tantôt deux sur chaque valve, dont une pliée en deux ; tantôt une seule pliée ou lobée sur une valve et deux sur l’autre. Dents latérales allongées transversalement, compri- mées, lamelliformes. Ligament extérieur. Testa ovato - globosa , transversa, æquivalvis ; natum umbonibus tumidis. Cardo dentibus minimis, interdüum subnullis : modd duobus in utrdque valvd : uno complicato ; modd dente unico subcomplicata vel lobato in unicé valvé, et duobus in alterw. = Dentes laterales transversim elongati, compressi, Jlamelliformes. Lisamentum externun.. OBSERVATIONS. Les cyclades, ici réduites à leur genre naturel ,sont trés- distinctes de nos fluvicoles que Bruguière y réunissait. Ce sont de petites coquilles ovales bombées, à valves minces, et qui n'ont jamais trois dents cardinales sur aucune de leurs valves. Leurs crochets d’ailleurs ne sont jamais écorchés ou rongés. Quelques-unes de ces coquilles sont si minces, ke 998 | ANIMAUX qu’elles sont transparentes et très-fragiles. Elles sont d’un vert grisâtre ou un peu jaunûtre, les unes presque lisses , les autres striées transversaleinent , offrant quelquefois des bandes légèrement colorées. Les espèces de ce genre sont assez nombreuses , distinctes et cependant difficiles à carac- : tériser. C'est avec l'une d’elles que Linné a formé son seZlina Ccorrze&. . ESPECES. x» Cyclade des rivières. Cyclas rivicola. C. testä subglobosé, solidulé , eleganter striati , corneo: virescente , intùs cœrulescente ; sulcis 2 s.3. transversis, subcoloratis. List. Conch. t. 159. f. 14. Cryclas cornea ? Draparn. h. des moll. p. 128. pl. 10. f. 1—3, Encycl. pl. 302. f. 5.a. b. c. Cyclas rivicola. Leach. Habite en Europe, dans les rivières. Mus. n.o Mon cabinet; Commaniquée par M. Leach. Elle est assez rare en France, et parait commune dans la Tamise, Cette espèce est la plus grande connue de ce genre; elle a deux ou trois indices d’ac- croissement, qui forment autant de zones étroites, souvent colorces en brun. Largeur , 20 millimètres. 2. Cyclade cornée. Cyclas cornea. C. test sub2lobosé , tenui, tenerrimè striat4, pallidè cor4 net; sulco subunico; zsonä marginali lutescente. T'ellina cornea. Lin. syst. nat. p. 1120. Gualt. test. tab. 7. fig. B. Cyclas rivalis. Drapara. h. des m, p. 129. pl. 10. f. 4. 5, (2) Var. test penitüs globosd. (3) Jar. testé magis transversa. Habite les petites rivières , les ruisseaux de l’Europe. Espèce fort commune en France, toujours plus mince, moins colorée et moins grande que la précédente. Mus. n.0 Mon cabinet. Les deux variétés viennent de l'Amérique septentrionale, rapportées par M. Michaud. Cr SANS VERTÈBRES. 3. Cyclade des lacs. Cyclas lacustris. C. testé subrhombeé, planiusculé , tenuissimè strité , sub= inœquilateré. Tellina lacustris. Mall. Verm. p. 204. Cyclas lacustris. Draparn. h. des m. p. 130. pl. ro. f. 6, 7. Habite en Europe, dans les lacs et les marais. 4. Cyclade oblique. Cyclas obliqua. C. testé oblique trigoné , subgibbd, striatä, cornco-viress cente ; sulcis 25.3 nigrescentibus , zoniformibus. An tellina amnica? Mall, Verm. p. 205. €Chemn. Conch. 6. tab. 13.f, 134. Cyclas amnica. Ex D. Leach. Habite en Europe, dans les ruisseaux, les fosses aquatiques: Mon cabinet. Elle est plus oblique et plus bombée que la précédente. Largeur , 8 ou 9 millimètres, 5. Gyclade calyculée. Cyclas calyculata. à C. testé orbiculato-rhombet, subdepressé , lenuï, diaphana, albo-lutescente ; nalibus prominentibus, tuberculosis. Cryclas calyculata. Draparn., h. des m. p. 130. pl. 10. ALT NA SR (2) Var. testé semipellucida, rufescente; natibus nigri- cantibus, minus prom'nulis. Cycles stagnicola. Leach. Habite en France, dans des mares , près de Fontainebleau, DMauger , eten Franche-Comté, l’errussac. Mus, n.o Mou cabinet. La variété (2) vient d'Angleterre , et m’a été com- muniquée par M. Zeach. 6. Cyciade obtusale, Cyclas obtusalis. C. testé ovali, tumüli, subinæquilatera, pellucidé, fra- gilissimé ; umbone obtusissimo. - Mon cabinet. Habite... Je la crois de France. Elle a des rapports avec la suivante. Largeur , près de 4 millimètres. qu Cyciade des fontaines. Cyclas fontinalis. C. testé globos4, subdepressé, subinæquylaterali; umbons subacuto. Dr. 5Go | ANIMAUX Cyclas fontinalis. Draparu. h. des m.p. 130. pl. 10. f. o—12: (2) Var. test nigrescente. Ibid. f. 13. Habite aux environs de Montpellier , dans les fontaines. Mon cabinet. Cest la plus petite des espèces européennes. Elle est trés-mince, transparente , fragile, grisätre, et n’a que deux millimètres de largeur. 8. Cyclade australe. Cyclas australis. C. testé subcordut&, tumidé, inæquilaterali, transversim striato - sulcalä ; umbone prominente; natibus oblique versis. Mus. no à (2) Var. Lesla minimd, subpellucida. Habite à l'ile de Timor. Coquille opaque; largeur , 5—17 millimètres. La variété (2) vient de ia Nouvelle Hollande, au port du Roi Georges , Péron. Elle est aussi petite que la cyclade des fontaines. 9. Cyclade sillonnée. Cyclas sulcata. C. testé ovali, transvers&, subinœquilaterali, fuscata ; sulcis transversis elevatis, sublarmellatrs. Cabinet de M. Valenciennes. h Habite le lac Georges, Amérique septentrionale, Largeur , 15 millimètres; d’un blanc bleuatre à l’intérieur. 10. Cyclade striatine. Cyclas striatina. C. testé rolundato-ellipticé, subinæquilaterali, convexé ; eleganter striatä; natibus subdecorticafis. Cabinet de M. f’alenciennes. Habite dans l'Amérique septentrionale , avec la précédente, Elle se rapproche de la cyclade cornée; mais elle est plus inéquilatérale, plus petite, plus striée, etc. Largeur , 7 millimètres. 11 Cyclade de Sarratoga. Cyclas Sarratogea. C. testé ovali, lransversd, epiderme fucescente induta; strits transversts ; nalibus decorticatis et erosts. Mus. n.o Habite l'Amérique septentrionale, dans le lac Sarratoga. Largeur, 24 millimètres. Les Qr Ce SANS VERTÈBRES: CYRÈ NE. ( Cyrena. ) Coquille arrondie-trigone , enflée ou ventrue, solide, inéquilatérale |, épidermifere , à crochets écorchés. Charnière ayant trois dents sur chaque valve. Les dents latérales presque toujours au nombre de deux, dont une souvent est rapprochée des cardinales. Ligament extérieur, sur le côté le plus grand. Testa rotundato-trigona , turgida aut ventricosa , inæquilatera , solida , corticata ; natibus erosis aut de- corticatis. Cardo dentibus tribus in uträque valvd. Dentes laterales subbint : unico sœæpe sub ano posito. Ligamentum externum , latere majore insertum. OBSERVATIONS. Les cyrènes sont des coquillages fluminicoles que l’on a d'abord confondus avec les cyclades, mais qui en sont bien distingués et doivent constituer un genre particulier. Ce sont des coquilles équivalves , solides, la plupart épaisses, d'un volume assez grand , quelquefois mème fort grand , et qui toutes sont recouvertes à l'extérieur d’une espèce d’épi- derme verdâtre ou rembruni. Presque toutes ont les crochets écorchés et comme rongés. Ces coquilles sont distinguées des cyclades, parce qu’elles ont trois dents cardinales sur chaque valve. Elles ont en outre des dents latérales , dont souvent une est placée sous le corselet. j Les espèces de ce genre sont nombreuses et habitent dans les fleuves et les grandes rivières. Il paraît qu’elles sont toutes étrangères à l'Europe. Tome F. 36 552 ANIMAUX ESPECES. Dents latérales serrulées ou dentelées. 1. Cyrène trigonelle. Cyrena trigonella. C. testé parvulé, triangulari, subæquilaterali, fulvä, læ- viusculé ; natibus subviolaceis. Mus. no Habite..... Elle provient du voyage de Péron. Largeur, 8 millimètres. 2. Cyrène orientale. Cyrena orientalis. C. testé trigoné , olivaced; sulcis transversis remolius- culis ; dentibus lateralibus serrulatis ; natibus violaceis. Mus. n° Ë China. (2} Var. testé majori; dente cardinali mediano bifido. Æzxz Oriente. Bruguières. Habite à la Chine, et sa variété dans les rivières du Levant. Mon cabinet. Elle est un peu violette à l’intérieur, surtout sous les crochets; largeur, 17 millimètres; et sa variété , 20 millimètres. 3. Cyrène cœur. Cyrena cor. C. testé elongato-cordata, inœquilateré , tumida , scalari- ter sulcatä; natibus prominentibus involutis. Mon cabinet. Habite... Communiquée par Olivier , venant de son voyage. Elle est d’an vert olivàtre en-dehors, et violette à l’intérieur. Les dents latérales sont finement dentelées ; ses crochets non écorchés ; largeur, 16 millimètres. 4, Cyrène rembrunie. Cyrena fuscata. C. testé cordaté#, fusco-virente ; sulcis transversalibus, creberrimis, subimbricatis , intùs ef ad nates violacea. Chemn. Conch. 6. p. 320. &, 30. f. 321. Encycl. pl. 302. f. 2. a. b. c. (2) far. ? Chemn. Jhbid, &. 30. f. 320. Encycl. pl. 3or. f. 2. ab. : Habite dans les fleuves de la Chine et du Levant. Mon cabinet. Largeur, 29 millimètres. Les dents latérales sont fort allon- gées transversalement et dentelées. SANS VERTÈBRES. 553 5. Cyrène cerclée. Cyrena fluminea. C. testé cordaté , gibb&, flavo-virente ; sulcis doliaribus circumcincté , intus albo violaceoque variezata. Chemn, Conch. 6. p. 321. t. 30.f. 322. 323. Tellina fluminea. Gmel. p. 3243. Habite à la Chine, dans les fienves, Mus. no. Les dents latérales sont finement dentelées ; largeur, 24 millimètres. 6. Cyrène tronquée. Cyrena truncata, €. testé cordaté, inæquilateré , obliquè truncaté ; sulcis transversis ; latere antico angulato. Du cabinet de M. f’alenciennes. Habite. ... Fossile de l’état de New-Yorck, de l'Amérique. Largeur, 25 millimètres, Dents latérales dentelées ; coquille oblique, ayant presque la forme d’un donax. 7. Cyrène violette. Cyrena violacea. €. testi ovato-ellipticé , inæguilateraëi, transverse sulcaté, violacez, obscur radiaté > antico latere convexo , ACULO, Mon eabinet Habite.... Belle et assez grande espèce , à crochets écorchés, violeite, tant à l’extérieur qu'en dedans, ayant les dents latérales dentelées ; largeur, 38 millimètres. Dents latérales entières. 3: Cyrène comprimée. Cyrena depressa. C. testé lenticulart-trigond, compressa , sulcis doliarthus cincta, albidd ; eptderme fulvo ; natibus decorticatis. An venus borealis ? Grmel. p. 3283. Encycl. pl. 302. £ 3. Chemn. Conch. 1. tab. 39. f. 412—414? Habite.... Mon cabinet. Quoiqu’un peu anomale, je ne puis douter que cette coquille .ne soit une cyrêne ; elle a mème l'aspect dn c, fluminea; mais elle a le corselet et la vulve excavés; largeûr, 35 millimetres. g. Cyrène de Caroline. Cyrena caroliniensis. C. testä cordatà, turgidé, inæquilaterä ; nalibus distan- tibus , erosis , decorticatis ; vulvd'hiante. Cyclis caroliniensis. Bosc.hist, nat. descoq. 3. pl. 16, f. 4. 554 ANIMAUX Habite l'Amérique septentrionale, les rivières de la Caroline: Mon cabinet. Largeur, 46 millimètres. 10. Cyrère du Bengale. Cyrena Bengalensis. C. testé cordaté , subtumidä, inæquilatera ; natibus remo- tiusculis, decorticatis ; rymphis conniventibus. Mon cabinet. Habite au Bengale, dans les rivitres. Masse Elle semble moyenne entre la précédente et celle qui suit; Largeur, 48 millimètres; les stries transverses fines. ar. Cyrène de Ceylan. Cyrena Zeylanica. C. testé subcordat& , tumidé , inæquilateré ; antico latere subangulato ; rimü hiante. Venus ceylonica. Chemn. Conch. 6. p. 353. t. 32. f. 336. Encycl. pl. 302. f. {. a. b. Venus coaxans. Gmel p. 3278. Habite dans les rivières de l’ile de Ceylan. Mus. n.0 Mon cabinet, Elle devient très-grande, est presqu’aussi longue que large. Crochets rapprochés, épiderme verdätre , stries fines et iné- gales. Elle a jusqu’à 50 millimètres de largeur. GALATHÉE. (Galathea.) Coquille équivalve, subtrigone , recouverte d'un épi- derme verdâtre. Dents cardinales sillonnées : deux sur la valve droite, conniventes à leur base ; trois sur l’autre . valve , l'intermédiaire avancée, séparée. Dents latérales écartées. Ligament extérieur, court, saillant, bombé. Nym- phes prominentes. Testa æquivalvis , subtrigona , epiderme virente in- duta. Dentes cardinales sulcati : duobus in valvé dextré , basi conniventes ; tribus in alter“ : intermedio \ anteriore distincto. Dentes laterales remoti. Ligamentum externum , breve , prominente, turst dum. Nymphæ prominule. Cr Qt tt SAKS VERTÈBRES, OBSERVATIONS. La Galathée est une coquille fluviatile, très-voisine des Cyrènes par ses rapports; mais qui s'en distingue par la conformation particulière de ses dents cardinales ; ce qui a engagé Bruguières à en former un genre à part. Ses dents cardinales sont divergentes. Il y en a deux sur une valve, qui sont conniventes sous le crochet, et qui ont, en devant, une cavité raboteuse, Sur l’autre valve, on en voit trois, disposées comme en triangle, l'intermédiaire étant avancée, séparée, grosse et calleuse. Les impressions musculaires sont latérales et paraissent doubles de chaque côté. On ne connait encore de ce genre que l’espèce suivante. ES PECE. 1. Galathée à rayons. Galathea radiate. Annales du Mus. vol. 5. p. 430. pi.28. Encycl, pl. 250. f. 1. Galathea. Venus paradoxa. Born. Mus. p. 66. t.4. f. 12. 13. (2) Vartietas ? List. Conch, t. 158. f, 13. Venus subvtridis. Gmel. p. 3280. Egérie, Roissy , vol. 6. p. 324. è Habite dans les rivières de l’île de Ceylan et des grandes Indes, Cabinet de M. Castellin. Coquille rare, recherchée, pré- cieuse. Sous l’épiderme, son test est d’un blanc de lait, taché de violet vers sa base, et marqué de deux à quatre rayons violets; largeur, 8 à 9 centimétres (au moins 3 pouces }. CONQUES MARINES. Point de dents latérales dans la plupart ; rarement un drap marin recouvrant toute la coquille , sauf les crochets. Les conques marines sont extrêmement nombreuses , variées , souvent élégantes , et la plupart font l’oriement 556 ANIMAUX des collections. Linné n’en avait formé qu’un seul genre auquel il assigna le nom de vénus ; mais le nombre des espèces s'étant considérablement aceru depuis que cet iilustre naturaliste la institué, il est devenn indispensable, pour l'étude, de le partager en plusieurs genres particu- liers. Nous l'avons effectivement divisé en quatre coupes, qui nous paraissent disüinctes , et qui constituent pour nous les genres cyprine, cythérée, vénus et vénéricarde À dont nos allons faire une exposition rapide, nous bor- pant à la simple indication des espèces que nous avons sous les yeux , et de leur caractère distinetif. CYPRINE. ( Cyprina.) Coquiile équivalve, inéquilatérale , en cœur oblique , à crochets obliquement courbés. Trois dents cardinales inégales , rapprochées à leur base, un peu divergentes supérieurement. Une dent latérale écartée de la char- nière , disposée sur le côté antérieur , quelquefois obso- Jète. Callosités nymphales grandes, arquées, terminées, près des crochets , par une fossette. Ligament extérieur, s’enfoncant en partie sous les crochets. Testa œquivalvis, inœquilatera , obliquè cordata ; natibus obliquè curvis. Cardo dentibus tribus inæqua- libus , basi approx imatis , supernè subdivaricatis. Dens lateralis a cardine remotus , in antico latere , interdum obsoletus. Call nymphales magni, arcuati, propè nates lacun& ovatd subternunati. Ligamentum exter- num , partim sub natibus sœpe immersum. OBSERVATIONS. _ Les cyprinés sont en général d'assez grandes coquilles de SANS VERTÈRBRES. 557 la famille des conques , trés-voisines des vénus par leurs rapports, et qui semblent même n'en être que médiocre- ment distinguées par les caractères de leur genre. Cependant ces coquilles sont singulières en ce qu’elles ont une dent latérale comprimée sur leur côté antérieur; que leurs nym- phes sont grandes, presque toujours terminées près des crochets , par une fossette ovale, quelquefois d’une gran- deur singulière ; que le ligament de leurs valves s'étend j 1sque sous les crochets et y remplit la fossette qui termine les nymphes; enfin qu’elles ont un épiderme ou drap marin, presqu’a la manière des cyrènes. Par leur dent latérale, quelquefois obsolète, et par leur drap marin subsistant, les cyprines tiennent un peu aux conques fluviatiles , etil est probable que plusieurs vivent dans la mer, à l'embouchure des fleuves. ESPECES. 1. Cyprine géante. Cyprina gigas. C. testä maximé, cordato-rotundaté ; striis lenui simis sul- cisque remotioribus transversis; lacuna natum mazximä; ano nullo. Mus. n.0 Habite.... Fossile des environs de Sienne en Italie, Cuvier. Coquille très-grande , épaisse et pesante ; remarquable par la grande fossette qui avoisine les crochets ; sa dent latérale est presque effacée ; largenr , 15 centimètres. 2. Cyprine d'Islande. Cyprina Islandica. C.testà cordaté, transversim striatä, epiderme induté ; antico latere subangulalto ; ano nullo. Venus islandiea. Lin. Gmel. n.° 15. Pennant Zool. brit. 4. pl. 53. f. 47. Encyel. pl, 3o1.f, 1. a. b. Cyclas. Habite l'Océan boréal, à l’embouchure des flenves. Mus. n.o Mon cabinet. Elle offre quelques variétés dans la grandeur et Ja courbure de ses crochets , dans son ligament plusou moins bombé, dans l'angle obtuset plus on moins sinveux de son eûté antérieur , enfin dans ses crochets plus ou moins rongés. FA 058 ANIMAUX elle a près d’un décimêtre de largeur. On la trouve fossile aux environs de Bordeaux et en Italie. 3. Cyprine de Piémont, Cyprina Pedemontana. C. testé rotundaté, tenui, transversim sulcata; derte laterali obsoleto ; ano oblongo. Mus. n.0 Habite... Fossile des environs de Turin. Bonelli. Largeur, vi 55 millimètres. 4. Cyprine ridée. Cyprina corrugata. C. testd ovalo-cordatd ; sulcis transversis, inferne sensim remotioribus , ad interstilia verticaliter striatis; ano impresso. Mon cabinet. Habite.... Fossile d'Italie. Largeur, 11 centimètres. 5. Cyprine tridacnoïde, Cyprina tridacnoides. C. testa transversim ovaté , corrugatä; strits verticalibus ; limbo superiore undatim plicato. Mon cabinet. List. Conch. t. 499. f. 53. Habite.... Fossile d’Ltalie. Largeur , 11 centimètres. Coqnille singulière, grande , plissée, en son limbe , comme dans les “ tridacnes, ayant dansles interstices de ses sillons desstries ver- ticales. 6. Cyprine fines-stries. Cyprina tenui-stria. C. testé longitudinali, ovato -rotundaté, crassa, fulvi, inlùs candidé; strüis transversis concentricis tenutbus ; margine crenato ; ano nullo. Cabinet de M. de France. Habite.... Belle coquille striée comme la cythérée concentri- que, mais plus longue que large , épaisse , fauve ou roussà- tre, convexe , ayant quelques stries longitudinales sur le côté antérieur, et une dent latérale obsolette sous l’écusson, outre les trois dents cardinales. Longueur , Go millimètres ; largeur, 54. Comparez la venus incrassata. Swerbÿ./ Conch. min. n.°97. tab. 155. f. 1. 2. 7. Cyprine islandicoïde. Cyprina islandicoides. C. testa cordato - rotundatà, supernè transversim striaté ; antico latere non angulato; ano nullo. Broceh. Conch. foss. pl. 14. f.5. Swerby , Conch min, n.04. p.59. t. 21. Venus æqualis, SANS VERTÈBRES. 559 Habite..... Fossile d'Italie, des environs de Bordeaux et d'Angleterre. Elle paraît l’analogue ancien de la Cyprine d’Eslande , n.o 2. 8. Cyprine ombonaire. Cyprina umbonaria. ° C. testé cordato - rotundaté, subantiquaté , transversim tenuiterque striaté ;umbonibus tumidis ; ano nullo. Mus. no fenus angulata. Swerby, Conch. n.0 12:t. 65? Habite... Fossile du Piémont, donné par M. Bonelli. Elle est voisine de la précédente; mais plns grande, plus arrondie, à stries fines et élégantes: largeur , 96 millimètres, CYTHÉRÉE. (Cytherea.) Coquille équivalve, inéquilatérale , suborbiculaire , trigone ou transverse. Quatre dents cardinales sur la valve droite, dont trois divergentes , rapprochées à leur base, et une tout-à-fait isolée , située sous la lunule. Trois dents cardinales divergentes sur l’autre valve, et une fossette un peu écartée , parallèle au bord, Dents latérales nulles. Testa œquivalvis, inæquilatera , suborbicularis , trigona , vel transversa. _Cardo valvæ dextræ dentibus quatuor, quorum tribus basi convergentibus et approximatis : unico soli- tario , remotiusculo , sub ano. Cardo alteræ valvæ dentibus tribus divaricatis , basi approximatis , cum foved remotiusculé , margint paralleld. “ Dentes laterales nulli. OBSERVATIONS. Les cythérées offrant quatre dents cardinales sur une 560 ANIMAUX valve, et seulement trois dents réunies, mais divergentes, sur l’autre valve; et, en outre, sur la valve qui n’a que trois dents, une fossette isolée, ovale et parallele au bord de lacoquille, se trouvent, par ces caractères , très-bien dis- tinguées des vérus. Ces coquilles sont les mêmes que celles que j'ai nommées mérétrices dans mon Système des animaux sans vertè- Zres, et auxquelles depuis j'ai donné un nom plus conve- nable, en traitant de ce genre, dans les Annales du Muséum ( vol. 7. p. 132.) Elles ont sans doute les plus grands rapports avec les vénus , et néanmoins les dents de leur charnière les en distinguent éminemment. Il était donc convenable d'employer cette distinction pour en former un genre à part, afin que le genre des vénus, si nombreux en espèces , d’après le caractère que lui assigna Linné, ne füt plus aussi difficile à étudier dans celles qui lui appartiennent réellement. Toutes les cythérées sont des coquilles marines, solides, Ja plupart fort belles et très-diversifiées dans leurs couleurs et les caractères de leur test. Toutes offrent des coquilles libres , régulières, équivalves, inéquilatérales, à crochets égaux, recourbés et médiocrement saillans. La fosselte isolée de la valve gauche , et qui correspond à la dent isolée de la valve droite , est ovale , parallèle au bord postérieur de la coquille, et ne se confond nullement avec les cavités qui reçoivent les trois dents cardinales , ces cavités étant diffé- remment dirigées. Malgré leur séparation des vénus, les espèces de ce genre sont encore fort nombreuses, nuancées entr’elles , quelque- fois fert difficiles à caractériser. Parmi leurs dents cardina- les, deux sont souvent rapprochées entr’elles ; et la troisié- me, plus divergente , est placée du côté antérieur , sous la nymphe. Celle-ci est tantôt simple , et tantôt canaliculée avec des stries dans son canal, Quant à la dent isolée, SANS VERTÈBRES. S6I placée sous la lunule , on reconnait qu’elle n'est qu'une dégénérescence de dent latérale. Il en résulte que les cy#hé- rées avoisinent plus les genres précédens , que les vénus. É'SPEVCIE S: [r] Bord interne des valves très-entier. [a] Dent cardinale antérieure à canal strié, ou à bord dentelé. 1. Cythérée des jeux. Cytherea lusortia. C. testé ovato-cordaté , lævi, alba; zonis castaneis medio interruptis ; denfe cardinali antico canaliculato striato. Venus lusoria. Chemn. Conch. 6. p. 337. t. 32. f. 340. Encyel. pl. 270. f. 1. a. b. Bona. Habite les mers du Japon et de la Chine. Mus. n.° Mon cabinet. Les Chinois et les Japonois s’en servent pour certains jeux ; ils la peignent , en dedans, de diverses couleurs et figures. Largeur , 69 millimètres. 2. Cyihérée pétéchiale. Cytherea petechialis. C. testé ovalo-cordaté, tumidéä , lævi, albo-glaucescente; maculis fulois , punctiformibus, subsparsis ; latere antico angulato. Encycl. pl. 268. f. 5. b. et f. G. Habite l'Océan des grandes Indes. Mon cabinet. Coquille très- rare. Son corseletest lisse, un peu glauque; la lunule n’est point marquée; elle est blanche à l’intérieur; largeur, 70 millimètres. 3. Cythérée impudique. Cytherea impudica. C. testacordatd, lævi, crassä , albido-fulvä, subradiatä ; vulva livido-cærulescente ; angulis laterts antici obtusis. Chemn. Conch. 6. v. 33. £. 347. 348 et 350. Encycel. pl. 269. f. r. a.b. Habite l'Océan indien. Mas. n.0 Mon cabinet. Coquille assez commune dans les collections, confondue avec les deux sai- vautes ; largeur , 71 millimètres. 4. Cythérée marron. Cytherea castanea. €. testé cordat&, lævi, crassa , fusco-caslane& ; vulv& cæruleo-nigrescente ; angulis lateris antici oblusis. F S 562 ANIMAUX Chemn. Conch. 6. t. 33. f. 351. Encycl. pl. 260, f. 2. a. b. Habite l'Océan indien. Mus. no Mon cabinet, Coqaille très= voisine de la précédente , et qui paraît néanmoins devoir en être distinguée. 5. Cythérée zonaire. Cytherea zonaria. C. lesté trigont, lœvi, albidé, lineis rufis angulato- flezuosis zonatd ; vulvd planulatä , fulvo scripta. D’Argenv. Conch. t. 21. fig. F. le Favan. pl. 47. fig. E 1. Pessima. (2) Var. testé castaneo alboque zonaté. Habite l'Océan indien. Mus. n.o Mon cabinet pour la var. (2); elle est moins grande que les deux précédentes; largeur, 54 millimètres. 6. Cythérée courtisane. Cytherea meretrix. C. testé trigoné, lœvi, albé ; umbonibus maculatis ; vulv& olivaceo-cærul:scente ; latere antico angulato. (2) Var. testé castaneo zonaté'; lateribus margineque albis. Habite.... l'Océan indien ? Cette cythérée , ainsi que les trois précédentes, sont comprises sous le nom de venus meretriz , par les auteurs. Celle-ci nous a aussi paru mériter d’être séparée ; nous n’en connaissons point defigure. Mon cabinet, 7. Cythérée graphique. Cytherea graphica. €: testé trigono-rotundatd, lævi, grised, fusco-radiaté aut lineolis flexuosis picté ; vulvd ovali, glaucind ; ano oblongo. An Chemn. Conch. 6. t. 34. f. 359—361 ?j Venus nebulosa ? Gmel. n.o 46. Encycl. pl. 266. f. 5. a. b. Habite l'Océan indien. Mus. n.o Mon cabinet. Elle est tantôt sans rayons et tantôt à deux rayons bruns, imparfaits ; le cor- selet est glauque, un peu élevé au milieu; largeur, 38 millimètres. 8. Cythérée morphine. Cytherea morphina. C. testä trigono-rotundaté, lævi, grised ; radtts nullis aut 5 5 binis fuscis, imperfectis ; vulyd fusco-cærulescente; ana ovalo. Chemn. Conch. 6. t. 34. f. 358. SANS VERTÈBRES. 563 Venus triradiata? Gmel. n.° 45. vj Encyel pl. 266. f. 3. a. b? Habite l'Océan des grandes Indes et à la Nouvelle Hollande, M. Labillardiere. Mon cabinet. Elle est si voisine de la pré- cédente , qu’elle n’en est peut-être qu’une variété. Largeur, 38 millimètres. 9. CGythérée pourprée. Cytherea purpurata. C. testé rotundato- cordati , purpured, albido fasciaté ; sulcis transversis inæqualibus : supertoribus posticisque eminentioribus; intùs alba. Habite.... Belle coquille, renflée, pourprée , à crochets grands et bombés , ayant la dent cardinale antérieure dentelée, gra nuleuse. Mus. n.o Largeur, 52 millimètres, Je la crois des mers da Brésil ou d'Amérique. 10. Cythérée chaste. Cytherea casta. C. testé cordato -rotundatä, gibb&, crassé, albé; pube aneque ovalis , convexis, glaucescentibus ; intùs violaceo maculaté. Fenus casta. Gmel. n,° 42. Chemo. Conch. 6. t. 33. f. 346. Habite l'Océan indien. Mon cabinet. Coquille rare, blanche; presque lisse, ayant des stries longitudinales pen apparen= tes ; lunule ovale , grande , à peine circonscrite, Largeur, 45 millimètres. £ 11. Cythérée corbiçule. Cytherea corbicula. C. testé trigoné, glabrä, albidé aut fulvé, rufo subra- diaté; umbonibus angustatis ; ano magno subcordato. Venus corbicula. Gmel. n.0 39, List. Conch. t. 251. f. 85. Chema. Conch. 6. t.31. f. 326. (2) Var. testa fulvd, radiis nullis. Habite l’Océan atlantique et américain. Mus. n.0 Mon cabinet. La dent cardinale antérieureestsillonnée obliquement, ainsi que dans la suivante. Largeur, 45 millimètres, 12. Cythérée tripline. Cytherea tripla. C. testé trigoné , lœvi , albidä aut fulvd; umbonibus tumë: dis, angustatis; radiis subnullis ; ano ovato magno. Venus tripla. Lin. Gmel. n° 29, 564 ANIMAUX List. Conch. t. 252. f. 86. Gualt. test. t. 75. fig. Q? Chemn. Conch. 6. t. 31. f. 330—332. Encyel. pl. 260. f. 4. a. b. (2) Knorr. Vergn. 6. t.6.f,4. Habite l'Océan atlantique. Mans. n.° Mon cabinet. Moins grande que celle qui précède , elle y tient de très-prés. Son intérieur est taché de violet ; largeur , de 35 à 38 millimètres. La var. (2) est roussâtre. [b | Dent cardinale antérieure non striée dans son canal, ni dentelée en son bord. 13. Cythérée géante. Cytherea gigantea. C. testé maxzimé, ovalé, sublividä; radiis numerosis inter- ruptis fuscis aut cærulescentibus ; ano impresso ovato. Venus gigantea. Gmel. n., 89. Chemn. Conch. 10.p.354. t. 171. f. 1667. Encycl. pl. 280. f. 3. a.b. Favan, Conch. pl. 49. fig. Li. Habite l'Océan indien, à l'ile de Ceylan. Mon cabinet. Mus. n.o Coquille rare, la plus grande de son genre; largeur , 22 centimètres. 14. Cythérée cedo-nulli. Cytaerea erycina. C. testé ovaté, aurantio-fulvé, variegaté, fusco-radiatéa ; sulcistransversis oblusissimis ; ano ovato. Venus erycina. Lin. Gmel. p. 3271. List. Conch. t. 268. f. 104. Kuorr. Vergn. 4. t.3.f, 5. Chemn. Conch. 6. t. 32. f. 333. Encycl. pl. 264. f.2. a.b. Favan. pl. 4G. fig. F. 2. (2) Var. testà albé; radiis binis, cæruleo-fuscis; pube im- maculatä. (3) Var. Lesté albidé , supernè violacescente ; radiis nume: rosis fusco-violacets. Habite l'Océan indien. Mus.n., Mon cabinet. Coquille fort belle et qui fait l’ornement des colleetions ; largeur, 354 millimètres. On la trouve fossile aux environs de Bordeaux. Les variétés deux et trois viennent des mers de la Nouvelle Hollande. 15. Cyihérée Élacine. Cytherea lilacina. C. testé ovatd, fulvo- lividé, obscuré radiaté; margine intksque violacescentibus ; ano livido. SANS VERTÈBRES. 565 Chemn. Conch. 6. t. 32. f. 338. 339. Encycl. pl. 264. f. 3. a.b. Habite l'Océan des grandes Indes , celui des Moluques. Mus. n.e Mon cabinet. Elle est couleur de boïs, un peu livide, et teinte de violet, vers les bords et en-dedans; largeur; 55 millimètres. 16. Cythérée sans pareille. Cytherea impar. C. testé obliquè cordaté, albidä , posticè eminentiüs sul- cat; radiis falvo-violaceis ; pube glaucd. An Chemn. Conch. XI. p. 226, t. 202. f. 1955 ? Habite les mers de la Nouvelle Hollande, Peéron. Mus. ne Mon cabinet. Jolie coquille qui tient à la c. cedo-nulli par ses rapports. Elle est blanche en-dedans, avec une tache de violet bran sar le côté antérieur. Ses sillons transverses sont presqu’effacés antérieurement ; largeur, 48 millimètres. 17. Cythérée erycinelle. Cytherea erycinella. C. testa ovali, albä, lineis pallide violaceis undatis et angulatis variegatd; sulcis transversis, crassis, planulatis; ano subcordato. Habite les mers australes? Mus. n. Elle a des rapports avecla variété (2) de la c. cedo-nulli ; mais elle en paraît différente; largeur, 38 millimètres. 18. Cythérée pectorale. Cytherea pectoralis. C. testé ovala , depressa, transversim sulcaté , fulvo-vio= lacescente ; natibus pube anique marginibus candidis; spadiceo-lineatis ; ano livido. Habite... Petite coquiile d’ane couleur lie de vin un peu pâle ; ayant le corselet, les crochets et les bords de la lunule très: blancs, tachetés ; elle a quelques rayons très-obscurs, Mus. o Largeur, 26 millimètres. 19. Cythérée planatelle. Cytherea planatella. C. testé ovaté, planulatd, transversim sulcaté, albä ; ma- culis variés fulvis ; intus violaceo macular&. Chemn. Conch. ». t. 43. litt, b? Habite.... Petite coquille trés-distincte des précédentes ; lunule petite, ovale, fauve; largeur , 24 millimètres. Mon cabinet et celui de M. Valenciennes. 20. Cythérée fleurie. Cytherea florida. C. testé ovalé, transversim sulcaté, albidé, purpuree- 566 ANIMAUX nebulosé ; radiïs binis spadiceis ; pube lineolaté ; ane spadiceo. Habite.... Espèce jolie, petite, nuée de ponrpre , avec deux rayons rouge-bruns, sur un fond blanchätre; elleest , à l’in- térieur, d’un pourpre violet. Mon cabinet. Largeur, 23 millimètres. 21. Cythérée nitidule. Cytherea nitidula. C. testé ovato -ellipticé, lævigaté, fulvo-rubente ; cin- gulis transversis subduabus spadiceo-maculatis ; natibus albidis. Habite la Méditerranée. Cabinet de M. J’alenciennes. A l’in- térieur , elle est blanchitre, 22. Cythérée fauve. Cytherea chione. C. testé ovato-corduté , lœvi, fulvé, subradiatä; sulcis transversis , obsoletis; ano sublanceolato. Venus chione. Lin. Gmel. ne 16, List. Conch. t. 269. f. 105. Gualt. test. t. 86. fig. A. Favanne. pl. 47. fig. B. D’Argenv. Conch. t.21. fig. C. Knorr. Vergn. 6. t. 4.f. 1. Chemn. Conch. 6. t. 32 f. 343. Encyclop. pl. 266. f. 1.a.b. Poli. test. 2. t. 20. Habite la Méditerranée, l'Océan atlantique et d'Europe. Mus. n.° Mon cabinet. Coquille commune dans les collec- ons, d’une assez grande taille , et d’un fauve un peu marron ; . largeur , 90 millimètres. 23. Cythérée tachetée. Cytherea maculata. C. testé ovalo-cordaté, lœvi, albidé, rufo tessellatim ma- culaté ; vulvd subfasciatd. Venus maculata. Lin. Gmel. 0.0 17. List. Conch. t. 250. f. 106, Gualc. t. 86. fig I. Knorr. Vergn. 2. t. 28. f. 5 et 6. t. 20. f. 3. Chemn. Conchs 6. t. 33. f. 345. Eacycel. pl. 265. À. 4. a. b. (b) Var. testé lineis angulato - flexuosis. Encyclop. 1bid. f cie Jabite les mers d'Amérique. Mus. n.° Mon cabinet. Largeur ; SANS VERTÈDRÉS. 563 65 millimètres. Deux rayons imparfaits s’observént dans l’ar< rangement des taches. 24. Cythérée citrine. Cytherea citrina; C. testé cordato - trigoné , transversim strialé4 ; citrinäÿ latere antico fusco-rufescente ; ano subcordato. Habite les mers de la Nouvelle-Hollande. Mus:n ° Mon cabinet. Espèce bien distincte, tachée de brun au côté antériear ef en-dedans,; à corselet roussätre , accompagné de quelques raies longitudinales ; de même couleur , sar le côté; largeur; 44 millimètres. 25. Cythérée albine. Cytherea albina. C. testé subcordalé, albä; umbonibus pallidis ; strits transversis exiguis ; ano subnullo. Habite.... l'Océan indien? Mon cabinet, Elle est toute blanche à l’intérieur et a quelques rapports avèc le péctunculus List, Conch. t, 263. f£. 09. Largeur, 42 millimètres. 26, Cythérée tnmescente. Cytherea læta: C. testé cordaté , tumiid&, albidé, sèmi-radiaté; radiit flavicantibus , supernè interruptis ; ano subovato. Venus læta. Lin. Gmel. n° 10. Knorr. Vergn. 4.t. 24. f. 2. et 6.v. 10. f, 57 Chemn. Conch. 6: t. 344 f. 353.354. ÆEncycl. pl. 266. f. 4. a. b. (b) Var. testé albidé; radiis nullis; maculis rufis minimis ad umbones. Habite l'Océan indien ,ete. Mns. n.° Mon cabinet, La lunule est relevée vers sa pointe, où elle forme un angle : largeur; 55 à 60 millimètres: 25. Cythérée mactroïde, Cytherea mactroides. C. testé trigoné , subæquilatér4, depressé, pallide fulvé; radiis albidis raris ; ano lañnceolato. Habite.... Elle a des striés transverses, qui s’effacent infe= rieurement. Corselet planülé, roux ou ferruginenx ; crochets blanchâtres ; trés-blanche à l'intérieur : largeur; 5o millim. Mon cabinet. 28. Cythérée trigonelle. Cytherea trigonella. C: testé parvuld, trigond, lœvigata, albido fulvo purpu= Tom F. | 39 568 ANIMAUX reoque varid; Tineis rufis angulato-flexuosts; ïntus ma- culata. Habite l'Océan des Antilles. Cabinet de M. Dufresne. Largeur, 15 ou 16 millimètres. Elle est quelquefois très - vivement colorée et assez jolie, 29. Cythérée sulcatine. Cyt'erea sulcatina. C.testé rotundato-trigont, rufo-fucescente ,albido-radiaté; strits transversis, posticé sulciformibus ; ano cordato; in!ùs aured. Chemn. Conch. 6.1. 35. f. 371. 372: Encyclop. pl: 269. f. 3, a. b. (2) Var.testd ints albé, anterius pallide fuscä, Habite l’Océan indien. Mon cabinet. Mus. n.o Largeur, 44 millimètres. 30. Cythérée hébraïque. Cytherea hebræa. C. testé obliquë cordatä , ventricosé , transversim striaté, albä, fulvo litturatd ; subradiatä ; ano nullo. Habite.... l'Océan indien? Elle a une tache rouge-brun sous chaque crochet, à l’intérieur. Au dehors , elle offre quelques rayons composés de linéoles fauves, disposées en chainettes: largeur, 30 millimètres, Mon cabinet. 3r. Cythérée point d'Hongrie. Cÿytherea Castrensis. C. testä rotundato-cordaté, ventricosé, alb&, lineis angu- laribus transversis , spadiceis , hinc fimbriatis ; ane cordato. Venus castrensis. Lin. Gmel, n.° 20. List. Conch, t. 262. f. 98., Gualt. test. t. 82. fig. H. Knorr. Vergn. 1.t. 21. f.5.2.t.20. f. 2. et 6. t. G. f. 5.6. Regenf. Conch. 1.1. 1. f. 3. Chem. Conch. 6. t. 35. f. 367. 368 et 370. Encyclop. pl. 293.f. 1. a. b. Habite l'Océan indien. Mus, n.o Mon cabinet. Belle coquille; penrare, mais ornant les collections: largeur, 55 millimètres. Hitaat y réunir, comme variété, la venus australis, de Chemnitz , Conch. X. tab. 171. f. 1662. 32. Cythérée parée. Cytherea ornata. C. testé rotundato-trigoné& , albo-cærulescente, lineis an= SANS VERTÈBRES. 569 gularibus longitudinalibus confertis spadiceis ; pube pict# lutescente. Chemn. Conch, 6. t. 35. f. 369. 370. Encyclop. pl. 273. f. 5. a. b. PE cn 4» fre Habite l'Océan des graudes Xndes. Mns. n.0 Mon cabinet: Coquille rare , moins bombée que la précédente, avec las quelle on l’a confondue, ainsi que celle qui suit.Elle à aussi sa lunule en cœur : largeur, {9 millimètres, 33. Cythérée peinte. Cyiherea picta. C. testé rotundalo-trigon4, alké, maculis lineisque rufis aut spadiceis , diversissimè picté ; ints lutescente. List. Conch. t. 2509. f, 95. Regenf. Conch. 1.t. 1. f, 2, 4. Chemn. Conch. 6, t. 35. f. 373 et 3:6—38r. Encycel. pl. 273. f. 2. a. b. et fig. 3. a.b. Habite l'Océan indien. Mus. ne Mon cabinet. En général, plus petite que les deux précédentes, cette cythérée présente quantité de variétés qui en sont néanmoins toujours distine= tes. La plupart offrent un réseau plus ou moins serré, et des taches blanches trigones. Il y en a qui sont un peu rayonnées. Elle est plus arroadie que la suivante. 34. Cythérée tigrine. Cytherea tigrina. C. testé ovaté , medio lævi, lateribus transversim sulcatt ; alba; maculis fusco-nigris trigonis ; ano cordato, parvo, fusco. An Chemn. Conch. 6. t. 35.f. 354. 335? Habite la mer de l'Inde. Mon cabinet. Ses taches sont petites ; inégales, éparses: Jargeur, 35 millimètres. Si l’on réunit cette cyihérée avec lestrois précédentes, où s’arrêtera-t-on ? 35. Cythérée vénitienne. Cytherea venetiana. C. testa obliquè cordatd, transversim strialé, allé, luteo s. rufo radiaté; ano pubeque rufo-fuscis. Habite dans les lagunes de Chioggia, près de Venise. Petite coquille, ayant quelques rayons jaune-roussàtres, en partie composés de taches brisées, anguleuses : largeur, 19 ou 20 millimètres. 36. Cythérée jouvencelle. Cytherea juvenilis. €. testé orbiculari, convexdé, albd, rufo macwaté, nattbus 570 œ 37. 38. 39. ANIMAUX oblique prominulis; sulcis transversès concentricis , ante= ris et posterius lamellatis. Penus juvenitrs. Gmel. n° 84: Chemn. Conch. 5, 1.38, f. 40. Encycel. pl. 280. f. 2. à. b. Habite la mer de l'Inde. Mus. n.° Mon cabinet, Elle est nn pen rayonnée, Sa lunale est petite , en cœur , enfoncée : largeur, 28 millimètres. Cyihérée rousse. Cytherea rufa. C. testé lenticuleri. convexé, fulvo -rufesrente; radis binis soturalioribus ; ; sulcis transversis concentricis, ad datera sublämellosis. An List. Conch. t. 2095 f. 131? Habiie.... Elle tient à Ja précédente et en est très-distincte : Innnle petite, en cœur, enfoncée : largeur, 25 millimètres. Mon cabinet. thérée atlantique. Cytherea guineensis. . testa obliquè cordata; striis transversis elevato-lamello- sis ; ano vulväque saturute purpureis , mulicis. (Venus guineensis. Gmel. n.° 10. (a) Zesta rubens aut purpurascens , albido-radiata: Born. Mus. t. 4. {.8. List. Conch. t. 306. f. 129e Chemn. Conch. 6. t. 30. f. 3rr. (b) T'esta albida, rubello-radiata. Encycl. pl. 265. f. 1. a. b. (c) Testà albida; radiis nullis. Habite l'Océan atlantique , sur les côtes occidentales de l’Afri- que. Mus. n.0 Mon cabinet. Forme de la C. épineuse, mais mutiqne et très-distincte. Cythérée épineuse. Cytherea dione. C. testé obliquë cordaté, roseo-purpurascente ; sulcis transversis, elevato-lamellosis ; pube vulväque ad mar= gines spinosis. Venus dione. Lin. syst. nat.p. 1128. Gmel. n. 1. List. Conci. t. 3on. f. 140. Gualt test, t. 76. fig D. D’Argenv. Conch. t. 21. fig. I: Knorr. Vergn. 1. t. 4. f. 3.4. SANS VERTÈBRES: 571 Chemn. Conch. 6. t. 27. f. 271—273. Encycl. pl. 255, f 1. a. b. Habite l'Océan américain. Mus. no Mon cabinet. Coquille peu rare, mais recherchée et précieuse , lorsque ses épines sont bien conservées. Elle est singulière par sa forme , et célèbre par la belle description métaphorique qu’en a donnée Linué. 40. Cythérée arabique. Cytherea arabica. C. testé rotundato-cordalé, transverse sulcaté et striaté, albidi , rufo vel spadiceo maculaté , subradiatà. An Venus cordata ? Forsk.descript., anim. p. 125. Habite la mer Rouge. M. Savigny. Mon cabinet. Elle offre plusieurs variétés : les unes sans rayons ; mais ayant soit des lignes roege-brun brisées on en zig-zag, soit de trés-petites taches arénuleuses ; les autres avec des rayons divers. À l'in- térieur , elle est tachée de violet d’un côté, et a le disque blanchâtre ou rose. Largeur, 25 à 30 millimetres. 41. Cythérée trimaculée. Cytherea trimaculata. C. testé obliquë cordatä, superne transversim sulcaté ; castanea ; nalibus lævibus anoque violaceis ; intüs alb&, trimaculatà. An Venus phryne ? Gmel. n.o 2r. Habite.... Mus. n.0 Elle a sur le côté postérienr trois ou quatre rayons blancs; et à l’intérieur, trois taches d’un violet-brun er arrondies. Largeur, 25 millimètres. 42. Cythérée sans taches. Cytherea immaculata. C. Lest4 rotundato - corduté, anterius breviore et lumi- diore, alba; stris transversis, concentricis; ano sub- cordato. Habite.... Elle ressergble un peu au pectunculus de Lister. tab. 263. f. 99; mais elle est toute blanche au dehors et au dedans. Mus. n.° Largeur, 36 millimètres. 43. Cythérée transparente. Cytherea peliucida. L C. testé ovali, tenui, pellucidd, albä, lineolis fulvis, litturatis, transversirn piété; natibus obliquè inflexts , rufis. Habite les mers de la Nouvelle Hollande. Mus. n°. Ellea une tache violette à la base de la lunule ; largeur , 34 millimèts Era "ANIMAUX 44. Cythérée hépatique. Cytherea hepatica. C. testé rotundato - obliqud, inæquilateré, transversim ternerrimé striaté , albidd ; maculis rufo-violacetis lividis; lineolis longitudinalibus minimis interruplis. Habite. ... les mers anstrales ? Mus. n.° Mon cabinet. Elle est tachée et comme livide au dedans et au dehors ; sa lunule est presqu’effacée ; largeur, 22 millimètres. 45. Cythérée lncinale. Cytherea lucinalis. C. testä lenticulari, subæquilateré, anterius angulaté, albido-violaceé ; natibus rufis; striis concentricis eleva- Lis; ano lined impressé circumscripto. Habite lesmers d'Amérique , à l’ile de St.- Thomas. Cabinet de M. Valenciennes ei le mien, Elle a aussi des linéoles longi- tudinales, mais non interrompues , et elle est d’une couleur livide à l’intérieur; largeur ,28 millimètres. 46. Cxythérée lunaire. Cyiherea lunaris. C. teslä suborbiculari, obliqua , alb&; striis transversis concentricis; nalibus purpureo tinctis ; ano cordato. Venus lupinus. Poli Conch. 2, tab. 21.f.8. Habite la Méditerranée, dans le golfe de Tarente. Mon cab. Largeur , 22 millimètres. 47. Cythérée lactée. Cytherea lactea. C. testä minimä, rotundalo-ellipticd, albä , pellucidé ; nati- bus subpurpureis. Habite... Elle est à peine de la taille de la. lucine lactée; mais elle est cythérée par sa charnière. Mus. n.° Largeur, 10 millimètres. 48. Cythéïiée exolète. Cytherea exoleta. C. testä orbiculari, subæquilatera , albida ; maculis lineis radiisve rues picté ; strüts concentricis, subdetrilis ; ano cordato impresso , sublamelloso. Venus exolela. Lin. Gmel. ne 75. List. Conch. t. 29r. f. 127. eu t. 292. f. 128. Gualt. test, t, 75. fig. F. Born. Mus. t. 5. f. 9. Adans. Sénég.t. 16. f. 4 Chemn, Conch. 5. t. 38 f. 402. 404, Maton act. soc. linn, 8, t.3. f. 1. SANS VERTÈBRES. 573 Encyel. pl. 270. f. 5. et pl. 280. f. 1, a. b, Poli test. 2. tab. 21. f. 9. 10. 11. Habite la Méditerranée , l'Océan atlantique, les côtes d’An- gleterre. Mus. n.° Mon cabinet. Elle offre différentes varié- tés, soit dans Sa teinte principale, soit dans ses taches ,ses lignes brisées ou ses rayons. Ses siries concentriques sont moins fines, moins serrées, moins lisses que dans la sui- vante. 49. Cythérée lustrée. Cytherea lincta. Û C. testé suborbicularti, obliqué , inæquilater&, albidé , im- maculaté ; strits concentricis confertis Lenuissimis læ- vibus. A List. Conch. t. 200. f. 126. Maton. act, soc. linn. 8. tab. 3. f. a: Habite les côtes d'Angleterre, etc. Mon cabinet, Communi+ quée par M. Zeach. Son côté antérienr est oblique, moins Ne plos grand que le postérieur ; largeur, 33 mill. Dans#%elle - ci et la précédente, le ligament est enfoncé, à peine à découvert: bo. Cythérée concentrique. Cytherea concentrica. C. testé orbiculari, convexo-depress4, subæquilateré, alba; Strits concentricis, confertis; ano cordato impresso lœvi. d Venus concentrica. Gmel. n.° 82, List. Conch. t. 261. f. 97. et t. 288. f. 124. Dosin. Adans. Seneg. t. 16. f. 5. Born. Mus. t. 5. f. 5. Chemn. Conch. 7. t. 37. f. 392. Encycl. pl. 279. f. 2. à. b. (2) Ead. testé antiquaté ; ano cordato-oblongo. Encyel. pl. 279. f. 4. a. b? Habite l'Océan américain et atlantique. Mns. n.°. Mon cabinet. Coquille blanche, assez grande et élégamment striée ou sil- lonnée, Le ligament est bien à découvert. La variété (2) vient de la Nouvelle Hollande.Largeur, 7 8 millimètres. br. Cythérée dentifère. Cytherea prostrata. C. testé orbiculari, convexo-depressd, albidé seu fuluñ ; striis concentricis, ad latera crassioribus, magis elevalis ; pube marginibus dentiferis. 574 ANIMAUX Venus prostrata. Lin. Gmel. n.0 50. Venus excavata. Gmel. n.o 83. Born. Mus. tab. 5. f. 6. Chemn. Conch.6. t. 29. f. 298. Encycl pl. 257. f. 1, a. b. Habite l'Océan indien. Mon cabinet. Forme et aspect de la €, conceñtrique, mais très-distincte par ses côtés inégalement ridés, presqu’écailleux, et par con corselet bordé de dents calleuses. Lunule enfoncée, cordiforme. Largeur , 38 mill. 52. Cythérée interrompue. Cytherea interrupta. C. tests suborbiculari, convexé , albé, intùs luteo-vires= cente, transversim sulcalé; striüis longitudinalibus ir utroque latere : medio subnullis. Encyel. pl. 250. f. 1. a. b. Habite, ... l'Océan indien? Mon cabinet. Elle avoisine la sui- vante; mais elle n’est treillissée que sur les côtés, Les stries longitadinales sont trés-fines, manquent le milieu du disque. Le Lord interne n’est ni rose, ni pourpré. Largeur, 48 millimètres, 53. Cythérée tigérine, Cytherea tigerina. C. testa lentiformi » convexiusculé ; decussaiim striatd y albé ; inlus margine infero purpuréo; ano trigono im presso minimos Venus ligerina, Lin. Gmel. n.0 69 Ramph. Mus, 1. 42. fig. H. List. Conch. t. 335. f. 174, Gualt. test. t. 77. fig. À. Chemn. Conch, 7. p. 6, ts 37. f. 390. 391. Encycl. pl. 277. f. 4. a. b. (2) Var. testé intùs penitüs alba. (3) Var. testé cxasperatä, subgranosé : striis transvérsis eminentioribus. Habite l'Océan indien et américain. Mus. n.o Mon cabinet. Cequille assez grande, treillissée , blanche en dehors, età l’intérieur , teinte de rose ou de pourpre en son bord, du côté de la charnière. b4. Cythérée bord-rose. Cytherea punctata. C: lcsté lentiformi, conveziusculé , longitudinaliter suls SANS VERTÈBRES. 275 caté ; sulcis planulatis; limbo interno roseo : disco in- crassalo subpunctato. Venus punctata. Lin. Gmel. n.0 74, Fumph. Mus.t. 43. fig. D.. Gualt. test. 1.75. fig. D Chemn. Conch. 7. p. 15. t. 37. £. 397. 398. Encyclop. pl. 277. f. 3.a. b. c. Habite l’Océan des grandes Indes. Mus. n> Mon cabinet, Espèce intéressante, qui avoisine celle qui précède, mais qui en est toujours distincte. Lorsqu’on l’a polie, son bord rose parait au dehors, 55. Cythérée ombonelle. Cytherea RME C. testé cordaté, tumidä , inœquilateré, basi purpuras= cente, superné albé ; antico latere lævi; postico trans verse sulcato ; umbonibus tessellatis, Habite.. On la dit dela mer Rouge. Cabinet de M. Dufresne. Grande et belle coquille, à lunule en cœur-arrondi, en- foncée ; à crochets bombés, parquetés. Elle est blanche à l’intérieur, avec une tache violette au. côté de devant: Largeur, 75 millimètres. 56. Cythérée ondatine. Cytherea undatina. C. testé lentiformi, convero-depressa , transversim sul- caté lineisque ferrugineis undatis pue nalibus depres- sis ; ligamento Lecto.| Habite l'Océan des grandes Indes. Mus. u.o Espèce rare, voi- sine de la suivante; mais qui enest très-distincte. Son liga- ment est caché et intérieur. Son bord antérieur est arqué jusqu'anx crochets. Le corselet et la lunule sont noirs, et très-étroits; largeur, {1 millimètres. 57. Cythérée plate. Cytherea scripta. C. testé lentiformi, complanalä, basi angulo recto termi- nalä, transversim strialé, variè piclé seu lilluratd ; nati- bus compressis ; ligamento extus conspicuo. Venus scripta. Lin. Gmel. n° 59. Ramph. Mus.t. 42. fig. C. Gualt. test. 1. #7. fig. C. D’Argenv.t. 21. fig. M, Kaorr. Vergn. 5. t. 15. f. 3. Chemn. Conch. 7. t. 40. f. 420—/26, Eocycl. pl. 274.f. 1. 576 ANIMAUX Habiie l'Océan indien. Mas, n., Mon cabinet. Jolie coquille ; Ja plus applatie de son genre, quoiqne légèrement convexe en son disque , et fort remarquable par ses variétés de conieurs, par les lignes ronge-brun , angulenses ou en zig-zag, dont elle est souvent ornée, sur un foad blanc, quelquefois jau- nâtre ; lunule et corselet bruns , enfoncés, fort étroits. 58. Cythérée numulive. Cytherea numulina. C: testé suborbiculaté, depressa, albidé, basi purpureo- nigricante; striis longitudinalibus bifariam divaricatis ; nalibus subacutis , prominulis. Habite les mers de là Nouvelle Hollande, au port du Roi Georges. Mus. no. Les stries lougitudinales n’atteignent point le bord supérieur, et sant un peit teillissées par d’au- tres stries transverses; largeur, 28 millimètres. 59. Gythérée piqüre-de-mouckhe. Cytherea muscaria. C. testé ovali, convexo-depressé, albid&, punctis rufis adspersd; sulcis transversis, el ad latus anticum longt- tudinalibus , obiiquè arcuatrs. Chemn. Conch. XI. t. 202. f. 1981. 1982. Habite... Elle est déprimée supérieurement , tonte blanche à l’intérieur. Sa lunule est oblongne, presque lancéolée , d’an rouge très-brun ; son corselet est litturé; largeur, 29 ou 30 millimètres. Mon cabinet. 6o. Cythérée pulicaire. Cytherea pulicaris. C. testé ovali, convexiusculé , albidd, maculis rufis ad- spersd; sulcis transversis, et anticis longi/udinalibus rugæformibus; ano oblongo fusco. (2) Var. testé albo spadiceo violaceoque variegati. Habite..... Elle est blanche à l’intérieur, avéc une ou deux taches , d’un roux-brun, sous les crochets ; le corselet est un peu litturé; largeur, 32 millimètres. 61. Cythérée mixte. Cytherea mixta. C. testé ovato-cuneata , albo - cærulescente, spadiceo ma- culaté ; sulcis medianis transversis : laterum longitudi- nalibus obliquè curvis ; ano lanceolato. Eucycel. pl. 271. f. 2. a. b. Habite.... Espèce distincte, de taille petite ou médiocre ; ses sillons divergens et latéraux sont légèrement créuelés; largeur , 30 millimètres. SANS VERTÈBRES. 577 G2. Cythérée raccourcie. Cytherea abbreviata. C. testé obovatä , anticë retusé , rufa, albo-fasciaté ; Striis transversis êt in antico latere longiludinalibus obliquis subbifarits. | Habite... l'Océan indien ? Mon cabinet. Elle a une couleur rousse ou marron , avec deux fascies blanches litturées,et a une tache rousse , à l’intérieur , sous les crochets; son cor- selet est blanc et litturé; largeur, 25 millimètres. [2] Bord interne des valves crénelé ou dentelé, 63. Cythérée pectinée. Cytherea pectinata. C. testé ovaté , albo spadiceoque variegaté ; sulcis granu- losis : medianis longitudinalibus ; lateralibus obliquatis, curvis bifidis : ano ovalo. Venus pectinala. Lin. Gmel. n.° 78. List. Conch. t. 312. f. 148. Gualt. test. t. 72. f. E. F. et t. 75. f. A. Dargenv. Conch. t.21.f. P. Chemn. Conch. 5. t. 39. f. 418.419? Encyel. pl. 271.f, 1. a.b. Habite l'Océan indien, Mus. n.0 Mon cabinet. Coquille assez commune, vulg. nommée l’amande, etque l’on a confondue ävec la suivante, quoiqu’elle ait toujours les sillons plus grêles, et qu’elle ne soit jamais renflée de même près des crochets. Elle est par-tout panachée de blanc et de rouge- brun ; largeur, 46 millimétres. 64. Cythérée gibbie. Cytherea gibbia. C. testé subcordaté, ætate gibbosissimä ,alba , rard macu- laté; sulcis longitudinalibus crassis, crenalis, anltico latere obliquis. Chemn. Conch.. t. 39. f. 415. 416. List. Conch. t. 313. f. 149. É specimine juniore. Knorr. Vergn. 6. t.3.f,3. id. Encyel. pl. 271. f. 4. a.b. () Var. testé spadiveo - maculatä; pube violaeescente ; lineata. Habite... l'Océan indien? Mas. n.o Mon cabinet. Soit sur les jeunes, soit sur les vieux individus , cette espèce est ton- jours reconnaissable par ses rides longitudinales grossières ; PE 578 ANIMAUX par la lunnle et le corselet colorés, et par le renflement qu’elle acquiert: largeur , 52 millimètres. 65. Cythérée ranelle, Cytherea ramælla. €. testé ovato-rotuniiaté . PORTES EE albd ; sulcis longitudi- nalibus cr asstusCuurs ; crenatis ; j gulrd anoque angustalis, coloratfs. Encycl. pl. 271. f. 5. a. b ? Habite. ... J'Océan indien ? Mus. no Mon cabinet. Celle-ci, même grande, est toujours applatie, et paraît encore dis- tincte: la lunule est ovale - oblongue, \naaes le corselet est maculé de rouge-bran. 66. Cythérée divergente. Cytherea divaricata. C. testé. corduto-rotundaté, albidä, maculis angularibus fulvis aut fuscis var'egaté ;+striis longriudiralibus con- fertis , Lifariis, superne divaricatis, transversas decus< santibus. Venus divaricata. Gmel. p. 327%. Chemn. Conch, 6. t. 30. f, 316. List. Conch. t. 310.f. 146, Encyel, pl. 273. f. 5. a.b. Habite l'Océan des Indes orientales. Mus. n.° Mon cas binet. Le corselet et le côté de la lunule, sont litturés. 67. Cythérée testudinale. Cytherea testudinalis. C. testé cordato-rotundaté, depressé, rufo-fuscescente ; striis longiludinalibus bifariis, divaricatis, transversas decussantibus ; pube angustd, variegaté ; radiis obscuris. Mon cabinet. Encycl. pl. 274. f. 2. a, b. Habite l'Océan des grandes Indes. On pourra considérer cette coquille comme une variété de la précédente ; mais elle en est constamment distinguée par les proportions de ses parties et par sa coloration ; 5-lar geur, 5o millimètres. 68, Cythérée.en coin. Cytherea cuneala, C. testé rotundato-cuncaté, convexiusculé, albidé ; sulcis éransversis, ad umbones longitudinalibus divaricatis, granulosis ; ano pubeque purpureo-fuscis. Habite les mers de la Nouvelle Hollande, au port du Roi Georges. Mus. no Largeur, 28 millimètres. 69. Cythérée placunelle. Cytherea placunelle, C. testi vrbiculalo-ellipticé ; planulaté, tenut, albida ; sul= e SANS VERTÈBRES. 579 cis long'tudinal'bus bifartiis , er divaricatis , transverse sirialis. Chemn. Conch. XE. p. 229. t. 202. f. 19804 Encyel. pl, 291: f. 3, a. b. fr Habite..... Mus. n° Petite coquille mince, transparente, Ses sillons divergens atteignent son bord supérieur; sur le côté antérieur, elle n’a que des stries transverses ; largeur, 8 millimètres. n0. Cythérée rugifère. Cytherea rugifera. C. testé rotundato-tr'goné, plano-convezt, alhida ; sulcis transversis pliciform'bus , lineolalis ; pube anoque ferru- giners natibus depressis, corrugatis Chemn. Conch. #. p. 25 t 39.f 410. 4r7. Habite la mer a Egypte. Montfort. Mon cabinet. Elle est applatie, d’un rouge fauve en dedans. Sa Innule est lancéolée, peinte, ainsi que le corselet, de linéoles ferrugineuses trés- fines; largeur, 34 millimètres. 71. Cythérée plicatine. Cytherea plicatina. C. testé rotundato-trigoné , plino-convert , alh'da ; lineis * spadiceis fleruoso-angulatis ; sulcis transversis plicifor- mibus;pube litturaté. Habite l'Océan austral, àla Nouvelle Hollande. Mon cabinet Coquille très-voisine de Ja précédente, mais distincte. Se crochets sont nn peu comprimés, mais sans rides; elle est blancheen dedans; largeur, 45 millimètres, 92. Cythérée crénulaire. Cytherea flexuosa. C. testä cordato-trigonà , latere antico productiore ; rugis trans« versis subcrenatis; pube anoque impressis , litturatis. Venus fleruosa. Lin. Gmel. n.® 12. Ramph. Mus. t. 44. fig. M. Gualt. test. tab. 83. fig. I. Born. Mus. t. 4. f. 10. Chemn. Conch. 6. t. 31r.f,333 et 334. Encycl. pl. 266. f.G. a. b. (2) far. testi punctis Litturisque fuscis pictä. Encycl. pl. 266. f. #. a. b. (3) Far. testà transversim breviore; angulis latsris antici eleyaliss 58o ANIMAUX Encycel. pl. 269. f. 1.a.b. Habite l'Océan indien. Mas. n.o Mon cabinet. Coquille com- mune dans les collections , d’ane taille médiocre , blanchätre, roussâtre ou grisàtre, plus ou moins. tachetée , et qui offre des variétés si peu constantes, qu’il est diflicile et même in- convenable de les séparer. 73. Cythérée grosse-dent. Cytherea macrodon. C. testä cordato-trigonä , flavescente, immaculatä ; rugis trans- versisintegris , supernè obsoletis ; dente anali maximo. Mon cabinet. ñ Habite.... les mers australes ? Du voyage de Péron. Elle avoisine la précédente ; maïs elle n’a point ses rides créne- lées par desstries longitudinales ; largeur , 29 millimètres. 74 Cythérée lunulaire. Cytherea lunularis. C. test& cordato-trigon&æ, livid@ , transversim sulcat4 , supernè radiaté ; ano basi maculä triangulari alba. Mus. n.0 / Habite.... l'Océan américain ? EU vient du cabinet de Lis- bonne, Largeur , 33 millimètres. 75. Cythérée écailleuse. Cytherea squamosa. C. testé cordato-trigong , sulcis longitudinalibus transversisque cancellatä; ano rotundato fuscescente. Venus squamosa. Lin. Gmel. n.o 27. Chemn.Conch. 6, t. 31. f. 335. Habite les mers de l'Inde: Mus. n'° Mon cabinet. Coquille d’an blanc - roussètre, qui tient, par ses rapports, à la C. fletuosa. Largeur , 38 millimètres. 76. Cythérée cardille. Cytherea cardilla, C. testé cordatd, inæquilaterd, convexé, all& , ferrugineo littu- raté ; sulcis longitudinalibus, radiantibus, strias exiles trans- versas decussantibus. Mus. n.0 Habite.... Elle vient dun cabinet de Lisbonne ; et provient peut-être du Brésil. Lunule ovale; corselet ferrugineux; largeur, 35 millimètres. r Là Y à 77. Cythérée cygne. Cytherea cygnus. C. testé cordaté, tumidé , intds extèsque albd ; striis transversis clevatis, versès marrinem minoribus ; ano cordato, SANS VERTÈBRES. 581 Mus. no Habite.... Elle est toute blanche, enflée , à crochets reeour+ bés vers la iunule; largeur, 38 millimètres. 78. Cythérée dentaire. Cytherea dentaria. C. testé triangulari , latè transyer:d, pallidè fulv4 , albo radiae t& ; latere antico intis maculato. Mus. n.0 Habite les côtes da Brésil , près de Rio Janeire. Zalande. Elle a une tache d’un rouc- brun au côté antérieur , plus mar= quée en dedaus qu’en dehors ; largeur, 61 millimètres. Espèces fossiles. 1. Cythérée erycinoïde. Cytherea erycinoides. C. testé ovatæ, depressiuscul&, albida, rufo submaculat&; sulcis transversis Obtusissimis : aro oyato, Mas. n.° Mon cabinet. Habite.... Fossile des environs de Bordeaux. Cette coquille parait l’analogue ancien de la cvthérée cedo-nnlli, n.° 8 11 est très-curieux de la trouver fossile en France. On la trouve aussi au Montmarin, près de Rome. 2, Cythérée multilamelle. Cytherea multilamella. C. test cordato-rotundaté, inæquilaterd ; sulcis transversis dis= tinctis , erectis , Lamellæformibus ; ano cordato. Mus. n. Habite.... Fossile du Montmarin , près de Rome, et des envi- rons de Turin. Mon cabinet. Les interstices des lames sont applatis, sabstriés. Elle ressemble un peu à uve venus casina fossile , et paraît différente de la venus aphrodite de Brocch. Conch. 2. p. 541. t. 14.f.2 ; largeur, 45 millimètr. 3. Cythérée scutellaire. Cytherea scutelluria. C. testa suborbiculat4 , planiusculà, tenui; striis transversis dis- tantibus. Annales da Mas.7.p 133. not. Habite.... Fossile des eavirons de Beauvais, Cabinet de M. Defrance. Largeur , 60 millimètres 4. Gythérée deni-sillounée. Cytherea semi-sulcata. C. testé ovato - trigord, subdepressd , supernè anticoque Latere transversim sulcaté ; pube excavatd ; lateribus planatis. 582 ANIMAUX Annales da Mas. #. p. 133. n.° 2: Habite... Fossile de Grignon et de Courtagnon. Mas. n.0 Mo cabinet. Elle est plus applatie, plus trigone que la suivante, et remarquable par son corselet enfoncé, ayant ses côtés comprimés, plats. 5. Cythérée luisante. Cytherea nitidula. C.testdovatd, convexé , inæquilaterali ; striis transver$is exiguiss interdim obsoletis. Annales du Mus. #. p.134. n.° 3. Habite...... Fossile de Grignon. Mus. n.° Mon cabinet. Coqaiile trés-commune, souvent Juisante. 6. Cythérée polie. Cytherea polita. C. testé ova'4 , lævi, planiusculé& ; natibus perparvis , recurvis, ACuMmIrOtIs. Annales du Mns. ». p. 194. n.0 4. Habite,... Fossile de Houdan. Cabinet de M. Defrance. 7. Cythérée étagée. Cytherea antiquata. C. testé trigond, subcordaté& , antiquatd, transversim striaté ; sinu posticali infra nates. Mus. n.0 Habite... Fossile de Pontchartrain. Largeur; 35 millimétr‘ S. Cythérée lisse. Cytherea lævigata. C. testé oblongo - transversé, lœvi, nitidd; natibus obtusis, TECHTPISe Annales du Mus. 7. p. 134. n.06. Habite.... Fossile de Grignon, {Courtagrnon. Mus. n.o Mon cabinet. 9. Cythérée tellinaire. Cytherea tellinaria. C. testé obovaté, trisond , lœvi, anterius coarctato-sinuaté ; lunulé ovato-oblonga. Anvales da Mus. %. p.135. n.° 6. Habite... Fossile de Grignon. Mon cabinet. Taille petite: Largeur, 15 à 18 millimètres. Etc. Voyez le 7e. volume des Annales ‘da Mus. p. #35 et 336. SÀNS VERTÈBRES 583 VÉNUS. ( Venus.) Coquille équivalve, inéquilatérale , transverse où sub: orbiculaire. : Trois dents cardinales rapprochées sur chaque valve : les latérales divergentes au sommet, Ligament extérieur ; recouvrant l’écusson. Testa æquivalvis, inœquilatera, transversa vel sub- érbiculaïris. Cardo dentibus tribus , omnibus approximatis , in uträque vâlvd : lateralibus apice divergentibus. Liga- mentum extérnum nymphas labiaque obtegens. OBSERVATIONS. Le genre des vérus est un des plus beaux que l'on cons naisse parmi les conchiféres. Réduit, comme je l'ai fait, aux espèces qui n’ont jamais quatre dents cardinales sur au- cune Valve, il est encore fort nombreux en espèces, et il l'était beaucoup trop lorsqu'on suivait là détermination faite par Linné. : Les vénus ne sont point distinguées pér leur forme géné- fale, des cy thérées; en sorte que pour reconnaitre leur genre, il faut examiner leur charnière. Cependant elles sont plus généralement transverses qu’orbiculaires. Ce sont des co: quilles toutes marines, libres , régülières, trés-agréablement variées dans leurs couleurs. Leurs dents cardinales sont toutes très-rapprochées; celle du milieu, qui est souvent bifide, est droite , tandis que le$ latérales sont obliques et diver- gentes. [l y à néanmoins quelques espèces, en petit nombre; qui ont toutes leurs dents cardinales presque droites. Tome FT. 38 584 ANIMAUX C'est ici surtont que la détermination des espèces est dif- ficile, prête à l'arbitraire, et qu'on est effectivement ex- posé à donner pour espèces, de véritables variétés, ou à prendre pour variélé ce qui devrait plutôt être considéré comme espèce ; car on est en général fort riche en coquilles de ce genre dans les collections. Afin d'éviter toute méprise, je n’indiquerai que les es- péces dont j'ai eu les objets sous les yeux, etje réponds de Îa réalité des caractères que j'ai cités ; mais pour être plus aisément saisi, il eût fallu des descriptions que le plan res- serré de cet ouvrage ne permet pas. I paraît que l'animal des vérus a le manteau ouvert par devant , donnant lieu à deux siphons plus ou moins saillans au dehors. Son pied est comprimé, lamelliforme , de taille et de forme variables. Les vénus vivent dans le sable à une médiocre distance des côtes, On en trouve dans toutes les mers, quoiqu'elles soient plus nombreuses et plus variées dans celles des climats chauds. ESPECES. [x] Bord interne des valves , crénelé ou dentelé. [a }] Des stries lamelleuses. » 1, Vénus bombée. Vénus puerpera. V. testé cordato-rotundaté, pibba , subglobosé, albidé vel ferrué gined ; striis longitudinalibus confertis ; transversis membrana= ceis remotiusculis ; ano cordato j labiis supernè vulyam occul= tantibus. Venus puerpera. Lin. Gmel. p. 3296. (3) Testä albidä, ferrugineo macçulatd; damellis trausversis brevibus. List. Conch. t. 336. f. 173. Knorr. Vergn. 6. tab. 15. f. 1. Chemn. Conch. 6. t. 36. f. 388. 389. Encyel. pl. 258. f, 3. a. b. SANS VERTÈBRES. 585 (2) Far. testé albidé ; lamellis transversis elevatioribus , subcris- pis; ano magis elongato. List. Conch.t. 341. f. 198. Encyel. pl. 278. f. 2. a. b. Habite l'Océan indien. Mus. no Mon cabinet, Grosse coquille ‘épaisse, pesante , blanchâtre ou tachée de rouille , et qui semble réticulée par les stries transverses et lamelieuses , qui croisent celles qui sont longitudinales. Elle est blan- che en dedans, quelquefois tachée de rouille ou de vio- let au côté antérieur. Largeur, 75 à 98 millimètres. 2. Vénus crépue. Venus reticulata. V. testé cordato=rotundatà , tumidä , albé , rufo-maculaté ; striis longitudinalibus distinctis; transversis | membranaceis, pliçato= crispis , subgranulosis. Venus reticulata. Lit. Gmel. p. 3255. Chemn. Conch. 6. t. 36. f. 382—384. Favan. Conch. pl. 46. fig. B. 1. (2) ’ar. testà lamellis transversis magis eleyatis ; intàs violaces rubroque tincté. È nov. Hollandié, Habite l'Océan des grandes Indes. Mus. n.0 Elle est très- voisine de Ja précédente ; mais elle devient moins grande. Sur un fond tout-à-fait blanc, elle est tachée ou rayonnée d’orangé ou de roux, et ses lames transverses sont toujours pl'issées et comme frisées ou crêpues. Largeur, 65 millim. Dans la variété (2), les plies des lames transverses forment une granulation sur le dos de ces lames. Cette variété indique les rapports de cette espèce avec les suivantes. 3. Vénus pygmée. Venus pygmæa. F'. testà ovaté, depressiusculä ; subdecussaté, albidé, rufo aut Jusco maculatä ÿ lamellis transversis undato-crispis : pube lamellosa ; natibus roseis. Cabinet de M. Falenciennes. Habite la mer des Antilles, à l’île de St.-Taomas. Coquille extrêmement petite , jolie , qui tient à la précédente par ses James transverses , quoique plus couchées; et à la W. marica, par les lames qui bordent son corselet. Largeur , 10 millim. 4. Vénus corbeïlle. J’enus corbis. V'. testé cordato-rotundatä , tumida , albé, spadiceo-maculaté : striis longitudinalibus, transyersisque decussatis ; granulosisg cardine croceos 586 ANIMAUX Mon cabinet. Encycl. pl, 276. £. 4. a. b.c. List. Conch. t. 335. f. 172. Habite l'Océan des grandes Tñdes. Coquille très-rare, que lon a confondue avec la précédente et qui en est très:dis- tincte. Ses lames transverses ; tout-à-fait couchées, n’of- frent qu’une assez fine granulation , et aucune lamélle en Saillie. La créneluré du bord interne des valves né s’apper- çoit plus. Elle est blanche en dedans, avec une teinte aurore ou safranée , qui est très-marquée sur la charnière. On la nomme, corbeille de l'Ttde ; maïs elle n’a point d’ana- logie avec notre genre corbeille. Largeur, 60 millimètres. 5, Vénus crénulée. Venus crenulata. V'. testà cordato-trigona , albidé , radiatim fulvo-fhaculaté ; striis longitudinalibus ofsoletis; transyersis prominulis crenu= latis ; ano latè cordato. Venus crenulata, Chemn. Conch. 6.p. 350. t. 36. f. 385. Habite les mers de l’Inde, Mon cabinet. Elle est toute blan- che en dedans. Le bord, sous la luriule ; est fortement sillonnée. Largeur, 45 millimètres; 6, Vénus discine. Venus discina. V’. testé obovato-rotundat#, depressd , albidà obsoletè maculosä2 lamellis ransversis concentricis ; ad atus anticum majoribus. Cabinet de M. F’élenciennes. Habite dans la Manche , sur les côtes du Cotentin. Elle diffère de la Ÿ. casina , parce qu’elle est applatie ; et que ses lames transverses sont égales, régulièrementespacées. Lunule en cœur oblong. Largeur , 35 millimètres. 7. Vénus à verrues: Venus verrucosa. V. testé cordato -rotundaté , convexä, albida, rufo-maculaté ; striis longitudinalibus obsoletis, ad latera divaricatis ; transs versis membranaceis , antrorsèm imprimis verrucOsiss Venus verrucosa. Lins Gmel. n.° 6. Gualt. test: t. 75. fig. H. List. Conch. ti. 284.f. 123. Born. Mus. t. 4. f. 7. Pennant. Zool. brit 4.t, 64. f. 48. Ghemn. Conch. 6.t. 29. f. 299—300. (4) Var. test minore, magis verrucosé 3 verrucis, per series lon: gitudinales obliquas dispositis. È nové Holl. < (3) Far. testé minore ,planiore, minus verrucosé. INové Holl: SANS VERTÈBRÉS. 587 Fibite les mers d'Europe , des Antilles et australes. Mus.n.® Mon cabinet. Coquille assez commune dans les collections. La lunule est en cœur ; le corselet est. maculé d'un côté. 8. Vénus ridée. F’enus rugosa. V. testé cordaté , tumidé , albä , rufo-maculatä ; striis transue sis membranaceis crebris ; ano late cordato. V'enus rugosa. Lin. Gmel. n.° 31. Chemn. Conch. 6. t. 29. f. 303. Encycl. pl. 273. £. 4. a. b. Habite les mers de l'Inde... Mus. n.* Mon cabinet. Elle esi blanche en dedans. Sa charnière est presque celle des cythérées, la- 4°, dent paxaissant encore, ainsi que sa fosseite sur l’autre valve, quoique très-petite. Dans les interstices des stries lamelleuses, on-voit d'autres stries trapsverses non élevées. Les stries longitudinales sont obsolètes. Largeur , 65 millimètres. g. Vénus chambrière. Venus casina. | V. testa cordato-rotundaté , fulva ; sulcis transversis, inæquabie bus, elevatis, lamelliformibus ; .ano subcordato. F'eRt V'enus casina. Lin. Gmel. n.° 7. List. Conch, t. 286. f. 123. Pennant. Zool. brit. 4. t. 54. f. 48; À. Chemn. Conch. 6. t. 29. f. 301. 302. Schroet., Ein]. in Conch. 3. p. 115. t. 8. f. 6. Maton, act. soc. linn. & p. 99. t. a. ft. Habite l'Océan atlantique européen. Mus. n.0 Mon cabiner, Elle es toute blanche en dedans, d’une couleur fauve au dehors , avec une teinte rousse plus foncée aux crochets et sur le côté postérieur. Largeur, 5o millimètres. 10, Vénus crébrisulque. Fenus crebrisulea. V. testé cordato-rotundata, albidé, rufo-maculaté ; sulcis trans- ? versis crebris, obtusis, ad latus anticim eminentioribus , sub- lamellosis. Encycl. pl. 296. f. 5. a. b. (2) Var. testé minore, sulois laterum. crassioribus subcgllosis, Encycl. pl. 275. f, 6. a. b. Habite... l'Océan indien ? Mon cabinet. Belle espèce ; trés- différente de celle qui suit , et avec laquelle il parait qu'on la confondue, La lunule est en, cœur oblong, presque 588 ANIMAUX lamelleuse, rousse, avec une petite sache blanche à sa base. Le corselet est enfoncé, étroit , bordé de tubercules inégaux , souvent litturé d'un côté. Largeur, 46 millim, wr. Vénus lévantine. Venus plicata. F. testé subcordaté | anterius angulaté , albo-rosed ; striis trans- versis elevato-lamellosis , distantibus ; vulvé anvque rubellis. V'enus plicata. Gmel. n.° 30. Argenv. Conch. t. 21. fig. K. Favan. pl. ‘47. fig. E. 7. Born. Mus. t. 4. f. 9. E. specimine juniore. Chemn. Conch. 6.t. 28. f. 295—a. Encycl. pl. 255. f. 3. à. b. Habite l'Océan indien. Mus.n.e Mon cabinet. Espèce rare, précieuse et fort recherchée dans fes collections. Elle est blanche, avecune teinte rose ou pourprée , sur-tout dans les individus jeunes. Le corselet est glabre, enfoncé; la lunule est'en cœur ; le bord interne des valves esttrès-légè- rement dentelé. Largeur, 70 millimètres. On la trouve fos- sile près de Turin. Mus. ns° 12 Vénus cancellée. f’enus cancellata. V. testi cordaté, longitudinaliter sulcaté , cingulis elevatis, = remotis , transversim cincté , albidé, spadiceo vel fusco macu= laté; ano cordato. List. Conch. t. 278. f. 155. Knorr. Vergn. 6.t. 10.f. 2. ejusd. ».t, 98. f. 3. Ghemn. Conch. 6. t. 28. f. 287— 290. ‘ Encycl. pl. 268. f. 1. a. b. (2) Var. testé minore ; albä , subimmaculata. Habite les mers d'Amérique. Mus. n.® Mon cabinet. Coquille commune dans les collections , qui est fort diflérente de notre V. dysera, et à laquelle il est assez difficile d'ussi- gner le nom que lui a donné Linné, Le bord des valves est crénelé. Largeur, 45 millimètres. Elle offre, dans ses taches et l’écartement de ses petites lames transverses, différentes variétés. A l’intérieur, elles ont une tache brune sur le côté antérieur. La var. (2) est de Cayenne; elle est sans tache en dedanse 43. Vénus subrostrée. J’enus subrostrata. V. testé cordaté, striis longitudinalibus transvers'sque cancel. laté, albidé , radias'm rufo maculata ; ano cordato. SANS VERTÈBRES. 89 ÆEncycl. pl. 267. f. 7. a. b.? Habite les mers des Antilles, à l'ile St-Jean. Richard. Elle est très-voisine de la précédente ; maisses stries transverses sont fréquentes, régulièrement espacées; et à l’intérieur ; elle est toute blanche. Largeur , 30 millimètres. {b] Point de stries lamelleuses. 14. Vénus rudérale. Fenus granulata. V. testé cordato-rotundaté , longitudinaliter sulcaté , striis trana- versis decussaté , albidd, fusco-maculatd;, pube litturat&, F'enus granulata. Gmel, n.° 33. List. Conch. t. 280. f. 118! Venus marica. Lorn.Musat. 4. f. 5, 6. Chern. Conch. 6. t. 30. f. 313. Fncye'. pl. 272. f. 3. a. b. (2) Var. Encycl. pl. 274. f. 5. a. D. Habite les mers d'Amérique, aux Antilles. Mus, n.° Mon ‘cabinet. Coquilte assez commune et néanmoins encore peu $ connue. Taille petite ou médiocre; couleur grisâtie ou blanchâtre , avec des lignes ou des taches brunes diversess A l’intérieur , elle est tachée d’un violet neirâtre. Lunule en cœur, souvent colorée. Largeur , 30 à 4o millimétres. Elle à laspect d’un petit cardism. #5. Vénus pectorine. Peuus pectorina. V. test ovato-cordaté, longitudinaliter radictimique sulcatà , striis transversis decussaté , pallidè fulrd, iruüs immaculaté ; pube Litturis fascis ornatä. Habite... les mers d'Amérique ? Très-voisine de la précé- dente. Elle est plus élégamment sillonnée , n’est tachée au dehors que par les litturations de son corselet. Lunule grande , en cœur , incolore. Largeur , 36 millimètres, Mon cabinet. 16. Vénus squamifère. Venus marica. V'. testé subcordata ,. sulcis longitudinalibus striisque transversix decussatà , albidé ,fusco maculatä ; pube appendicibus squami- formibus utrinque marginata. Venus marica. Lin, Gmel, n°. 3. Chemn.Conch. 6. t. 27. f. 282—284. MEucycl. pl. 25. f. 2. a.b. Hubite à Timor et dans les mers d'Amérique, Mus. n.° Mon 59e ANIMAUX cabinet. Coquille petite, ayant l’aspect de ia V. rudérale , mais un peu moins renflée, et caractérisée par les appen- dices qui bordent son corselet, Lunule em cœur oblong. Largeur, 36 millimètres, 3%, Vénus sanglée. Venus cingulata. V'. teste curdata , .Valdè convexé , nuls transyersis crenulatis cinctà ; striis lintermediis tenuissimis ; maculis fuscis , sub- uns. sn Chemn. Gonch. 6. t. 36. f- 386? Habite... Mus. n.° Elle n’a point de stries longitudinales. En dehors, elle est blanchätre ; avec des taches brunes en rayons ; et à l’intérieur, elle est toute blanche. Lunuleen cœur. Largeur, 28 millimètres. 48. Vénus cardioïde. Venus cardioides. V. testä orbiculato- trigoné s albida aut f lvé , radiatim sulcata ; striis transversis exilibus sulcos decussantibus ; ano oblongo. Encycl. pl. 274. f. 4. a.b. Habite à Cayenne et à la Jamaïque, surleswdt es. Mus. n.® Mon cabinet. À l'extérieur . celle-ci a l'aspect d’un cardium ou d’un peigne > par la disposition rayonnante de ses sillons longitudinaux. Elle est rarement tachée. La lunule est sans couleur > en cœur oblong. Dans une variété, le cor selet est litturé de rouge brun. Lar geur, 38 millimètres. 19.. Vénus grise. 4 enus. grisea. V. testi vvata , transversé , extüs grised, intüs violaceo maculaté , : decussata ; sulcis Longitudinalibus eminentioribus j ano ovali. Habite... du voyage de Péron ? Elle-a un peu le port de la 1 W. decussata; mais son bord crénelé l’enéloïgne, Largeur, 25 millimètres. Mus.n.° 20. Vénus elliptique. Venus elliptica. , V testé ellipuicé, subœquilaterà , albidé, immaculaté ÿ sulcis transversis, sn ru ; ano Janceolaio. Encycl, pl. 267. £. 5. a. b. À Habite... Mon art Elle est très- distincte des autres par sa forme générale, sans offrir de particularités remarqua- bles. Largeur, 32 millimètres. - 21. Vénus de Dombey. Venus Dombeir. V, testé ovato - rotundaté ; crassé » testaceé ; sulcis planulatis SANS VERTÈBRES. 591 Strias transversas decussantibus ; intÿs alba , punctis impressis erosi ; ano ovato. An Encycl. pl. 299. f. 1. a. b? Non bene. Habite les côtes du Pérou. Dombey. Mus. u.0 Mon cabinet. Elle semble tenir de la Cytherez punctata. ; mais c’est une vénus qui à une forme moins arrondie ; plus renflée, et qui offre au dehors une couleur de brique , tandis qu’elle cet blanche à l’intérieur , avec des points enfoncés et trés=irré- guliers dans le disque. Largeur, 47 millimètres. 22. Vénus tachée. Venus mercenaria. | V. testä solidé, obliquë cordaté , transversim striato-sulcaté , stramined ; ano cordato ; intgs violaceo maculata. Venus mercenaria. Lin. Gmel. n°. 14. List. Conch. t. at f. 107. Chemn. Concb. 10. p. 352.t, 171. f. 1659. 166e. Encycl. pl. 263. Habite l'Océan boréal de l’Amérique et de l'Europe. Mus. n.o Mon cabinet. Coquille assez grosse, solide, pesante, et qui, à l’extérieur, ressemble à la Cyprine d'Islande; mais elle n’a point de dent latérale, et offre complètement le caractère des vénus. Elle est blanche en dedans, avec une belle tache bleue ou violette sur le côté antérieur. 23. Vénus gélinotte. Venus lagopus. V'. testä cordato-trigond , candida , fulvo-maculaté, intus roseo tincté ; sulcis transversis , erectis , confertis, Latere crenulatis ; ano oblongo. Mus. n. Habite les mers de la Nouvelle Hollande , au port du roi Georges. Jolie coquille, très-remarquable par ses sillons transverses , serrés et crénelés en leur côté supérieur, et qui, sur le côté antérieur, sont presque lamelleux. Lar- geur, 40 millimètres. 24. Vénus poule. Venus gallina. V. testé cordato-trigond , supernè rotundaté , albidä , rufo-ra- diaté ; sulcis transversis, elevatis, albo et rufo articulatim pictis. Venus gallina. Lin. Gmel. n°. 9. List. Conch. t. 282. f. 120. Knorr. Vergn. 5.t. 14. f.2. et 5. 592 ANIMAUX Born. Mus. pe 57. Vign. fig. b. Chemn. Conch. 6. t. 30. f. 308—31ô4 Encycl. pl. 268. f. 3. à. b. (2\ Var, sulcis ad latus anticum furcatis. Habite l'Océan d'Amérique et les mers d'Europe. Mus. n.° Mon cabinet. Coquille de taille médiocre , assez commune dans les collections. Sa lunule esten cœur oblong ; son corselet est souvent rayé ou litturé de fauve ou de rouge brun. Elle n’a que trois rayons. Largeur, 32 à 35 millim, 25. Vénus poulette, Venus gallinula. V. resté cordato-ellipticä, albidä, lineis longitudinalibus rufis subangulatis picté ; sulcis transversis elevatis scalariformibus- Mus. n.o Habite les mers de la Nouvelle Hollande, à l’île King. Péron. Coquille jolie , élégamment ornée de linéoles ronsses, interrompues, et quitient de la précédente, mais en est tr s-distincte. Lunule ovale ; corsélet assez court, un peu étroit. Elle est teinte de pourpre violâtre à l’intérieur. Sa largeur la plus grande, est de 35 millimètres. 26. Vénus pectinule. Venus pectinula. W. testé rotundato-trigond, albido-fulva, longitudinaliter sul- caté ; sulcis crenulatis , radiantibus ; ano ovatoe. è Habite la Manche, à Cherbourg. Elle ressemble à la coquille figurce dans les actes de la Soc. linn. vol. 8. tab. 2. f. 5. Cabinet de M. Defrance. 27. Vénus sillonnée. Venus sulcata. V. testé rotunduto-trigond, castaned , transversim sulcata : sulcis superioribus obsoletis ; natibus subacutis. Venus sulcata. Maton , act. soc. linn. 8. p. 81.t. 2. f. a. Habite sur les côtes de France, à Cherbourg. Cabinet de M. Defrance. Largeur, 18 millimètres. [2] Le bord interne des valves très-entier. 28. Vénus belles lames. Venus lamellata. V. test ovali, anteriis angulata, albid ; lamellis transversis, distantibus , anticè appendiculatis , Latere superiore striatis. (2) Var. testà subdepressé ; lamellis angustioribus , non appendi- sulatis. SANS VERTÈBRES. 593 Habite les mers de la Nouvelle Hollande , au canal d’Entreras- teaux. Péron et Lesueur. Mus. n.0 Mon cabinet. Belle et rare coquille , voisine de la V. lévantine par ses rapports, mais qui en est très-distincte , et qui n’a point le bord des valves dentelé. Elle est singulièrement remarquable par ses lames transverses élevées , distantes , recourbées et presque frangées en lear bord supérieur ; ayant leurs parois supérieures striées verticalement, et formant , sur le côté antérieur , des ap- pendices en canal. Corselet glabre, à côtés inégaux ; lunule snblamelleuse, en cœur oblong: largeur, 60 nrllimcires. Ba variété (2) vient aussi de la Nouvelle Hollande , et m'a été communiquée par M. Macleay. 29. Vénus blanche. Venus exalbida. V. testé ovali,-plano-convexé , extus intüsque alba, transversim sulcatä; sulcis acutis sublamellosis ; ano oblongo. List. Conch. t. 269. f. 105 ? V. exaltida. Chemn. Conch. XI. p. 225. t. 202. f. 1974. Encycel. pl. 264. f. 1. a. b. Habite les mers d'Amérique? Mus.n.° Mon cabinet. Coquille assez grande, peu rare, d’une couleur partout uniforme, et qui, sans être fossile, en a l’apparence. Largeur, go millimètres. 30. Vénus rousse. Venus rufa. V. testé ovali, tumidi, transversim sulcaté, rufé,. intis albä, punctis esperèté x striis lonpitudinalibus exilissimis. Habite les mersaustrales, Péron; et celles dn Péron, Dombey. Mus. n.o Belle et grande coquille, ayant le limbe du bord supérieur blanchätre. Largeur , 86 millimètres. 31. Vénus dorsale. /’enus dorsata. F. testé ovali, tumid&, latere antico elevato , obtusè angulato ; sulcis transversis crebris ; superioribus sublamellosis: aro cblon- go fusco. (1) Testa straminea ; pube submaculatä. (2) Testa subalbida , lineis spadiceis litturata. ” Habite les mers de la Nouvelle Hollande, Péron. Mus. n.° Elle est blanche en dedans, avec une teinte couleur de chais dus le disque. Le corseletest fort étioit ; largeur, 5o millimctres, 82. Vénushiantine. f’enus hiantina. V. testä ovaté, inflatd, anticè angula:à, albido - rufescente; 594 ANIMAUX subcis transversis, erebris, irregularibus 5. ano nullo 3 vulvé hiante. | Habite les mersanstrales. Mon cabinet. Elle est blanche en dedans , et offre an dehors , dans une variété, deux ou trois rayons obscurs ; largeur , 65 millimètres, Mus. n.° 33: Vénus gros-siilons. Fenus crassisulca. V. zesté ovato-oblongé, anticè subangulaté , albidd, immacus lité; sulcis transversis latis subscalariformibus. Mus. n.0 Habite les mersde la Nouvelle Hoïlande , à la baie des chiens marins. Péron. Elle est d’an blanc sale, uu peu jaunâtre. On n’en à qu’une valve ; largeur , 61 millimètres. 34. Vénus rugelle. Venus corrugata. V'. testé ovata, exalbidä ; rugisstransversis undatis inæqualibus s striis longitudinalibus exiguis rugas decyssantibus ; ano oblongo. (3) Testa albida, intôs flva : lateribus violaçeo maculatis ; ano violacescente. (2) Far. testé intus, albä; latere antico violaceo. Chemn. Conch. 7. p. 5o. t. 42. f. 444. Venus corrugata. Gmel. n.0 52.. Habite les mers de la Nouvelle Hollande. Mus. n.e La variété (2) vient de la Méditerranée, selon Gmelin, Je ne lai point vue. 35, Vénus de Malabar. J’enus Milaboriee: V’, testa oblongo-ovaté , obscurè radiataä, cinered 3 sulcis transa versis elevatis crebris ; ano cordato ;:vulva angusta. Venus malabarica. Chemn. Conck. 6. 1. 31. f. 324. 305. Venus gallus. Ganel, no 3%. Habite l'Océan indien. Mus. n.o Mon cabinet. Coquille rare, d’un blanc cendré, un peu fauve, luisante, élégamment sillonnée, ayant quatre rayons obscurs, brans ou bleuâtres, et des lignes anguleuses, litturaires, peu apparentes; largeur, 65 millimètres, 36. Vénus aile-de-papillon. Y’enus papilionacea. V'. testé ovatc-clongaté , transversim sulcaté , fulva; radiis qua« tuor spadiceis , interruptis ; margine violacescente. Chemn. Conch. 7. t, 42.f. 441. YANS VERTÈBRES: 595 Venus rotundata. Gmel. n.0 134. Encycl. pl. 281: f. 3. a. b. Habite l'Océan indien. Mus. n.° Mon cabinet. he coquille allongée transversalement , à sillons applatis, ayant le cor seletet la lanule lancéolés, litturés ainsi que le limbe supé- rieur, et des taches d’un rouge-brun, disposées en rayons; largeur, un décimètre. 37. Vénus lichnée. Venus ädspersa. V. testä oblongo-ovaté, anticè subangulatä , obtusé ; aurantio= fulvé ; sulcis planulatis; radiis quatuor spadiceis interruptis. Chemin. Conch. 9. t. 42. f. 438. 439. Encycl. pl. 282. £.r.a.b. (2) ar. testä maculis spadiceis rarioribus; Encycl. pl. 28r. £. 4. a. b. (3) Far. testé albidé, subpunctaté ; radiis nullis. Habite l Océan indien. Mon cabinet. Mus. n., Cette coquille n'est pas moins belle que la précédente ; elle paraît plus large, par sa hauteur plus grande, n’est point litturéeet ne nons semble point, non plus que la suivante, devoir être üne variété de la Ÿ. litturara. 48. Vénus ponctifère, Venus punctifera. V. testé oblongo-ovatä, anticè subangulatä, obtusé ; pallidè stramined ; striis transÿersis , confertis 4 longitudinalibus tenuissimisè Venus punctata. Chemñ. Conch. 4. t. 41. f. 436. 437. Habite l'Océan indien. Mus. n,e Mon cabinet. Celle-ci n’# point transversalement les sillons larges et applatis de la précédente ; elle est généralement d’une couleur päle, tantôt avec des taches en rayons imparfaits, et des points épars; et tantôt tout-à-fait sans rayons. 394 Vénus renflée. f’enus turgida: V. testé ovali , turgidé , transversè sulcatä ; fulva, linéis angu- latis obscurè littirata , subbiradiatä ; àno ovatos Mus. n.° Habite l'Océan des grandes Indes. Elle est, par sa forme; très-distincte de la suivante; largeur , 73 millimètres, 596 ANIMAUX 4o. Vénus écrite. Venus litterata. V. resté ovati , anterius subangulati, transversim tenuitrrque sulcatä , albidé, lineis anpulatis spadiceis aut maculis fuscis picta ; natibus levibus parvulis. Venus Litterata. Lin. Gmel. n.o 132. Ramph. Mus. t. 42 fig. B. Argenv.t. ot. fig. A. List. t. 402. f. 246. Gualt, test. t. 86. fig. F. Knorr. Vergn. 1.t. 6. f. 4. Chemn. Conch,7. p. 39. t. 41.f. 432. 435. Encycl. pl. 280. f. 4. a.b.et pl. 281. f, 1. (2) Var. testé litturatä maculisque fusco-1ubentibus ornatä. Chemn, Conch. 7. t. 41. f. 434. (3) Var. testi subalbidä ; maculis magnis fusco-nigricantibus. Venus nocturna. Chemn. Conch. #. t. 4r. f. 435. Habite l'Océan indien. Mus. n.e Mon cabinet. Grande et belle espère , offrant diverses variétés dans sa litturation ,et qui, dans la variété (3) , n’en présente plus de vestige. Les crochets sont toujours lisses, sans taches; elle est blanche à l’intérieur; largeur, un décimètre. 41. Vénus sillonnaire. Wenus sulcaria. V'. testà ovato=oblongé , albidä, litturis fusco-rufis subreticulatis picté ; sulcis transversis ad latus anticum sensim latioribus, Mus. n.0 Habite. ... l'Océan des grandes Indes ? Gelle-ci, trés-distincte, est moyenne entre la précédente et celle qui suit. Ses cro- chets sont trés-petits, blancs et lisses. Sa forme est celle de la suivante: mais elle est très-remarquable par ses sillons étroits postérieurement, larges et applatis sur le côté anté- rieur ; largeur, 70 millimètres. 4e. Vénus ussue. Venus textile. F. testa ovato-oblongä , glaberrimä , pallidè fulvé ; lineis angu= lato-flexuosis, cerulescentibus, subobsoletis ; ano pubeque littu- ratis. Venus textile. Gmel.no. 51. List. Conch,t. 400. f, 239. Knorr. Vergn.2.t. 28. f, 4: Chemn. Conch. 7. t. 4a. f. 44a SANS VERTÈBRES. 597 Habite les côtes da Malabar , etc. Mns, no Mon cabinet. Elle n’est point rare. Largeur, GG millimètres. 43. Vénus entrelacée. Venus texturata. V. testé ovatä, antiquaté , albidä ; lineis flavo-rubellis, variis, subreticulatis; striis transver is tenuissimis ; ano ovate, Cheman. Conch. 9. t.42.f. 443. Habite l'Océan indien. Mus. n.o Cette coquille est fort diffé- rente de celle qui précède, tant par sa forme, que par ses autres caractères. Sa lunule est plus large, plus courte; ses crochets sont plus élevés; largeur, 40 millimètres. Mon cabinet. 44. Vénus géographique. Venus geographica. ra V.. testé ovatc=rblongé, valdë inæquilatera , albé, lineis fusco« rufis subreticulata ; sulcis transversis ; striis longitudinalibus obsoletis. Venus geographica. Gmel. n.° 133, Chemn. Conch. 9. t. 42.f. 44o. Encycl.pl. 283. f. 2. a.b. Habite Ja Méditerranée. Mus. n.° Mon cabinet. Crochets petits, pea saillans ; largeur , 30 à 38 millimètres. 45. Véons rariflamme. Venus rariflimma. V. testä ovato-oblongé, transversim sulcatä, albidi ; flammis fulvis, distantibus, breviusculis. Encyel. pl. 283. f. 5. a. b. Habite... les côtes d’Afriqne ? Mas. n © Mon cabinet. Coquille de taille médiocre, élégamment sillonnée, à crochets trés- petits, presque lisses. Outre ses flammes brunes et courtes; accompagnées quelquefois de taches blanches trigones, elle est plus ou moins marquée de linéoles fauve-brunes, très= faibles. Lunule allongée, peu distincte. Le Pégon d'Adanson; Sénég. pl. 17. f. 12, semble avoir des rapports avec cetta espèce. . 46. Vénus croisée. J’enus decussata. V. testé ovata , anterius subangulatä : decussatim striaté : striie longitudinalibus eminentioribus ; albidd; litturis maculis aut radiis fuscis vel rufis picté, Venus decussata. Lin. Gmel. n.® 135. List. Conch. t. 423. f. a72. Guale. test. t. 85. fig. L. Born. Mas, t. 5, f, à: 598 ANIMAUX Chemn. Conch. ‘5. t. 43. f. 455. 456: Encycl. pl. 283. f. 4. (2) Var. testé rhombed , transversim breviore, cinereë , imma: culata. Gualt. test, t. 85. fig. Ë. (3) Far. testi albido-ferrugineés striis longitudinalibus tenuio: ribus. Venus decussata. Maton, act. soc. linn. 8. t. 2. f. 6. (4) Var. testi minore, albido fulÿo fuscoque varié ; pube lineis x oppositis fuscis secti. Ë nov. Holl. Habite la Méditerranée , l'Océan européen , les mers australes. Mus. n.© Mon cabinet. Coquille commune, dont on a une multitude de variétés et dont on mange l’animal en Provence et ailleurs. Elle est treillissée par des stries longitudinales et par d’autres transverses ; mais les longitudinales sont les plus apparentes et les plus serrées. 47. Vénus fines-stries. Fenus pullastra. V. testé oblongo-ovaté , sæpius albidà , delicatissimè decussatim striata ; striis longitudinalibus subobsoletis. Venus pullastra. Maton , act. soc. linn. 8. p. 88. t. 2. f. 7. Habite l'Océan d'Europe , les côtes de France et d'Angleterre Mon cabinet. Les stries transverses sont les plus apparentes; elles deviennent lamelleuses sur le côté antérieür. ÀS. Vénus glandine. ’enus glandinu. PV testà Gblorigà, transversé , decussatim tenuiterque striaté } albo et rufo varié ; intès umbonibus latereque antico submacu- latis. Habite les mers dé la Nouvelle Hollande, Ce n’est peut-être qu’une variété de la Ÿ. decussata; mais son aspect lui est particulier; elle est lustrée , subrayonnée : largeur, 25 mill. Mus. n.0 45 Vénus tronquée. Venus truncata. V. testé vvatà , albido-fulva, fusco-éærulescente varié , subdecüs- sata ; sulcis longitudinalibus eminentioribus; antico latere latiore subtruncato. Habite... Elle est du voyage de Péron. Son aspectest celui d’une Ÿ. decussata raccourcie , élargie et comme tronquée antérieurement. Elle est jauñe ou dorée à l’intérieur ; largeur ; 33 millimètree. Mus, h.° SANS VERTÈBRES, 599 50. Vénus rétifère. Venus retifera. V. testà ovato- oblongä , transversim sulcaté, albidé; lineo!ïs subangulatis, Jfulvis , in radios retiformes coadunatis ; ane oblongo pubeque fuscis. Habite.... les mers d'Europe ? Elle est blanche à l’intérieur ; largeur, 40 millimètres. Cabinet de M. Valenciennes. 51. Vénus anomale, Venus anomala. V. testé ovali-oblonga , anteriis subanpulaté , valdè inæquila= tera; striis transyersis, latere antico sublamellosis ; dentibus cardinalibus rectis. (a) Var. testé albé , transversim longiore. Habite les mers australes, à la baie des chiens marins. Couleur pâle , un peu rougeñtre vers les crochets ; point de lunule : corselet allongé et bäillant; son côté postérieur est fort court; largeur, 25 millimètresÿ celle de la variété (a) est de 34. ; Mus. n,. 52. Vénus galactite. Venus galactites. V, testé ovato-elongaté , anterius subangulatä, candidd , subde= cussatd; sulcis longitudinalibus eminentioribus ; dentibus car- dinalibus rectis. Mus. n.° Habite les mers de la Nouvelle Hollande, au port du Roi Georges. Elle a la forme d’une carditeet devient assez grande ÿ point de lunule; largeur , 62 millimètres. 53. Vénus délicate. J’enus exilis. V. testé oblongo-ellipticé , tenui, pellucid@, albé, antiquaté ; striis transversis tenuissimis ; longitudinalibus obsoletis ; ano nullo. Habite... Petite coquiile un peu convexe; à charnière tri- dentée , fort petite ; à côté postérieur très-court ; largeur, 16 millimètres, Mus. n.° 54. Vénus scalarine. Ÿ’enus scalarina. V. testé subcordata, depressd , albidä , obsoleté maculaté ; sulcis transversis elevatis ; ano lanceolato; natibus violaceis, Mon cabinet. Habite les mers australes ; ses sillons transverses sont élevés, un peu séparés, nombreux , marqués de petites taches fauves, en articulations, Le corselet est glabre; les nymphes bäillantes ; Tome F. 39 ES 6oo ANIMAUX Jargeur, 34 millimètres. Elle a des rapports avec la V. aphror dine. 55. Vénus d'Ecosse. J’enus Scotica. V. testé subcordaté, subcompressé ; sulcis fransversis, parallelis regularibus ; marvine lævi. Venus scotica, Maton. act. soc. linn. 8. p.81. t. a. f. 3. Habite l'Océan britannique. Mon cabinet. Communiquée par M. Macleay. Coquille petite, blanche, immaculée; largeur, 16 millimètres. pe 56. Vénus dorée. J’enus aurea. F. Lest& subcordaté, albo-flavicante, transversim subtiliter sulcat&; striis longitudinalibus inæqualibus ; ano ovato. Venus aurea. Gmel. n.° 98. Maton. aet. soc. linn. 8. p. go. t. 2. f.9. List. Coneh. t. 404. f. 249. Chemn. Conch. 7. t. 43. 1. 458. Encycl. pl. 253. f. 3. a. b. - Habite les côtes d'Angleterre. Mon eabinet. Communiquéa par M. Leach. Largeur , 35 millimètres. Elle acquiert une teinte orangée à l’intérieur. 57. Vénus virginale. Venus virginea. V. testé subovaté , anteriüs obtusé angulaté, pallidè fulv4; strits transversis versùs latus anticum majoribus ; pube tumidé, subcurvä. An Venus virginea ? Lin. Gmel.n.°136.; List. Cench. t. 403. f. 247. Penuant Zool. brit. 4. t.55. fe, dextra. (2) Var. testé albo rufo, fuscoque varié. Venus virginea. Maton act. soc. linn. 8. p. 88. t. 2. f.8. Habite l'Océan d'Europe. Mon cabinet. Les espèces avoisis nantes rendent, pour moi, trés-difficile la connaissance de la coquille que Linné a désignée sous le nom de W. virginea. Les fig. de Chemnitz que cite Gmelin, me paraissent étran= gères à celte espèce. 58, Vénus marbrée. Ÿ’enus marmorata. V. testä ovatéä , transversim sulcalé, albo, fulvo rufoque variegaté; ano ovali-oblongo, apice fusco - viqlacesé cente; pube magné coloraté, lineolalé, SANS VERTÈBRES Got Habite les mers de l’'Earope australe. Elle est blanche à linté- rieur; le corselet et la lunule sont teints d’un fauve où brrn violitre, très-marqué. Les crochets sont petits, blancs, un peu en étoile; largeur, 38 millimètres. Mon cabinet. 59. Vénus ovulée, J’enus ovulæa. V. testé oblongo-ovali, tumidä, anterits: oblusè angue laté, transversim sulcatd , albidä, intùs flavicante ; na- tibus lævibus. Habite les mers de la Nouvelle - Hoilande, au port da Roi Georges. Elle a quelque chose de Ja V. virginale; mais elle est grande, renflée , à lunule fauve et oblongue. Elle est obs- curément litturée et rayonnée de fauve dans sa partie supé= ricure; largeur , 58 millimètres. Mus. n.° Véuus latérisnlque. Y’enus laterisulca. TV. teslé subcordaté, rubellé, albido maculosa ; sulcis transversis , medio obsoletis, substriatis ; pube rufo ma- culatä ; ano ovali-oblongo. Cabinet de M. Valenciennes. Habite.... Elle est blanche à l’intérieur. Je la trouve distincte de toutes celles que je connais. Largeur , 44 millimètres. Vénus belle-étoile. Fenus callipyga. V. testé subovaté, antertùs subangulatd, transversim sul- cat&, maculis dineolisque rufis picté ; umbonibus stellä alba, angulatd notatts. Venus callipyga. Born. Mus. t. 5. f. 1. Gmel. n.° 66. Encyel. pl. 267. f. G. a. b? (2) Var. testé fulvd, subimmaeulaté. Bonann. recr. 2. t. 62. Habite les côtes du Portugal. Mus. n.° Mon cabinet. Espèce remarquable par la tache blanche en étoile angulaire de sa base. Elle est variée de jaunûtre, de fauve et de blanc. Ses nymphes sont violettes à l’intérieur. Sa lunale est petite, aHongée ; largeur , 35 à 4o millimètres. 62, Vénus grasse. }’enus opima. V. testé subcordaté, tumidd, crassé, lœvigatä, pallidè fulvé ; ano impresso subcordalo ; pube linealé , griseo cærulescente. Venus opima. Gmel. p. 3279. Chemn. Conch, 6. p. 335. 1. 34. f, 353.—357. 602 ANIMAUX Encycel. pl. 266. f. 3. a. b. (2) Var. testé umbone maculis albis substellatis picté: Encycl. ibid. f.5. a. b. Habite l’Océan indien. Mus. n.o Mon cabinet. Belle espéce ; très-distincte , épaisse, lisse, luisante, comme grasse, plus ou moins renflée, fauve , avec des rayons obscurs, brüns ow bleuñtres, quelquefois nuls; blanche en dedans, ayant , sous la charnière du côté postérieur, une callosité applas tie, munie d’une fossette. La variété 2) a des taches blanches aux crochets, ou quelques rayons blancs. Largeur, 35 mill. 63. Vénus nébuleuse. f’enus nebulosa. V. testé sübcordatä, glabré, pallidë fülvd; lineolis sub- angulatis radiisqie fuscis aut cæruleo-violaceis ; pube anoqué lineatis, cœrulescentibus. Venus nebulosa. Gmel. n.0 46: Chemn. Conch. 6. t. 34. f. 359—36r. (2) Var. lesti majore , trañsversim sulcat4. Habite la mer de l’Inde, à Tranquebar. Mon cabinet. Plns petite que la précédente, elle ÿ ‘tient par ses rapports; sd Junule est moins large , un peu relevée au milieu ; largeur; 26 millimètres. La variété (2) est du cabinet de M. Vaiens ciennes:. 64. Vénus phaséoline. Venus phaseolina. V'. testé ovatä, tenuï, transversim striatd, grised ab pallidë fulvä, radiatd'; ano ovato ; natibus subviolaceis. Mon cabinet. Habite.... lle est marquetée de petites taches blanches, trigones; rayons étroits , quelquefois obsolètes: largeur, 32 millimètres. 65. Vénus carnéole. Venus carneola. V. testi ovali, transversim striatd'; striis longitudinalibus tenutorihus ; ano lanceolato ; natibus violaceis. Mon cabinet. Habite.... Elle est couleur de chair, non maculée; largeur, 30 millimètres. 66. Vénus fleurie. Venus florida. F. testà ovald, transversim stricét, parvuld, albo rufe spadiceoque varie picté; vulvé brevi; ano oblonge. SANS VERTÈBRES. 603 Mon cabinet. Poli, test. 2. tab. 21.f. 1. a, Habite la Méditerranée, dans le golfe de Tarente. Petite coquille assez jolie, peu renflée, offrant une multitude de variétés dans la disposition de ses couleurs. Elle est tantôt rayonnée, tantôt sans rayons ; le corselet, après Pécusson , est un peu élevéen carène; elle se rapproche de la V. géogra- phique; largeur , 26 millimètres. 67. Vénus pétaline. Venus petalina. V. testa ovaté, trensversim striaté, carneé, uni seu bira- diatä ; natibus violaceis. An Boli, test. 2. tab. 21.f, 14, 15 ? Habite la Méditerranée, dans le golfe de Tarente, Taille et forme de la précédente; mais à stries très-fines et à colora tion différente, Mon cabinet. 68. Vénus bédau. 7’enus bicolor. V. testé ovaté, transversim longitudinalitcrque tenuis- simè striaté, albé; pube uno latere fuscé. Mon cabinet, An Poli, test. 2. t. 21, f. 3? Habite la Méditerranée. Quoique les deux précédentes aient quelques stries longitadinales , celle-ci en a davantage ; elle en est sans doute toujours distincte. 69. Vénus floridelle. Venus floridella. V. lesté ovaté, depressiusculé , transversim sulecata, al. bidé; radis nebulosis, purpureo-violaceis ; extremilate anticé oblique truncara. Habite.... les mers d'Europe? Elle est plus grande et très- distincte de la V. fleurie ; son écusson est allongé; ses rayons, d’un violet pale, vont, en s’élargissant , vers le bord supé= rieur ; largeur, 36 millimètres, Mon cabinet. 70. Vénus caténifère. enus catenifera. V. Lesta ovaté, transversim sulcuté. albidä, radiis qua- tuor fuscis catenulatis ornalä; ano impresso, subcordato. Habite la Méd terranée, En dedans, elle est tachée d’anrore ; largeur, 4o millimètres, Cabinet de M. Dufresne. 71. Vénus gentille. Venus pulchella. V'* testä parvulé ovali, nitidd, albo rufo miniatoque varie= gatä; superné transpersim sulcalé ; umbonibus lœvilus, 6o4 ANIMAUX Habite la Méditerranée. Largeur, 25 millimètres. Cabinet de M. Dufresne. : 72. Vénus sinneuse. Venus sinuosa. V. testä subcordaté, transversim sulcaté, pallidë fuly; ano pubeque lilturatis ; margine sinuoso. Mon cabinet. Habite les mers australes. Couleur d’an fauve pâle; Innnle ovale, presqu’en cœur, brune à sa base; deux rayons obs- curs, subarticulés ; largeur , 4o millimètres. 73. Vénus triste. Venus tristis. V, testé subcordaté, transversim sulcat4, fulvo-rufes- cente ; intüs maculé aurantié et margine infero cæruleo. {2) Var. testé radiis interruptis fuscis. Mus. n.° Habite les mers de la Nouvelle Hollande. Elle avoisine la pré- cédente et en est distincte ; elle a une tache aurore sous les crochets, comme dans la V. dorée. Largeur, 39 millimètres. La variété (2} est rayonnée, et a aussi intérieurement une tache aurore, mais presque point de bleu à son bord inférieur. Mon cabinet. 74. Vénus rimulaire. Venus rimularis. V’. testa subcordaté , tumidé, transversim sulcata , albé vel rufescente , obscure radiatd; rimd hiante. Habite à la Nouvelle Hollande, Le corselet est courbé, un peu convexe, quelquefois litturé ; à l’intérieur , elle est blanche, avec une teinte blene sous les nymphes; largeur, 5o millim Muos. n.o 32. Vénus vulvine. Venus vulvina. V. testé subcordatd , transversim sulcaté#, pallide fulva, subradiata; pube convexzaä; vulvd'anoque lividis. Habite.... Elle est toute blanche à l’intérieur. Largeur, 4£ millimètres. Mus. n.° 76. Vénus vermiculeuse, Venus vermiculosa. V. testé subcordaté, tumidé, transversim striata , fulva , ditluris rufis aut fuseis subreliculatæ. Habite les mers de la Nouvelle Hollande. Elle 4 extérieure- ment l'aspect de la V. dorée; mais elle est blanche en SANS VERTÈBRES. 602 dedans, avec une teinte bleue sous les nymphes. Largeur , 36 millimètres. Mus. n° 77. Vénus flammiculte. Fenus flammiculata. VF. testæ ovali, convexa , transversim sulcatä striatäque , pallide fulvé, flammulis albis radiantibus ; vulvé pube- que cærulescentibus. Habite la Nouvelle Hollande. Ses sillons transverses sont striés , et en outre, elle a des stries longitudinales très-fines; elle est blanche en dedans et tachée de bleu sous la lunule et le cor- selet. Largeur , 35 millimétres. Mus. n.o 78. Vénus cônulaire. Venus conularis. V'. testà conoideà, obliqué, parvulà, cæruleo-purpuras- cente ; sulcis transversis elevatis; ano subnullo. abite les mers de la Nouvelle Hollande, à l’ile St.-Pierre- St.-Francois. Ses crochets sont pourprés : elle est à l’inté- rieur d’un bleu-violet ou pourpré, comme an dehors. Largeur, 23 millimètres. Mns. n.0 79+ Vénus allongée. F’enus strigosa. . testé obliquë conicé, convert, sulcis elevatis trans- versis cinelé , albidé ; lineis rufis variis ; vulvd glabra. Venus strigosa. Peron. G) Testa albido-fulvé, immaculaté. (2) Var. testé all& lineïs rariusculis simplicibus aut in angulum coadunatis picté. (3) Var. testé albo - violacescente ; lineis fuscis erebris curvis. Habite les mers de la Nouvelle Hollande, an jort du Roi Georges. Mus. n.o Elle est blanche à lintérieur , avec une tache bleuätre , plus ou moins apparente au côté antérieur. Largeur , 4o millimètres ; celle de Ia variété (3) n’est que de 15 millimetres. 80. Véuns aphrodine. Werus aphrodina. F. testé oblique cordaté , transversim dense striatà, nitidä, griseo-fulvé; ano oblongo, subcordato. (2) Var. testà lineolis rufis varie picté. Eabite les mess de la Nouvelle Hollande , à l'ile aux Kanguroos_ 0 ta ” 606 ANIMAUX et à celle Maria. Elle est blanche en dedans, ayant sonvent une tache bleuâtre au côté antérieur. Largeur , 26 millim. Mus. n.0 . Vénus de Péron. enus Peronit. PF”. testé ovato- cordat&, albidé, intùs aurantié et pur- pureo- -nigricante bimaculaté; sulcts planulatis ; natibus lœvibus. Habite les mers de la Nouvelle Hollande, au port du Roi Georges. Espèce très- distincte; Innnle ovale, violette ; largeur , 36 millimètres. Mas. n.° 82. Vénus aphrodinoïde. Venus aphrodinoïdes. W testé subcordaté, obliquë conic#, transversim dense sulcaté, albidé in$ùs violaceo maculaté. Habite les mers de la Nouvelle Hollande. Mon cabinet. Elle tient de la Ÿ. Peronït et de la W. aphrodina ; mais ses erochets sont plus saïllans , ses sillons transverses plus émi- nens , et son intérieur est fortement taché de violet, Largear, 36 à 42 millimètres. Mussno 83. Véaus élégantine. Fréhus elegantina. UF testé ovato - cordali, tlransversim eleganterque sul- cat, pallidè fulvé, subradialé ; pubë lineatä anoque pi eee Habite les mers de la Nouvelle Hoïlande. Elle a une tache aurore à l’intérienr , et quelques taches violettes à la char- nière. Largeur, 25 à 29 millimètres. Mus. n.° 84. Vénus flambée. Venus flammea. T”. testa subcordaÿé , transversim sulcalé#, albidé, lineis spadiceis angularibus pied ; natibus lævibus ; ano oblongo. | à Venus flammea. Gmel. n.0 38. Schroet. Einl. in Conch. 3. p. 200. t. 8. f. 19° Habite la mer Rouge. Mus. n.0 Elle est blanche à l’intérieur, avec une légère teinte aurore sous les crochets. Largeur , 30 millimètres, Vénus onduleuse. }’enus undulosa. F. testé trigonä, sublævigaté, albida ; linets rufis trans- versis undulosis RUES EESS ane _oblongo . rufes- centes SANS VERTÈBRES. Go Mus. n.o _ Habite les mers de la Nonvelle Hollande, à la baie des chiens marins, et au port du Roi Georges. Péron. Elle a des stries transverses, très-fines , et des lignes rousses, on- dulées, en zig-zag, très-serrces et tres-délicates. Largeur, 31 millimètres. | 86. Vénus name. Venus pumila. V. testé ovato - rotundaté, tenut , albido - griseä, fuseo maculalé aut radialé ; Striis éransversis ; ano lan- ceolato. Habite la Méditerranée, à Cette. Elle est blanche, un peu _jannâtre à l’intérieur. Son corselet est étroit et court, Lar- geur, 12 millimètres. Cabinet de M. Defrance. 87. Vénus ovale. Venus ovata. V. test& ovato-trigonda, parvulé , longitudinaliter sulcaté, striis transversis decussaté ; umbonibus rubellis. Venus ovata. Maton, act. soc. linn. 8. p. 85. t. à. f. 4. Habite la Manche , près de Valogne. Cabinet de M De/france. On ne l’y trouve que fort petite. Largeur, environ 1e millimètres. 88. Vénus souillée. J’enus inquinata. V. lest& cordato-rotundaté, tumidé , albido-lutescente, spurcé j striis transversis concentricis : longitudinalibus obsoletissimis ; natibus lævibus. An Venus triangulañis ? Maton , act. soc. linn. 8. p. 83. Habite dans la Manche, à Cherbourg. Cabinet de M. de _ Gerville. Coquille peu commune, de taille médiocre, rac- courcie , bombée, à crochets saillans. Largeur, 26 millim. Etc. Je passe sous silence beaucoup de Vénus des auteurs, n'ayant pas eu occasion de les voir. Espèces fossiles. x. Vénus casinoïde. ’enus casinoides. V. testé cordaté, obliqué , compressé, anticè angulaté; sulcis transversis sublamellosis , superné crebrivribus. Mon cabinet. Habite.... Fossile d'Italie. Flle est applatie comme la vénns lévantine, et rapprochée de la venus casina, par ses lames 608 ANIMAUX nombreuses, mais fort peu élevées. On en trouve , près de- Bord aux, uve variété moins grande , à lames plus écartées. 2. Vénus paphie. Venus paphia. V. testé subcordaté , subcompresséæ, obliqud; rugis trans- versis crassissimis: Mon cabinet. Habite. .... Fossile de Wilminston , dans la Caroline da Nord. Michaux. 3. Vénus aratine. Venus aratina. J’. testé subcordaté, trigonoïdeé ; sulcis transversis cow- centricis ; ano cordalo ; margine interiore crenulato. Mon cabinet. Habite.... Fossile de la Touraine. Lapy late. Elle est petite : sillonuée comme la cythérée erycine où cedo-nulli; mais elle est moins transverse. 4. Vénns oblique. J’enus obliqua. V. test4 elongalo-rotundaté, læviusculz ; natibus recurva= ès, obliquis , secundis. Annales du Mus 9. p. 62 et vol. 9. pl. 32. f. 5. Habite..... Fossile de Grignon, Pontchartrain. 5. Vénus callense. f’enus callosa. VF. 1estä orbiculato-cordaté ,*subangulatd ; nalibus pro- minulis , obliguè incurvis ; vglois intùs callosis. Annales du Mus. 5. p. 130 et vo pl. 32. f 6. Habite,... Fossile de Grignon. Mon cabinet. A l’extérieur , elle est légèrement et inégalement striée en travers. 6. Vénus natée. Venus texia. F. testé ovatd, transversd, striis obliquis bifariis delica. tissime cancellalä ; ano ovato. Annales du Mus. 7. p. 130. Habite.... Fossile de Grignon. Mon cabinet. Etc. Voyez, pour d’autres espèces, la Conchyliologie fossile de Brocchi, vol. à. t. 12. 13. ct 14. Voyez aussi la conchyl, min. de Swerby, nos 4, 12,24, 27 et 31. SANS VERTÈBRES. 60) VÉNÉRICARDE. ( Vencricardia. ) Coquille équivalve, inéquilatérale, suborbiculaire , le. plus souvent à côtes longitudinales rayogmantes. Deux dents cardinales obliques, dirigées du mème côté. | Testa æquivalvis , inœquilatera, suborbiculata ; sæpiùus costis longitudinalibus radiantibus. Dentes duo cardinales obliqui secundi. OBSERVATIONS. Les vénéricardes semblent faire le passage des conques aux cardiacées; elles ont entièrement l'aspect des bucardes, par leurs côtes rayonnantes , et elles tiennent aux conques par leur charnière , qui serait semblable à celle des vénus, si elle avait, sur chaque valve, une troisième dent di- vergente. Néanmoins, il paroït qu’elles ne diffèrent des car- dites que parce qu'elles manquent de dent lunulaire, leurs deux dents obliques représentant la dent latérale des car- dites, qui est toujours canaliculée. La lunule de ces co- quilles est d’ailleurs toujours enfoncée comme celle des car- dites , et plus ou moins apparente. Presque toutes les vézéricardes ne sont connaes que dans Pétat fossile. Dans les petites espèces, le caractère qui distin- gue ce genre des cardites n’est pas toujours facile à saisir. ESPECES, 1. Vénéricarde à côtes plates. Venericardia planicosta. V. testa oblique cordatà, crassissimd ; costis planis , inte- gris : posticis anticisque transversim sulcatis. Annales do Mus. vol.”. p 55. et vol.u. pl 31.f. 10. 6re ANIMAUX Knorr. foss. part. 2. tab. 23. f 5. Sweiby. Conch. min. n.° 9. tab. 5o. (2) Eadem? Minor. Annales da Mus. 9: tab. 32. f à. ( Habite... Fossile se trouvanten France , en Angleterre et dans Vtalie, en Piémont et à Florence. Le chama rhomboïdea Ÿ Brocch. Conch. 2, p: 523. tab. 16. f. 19, senible uhe variété de cette espèce; la Iunule est enfoncée et trés-apparente. prete 1 } , . . , 2e Vénéricardé® pétonculaire. Venericardia petun- cularis. V. testé orbiculari, subæquilateré ; costis convexis, sub- Zmbricatis : lateralibus muricatis. Anoales du Mus. 7. p. 58. n.° 6. Venus de l'Oise. Cambry , descript. du dép. de l'Oise, pl. 9. EL Habite..... Fossile des environs de Beauvais, à Bracheurs. Mus. n.0 Mon cabinet. Elle a la forme d’un peigne sans oreillettes ; sa lunule, très - enfoncée, parait à peine en- dehors. 3. Vénéricarde imbriquée. F'enericardia. imbricata. V. testa suborbiculata; costis convezxis, imbricalo-squa-. mosis, nodosis , asperts. Venus imbricata. Gmel. p. 3277. List. t. 497. f. 52. Encycl. pl. 274. £ 4. Chemn. Conch. 6 t. 30. f. 314. 315. Annales da Mus. 5. p. 56. n.o 3. et vol. 9. pl. 32.f. 1. Habite.... Fossile de Grignon. Mus. n.o Mon cabinet. Très- commune. On en trouve une variété à Courtagnon. La véné- ricarde tuilée, n.° 8 des Annales, me parait n'être aussi qu’une variété de cette espèce. 4. Vénéricarde anstrale. Venericardia australis. V. testé suborbiculaté , minimé , purpureo tincté ; coslis angusdis, imbricalo-squamosts , subnodosts. Habite les mers de la Nouvelle Hollande. Largeur, 4 à 5 mil. Je l'ai trouvée dans le sable que renfermoit une coquille de. cette région. Je crois que c’est l’analogue vivant de la vénéricarde imbriquée, dont je n’ai que des individus très- jeunes ; elle lui ressemble en petit. Mon cabinet, SANS VERTÈBRESS Gir 5, Vénéricarde côtes-aigues. Venericardia acuticosta. V. testà suborbiculatä; costis carinalis, squamoso-denlatisg subasperis. Annales du Mas. 9. p. 57. n.° 4. ÿ Habite.... Fossile de Gourtagnon. Mon cabinet. Sa lunule est apparente. On la trouve aussi à Grignon. / 6. Vénéricarde douce. Ÿ’enericardia mitis. + V. testé suborbiculaté; costis crebris, separatis, compress sis , dorso lœvibus: posticis crenulatis. : Mas. n.° Habite... Fossile des entirons de Paris, à Boves. Mon cabing ÿ. Vénéricarde décrépite. Venericardia senili@ . testé obliqué cordalé , valdè inœguilateré ; costis magnïs} convertis , obsoletë crenalis , mulicis. Annales du Mus. 7. p. 55. n.0 5. Habite.... Fossile des environs d'Angers. Ménard La lunule} très-apparente, est en cœur court et enfoncé. Cette coquille & l’aspect d’une cardite, mais est une vénéricarde. Mon cabinets 8. Vénéricarde côtes-lisses. Y’enericardia lævicosta, V. Lesta obliqué cordatä ; coslis convexo-planulalis , dorsé lævibus , lateribus dentatis. Mon cabinet. L nu Habite..... Fossile des Faluns de Touraine. Largeur , 2Ë millimètres, g. Vénéricarde concentrique. Wenericardia concen= trica. V. testd suborbiculaté , depressiusculé ; sulcis transversis concentricis , elevato-lamellosts. Habite.... Fossile de Chaumont. Brongniart. Petite cosnille; élégamment sillonnée comme la cy1h. erycina, Largeur, 13 millimètress Mou cabinet. 10. Vénéricarde treillissée. f’enericardia decussata. V. 1est4 suborbiculaté ; costis long'tudinalibus striisque transversis cancellata ; dentibus cardinalibus divaré catrs. Annales du Mus. 7. p. 59.n 09. Mabite.... Fossile de Grignon. Mon cabinet. Coquille très« LA G12z ANIMAUX SANS VERTÈBRES. petite, qui semble se rapprocher des lucines, offrautl’appa- rence d’aue dent latérale. 11. Vénéricarde élégante. Fenericardia elegans. F. testa suborbiculaté; costis creberrimis, elevatis , com- pressis , dorso squamoso-serratts. V'enericardia elegans. Arnaies du Mus. 7. p.59. n.0 10. Habite.... Fossile de Grignon. Elle tient de très-près à la v. imbriquée : : mais ses côtes sont plus étroites , comprimées sur les côtés et serriformes. Mus. n.° FIN DU CINQUIÈME VOLUME. | » : . 15 on D'OR LL | | h. tL on AL Le HET L L » LL n … ll | L mn 4 | Un n Ï F0 on | L Pr l — 14 ] L 1 _ ; 1 9 : . a L | : | | vs rod à - 1 es CRE S PE SE CET MN rte NM TS : / DEEE" red ADS PTT US" F ELA EN € rm 7 2 td + 27:54 DE te À Pr ET LE ER E L 3 HAE VEN Des AÇNT Re RSS